Tahiti, le 28 août 2026 - La déclaration unilatérale d’indépendance signée par Oscar Temaru et destinée à être portée devant l’ONU en octobre n’était pas une démarche collective du Tavini. Au lendemain de la révélation par Tahiti Infos de ce document de 16 pages, Maurea Maamaatuaiahutapu évoque une “démarche personnelle” du président du Tavini, Mitema Tapati reconnaissant qu’il a “brûlé les étapes”. Mais tous deux restent prudents sur la suite à donner à cette initiative. Côté autonomiste, Nicole Sanquer dénonce un Oscar Temaru “totalement isolé”, tandis qu’Édouard Fritch annonce déjà qu’il sera à New York pour riposter.
Oscar Temaru est allé plus vite que ses troupes. Dans le document signé le 24 août et que Tahiti Infos a pu se procurer, le président du Tavini déclare unilatéralement “l’accession de la Polynésie française à sa pleine souveraineté” et entend porter cette déclaration devant la quatrième commission de l’ONU en octobre. Mais vendredi, à Tarahoi, deux élus de son propre parti ont confirmé que l’initiative n’avait pas été concertée.
Mitema Tapati avait pourtant invité son président à patienter. “Il m’a invité à une discussion, je lui ai dit d’attendre un peu”, raconte l’élu, pour qui une telle initiative devait être “une démarche collective de la part du Tavini huiraatira”. Elle ne l’est pas, tranche-t-il aujourd’hui, reconnaissant qu’Oscar Temaru “a un peu brûlé les étapes”.
Maurea Maamaatuaiahutapu ne dit pas autre chose. “C’est une démarche personnelle de sa part. Nous n’avons pas eu le temps de nous concerter sur ce document, en tout cas sur la volonté de notre président d’aller aussi loin”. Elle-même assure ne l’avoir reçu que deux jours auparavant. Le sujet de l’indépendance avait bien été évoqué “plusieurs fois en conseil fédéral”, précise-t-elle, mais d’autres urgences avaient alors été mises en avant.
Le Tavini n’a pas encore tranché
Pour autant, les deux élus restent prudents dès qu’il s’agit de se démarquer davantage de leur chef de parti. Le Tavini soutiendra-t-il cette déclaration à New York ? “On n’a pas encore discuté de ce déplacement […] il faut aussi qu’on mette tous les dossiers sur la table et qu’on en parle”, répond Mitema Tapati. Maurea Maamaatuaiahutapu juge elle aussi qu’il est “encore trop tôt pour le dire”.
Elle formule néanmoins une réserve de fond : “Je pense que ça ne sera pas cohérent avec la démarche qu’on a instituée depuis des décennies”, estimant que certaines étapes restent à franchir avant d’aller déclarer l’indépendance à l’ONU. À commencer par la consultation de la population, qu’elle juge “importante”.
À l’extérieur du Tavini, les précautions disparaissent. Nicole Sanquer estime que cette initiative est celle d’un Oscar Temaru “totalement isolé” : “Je pense que ce n’est même pas le Tavini qui le demande, mais bien Oscar Temaru”. Et de rappeler que “ce n’est pas lui qui va décider de l’indépendance de ce pays” et que la population doit être consultée par référendum.
Édouard Fritch promet, lui, de porter la riposte jusqu’à New York. “Je n’ai pas dormi de la nuit, et c’est inquiétant”, a réagi le patron du Tapura, qui entend être présent en octobre “pour défendre l’autonomie et défendre notre appartenance à la République”. S’il ne croit pas que l’ONU puisse donner une quelconque portée à la déclaration d’Oscar Temaru, il se montre en revanche beaucoup plus catégorique sur la position que finira par adopter le parti : “Je pense que le Tavini va soutenir”.
Oscar Temaru est allé plus vite que ses troupes. Dans le document signé le 24 août et que Tahiti Infos a pu se procurer, le président du Tavini déclare unilatéralement “l’accession de la Polynésie française à sa pleine souveraineté” et entend porter cette déclaration devant la quatrième commission de l’ONU en octobre. Mais vendredi, à Tarahoi, deux élus de son propre parti ont confirmé que l’initiative n’avait pas été concertée.
Mitema Tapati avait pourtant invité son président à patienter. “Il m’a invité à une discussion, je lui ai dit d’attendre un peu”, raconte l’élu, pour qui une telle initiative devait être “une démarche collective de la part du Tavini huiraatira”. Elle ne l’est pas, tranche-t-il aujourd’hui, reconnaissant qu’Oscar Temaru “a un peu brûlé les étapes”.
Maurea Maamaatuaiahutapu ne dit pas autre chose. “C’est une démarche personnelle de sa part. Nous n’avons pas eu le temps de nous concerter sur ce document, en tout cas sur la volonté de notre président d’aller aussi loin”. Elle-même assure ne l’avoir reçu que deux jours auparavant. Le sujet de l’indépendance avait bien été évoqué “plusieurs fois en conseil fédéral”, précise-t-elle, mais d’autres urgences avaient alors été mises en avant.
Le Tavini n’a pas encore tranché
Pour autant, les deux élus restent prudents dès qu’il s’agit de se démarquer davantage de leur chef de parti. Le Tavini soutiendra-t-il cette déclaration à New York ? “On n’a pas encore discuté de ce déplacement […] il faut aussi qu’on mette tous les dossiers sur la table et qu’on en parle”, répond Mitema Tapati. Maurea Maamaatuaiahutapu juge elle aussi qu’il est “encore trop tôt pour le dire”.
Elle formule néanmoins une réserve de fond : “Je pense que ça ne sera pas cohérent avec la démarche qu’on a instituée depuis des décennies”, estimant que certaines étapes restent à franchir avant d’aller déclarer l’indépendance à l’ONU. À commencer par la consultation de la population, qu’elle juge “importante”.
À l’extérieur du Tavini, les précautions disparaissent. Nicole Sanquer estime que cette initiative est celle d’un Oscar Temaru “totalement isolé” : “Je pense que ce n’est même pas le Tavini qui le demande, mais bien Oscar Temaru”. Et de rappeler que “ce n’est pas lui qui va décider de l’indépendance de ce pays” et que la population doit être consultée par référendum.
Édouard Fritch promet, lui, de porter la riposte jusqu’à New York. “Je n’ai pas dormi de la nuit, et c’est inquiétant”, a réagi le patron du Tapura, qui entend être présent en octobre “pour défendre l’autonomie et défendre notre appartenance à la République”. S’il ne croit pas que l’ONU puisse donner une quelconque portée à la déclaration d’Oscar Temaru, il se montre en revanche beaucoup plus catégorique sur la position que finira par adopter le parti : “Je pense que le Tavini va soutenir”.