Les étudiants inscrits à la formation dédiée à l’écriture audiovisuelle ont présenté six projets de séries devant des représentants de France Télévisions.
Tahiti, le 20 janvier 2026 - Le pitch final du Campus du scénario s’est tenu ce mardi matin à l’auditorium du centre de recherche de l’Université de la Polynésie française. Devant des représentants de France Télévisions, les étudiants inscrits à cette formation dédiée à l’écriture audiovisuelle ont présenté six projets de séries, aboutissement de plusieurs mois de travail menés en partenariat avec la Cité européenne des scénaristes, France Télévisions et Polynésie La 1ère.
Dès 7 h 30, ce mardi, les groupes d’étudiants de l’Université de la Polynésie française inscrits à la formation à l’écriture audiovisuelle se sont succédé dans une ambiance à la fois studieuse et bienveillante. Devant des représentants de France Télévisions, ils ont chacun pitché leur projet de série. Après chaque présentation, les étudiants ont bénéficié des retours de Delphine Wautier, productrice chez France Télévisions Studio, et de Hélène Saillon, directrice fiction du pôle Outre-mer de France Télévisions. Des échanges francs et constructifs, centrés sur les enjeux professionnels du métier de scénariste.
Fantastique, légendes et identité locale
Un point a particulièrement marqué les deux professionnelles : la place importante accordée au fantastique dans les projets présentés, souvent en lien avec les légendes et croyances polynésiennes. “Ça me frappe”, a ainsi relevé Delphine Wautier, notant que cette dimension traversait presque toutes les propositions, quelle que soit leur forme. Les retours ont également porté sur des aspects très concrets de développement : le public visé ou encore la lisibilité des projets à l’échelle nationale.
Anna, Herenui, Pierre et Maëlle, étudiants en sciences de la vie et en langues étrangères appliquées, ont choisi de présenter un thriller sur fond d’essais nucléaires. Le projet est né dès les premiers cours du Campus du scénario. “On écrivait des idées de séries au tableau, le thème des essais nucléaires est ressorti, et ceux que ça touchait se sont regroupés”, expliquent les étudiants. “J'attendais un scénario avec cette problématique”, avoue Delphine Wautier. Elle estime que ce sujet n'est pas assez représenté dans les projets culturels. La série, construite comme un thriller sombre et surréaliste, aborde la question du nucléaire en toile de fond.
Une formation exigeante et formatrice
Les étudiants expliquent que le travail collectif s’est fait sous contrainte. Emplois du temps différents, lieux de vie éloignés et emplois en parallèle des études ont rendu l’organisation complexe. “Ce n’était pas évident, mais on a réussi à s’organiser et à aller jusqu’au bout, surtout sur la fin”, confie Anna.
Au-delà du projet lui-même, les étudiants retiennent surtout l’apprentissage humain et professionnel. “Ce parcours nous a appris à travailler avec des inconnus, à défendre des idées qui tiennent à cœur et à faire des compromis”, résument-ils. Pour beaucoup, le Campus du scénario a été une première immersion dans l’écriture audiovisuelle. “Le scénario, c’est quelque chose de nouveau ici. C’est impressionnant et très formateur”, soulignent-ils.
Démarrée en octobre, la formation s’est déroulée à raison de deux cours par semaine, en soirée. Un rythme soutenu. “On le conseillerait à d'autres étudiants, oui, mais en sachant que c’est un vrai engagement. Ça en vaut la peine, mais il faut en avoir conscience.”
Avec ce pitch final, le Campus du scénario s’achève officiellement. Les étudiants repartent avec une certification et, pour certains, l’envie de poursuivre dans les métiers de l’écriture et de l’audiovisuel. Pour les partenaires, l’enjeu reste le même : faire émerger des récits polynésiens capables de toucher un public bien au-delà du Fenua.
Dès 7 h 30, ce mardi, les groupes d’étudiants de l’Université de la Polynésie française inscrits à la formation à l’écriture audiovisuelle se sont succédé dans une ambiance à la fois studieuse et bienveillante. Devant des représentants de France Télévisions, ils ont chacun pitché leur projet de série. Après chaque présentation, les étudiants ont bénéficié des retours de Delphine Wautier, productrice chez France Télévisions Studio, et de Hélène Saillon, directrice fiction du pôle Outre-mer de France Télévisions. Des échanges francs et constructifs, centrés sur les enjeux professionnels du métier de scénariste.
Fantastique, légendes et identité locale
Un point a particulièrement marqué les deux professionnelles : la place importante accordée au fantastique dans les projets présentés, souvent en lien avec les légendes et croyances polynésiennes. “Ça me frappe”, a ainsi relevé Delphine Wautier, notant que cette dimension traversait presque toutes les propositions, quelle que soit leur forme. Les retours ont également porté sur des aspects très concrets de développement : le public visé ou encore la lisibilité des projets à l’échelle nationale.
Anna, Herenui, Pierre et Maëlle, étudiants en sciences de la vie et en langues étrangères appliquées, ont choisi de présenter un thriller sur fond d’essais nucléaires. Le projet est né dès les premiers cours du Campus du scénario. “On écrivait des idées de séries au tableau, le thème des essais nucléaires est ressorti, et ceux que ça touchait se sont regroupés”, expliquent les étudiants. “J'attendais un scénario avec cette problématique”, avoue Delphine Wautier. Elle estime que ce sujet n'est pas assez représenté dans les projets culturels. La série, construite comme un thriller sombre et surréaliste, aborde la question du nucléaire en toile de fond.
Une formation exigeante et formatrice
Les étudiants expliquent que le travail collectif s’est fait sous contrainte. Emplois du temps différents, lieux de vie éloignés et emplois en parallèle des études ont rendu l’organisation complexe. “Ce n’était pas évident, mais on a réussi à s’organiser et à aller jusqu’au bout, surtout sur la fin”, confie Anna.
Au-delà du projet lui-même, les étudiants retiennent surtout l’apprentissage humain et professionnel. “Ce parcours nous a appris à travailler avec des inconnus, à défendre des idées qui tiennent à cœur et à faire des compromis”, résument-ils. Pour beaucoup, le Campus du scénario a été une première immersion dans l’écriture audiovisuelle. “Le scénario, c’est quelque chose de nouveau ici. C’est impressionnant et très formateur”, soulignent-ils.
Démarrée en octobre, la formation s’est déroulée à raison de deux cours par semaine, en soirée. Un rythme soutenu. “On le conseillerait à d'autres étudiants, oui, mais en sachant que c’est un vrai engagement. Ça en vaut la peine, mais il faut en avoir conscience.”
Avec ce pitch final, le Campus du scénario s’achève officiellement. Les étudiants repartent avec une certification et, pour certains, l’envie de poursuivre dans les métiers de l’écriture et de l’audiovisuel. Pour les partenaires, l’enjeu reste le même : faire émerger des récits polynésiens capables de toucher un public bien au-delà du Fenua.
Six projets, six univers
Les six scénarios pitchés illustrent la diversité des genres explorés par les étudiants :
Ātea :
Série centrée sur le monde de la danse polynésienne, Ātea suit une jeune fille passionnée qui rêve de marcher sur les traces de sa grand-mère, ancienne grande danseuse du Heiva i Tahiti et fondatrice d’une école de danse. Entre entraînements intensifs, pression sociale, rivalités, harcèlement, troubles alimentaires et premières histoires d’amour, la série s’adresse à un public jeune.
Meha meha :
Thriller psychologique teinté de fiction, Meha meha raconte l’histoire d’une jeune femme hantée par une malédiction polynésienne ancestrale. L’intrigue se déroule à Papeete et explore les frontières entre réalité, croyances et dérives mentales.
Te faufa’a :
Dans cette série fantastique, Thomas, écrivain installé en France, revient en Polynésie après la mort de son père, plusieurs années après la disparition inexpliquée de sa fille lors d’un séjour sur le territoire. En découvrant des photos de sa fille à l’âge adulte et d’étranges tiki, il se lance dans une enquête où légendes et réalité se confondent.
Tānia :
Dans cette série mêlant enquête et surnaturel, la disparition d’un ami conduit les protagonistes à explorer des éléments mystiques liés à une créature aquatique mythique, assimilée à une anguille ou à un dragon. À travers cette quête, la série interroge les liens d’amitié, la vision autochtone de la Polynésie et la relation de l’homme à la faune et à la flore.
Pūtoto :
“On ne choisit pas sa famille” : Pūtoto est un drame familial teinté de surnaturel, centré sur une jeune héroïne discrète, élevée par sa grand-mère dotée de pouvoirs mystérieux. La série aborde la toxicité des relations familiales, l’héritage et les failles sociales, avec une touche d’humour.
Te a’a huna :
Après la mort en mer de sa grand-mère, un jeune étudiant refuse de croire à un simple accident. Dans ce thriller sombre et presque surréaliste, il découvre l’existence d’opérations officieuses liées aux conséquences des essais nucléaires en Polynésie, dissimulées derrière une façade scientifique.
Les six scénarios pitchés illustrent la diversité des genres explorés par les étudiants :
Ātea :
Série centrée sur le monde de la danse polynésienne, Ātea suit une jeune fille passionnée qui rêve de marcher sur les traces de sa grand-mère, ancienne grande danseuse du Heiva i Tahiti et fondatrice d’une école de danse. Entre entraînements intensifs, pression sociale, rivalités, harcèlement, troubles alimentaires et premières histoires d’amour, la série s’adresse à un public jeune.
Meha meha :
Thriller psychologique teinté de fiction, Meha meha raconte l’histoire d’une jeune femme hantée par une malédiction polynésienne ancestrale. L’intrigue se déroule à Papeete et explore les frontières entre réalité, croyances et dérives mentales.
Te faufa’a :
Dans cette série fantastique, Thomas, écrivain installé en France, revient en Polynésie après la mort de son père, plusieurs années après la disparition inexpliquée de sa fille lors d’un séjour sur le territoire. En découvrant des photos de sa fille à l’âge adulte et d’étranges tiki, il se lance dans une enquête où légendes et réalité se confondent.
Tānia :
Dans cette série mêlant enquête et surnaturel, la disparition d’un ami conduit les protagonistes à explorer des éléments mystiques liés à une créature aquatique mythique, assimilée à une anguille ou à un dragon. À travers cette quête, la série interroge les liens d’amitié, la vision autochtone de la Polynésie et la relation de l’homme à la faune et à la flore.
Pūtoto :
“On ne choisit pas sa famille” : Pūtoto est un drame familial teinté de surnaturel, centré sur une jeune héroïne discrète, élevée par sa grand-mère dotée de pouvoirs mystérieux. La série aborde la toxicité des relations familiales, l’héritage et les failles sociales, avec une touche d’humour.
Te a’a huna :
Après la mort en mer de sa grand-mère, un jeune étudiant refuse de croire à un simple accident. Dans ce thriller sombre et presque surréaliste, il découvre l’existence d’opérations officieuses liées aux conséquences des essais nucléaires en Polynésie, dissimulées derrière une façade scientifique.