​Violences à Huahine : une jalousie qui dégénère


Tahiti, le 22 juin 2026 - Un homme de 61 ans a été condamné ce lundi en comparution immédiate à un an de prison ferme pour des violences conjugales sur son épouse, dans un contexte de tensions répétées et d’escalade au sein du couple.

Les faits examinés ce lundi par le tribunal correctionnel de Papeete remontent au 19 juin, en début d’après-midi, sur l’île de Huahine. Une dispute aurait éclaté après la découverte par l’épouse d’une relation extraconjugale. Au moment des faits, le prévenu était au téléphone avec sa maîtresse lorsque sa femme est rentrée. La dispute aurait rapidement pris un autre tournant : la victime aurait été projetée au sol et se serait violemment cogné le visage contre le coin d’une porte, “littéralement en pleine figure”. Résultat : six jours d’incapacité totale de travail.    Déjà connu de la justice avec quatre condamnations, dont deux remontant au début des années 2000, l’homme était également poursuivi pour des faits antérieurs similaires, évoqués dans le dossier. Il lui est notamment reproché des violences déjà commises en janvier et avril, comme le fait d’avoir “marché sur la tête” de sa femme. En ce qui concerne cet après-midi du 19 juin, le prévenu reconnaît avoir consommé deux bières de 50 cl, ce que la présidente du tribunal n’a pas oublié pas de mentionner. 

​Un an ferme

Devant le tribunal correctionnel de Papeete, le prévenu a contesté les faits tout au long de l’audience. Il décrit une situation conjugale tendue et affirme que le couple vivait encore sous le même toit malgré une séparation de fait. Il a aménagé un espace, où il gare d’habitude les voitures liées à son activité de location, en nouveau dortoir. Il explique qu’il ne quitte pas le domicile commun, car son épouse lui aurait indiqué qu’il risquait de perdre la maison, bien que celle-ci ait été acquise ensemble, et affirme croire ces propos.    

Pour le parquet, ces violences s’inscrivent dans une répétition inquiétante. La substitut du procureur a insisté sur l’absence de remise en question du prévenu et sur la progression des faits. Elle a requis deux ans d’emprisonnement, dont six mois assortis d’un sursis probatoire de deux ans, avec obligations de soins.    

Le tribunal a finalement condamné l’homme à un an de prison ferme et un an avec sursis probatoire, assortis d’une obligation de soins, d’une interdiction d’entrer en contact avec la victime et de paraître au domicile conjugal. Il devra également verser 120 000 francs de dommages et intérêts. 

Rédigé par Violaine Broquet le Lundi 22 Juin 2026 à 20:19 | Lu 290 fois