Tahiti, le 29 juin 2026 - Après la procureure de la République, Solène Belaouar, il y a deux semaines, c’est le procureur général, Frédéric Benet-Chambellan, qui a reçu les médias lundi matin pour faire un point d’étape sur les dossiers potentiellement en déshérence après la circulaire du garde des Sceaux, Gérald Darmanin, concernant les affaires d’agressions sexuelles sur mineurs dans les différentes juridictions.
Faire le point sur les violences sexuelles sur mineurs, “j’en ai fait le sujet n°1 en Polynésie française”, expliquait Frédéric Benet-Chambellan, procureur général, à la presse lundi matin. Une décision qui n’a d’ailleurs pas attendu la terrible affaire Lyhanna en métropole et ce, même si les affaires de stupéfiants et de violences conjugales engorgent les tribunaux du Fenua.
Ce lundi, suite au lancement du recensement des affaires en déshérence demandé par le garde des Sceaux, le procureur général a donné un premier bilan chiffré de ces dernières. Environ 200 dossiers à différents stades d’étude ont été révélés en Polynésie française, ce qui porte à 308 procédures de viol ou agression sexuelle sur mineur considérées comme traitées à l’occasion des déplacements des magistrats du parquet au sein des services de police et de gendarmerie.
Ces examens ont conduit à la conduite de 36 gardes à vue pour viol ou agression sexuelle sur mineur. Cinq ont déjà donné lieu à des ouvertures d’information judiciaire, quatre à des saisines du tribunal correctionnel ou du tribunal pour enfant, sept à des classements sans suite et 12 à des poursuites d’enquête.
Déjà en 2023, 150 procédures de violences sexuelles sur mineur ont été traités par le parquet de Papeete, 116 en 2024 et 198 en 2025.
À l’occasion de ce recensement des affaires en latence, le procureur général a pu constater que le manque d’effectif chez les officiers de police judiciaire (OPJ) ainsi qu’au parquet pouvaient aussi être une des causes des délais de traitement des plaintes des victimes. “Il y a une insuffisance des effectifs des OPJ”, a-t-il admis. Mais le manque pourrait aussi se faire croissant au parquet même, avec la tenue prochaine des Jeux du Pacifique. “Pour les Jeux, j’ai demandé d’avoir des renforts, deux magistrats de plus… Je les attends toujours”, déplore-t-il.
Faire le point sur les violences sexuelles sur mineurs, “j’en ai fait le sujet n°1 en Polynésie française”, expliquait Frédéric Benet-Chambellan, procureur général, à la presse lundi matin. Une décision qui n’a d’ailleurs pas attendu la terrible affaire Lyhanna en métropole et ce, même si les affaires de stupéfiants et de violences conjugales engorgent les tribunaux du Fenua.
Ce lundi, suite au lancement du recensement des affaires en déshérence demandé par le garde des Sceaux, le procureur général a donné un premier bilan chiffré de ces dernières. Environ 200 dossiers à différents stades d’étude ont été révélés en Polynésie française, ce qui porte à 308 procédures de viol ou agression sexuelle sur mineur considérées comme traitées à l’occasion des déplacements des magistrats du parquet au sein des services de police et de gendarmerie.
Ces examens ont conduit à la conduite de 36 gardes à vue pour viol ou agression sexuelle sur mineur. Cinq ont déjà donné lieu à des ouvertures d’information judiciaire, quatre à des saisines du tribunal correctionnel ou du tribunal pour enfant, sept à des classements sans suite et 12 à des poursuites d’enquête.
Déjà en 2023, 150 procédures de violences sexuelles sur mineur ont été traités par le parquet de Papeete, 116 en 2024 et 198 en 2025.
À l’occasion de ce recensement des affaires en latence, le procureur général a pu constater que le manque d’effectif chez les officiers de police judiciaire (OPJ) ainsi qu’au parquet pouvaient aussi être une des causes des délais de traitement des plaintes des victimes. “Il y a une insuffisance des effectifs des OPJ”, a-t-il admis. Mais le manque pourrait aussi se faire croissant au parquet même, avec la tenue prochaine des Jeux du Pacifique. “Pour les Jeux, j’ai demandé d’avoir des renforts, deux magistrats de plus… Je les attends toujours”, déplore-t-il.