Le stade de Vairao reste dans l’attente de travaux de réhabilitation depuis le Taure’a Move (Crédit : Anne-Charlotte Lehartel).
Tahiti, le 19 juin 2026 - La ministre des Sports et de la Jeunesse, en charge de l’artisanat, Vanina Pommier, a visité l’ensemble des complexes sportifs et fare artisanaux appartenant à la commune de Taiarapu-Ouest. De l’extension de la salle omnisports de Toahotu en passant par la réhabilitation du stade de Vairao et l’absence de structure artisanale à Teahupo’o, de nombreux enjeux ont été soulevés. Il s’agit, pour la ministre, “de venir en appui là où le Pays est capable de le faire”.
Une semaine après l’inauguration des complexes sportifs de Afaahiti et Pueu dans la commune de Taiarapu-Est, la ministre des Sports et de la Jeunesse, en charge de l’artisanat, était de retour à la Presqu’île, ce vendredi, pour une tournée à Taiarapu-Ouest. Au programme de la matinée pour Vanina Pommier et son équipe : visites et rencontres autour des sites sportifs et artisanaux en présence du conseil municipal, d’autant que les sites concernés ont la spécificité de tous appartenir à la commune.
À Toahotu, la salle omnisports, inaugurée fin 2023, est flambant neuve, mais elle reste dans l’attente d’un projet d’extension de salles annexes dédiées aux sports de combat pour répondre pleinement aux demandes des associations locales. Quant au fare artisanal animé depuis 2015 par la fédération Hei Rima Rau, il manquerait de visibilité, tant d’un point de vue de la clientèle que des jeunes en quête de formation.
Une semaine après l’inauguration des complexes sportifs de Afaahiti et Pueu dans la commune de Taiarapu-Est, la ministre des Sports et de la Jeunesse, en charge de l’artisanat, était de retour à la Presqu’île, ce vendredi, pour une tournée à Taiarapu-Ouest. Au programme de la matinée pour Vanina Pommier et son équipe : visites et rencontres autour des sites sportifs et artisanaux en présence du conseil municipal, d’autant que les sites concernés ont la spécificité de tous appartenir à la commune.
À Toahotu, la salle omnisports, inaugurée fin 2023, est flambant neuve, mais elle reste dans l’attente d’un projet d’extension de salles annexes dédiées aux sports de combat pour répondre pleinement aux demandes des associations locales. Quant au fare artisanal animé depuis 2015 par la fédération Hei Rima Rau, il manquerait de visibilité, tant d’un point de vue de la clientèle que des jeunes en quête de formation.
Flambant neuve, la salle omnisports de Toahotu manque d’annexes dédiées aux sports de combat.
Réhabiliter le stade de Vairao
À Vairao, un point a été fait sur l’état du stade de football suite au Taure’a Move organisé en novembre 2025 par l’Union polynésienne pour la jeunesse (UPJ). Pour le maire délégué de Vairao, Randy Li Chin Foc, “les dégâts sont là et visibles jusqu’à aujourd’hui”. Une partie, recouverte de gravier, mériterait d’être réenherbée. “Le terrain est impraticable pour nos footballeurs, alors que c’est le seul terrain de la commune qui était habilité à recevoir des matchs officiels. On va reprendre la convention pour voir ce qui avait été convenu. On va être plus vigilant à l’avenir pour nous assurer de récupérer nos infrastructures en bon état”, poursuit le tāvana.
La salle omnisports de Vairao fait elle aussi l’objet d’un projet de rénovation. La priorité est mise sur la toiture pour résorber les fuites, tandis que les tribunes devraient suivre. Sur place, dans une salle annexe, la ministre a pu s’entretenir avec le coach du Taiarapu Boxing Club, Steve Toofa. L’occasion de présenter le palmarès de l’association sportive, mais aussi de revenir sur les difficultés liées au conflit entre fédérations, de plaider en faveur de davantage de tournois au sud de Tahiti et d’appuyer les initiatives à l’international.
Au fare artisanal de Vairao, les représentantes de l’association Teva i Tai sont revenues sur l’impact de la crise économique sur le coût des matières premières. Bien installées dans leur local en bord de route devant la mairie, elles ont sollicité l’ajout d’un fare pōte’e dédié à un atelier de fabrication. La ministre a également été reçue côté mer, sur le quai de Vairao, où un village des artisans est en place depuis les épreuves olympiques de surf de 2024.
Rencontre avec les mama du fare artisanal de Vairao.
Échanges dans la salle d’entraînement du Taiarapu Boxing Club.
Doter Teahupo’o d’un fare artisanal
Malgré sa renommée et son attractivité, Teahupo’o ne dispose pas d’un fare artisanal. Un projet qui tient particulièrement à cœur de Mama Odette, couturière de talent investie dans la formation des jeunes, venue plaider en faveur de ce point de vente permanent auprès de la ministre et des élus locaux. “On a pour projet de faire un petit fare artisanal dans les jardins de la mairie et un plus gros au PK 0. On en a besoin pour mettre en avant nos artisans. Ça manque chez nous : les touristes sont nombreux à passer chaque jour sans pouvoir repartir avec un souvenir”, constate le maire délégué de Teahupo’o, Milton Parker.
L’installation d’un fare va’a à la marina de Teahupo’o est en réflexion, d’autant que la commune compte pas moins de cinq clubs accueillant de nombreux enfants. La salle omnisports est opérationnelle, mais l’achat du terrain qui la borde est prévu pour régulariser sa situation foncière. Quant au stade voisin, en l’état actuel, il est peu exploité.
“On voulait que la ministre puisse connaître nos différentes infrastructures et voir comment on peut soutenir nos sportifs et nos artisans”, explique le maire de Taiarapu-Ouest, Faana Taputu. L’objectif est aussi de s’ouvrir à davantage d’événements territoriaux, voire internationaux, à l’image de la Polynesian Cup de basket-ball qui se tiendra à la salle omnisports de Toahotu en octobre prochain.
En l’état actuel, le stade de Teahupo’o est peu exploité.
“Venir en appui”
“Le gros avantage qu’ils ont sur le plan sportif, c’est qu’ils sont propriétaires de la plupart des infrastructures : ça implique de nombreuses charges, mais ça leur laisse aussi une liberté d’utilisation. Et je suis agréablement surprise de voir qu’il y a autant de fare artisanaux, avec des projets sur Teahupo’o”, nous a indiqué la ministre à l’issue de sa tournée. “Même si on ne peut pas venir sur le financement ou l’investissement, par contre, sur les associations sportives, de jeunesse et artisanales, on peut aider. Au niveau de l’artisanat, on va organiser une réunion d’information pour que le Service de l’artisanat puisse venir présenter les différentes aides qui existent. Dans le secteur sportif, il faut aussi davantage communiquer sur ce qui est possible de faire en termes de subvention, de structuration et de formation. Il s’agit de venir en appui et en soutien là où le Pays est capable de le faire”. La commune a d’ailleurs prévu de relancer son comité Jeunesse et Sport, dont l’une des missions sera d’accompagner les associations dans le montage des dossiers.