La validation du PCS en conseil municipal sera suivie d’un exercice d’application (Crédit : Anne-Charlotte Lehartel).
Tahiti, le 5 novembre 2026 - En cas de crise, les municipalités sont en première ligne. Avec un risque cyclonique accru, l’heure est à la révision des plans communaux de sauvegarde. Exemple à Teva i Uta, qui finalise la refonte de son PCS.
Branle-bas de combat, ce jeudi, à Teva i Uta. Élus et chefs de service étaient réunis à la mairie de Mataiea dans le cadre de la refonte du Plan communal de sauvegarde (PCS), une actualisation en profondeur motivée par un risque cyclonique accru et la sensibilisation des nouveaux membres du conseil municipal.
Branle-bas de combat, ce jeudi, à Teva i Uta. Élus et chefs de service étaient réunis à la mairie de Mataiea dans le cadre de la refonte du Plan communal de sauvegarde (PCS), une actualisation en profondeur motivée par un risque cyclonique accru et la sensibilisation des nouveaux membres du conseil municipal.
Vallées à risque et fiches-réflexes
Dans la matinée, Marama Nui a passé en revue les risques associés aux trois grandes vallées dotées d’infrastructures hydroélectriques : Titaaviri, Vaihiria et Vaite. Différents scénarios catastrophes sont pris en compte, associés à des niveaux d’alerte par rapport au suivi des barrages et du lac pouvant nécessiter une évacuation de la population plus ou moins étendue en cas de dégâts ou débordement.
Dans l’après-midi, place à la présentation d’une synthèse du Plan communal de sauvegarde (PCS), document qui organise les mesures à mettre en œuvre en cas d’événement majeur. Il a été mis à jour avec l’expertise d’un consultant métropolitain, qui a rappelé que parmi l’ensemble des risques identifiés – de la pandémie au transport de produits dangereux, en passant par les inondations –, la survenue d’un cyclone est l’un des plus complexes à gérer, cumulant vent, pluie et houle. Le rôle de chacun est défini, des secours à la communication, en passant par l’administration, la logistique et le soutien à la population. Ce socle est complété par 30 fiches-réflexes thématiques utiles en phase de crise, ainsi que des annexes avec annuaires, inventaire des moyens et cartographies.
“Le plus efficace possible”
Pour le maire de Teva i Uta, il s’agit d’anticiper. “L’objectif, c’est de mobiliser toutes les parties prenantes de notre commune. On en profite pour recenser tout le matériel que nous avons à disposition, mais aussi dont nous pourrions avoir besoin. Il faut avoir toutes les cartes en main pour que le poste de commandement de crise soit le plus opérationnel et efficace possible selon la catastrophe”, explique Tearii Alpha, habilité à endosser le rôle de directeur des opérations de secours (DOS) sur le territoire communal. Le tāvana a également tenu à aborder les enjeux psychologiques : “Par expérience sur différents aléas que j’ai dû gérer en étant au gouvernement ou président de la communauté de communes, on ne peut pas anticiper l’état émotionnel dans lequel on sera après le passage d’un cyclone. Il faut être capable de dépasser l’intérêt personnel pour rester dans l’intérêt collectif”.
Divers besoins concrets ont été soulevés, comme investir dans des talkies-walkies et radios VHF pour communiquer en l’absence de réseau téléphonique et internet, s’assurer avec le haut-commissariat que les six sirènes d’alerte sont opérationnelles ou encore confirmer la disponibilité des zones de refuge. La prochaine étape devrait prendre la forme d’une validation du PCS en conseil municipal, suivie d’un exercice d’application. Des formations aux gestes de premiers secours sont également en projet dans les quartiers.