Élus, forces de l’ordre, professionnels et associations ont échangé leurs points de vue (Crédit : Anne-Charlotte Lehartel).
Tahiti, le 5 novembre 2026 - Comment concilier droit à la tranquillité et dynamisme économique ? C’est principalement autour de cette question qu’a tourné une réunion de concertation sur les nuisances sonores organisée par la commune de Taiarapu-Est entre des restaurateurs de la place et l’association Te Ora Hau, en présence de la police municipale et de la gendarmerie. Un test encadré sous forme de “calendrier” des animations se profile, sans pour autant faire l’unanimité.
Mercredi après-midi, une quarantaine de personnes ont répondu à l’invitation de la commune de Taiarapu-Est, qui organisait une réunion de concertation sur les nuisances sonores à la mairie de Taravao. Autour de la table : des élus, le chef de la police municipale et le major de la brigade de gendarmerie de Taravao, des membres de l’association Te Ora Hau et plusieurs professionnels, dont des restaurateurs et une école de danse. Avec l’urbanisation croissante de la Presqu’île, une question récurrente se pose : comment concilier droit à la tranquillité et dynamisme économique ?
“On aimerait avoir une commune où il fait bon vivre, dans le calme et le respect, mais aussi avec des animations sportives et musicales. Il faut qu’on trouve un consensus”, a déclaré en préambule le maire, Willy Chung Sao, alerté par les plaintes et rapports qui s’accumulent sur son bureau. Si la culture, à l’image des répétitions pour les festivités du heiva, n’est pas ou peu concernée, c’est une tout autre histoire pour les animations dans le secteur de la restauration.
Mercredi après-midi, une quarantaine de personnes ont répondu à l’invitation de la commune de Taiarapu-Est, qui organisait une réunion de concertation sur les nuisances sonores à la mairie de Taravao. Autour de la table : des élus, le chef de la police municipale et le major de la brigade de gendarmerie de Taravao, des membres de l’association Te Ora Hau et plusieurs professionnels, dont des restaurateurs et une école de danse. Avec l’urbanisation croissante de la Presqu’île, une question récurrente se pose : comment concilier droit à la tranquillité et dynamisme économique ?
“On aimerait avoir une commune où il fait bon vivre, dans le calme et le respect, mais aussi avec des animations sportives et musicales. Il faut qu’on trouve un consensus”, a déclaré en préambule le maire, Willy Chung Sao, alerté par les plaintes et rapports qui s’accumulent sur son bureau. Si la culture, à l’image des répétitions pour les festivités du heiva, n’est pas ou peu concernée, c’est une tout autre histoire pour les animations dans le secteur de la restauration.
Compromis difficiles
L’association de lutte contre les nuisances sonores a rappelé d’emblée le cadre légal, appuyé par un renforcement des directives par la procureure de la République par intérim, le 21 octobre dernier, s’agissant du traitement judiciaire de ces affaires avec contravention dès la première intervention, puis garde à vue et saisie du matériel en cas de réitération. Te Ora Hau est restée ferme sur sa position en faveur du soutien aux victimes, citant par ailleurs un arrêté municipal de 2015 stipulant que les exploitants d’établissements ouverts au public “doivent prendre toutes mesures utiles pour que les bruits, et notamment la musique émanant de ces locaux (...) ne soient à aucun moment gênants pour les habitants du voisinage”. Le vice-président de l’association, Ariitea Bernadino, a donc encouragé les gérants à être en conformité par rapport à l’activité déclarée : “Une crêperie n’est pas une boîte de nuit”.
“On ne va pas devenir un peuple sans bruit et sans vie”, a rétorqué un participant. “Clarifions les choses pour s’entendre et poser des limites. On peut trouver des solutions entre gens intelligents, sans dire oui ou non à tout. Je pense qu'on a tous à y gagner”, a suggéré une autre personne dans une démarche de “respect mutuel”. Pas si simple pour le gérant d’un snack : suite à une verbalisation, ce dernier a essayé de proposer des animations “à la sèche”, sans haut-parleur, mais les plaintes du voisinage persistent. “On veut écouter des artistes locaux et permettre aux jeunes de faire la fête de temps en temps chez nous au lieu de prendre des risques en allant en ville”, argumente-t-il. Autre point de vue d’un confrère, qui a préféré fermer temporairement son activité de karaoké dès les premières remarques des voisins, le temps de “faire les travaux nécessaires” pour s’équiper. Un adjoint a tenu à souligner les enjeux en termes de “durée, fréquence et intensité”.
Encadrer les animations
Pour essayer d’aller de l’avant, le maire de Taiarapu-Est a émis l’idée d’un test à travers un projet de “calendrier” pour des animations à tour de rôle, de 18 à 21 heures, tout en encourageant les restaurateurs “à se mettre aux normes”. Une prochaine rencontre avec les gérants devrait permettre de définir les contours de cette proposition. Une formule qui n’est pas au goût de Te Ora Hau, qui appelle à “une application stricte et cohérente de la réglementation”.
Autres perspectives
Le 9 octobre 2026, le maire de Taiarapu-Est a pris un arrêté interdisant la consommation d’alcool sur la voie publique, listant une série de lieux sensibles avec des jours et horaires précis pour limiter “les rixes et les nuisances sonores”. Le tāvana a par ailleurs annoncé le projet de construction de trois salles polyvalentes insonorisées avec une mise en service envisagée à l’horizon 2028, afin d’apporter des solutions concrètes et durables à l’organisation de différents types d’événements. “Concernant les car-bass de Taiarapu-Est, on est toujours à la recherche d’un site isolé avec le Pays pour qu’ils puissent s’exprimer de manière encadrée. Plusieurs options sont à l’étude”, nous a précisé Willy Chung Sao.
D’autres thématiques ont été soulevées et prises en compte, comme les nuisances sonores occasionnées par des chantiers en cours et le champ de tir militaire de Faaone, courriers à l’appui. Un sujet n’a toutefois pas été évoqué lors de cette réunion : les nuisances sonores liées aux animaux de compagnie, notamment les aboiements répétés des chiens. S’agissant du cas particulier du chenil illégal de Afaahiti, la commune continue à travailler en partenariat avec le Pays pour solutionner cette situation qui dure désormais depuis un an.
D’autres thématiques ont été soulevées et prises en compte, comme les nuisances sonores occasionnées par des chantiers en cours et le champ de tir militaire de Faaone, courriers à l’appui. Un sujet n’a toutefois pas été évoqué lors de cette réunion : les nuisances sonores liées aux animaux de compagnie, notamment les aboiements répétés des chiens. S’agissant du cas particulier du chenil illégal de Afaahiti, la commune continue à travailler en partenariat avec le Pays pour solutionner cette situation qui dure désormais depuis un an.