​Sénatoriales - Steeve Hamblin : “Passer à autre chose”


Steeve Hamblin et sa suppléante, Tauatea Taaviri-Junot, ont donné le coup d’envoi de leur campagne, ce mercredi, à Vairao (Crédit : Anne-Charlotte Lehartel).
Tahiti, le 12 août 2026 - C’est à la mairie de Vairao, sa commune d’origine, que le chef d’entreprise et ancien ministre Steeve Hamblin, accompagné de sa suppléante, Tauatea Taaviri-Junot, a officialisé sa candidature aux élections sénatoriales, ce mercredi. Son programme en 17 actions s’articule autour de la volonté de proposer une alternative issue de la société civile. Un premier scrutin “test” avant les prochaines échéances locales.
 

C’est à la mairie de Vairao, sous le portrait de son arrière-grand-père chef de district pendant un demi-siècle, que Steeve Hamblin a officiellement lancé sa campagne en vue des élections sénatoriales du 27 septembre. Ministre du Tourisme de 2009 à 2011, l’entrepreneur de 53 ans a investi dans les secteurs du commerce, de l’agriculture, de l’industrie et de la formation. Président du Medef Polynésie de 2024 à 2026, il vient de démissionner de la vice-présidence pour se consacrer à son nouvel engagement politique aux côtés de sa suppléante, Tauatea Taaviri-Junot, première adjointe au maire de Papara, également cadre communale depuis plus de 20 ans et directrice du marché de Papeete.
 

Un programme en 17 actions


Leurs objectifs sont les suivants : proposer une alternative issue de la société civile, répondre aux besoins des communes pour agir au quotidien, favoriser l’emploi et l’intégration des jeunes en milieu professionnel, garantir l’équité entre les archipels et accompagner l’application de la réforme de l’article 43 au service des communes. Un “vaste chantier” détaillé en 17 actions allant du soutien aux aides fiscales à l’investissement à un plan décennal pour rattraper le retard en matière d’eau, d’assainissement et de gestion des déchets, sans oublier la poursuite de la réforme de l’indemnisation des victimes des essais nucléaires ou encore la réévaluation de l’aide à la continuité territoriale.
 
“Je me lance parce que je suis inquiet de la manière dont les choses tournent au niveau du Pays. Je pense que si demain on veut tirer tout le monde vers le haut, il faut créer de l’emploi, et donc plus d’entreprises et donner la chance à celui qui veut prendre sa patente de travailler rapidement”, indique Steeve Hamblin, qui souhaite renforcer le lien entre le public et le privé, tout en prenant ses distances avec les anciennes logiques partisanes. “Le débat indépendance-autonomie, il faut le respecter, comme tous les élus qui ont œuvré pour le Pays, mais je pense qu’aujourd’hui, il est temps de passer à autre chose. (...) Comme les acteurs économiques qui sont derrière moi, les salariés, mais également certains élus municipaux, on souhaiterait mettre en avant l’économie et le social, trop longtemps opposés. Quand on regarde les résultats des dernières élections municipales, il y a beaucoup d’élus qui sont issus de la société civile, parfois des chefs d’entreprise, qui ont envie de passer à autre chose. Nous portons la voix de cette nouvelle génération d’élus municipaux.”
 
Un point de vue partagé par le maire de Taiarapu-Ouest et président de Terehēamanu. “On est en phase dans le sens où on ne parle plus d’indépendance ou d’autonomie, mais d’économie et de social. Ce sont les deux sujets prioritaires pour nos administrés”, confirme Faana Taputu, tout en restant dans la position de “recevoir tous les candidats en lice”.
 

​Vers un nouveau parti ?


Pour Steeve Hamblin et Tauatea Taaviri-Junot, la tournée auprès des grands électeurs des conseils municipaux se poursuit en vue des sénatoriales, et au-delà. “C’est une élection test pour voir si les valeurs et les objectifs que je porte sont suivis. En fonction des résultats, on envisagera de courir à d’autres élections. Il ne s’agit pas de lancer une énième troisième voix, il s’agit d’ouvrir une nouvelle ère politique dans laquelle tout le monde peut s’inscrire”, conclut le candidat quant à la potentielle création d’un nouveau mouvement politique.
 


Rédigé par Anne-Charlotte Lehartel le Mercredi 12 Aout 2026 à 15:54 | Lu 518 fois