Tahiti, le 18 mars 2026 - Le 10 mars dernier, alors que la Direction de l’agriculture (DAG) entrait en grève, le nom de Roland Bopp tournait dans les discussions et semblait cristalliser les tensions. Dénoncé par les salariés, les membres du Syndicat des agriculteurs, mais protégé en conférence de presse ce mercredi matin par le Tavini, ce dernier a finalement été démis de ses fonctions, a confirmé Moetai Brotherson.
Annoncé sur le départ la semaine dernière par les syndicalistes de la CSIP, l’information avait été corrigée dès le lendemain par la présidence qui ne parlait alors que d’une convocation “afin de faire un point précis sur les différentes revendications formulées par les organisations syndicales et de clarifier la situation du service”, Roland Bopp a finalement été démis de ses fonctions. Il quittera la Direction de l’Agriculture à la fin de ce mois.
Les agents grévistes de la DAG reprochent à leur directeur de se rendre coupable d’un “management toxique” : “À chaque réunion, il dénigre notre travail disant qu’avant son arrivée, tout ce qu'on a fait, ce n'était pas bon, tout ce qu'on a fait ne servait à rien (…). Ça va aller. Au bout d'un moment il faut que cela cesse”, expliquait l’un d’entre eux la semaine dernière sur le piquet de grève.
“Il a été mis fin aux fonctions de Roland Bopp”, a sobrement indiqué le président du Pays, Moetai Brotherson, interrogé sur la question du directeur de la DAG, mercredi matin. “Il ne s'agit pas, ici, pour moi, de commenter le détail de ce qui a tendu à sa fin de fonction. Tout simplement, M. Roland Bopp, ce n'est pas du tout une divergence de vision par rapport à ces questions d'urgence alimentaire. Ce sont des questions d'exercice normal de la fonction du directeur.”
Une heure avant que l’annonce de son départ soit faite, des membres du Tavini à l’assemblée de la Polynésie française mettaient en cause cette décision ainsi que le manque d’action du gouvernement en matière d’autosuffisance alimentaire, lors d’une conférence de presse organisée à Tarahoi à l’initiative de la représentante des Australes, Maite Hauata Ah-Min. À l’issue, Moetai Brotherson les a reçus en entretien à la présidence pour dissiper les malentendus. “Sur le fond, en dehors du cas du directeur, il se montraient, de façon générale, un peu déçus par la politique du gouvernement en matière d’autosuffisance alimentaire depuis le début de la mandature”, a-t-il témoigné mercredi en marge de la conférence de presse qu’il a animée à la présidence au sujet des mesures économiques prises par le Pays pour contrer l’augmentation des prix des carburants. “On leur a dit que l'année 2027 serait, en priorité, consacrée à l'autosuffisance alimentaire et à l'autosuffisance énergétique. S'il y en a qui pensent qu'en trois ans de mandature, un pays peut devenir autosuffisant, je les encourage à venir prendre la place.”
Annoncé sur le départ la semaine dernière par les syndicalistes de la CSIP, l’information avait été corrigée dès le lendemain par la présidence qui ne parlait alors que d’une convocation “afin de faire un point précis sur les différentes revendications formulées par les organisations syndicales et de clarifier la situation du service”, Roland Bopp a finalement été démis de ses fonctions. Il quittera la Direction de l’Agriculture à la fin de ce mois.
Les agents grévistes de la DAG reprochent à leur directeur de se rendre coupable d’un “management toxique” : “À chaque réunion, il dénigre notre travail disant qu’avant son arrivée, tout ce qu'on a fait, ce n'était pas bon, tout ce qu'on a fait ne servait à rien (…). Ça va aller. Au bout d'un moment il faut que cela cesse”, expliquait l’un d’entre eux la semaine dernière sur le piquet de grève.
“Il a été mis fin aux fonctions de Roland Bopp”, a sobrement indiqué le président du Pays, Moetai Brotherson, interrogé sur la question du directeur de la DAG, mercredi matin. “Il ne s'agit pas, ici, pour moi, de commenter le détail de ce qui a tendu à sa fin de fonction. Tout simplement, M. Roland Bopp, ce n'est pas du tout une divergence de vision par rapport à ces questions d'urgence alimentaire. Ce sont des questions d'exercice normal de la fonction du directeur.”
Une heure avant que l’annonce de son départ soit faite, des membres du Tavini à l’assemblée de la Polynésie française mettaient en cause cette décision ainsi que le manque d’action du gouvernement en matière d’autosuffisance alimentaire, lors d’une conférence de presse organisée à Tarahoi à l’initiative de la représentante des Australes, Maite Hauata Ah-Min. À l’issue, Moetai Brotherson les a reçus en entretien à la présidence pour dissiper les malentendus. “Sur le fond, en dehors du cas du directeur, il se montraient, de façon générale, un peu déçus par la politique du gouvernement en matière d’autosuffisance alimentaire depuis le début de la mandature”, a-t-il témoigné mercredi en marge de la conférence de presse qu’il a animée à la présidence au sujet des mesures économiques prises par le Pays pour contrer l’augmentation des prix des carburants. “On leur a dit que l'année 2027 serait, en priorité, consacrée à l'autosuffisance alimentaire et à l'autosuffisance énergétique. S'il y en a qui pensent qu'en trois ans de mandature, un pays peut devenir autosuffisant, je les encourage à venir prendre la place.”