Paris, France, le 6 octobre 2026. Chiffres en cascade et graphiques à profusion : pendant deux heures mardi, Marine Le Pen a détaillé son programme budgétaire de candidate à l'Elysée. Toujours accompagnée d'un Jordan Bardella promis à Matignon et qui n'entend "pas poser genou à terre" malgré les accusations d'antisémitisme qui le visent.
Les coupes seront massives, dans tous les domaines, mais ceci "n'est pas un plan d'austérité". Plutôt un "effort radical", seul moyen pour la France d'assurer "le retour de (sa) crédibilité au sein de la zone euro", a affirmé la patronne du Rassemblement national, devant la petite centaine de journalistes venus assister à ce premier événement de campagne au nouveau siège du parti.
Une crédibilité érigée en enjeu majeur pour Marine Le Pen, dont l'économie reste le principal talon d'Achille électoral. Aux grands maux, les grands remèdes: la favorite des sondages a promis "140 milliards d'euros net d'économies d'ici 2032".
Soit 15 mds de plus qu'annoncé fin août devant le Medef, la faute selon elle à la flambée des taux d'intérêt et au "budget indigent" d'Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu, dévoilé la semaine dernière.
Résolue au contraire à "envoyer le signal limpide que la dérive des comptes publics est finie et que les marchés peuvent considérer à nouveau la France comme un partenaire fiable", elle a martelé sa volonté de "s'attaquer à tous les tabous, toutes les lâchetés, tous les lobbies".
Le menu reste composé des priorités habituelles de l'extrême droite : la "reprise en main" de l'immigration et l'instauration d'une "priorité nationale" doivent à elles seules rapporter "15 milliards la première année (puis) 29 milliards en année pleine" à terme, soit "autour de 20% de (ce) plan d'économies", assure-t-elle.
Seraient aussi visées la contribution au budget européen, la politique de la ville, les associations, l'aide au développement, sans oublier le "millefeuille administratif" des collectivités locales, agences "et autres organismes parasites" qui verraient leurs effectifs réduits d'au moins 200.000 postes en cinq ans, a précisé Jean-Philippe Tanguy.
Les coupes seront massives, dans tous les domaines, mais ceci "n'est pas un plan d'austérité". Plutôt un "effort radical", seul moyen pour la France d'assurer "le retour de (sa) crédibilité au sein de la zone euro", a affirmé la patronne du Rassemblement national, devant la petite centaine de journalistes venus assister à ce premier événement de campagne au nouveau siège du parti.
Une crédibilité érigée en enjeu majeur pour Marine Le Pen, dont l'économie reste le principal talon d'Achille électoral. Aux grands maux, les grands remèdes: la favorite des sondages a promis "140 milliards d'euros net d'économies d'ici 2032".
Soit 15 mds de plus qu'annoncé fin août devant le Medef, la faute selon elle à la flambée des taux d'intérêt et au "budget indigent" d'Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu, dévoilé la semaine dernière.
Résolue au contraire à "envoyer le signal limpide que la dérive des comptes publics est finie et que les marchés peuvent considérer à nouveau la France comme un partenaire fiable", elle a martelé sa volonté de "s'attaquer à tous les tabous, toutes les lâchetés, tous les lobbies".
Le menu reste composé des priorités habituelles de l'extrême droite : la "reprise en main" de l'immigration et l'instauration d'une "priorité nationale" doivent à elles seules rapporter "15 milliards la première année (puis) 29 milliards en année pleine" à terme, soit "autour de 20% de (ce) plan d'économies", assure-t-elle.
Seraient aussi visées la contribution au budget européen, la politique de la ville, les associations, l'aide au développement, sans oublier le "millefeuille administratif" des collectivités locales, agences "et autres organismes parasites" qui verraient leurs effectifs réduits d'au moins 200.000 postes en cinq ans, a précisé Jean-Philippe Tanguy.
- "Extrêmement raisonnable" -
Le RN promet également des économies dans le champ social, avec un objectif affiché de 15 à 20 milliards d'euros sur les retraites, via des "corrections de mesures injustes", pour financer le retour à un âge légal de 62 voire 60 ans. Le tout coiffé de la "création d'un véritable pilier de capitalisation", ce qui n'a pu que ravir l'allié libéral Eric Ciotti, assis au premier rang.
Les 140 mds d'économies sont d'autant plus ambitieux à atteindre que Marine Le Pen a promis en sens inverse 30 mds de baisses d'impôts et 15 mds de "dépenses provisionnées pour des droits nouveaux", ainsi que des rallonges pour l'outre-mer, la recherche et l'éducation.
Ce qui ne l'empêche pas de s'engager à ramener les comptes publics à "l'équilibre primaire en 18 mois", et à un "déficit inférieur à 3% en 2030" (contre 5,4% prévus en 2026), en réalisant "l'essentiel de l'effort d'ajustement au cours des trois premières années" de son hypothétique quinquennat.
Le tout prétendument sans douleur, puisque les "gains de croissance" espérés dépasseraient largement "l'effet récessif" pour l'économie, selon des prévisions présentées par la candidate comme "extrêmement raisonnables".
Raison pour laquelle le référendum sur la "règle d'or" qu'elle veut inscrire dans la Constitution ne revêt finalement "pas une urgence absolument particulière" et serait éventuellement convoqué "dans la première année du mandat".
Ses principaux adversaires n'ont pas tardé à réagir : Edouard Philippe a dénoncé "un +plan+ d'une désinvolture spectaculaire" et "qui ne tient pas la route", tandis que le député Paul Midy, codirecteur du programme de Gabriel Attal, a fustigé "l'incompétence crasse" d'un "programme d'aggravation extrêmement grave des finances publiques".
De son côté, Jean-Luc Mélenchon a accusé Marine Le Pen de vouloir "condamner la France à faire des coupes budgétaires et de la récession pendant 120 ans" pour "gagner la bonne opinion des spéculateurs".
A l'appui de sa démonstration, le RN a fait valoir que le taux de référence à dix ans de la dette française avait baissé pendant la prise de parole de sa candidate - d'un dixième de point - sans que le lien de cause à effet ne soit établi.
Un argument repris par Jordan Bardella lorsqu'a enfin été abordée la question de sa propre crédibilité, après une semaine chahutée par la divulgation d'écrits de jeunesse antisémites dont il nie toujours être l'auteur. "Vous auriez adoré me voir poser le genou à terre, mais c'est très mal me connaître", a-t-il lancé à Mediapart sous le regard approbateur de Marine Le Pen, preuve qu'à ce stade leur "ticket" électoral reste valide.
Les 140 mds d'économies sont d'autant plus ambitieux à atteindre que Marine Le Pen a promis en sens inverse 30 mds de baisses d'impôts et 15 mds de "dépenses provisionnées pour des droits nouveaux", ainsi que des rallonges pour l'outre-mer, la recherche et l'éducation.
Ce qui ne l'empêche pas de s'engager à ramener les comptes publics à "l'équilibre primaire en 18 mois", et à un "déficit inférieur à 3% en 2030" (contre 5,4% prévus en 2026), en réalisant "l'essentiel de l'effort d'ajustement au cours des trois premières années" de son hypothétique quinquennat.
Le tout prétendument sans douleur, puisque les "gains de croissance" espérés dépasseraient largement "l'effet récessif" pour l'économie, selon des prévisions présentées par la candidate comme "extrêmement raisonnables".
Raison pour laquelle le référendum sur la "règle d'or" qu'elle veut inscrire dans la Constitution ne revêt finalement "pas une urgence absolument particulière" et serait éventuellement convoqué "dans la première année du mandat".
Ses principaux adversaires n'ont pas tardé à réagir : Edouard Philippe a dénoncé "un +plan+ d'une désinvolture spectaculaire" et "qui ne tient pas la route", tandis que le député Paul Midy, codirecteur du programme de Gabriel Attal, a fustigé "l'incompétence crasse" d'un "programme d'aggravation extrêmement grave des finances publiques".
De son côté, Jean-Luc Mélenchon a accusé Marine Le Pen de vouloir "condamner la France à faire des coupes budgétaires et de la récession pendant 120 ans" pour "gagner la bonne opinion des spéculateurs".
A l'appui de sa démonstration, le RN a fait valoir que le taux de référence à dix ans de la dette française avait baissé pendant la prise de parole de sa candidate - d'un dixième de point - sans que le lien de cause à effet ne soit établi.
Un argument repris par Jordan Bardella lorsqu'a enfin été abordée la question de sa propre crédibilité, après une semaine chahutée par la divulgation d'écrits de jeunesse antisémites dont il nie toujours être l'auteur. "Vous auriez adoré me voir poser le genou à terre, mais c'est très mal me connaître", a-t-il lancé à Mediapart sous le regard approbateur de Marine Le Pen, preuve qu'à ce stade leur "ticket" électoral reste valide.