Strasbourg, France, le 21 octobre 2026. Des perquisitions ont été menées mercredi au Parlement européen à Bruxelles et à Strasbourg dans une enquête du parquet européen ciblant de possibles détournements de fonds par Identité et Démocratie (ID), l'ex-groupe politique où siégeait le Rassemblement national de Jordan Bardella.
Le parquet européen a confirmé l'information d'abord annoncée par les Patriotes pour l'Europe, le nouveau groupe d'extrême droite créé en 2024 autour notamment du RN et de la Lega italienne.
Ce parquet, qui soupçonne un détournement d'argent par le groupe ID durant la législature 2019-2024, avait déjà ordonné une série de perquisitions le 30 juin dernier dans plusieurs pays européens dont la France, dans le cadre de cette enquête.
"Aucune information complémentaire ne peut être divulguée à ce stade, afin de ne pas compromettre l'issue de la procédure", a précisé mercredi la juridiction, organe indépendant de l'UE chargé de lutter contre la fraude aux fonds de l'Union.
De leur côté, les Patriotes ont affirmé qu'aucun élu n'était visé par les perquisitions menées dans des "bureaux administratifs".
Ils se sont empressés de prendre leurs distances avec ID, entité "dissoute" il y a deux ans avec laquelle il n'existe plus "aucune continuité juridique", ont-ils assuré.
Selon une source proche de l'enquête, les perquisitions ont ciblé un ou plusieurs bureaux utilisés par Philip Claeys en tant qu'ancien secrétaire général du groupe ID.
Cet ex-eurodéputé belge de 61 ans, du parti anti-immigration Vlaams Belang, est aujourd'hui secrétaire général du groupe Les Patriotes, selon l'annuaire de l'Union européenne.
Le groupe d'extrême droite, le troisième du Parlement européen par la taille (85 eurodéputés), compte des élus RN, Vlaams Belang, du PVV néerlandais ou encore de la Ligue du Nord (Lega), formations qui étaient déjà associées au sein d'Identité et Démocratie.
Le parquet européen a confirmé l'information d'abord annoncée par les Patriotes pour l'Europe, le nouveau groupe d'extrême droite créé en 2024 autour notamment du RN et de la Lega italienne.
Ce parquet, qui soupçonne un détournement d'argent par le groupe ID durant la législature 2019-2024, avait déjà ordonné une série de perquisitions le 30 juin dernier dans plusieurs pays européens dont la France, dans le cadre de cette enquête.
"Aucune information complémentaire ne peut être divulguée à ce stade, afin de ne pas compromettre l'issue de la procédure", a précisé mercredi la juridiction, organe indépendant de l'UE chargé de lutter contre la fraude aux fonds de l'Union.
De leur côté, les Patriotes ont affirmé qu'aucun élu n'était visé par les perquisitions menées dans des "bureaux administratifs".
Ils se sont empressés de prendre leurs distances avec ID, entité "dissoute" il y a deux ans avec laquelle il n'existe plus "aucune continuité juridique", ont-ils assuré.
Selon une source proche de l'enquête, les perquisitions ont ciblé un ou plusieurs bureaux utilisés par Philip Claeys en tant qu'ancien secrétaire général du groupe ID.
Cet ex-eurodéputé belge de 61 ans, du parti anti-immigration Vlaams Belang, est aujourd'hui secrétaire général du groupe Les Patriotes, selon l'annuaire de l'Union européenne.
Le groupe d'extrême droite, le troisième du Parlement européen par la taille (85 eurodéputés), compte des élus RN, Vlaams Belang, du PVV néerlandais ou encore de la Ligue du Nord (Lega), formations qui étaient déjà associées au sein d'Identité et Démocratie.
"Manipulation"
"Le groupe ID a beau avoir été dissous, ses dirigeants poursuivent allègrement leurs activités sous la bannière des Patriotes", a accusé l'eurodéputé allemand Daniel Freund (Verts). "Dire +ça n'a rien à voir avec nous+, c'est scandaleux!".
Sollicité par l'AFP, Jordan Bardella, coprésident des Patriotes, n'a pas souhaité faire de commentaire.
L'élu français est lui-même concerné par un volet de l'enquête du parquet européen. Il s'agit de soupçons de fraude aux fonds de l'UE pour des formations aux médias dont il aurait notamment bénéficié pendant la campagne présidentielle française de 2022.
Par ailleurs, en France, il est la cible d'une plainte de l'association anticorruption Anticor, qui accuse l'actuel chef du RN d'avoir occupé un emploi fictif d'assistant parlementaire européen en 2015 et participé à la production de faux. Le RN a vivement réfuté, dénonçant une "manipulation".
Mercredi, le Parlement européen a simplement indiqué "coopérer avec les autorités compétentes" pour enquêter, "comme de coutume", selon une porte-parole. La seule institution élue de l'UE est réunie cette semaine en session plénière à Strasbourg.
Concernant ces pratiques de l'ex-groupe ID, le parquet européen avait été alerté par un rapport de la direction des affaires financières du Parlement européen, le poussant à annoncer l'ouverture d'une enquête en juillet 2025.
Le rapport indiquait qu'avec ses partenaires de l'ex-groupe ID parmi lesquels la Ligue du Nord de l'Italien Matteo Salvini, le Rassemblement national était suspecté d'avoir "indûment dépensé" plus de 4,3 millions d'euros entre 2019 et 2024.
Sollicité par l'AFP, Jordan Bardella, coprésident des Patriotes, n'a pas souhaité faire de commentaire.
L'élu français est lui-même concerné par un volet de l'enquête du parquet européen. Il s'agit de soupçons de fraude aux fonds de l'UE pour des formations aux médias dont il aurait notamment bénéficié pendant la campagne présidentielle française de 2022.
Par ailleurs, en France, il est la cible d'une plainte de l'association anticorruption Anticor, qui accuse l'actuel chef du RN d'avoir occupé un emploi fictif d'assistant parlementaire européen en 2015 et participé à la production de faux. Le RN a vivement réfuté, dénonçant une "manipulation".
Mercredi, le Parlement européen a simplement indiqué "coopérer avec les autorités compétentes" pour enquêter, "comme de coutume", selon une porte-parole. La seule institution élue de l'UE est réunie cette semaine en session plénière à Strasbourg.
Concernant ces pratiques de l'ex-groupe ID, le parquet européen avait été alerté par un rapport de la direction des affaires financières du Parlement européen, le poussant à annoncer l'ouverture d'une enquête en juillet 2025.
Le rapport indiquait qu'avec ses partenaires de l'ex-groupe ID parmi lesquels la Ligue du Nord de l'Italien Matteo Salvini, le Rassemblement national était suspecté d'avoir "indûment dépensé" plus de 4,3 millions d'euros entre 2019 et 2024.