​Mouvement social à French bee


Tahiti, le 24 août 2026 - Le Syndicat national du personnel navigant commercial (SNPNC-FO) et la CGT, représentant les hôtesses et stewards de la compagnie French bee, ont déposé en fin de semaine dernière un préavis de grève du 27 au 31 août 2026 inclus, explique un communiqué commun aux deux centrales syndicales.
 

Mouvement social dans l’aérien. Cette fois-ci, c’est la compagnie French bee qui en fait les frais. En cause, “une dégradation continue des conditions de travail” avec “des plannings devenus trop instables, un équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle de plus en plus difficile à préserver, une fatigue qui s’accumule et une rémunération qui ne suit plus les contraintes du métier et l’augmentation du coût de la vie”.
 
La compagnie, qui n’a pas officiellement communiqué sur ce mouvement social, maintient pour l’instant ses vols, mais la Polynésie française pourrait être impactée. “Derrière ces revendications, il y a aujourd’hui un véritable mal-être et des salariés épuisés. La compagnie ne peut plus l’ignorer”, prévient l’intersyndicale.
 
Les salariés expliquent dans le communiqué que les discussions sur les changements de planning, y compris les sollicitations lors des jours de repos, deviennent bien trop récurrentes et problématiques. “Les jours de repos et les congés doivent redevenir de vrais temps de repos. Les PNC ne peuvent pas être considérés comme disponibles en permanence pour pallier les difficultés d'organisation de la compagnie”, préviennent-ils.
 
De ces problèmes d’organisation, et certainement ces problèmes d’effectifs, découle une fatigue qui touche désormais tous les personnels navigants avec des salaires qui, eux, ne décollent pas. “Une partie importante de notre rémunération dépend des heures de vol réalisées. Un PNC peut donc subir davantage de changements de planning et de contraintes tout en volant moins et, finalement, en gagnant moins”, poursuivent les syndicats. “Nous demandons une rémunération qui reconnaisse réellement l'expérience, les responsabilités, les contraintes du métier et l'évolution du coût de la vie.”
 
“Des solutions existent encore pour éviter ce conflit. Sans avancées concrètes, la direction de la compagnie portera la responsabilité des perturbations qui pourraient affecter les passagers du 27 au 31 août 2026”, conclut le communiqué.
 
Bertrand Prévost
 

Rédigé par Bertrand PREVOST le Lundi 24 Aout 2026 à 19:24 | Lu 410 fois