Tahiti, le 24 septembre 2026 - Ce dimanche se dérouleront les élections sénatoriales en Polynésie française. Un peu plus de 700 grands électeurs sont convoqués aux urnes.
Le haut-commissaire de la République en Polynésie française a arrêté la liste des dix candidats titulaires et des dix remplaçants pour le premier tour des élections sénatoriales en Polynésie française. Lana Tetuanui, Édouard Fritch, Teva Rohfritsch, Raimana Jordan, Steeve Hamblin, Temarama Varney, Jacky Bryant, Bruno Sandras, Tati Salmon et Sabrina Birk courent tous après le sésame qui les enverras à Paris pour 6 ans.
Pour rappel, l’élection des deux sénateurs pour la circonscription unique de la Polynésie française, se déroulera, au scrutin majoritaire, au collège Louise Tehea Carlson, à Papeete.
Le scrutin du premier tour sera ouvert à 8h30 et clos à 11 heures. En cas de second tour, le scrutin sera ouvert à 15h30 et clos à 17h30.
L’accès au lieu de vote est réservé aux membres du bureau de vote, aux grands électeurs, aux candidats et à leurs représentants ainsi qu’aux personnes autorisées.
Pour cette élection, 733 grands électeurs sont amenés à voter, répartis comme suit : cinq parlementaires, 57 membres de l’assemblée de la Polynésie française, et 671 délégués des conseils municipaux de Polynésie française (445 délégués des Îles du Vent, 105 délégués des Îles sous le Vent, 68 délégués des Îles Tuamotu et Gambier, 30 délégués des Îles Marquises et 23 délégués des Îles Australes).
Le chiffre de 733 n’est qu’indicatif puisque, par exemple, Lana Tetuanui (sénatrice sortante) ou encore Nicole Sanquer (députée), sont aussi représentantes à l’assemblée de la Polynésie française. À ce titre, elles ne peuvent pas pour autant voter deux fois.
Le haut-commissaire de la République en Polynésie française a arrêté la liste des dix candidats titulaires et des dix remplaçants pour le premier tour des élections sénatoriales en Polynésie française. Lana Tetuanui, Édouard Fritch, Teva Rohfritsch, Raimana Jordan, Steeve Hamblin, Temarama Varney, Jacky Bryant, Bruno Sandras, Tati Salmon et Sabrina Birk courent tous après le sésame qui les enverras à Paris pour 6 ans.
Pour rappel, l’élection des deux sénateurs pour la circonscription unique de la Polynésie française, se déroulera, au scrutin majoritaire, au collège Louise Tehea Carlson, à Papeete.
Le scrutin du premier tour sera ouvert à 8h30 et clos à 11 heures. En cas de second tour, le scrutin sera ouvert à 15h30 et clos à 17h30.
L’accès au lieu de vote est réservé aux membres du bureau de vote, aux grands électeurs, aux candidats et à leurs représentants ainsi qu’aux personnes autorisées.
Pour cette élection, 733 grands électeurs sont amenés à voter, répartis comme suit : cinq parlementaires, 57 membres de l’assemblée de la Polynésie française, et 671 délégués des conseils municipaux de Polynésie française (445 délégués des Îles du Vent, 105 délégués des Îles sous le Vent, 68 délégués des Îles Tuamotu et Gambier, 30 délégués des Îles Marquises et 23 délégués des Îles Australes).
Le chiffre de 733 n’est qu’indicatif puisque, par exemple, Lana Tetuanui (sénatrice sortante) ou encore Nicole Sanquer (députée), sont aussi représentantes à l’assemblée de la Polynésie française. À ce titre, elles ne peuvent pas pour autant voter deux fois.
La grande inconnue
Contrairement à 2020, alors que les bulletins consacraient Lana Tetuanui et Teva Rohfritsch avec 494 voix (68,23% des voix), l’élection de 2026 se présente sans groupe indépendantiste majeur.
En effet, le bloc bleu a explosé à l’assemblée de la Polynésie française après des municipales très décevantes. La scission en deux groupes (Tavini et A Fano Ti’a) a non seulement explosé les potentiels votes dans ce scrutin indirect, mais aussi les potentiels candidats.
Alors que très tôt, le parti d’Oscar Temaru avait annoncé qu’il n’aurait pas de candidat pour ce scrutin, A Fano Ti’a a cru jusqu’au bout pouvoir en présenter. Plusieurs noms ont circulé, depuis Moetai Brotherson jusqu’à Tematai Le Gayic, en passant par Naumi Mihuraa. Cette dernière aura laissé planer le suspense jusqu’à la veille de la clôture des candidatures.
De fait, un grand nombre de voix posent une inconnue dans l’équation. Vers quel candidat vont-elles se reporter… si elles se reportent.
Jacky Bryant semble être la candidature la plus proche des indépendantistes. À moins que ces voix bleues en profitent pour tenter de semer le trouble chez les autonomistes.
Un appel à voter pour le sénateur sortant, Teva Rohfritsch, serait de nature à inquiéter du côté du Tapura où, si la candidature de Lana Tetuanui n’a jamais été remise en cause, celle du chef, Édouard Fritch, s’est faite dans la douleur, après de multiples réunions entre cadres du mouvement. Certains souhaitaient du changement, d’autres de la jeunesse, quand d’autres encore tentaient un vain retour en grâce.
En effet, le bloc bleu a explosé à l’assemblée de la Polynésie française après des municipales très décevantes. La scission en deux groupes (Tavini et A Fano Ti’a) a non seulement explosé les potentiels votes dans ce scrutin indirect, mais aussi les potentiels candidats.
Alors que très tôt, le parti d’Oscar Temaru avait annoncé qu’il n’aurait pas de candidat pour ce scrutin, A Fano Ti’a a cru jusqu’au bout pouvoir en présenter. Plusieurs noms ont circulé, depuis Moetai Brotherson jusqu’à Tematai Le Gayic, en passant par Naumi Mihuraa. Cette dernière aura laissé planer le suspense jusqu’à la veille de la clôture des candidatures.
De fait, un grand nombre de voix posent une inconnue dans l’équation. Vers quel candidat vont-elles se reporter… si elles se reportent.
Jacky Bryant semble être la candidature la plus proche des indépendantistes. À moins que ces voix bleues en profitent pour tenter de semer le trouble chez les autonomistes.
Un appel à voter pour le sénateur sortant, Teva Rohfritsch, serait de nature à inquiéter du côté du Tapura où, si la candidature de Lana Tetuanui n’a jamais été remise en cause, celle du chef, Édouard Fritch, s’est faite dans la douleur, après de multiples réunions entre cadres du mouvement. Certains souhaitaient du changement, d’autres de la jeunesse, quand d’autres encore tentaient un vain retour en grâce.
On se compte
Anecdotiques, ce ne sont pas les candidatures de Sabrina Birk, ou Raimana Jordan qui vont peser dans la balance. Pour les autres candidats, l’élection sera aussi le temps du décompte des soutiens à un an et demi des prochaines territoriales et à quelques mois des prochaines élections législatives qui suivront, à coup sûr, l’élection du Président de la République.
De quoi attaquer les futures négociations pour la présence sur les listes, tant qu’à faire en position éligible.
Steeve Hamblin, Temarama Varney, Jacky Bryant ou encore Bruno Sandras sont autant de poissons-pilotes en quête de reconnaissance, voire de crédibilité, alors que les états-majors des grosses écuries politiques commencent à songer à la meilleure façon de se présenter. Chacun chez soi ou relance de la plateforme autonomiste version Amui Tatou pour les législatives ? Départ en ordre dispersé ou souvenir de la plateforme To Tatou Ai’a pour les territoriales ?
Une question que les indépendantistes auront aussi à se poser. Tavini et A Fano Ti’a divisés sur la ligne de départ, ou tentative de retrouvailles façon UPLD en 2028 ?
Les sénatoriales de ce dimanche ouvrent le chemin d’une suite de scrutins où chaque camp a plus à perdre qu’à gagner.
De quoi attaquer les futures négociations pour la présence sur les listes, tant qu’à faire en position éligible.
Steeve Hamblin, Temarama Varney, Jacky Bryant ou encore Bruno Sandras sont autant de poissons-pilotes en quête de reconnaissance, voire de crédibilité, alors que les états-majors des grosses écuries politiques commencent à songer à la meilleure façon de se présenter. Chacun chez soi ou relance de la plateforme autonomiste version Amui Tatou pour les législatives ? Départ en ordre dispersé ou souvenir de la plateforme To Tatou Ai’a pour les territoriales ?
Une question que les indépendantistes auront aussi à se poser. Tavini et A Fano Ti’a divisés sur la ligne de départ, ou tentative de retrouvailles façon UPLD en 2028 ?
Les sénatoriales de ce dimanche ouvrent le chemin d’une suite de scrutins où chaque camp a plus à perdre qu’à gagner.