Tahiti, le 29 juin 2026 – Les avocats du barreau de Papeete se sont une nouvelle fois réunis, ce lundi, sur les marches du palais de justice pour dénoncer le projet de loi SURE qui vise notamment à accélérer les procédures pénales, ainsi qu'un projet de loi sur la sécurité publique.
“Ce n'est pas parce que nous sommes un barreau éloigné que nous ne devons pas répondre aux demandes et aux obligations nationales qui sont importantes.” Comme leurs confrères de métropole, les avocats du barreau de Papeete ont répondu présents, ce lundi, à l'appel du Conseil national des barreaux et de la Conférence des bâtonniers. Une petite dizaine d'entre eux se sont réunis sur les marches du palais de justice pour dénoncer le projet de loi SURE (Sanction utile, rapide et effective), porté par le garde des Sceaux Gérald Darmanin. Ils rappellent leur “opposition formelle et déterminée” lors de ce troisième rassemblement depuis que le projet de loi SURE a été évoqué.
Cette mobilisation nationale intervient alors que le texte est examiné au Parlement. “Le principal point d'achoppement, c'était le plaider-coupable. On a obtenu son retrait, mais il reste de nombreuses dispositions qui nous inquiètent, notamment sur les délais de détention provisoire et d'autres mesures qui affaiblissent les droits de la défense”, explique la nouvelle bâtonnière de Papeete, Me Béatrice Eyrignoux. Pour les avocats, si le retrait du plaider-coupable criminel constitue une première victoire, la mobilisation reste de mise.
“Ce n'est pas parce que nous sommes un barreau éloigné que nous ne devons pas répondre aux demandes et aux obligations nationales qui sont importantes.” Comme leurs confrères de métropole, les avocats du barreau de Papeete ont répondu présents, ce lundi, à l'appel du Conseil national des barreaux et de la Conférence des bâtonniers. Une petite dizaine d'entre eux se sont réunis sur les marches du palais de justice pour dénoncer le projet de loi SURE (Sanction utile, rapide et effective), porté par le garde des Sceaux Gérald Darmanin. Ils rappellent leur “opposition formelle et déterminée” lors de ce troisième rassemblement depuis que le projet de loi SURE a été évoqué.
Cette mobilisation nationale intervient alors que le texte est examiné au Parlement. “Le principal point d'achoppement, c'était le plaider-coupable. On a obtenu son retrait, mais il reste de nombreuses dispositions qui nous inquiètent, notamment sur les délais de détention provisoire et d'autres mesures qui affaiblissent les droits de la défense”, explique la nouvelle bâtonnière de Papeete, Me Béatrice Eyrignoux. Pour les avocats, si le retrait du plaider-coupable criminel constitue une première victoire, la mobilisation reste de mise.
“Assurer un véritable travail d'équipe”
Au-delà du projet de loi, les avocats souhaitent aussi attirer l'attention sur le manque de moyens dont souffre la justice. Magistrats, greffiers et avocats sont confrontés à une charge de travail toujours plus importante, avec des conséquences sur les délais de traitement des affaires. Pour Me Béatrice Eyrignoux, cette revendication “fait un peu écho” au dossier de la petite Lyhanna, dont le décès dans des circonstances tragiques a récemment ravivé les interrogations sur les moyens accordés à l'institution judiciaire. Les magistrats réclament une réponse politique aux défaillances judiciaires mises en lumière par cette triste affaire.
Élue vendredi dernier lors de l'assemblée générale (AG) bâtonnière du barreau de Papeete, Me Béatrice Eyrignoux débutera officiellement le 1er janvier prochain, aux côtés de son vice-bâtonnier élu lui aussi pendant l'AG, Me Johan Marchand. Une organisation qu'elle juge indispensable face aux nombreux dossiers à traiter. “Même avec un barreau de moins de 130 avocats, il y a énormément de travail. Le vice-bâtonnier reçoit des délégations et permet d'assurer un véritable travail d'équipe”, a ajouté la nouvelle bâtonnière.
Parmi les priorités de ce nouveau mandat figurent la formation continue des avocats, une gestion toujours plus transparente du barreau et de la Caisse des règlements pécuniaires des avocats (Carpa), ainsi que l'accompagnement des jeunes confrères. Le barreau souhaite aussi améliorer l'accès au droit dans les archipels éloignés, où assurer la défense reste parfois complexe.