Des rassemblements réguliers qui posent des problèmes de sécurité (Crédit : Facebook/Platchoir).
Tahiti, le 12 février 2026 – Depuis plusieurs mois, chaque samedi soir, car-bass et fêtards se réunissent par centaines sur la route au PK 44. La situation a été signalée à la commune de Taiarapu-Est, au Pays et à l’État. Des riverains, qui préparent une pétition en ligne, sollicitent une réaction des autorités pour mettre un terme à ces rassemblements, sources de nuisances et de “dérives”.
C’est le nouveau “spot” en vogue depuis quelques mois au sud de Tahiti, faute d’alternative pour les jeunes en quête de divertissement. Le Platchoir, au PK 44 de Faaone, c’est une boîte de nuit à ciel ouvert qui prend place chaque samedi soir sur la route de ceinture avec des car-bass, des chapiteaux et des participants qui affluent par centaines de toute l’île. Le site dispose même de sa propre page Facebook, qui comptabilise plus de 10.000 abonnés. En janvier dernier, un arbre est tombé sur une voiture suite aux intempéries, mais l’incident n’a visiblement pas refroidi les fêtards.
Et ce, au grand dam des riverains et des usagers de la route, qui sont arrivés au bout de leur patience. Résidente de la vallée de la Vai’iha, Dany Pittman a été reçue en début de semaine par le maire de Taiarapu-Est, Anthony Jamet, pour témoigner de la situation. “Ça continue tous les week-ends. Plus ça va, plus il y a de dérives avec des ados mineurs, de la vente d’alcool, des gens qui se prennent pour des taxis. Pourquoi attendre ? Ils sont sur la voie publique et la loi est la même pour tout le monde. Ils viennent cuver sur le pont et s’introduire dans la vallée. On en a marre : il y a déjà eu des bagarres et des blessés. Stop, ça suffit : il y a danger ! Il y a de plus en plus de monde et c’est incontrôlé. Il faut faire quelque chose avant que ça dérape”, insiste-t-elle, en appelant à une réaction des autorités, aussi bien la municipalité que le Pays et l’État, tous informés de la situation.
C’est le nouveau “spot” en vogue depuis quelques mois au sud de Tahiti, faute d’alternative pour les jeunes en quête de divertissement. Le Platchoir, au PK 44 de Faaone, c’est une boîte de nuit à ciel ouvert qui prend place chaque samedi soir sur la route de ceinture avec des car-bass, des chapiteaux et des participants qui affluent par centaines de toute l’île. Le site dispose même de sa propre page Facebook, qui comptabilise plus de 10.000 abonnés. En janvier dernier, un arbre est tombé sur une voiture suite aux intempéries, mais l’incident n’a visiblement pas refroidi les fêtards.
Et ce, au grand dam des riverains et des usagers de la route, qui sont arrivés au bout de leur patience. Résidente de la vallée de la Vai’iha, Dany Pittman a été reçue en début de semaine par le maire de Taiarapu-Est, Anthony Jamet, pour témoigner de la situation. “Ça continue tous les week-ends. Plus ça va, plus il y a de dérives avec des ados mineurs, de la vente d’alcool, des gens qui se prennent pour des taxis. Pourquoi attendre ? Ils sont sur la voie publique et la loi est la même pour tout le monde. Ils viennent cuver sur le pont et s’introduire dans la vallée. On en a marre : il y a déjà eu des bagarres et des blessés. Stop, ça suffit : il y a danger ! Il y a de plus en plus de monde et c’est incontrôlé. Il faut faire quelque chose avant que ça dérape”, insiste-t-elle, en appelant à une réaction des autorités, aussi bien la municipalité que le Pays et l’État, tous informés de la situation.
“Ce lieu n’est pas adapté”
Prendre un arrêté, bloquer l’accès, mobiliser les forces de l’ordre ? Selon le huitième adjoint au maire, Pierrot Metua, référent à Faaone, la commune est “démunie” et “manque de moyens” pour faire face seule à ces rassemblements nocturnes massifs. “Depuis la fermeture des car-bass à Tautira et à Hitia’a o te Ra, ils viennent au Platchoir. On parle de centaines de personnes, dont des mineurs, avec du sexe, de l’alcool, de la drogue et des déchets que certains viennent ramasser le lendemain. On n’est pas contre les gens qui veulent s’amuser en musique : c’est une question de sécurité pour tout le monde ! Moi-même, je suis passé trois ou quatre fois en voiture et c’était compliqué de circuler entre les gens et les deux files de véhicules de chaque côté de la route. Ce lieu n’est pas du tout adapté pour faire la fête. Je crains des accidents, mais aussi que ça se propage à d’autres quartiers si les gens voient qu’on ne fait rien. On en appelle au Pays et à l’État avec la gendarmerie : il faut unir nos forces pour faire quelque chose”, lance l’élu.
Selon nos informations, le président de la Polynésie française, Moetai Brotherson, et le ministre de l’Équipement, Jordy Chan, se seraient rendus sur place en fin de semaine dernière, en marge d’une visite sur le chantier de la route du plateau de Afaahiti. En attendant que des mesures soient prises, des riverains annoncent la prochaine mise en ligne d’une pétition “contre le Platchoir”.