Tahiti, le 21 août 2025 - Selon nos informations, le Centre hospitalier de la Polynésie française du Taaone serait sur le point de déclencher son Plan Blanc. Ce jeudi encore, la décision a été repoussée, bénéficiant de la sortie de plusieurs patients de leurs services, mais si la situation doit encore se dégrader, la directrice n’aura d’autre choix que de demander au haut-commissaire la mise en place ce plan d’urgence pensé pour gérer les crises sanitaires.
L’hôpital souffre de trop soigner. C’est un paradoxe, mais au centre hospitalier de Taaone, le service de médecine et celui des urgences sont débordés. Le service de chirurgie a même dépassé le plafond des 100% d’occupation. Selon nos informations, Hanni Teriipaia, la directrice du CHT a déjà prévenu la Direction de la santé, le ministère et le haut-commissariat qu’elle n’aura d’autre choix que de déclencher le Plan Blanc de l’hôpital, si la situation ne s’améliore pas.
Principales causes du déclenchement de ce Plan Blanc : la fermeture des hospitalisations à l’hôpital de Moorea, et l’absence de salles d’opération dans celui de Raiatea ainsi que l’absence de médecins dans de nombreux dispensaires. Le résultat est mathématique, avec moins de médecins dans les îles, mais aussi sur Tahiti, cela conduit à devoir organiser plus de consultations, de soins, et d’hospitalisations au Taaone.
Dans le règlement intérieur de l’hôpital, ce Plan Blanc est déclenché par le médecin responsable des urgences et le directeur de l’hôpital qui doivent dresser “conjointement un plan d’accueil en cas d’afflux massif de victimes qui ont besoin de soins urgents”. “Le Plan Blanc est déclenché par le directeur de l’hôpital qui en informe sans délai le haut-commissaire de la République ainsi que l’autorité sanitaire. Il peut être déclenché à la demande du haut-commissaire de la République”, précise l’article 54 du règlement intérieur, au sujet du “plan d’accueil en cas d’afflux massif de malades ou blessés”.
La dernière fois que le Plan Blanc a été déclenché à l’hôpital, c’était en mars 2020, lors de la déclaration des premiers cas de Covid-19 au Fenua.
L’hôpital souffre de trop soigner. C’est un paradoxe, mais au centre hospitalier de Taaone, le service de médecine et celui des urgences sont débordés. Le service de chirurgie a même dépassé le plafond des 100% d’occupation. Selon nos informations, Hanni Teriipaia, la directrice du CHT a déjà prévenu la Direction de la santé, le ministère et le haut-commissariat qu’elle n’aura d’autre choix que de déclencher le Plan Blanc de l’hôpital, si la situation ne s’améliore pas.
Principales causes du déclenchement de ce Plan Blanc : la fermeture des hospitalisations à l’hôpital de Moorea, et l’absence de salles d’opération dans celui de Raiatea ainsi que l’absence de médecins dans de nombreux dispensaires. Le résultat est mathématique, avec moins de médecins dans les îles, mais aussi sur Tahiti, cela conduit à devoir organiser plus de consultations, de soins, et d’hospitalisations au Taaone.
Dans le règlement intérieur de l’hôpital, ce Plan Blanc est déclenché par le médecin responsable des urgences et le directeur de l’hôpital qui doivent dresser “conjointement un plan d’accueil en cas d’afflux massif de victimes qui ont besoin de soins urgents”. “Le Plan Blanc est déclenché par le directeur de l’hôpital qui en informe sans délai le haut-commissaire de la République ainsi que l’autorité sanitaire. Il peut être déclenché à la demande du haut-commissaire de la République”, précise l’article 54 du règlement intérieur, au sujet du “plan d’accueil en cas d’afflux massif de malades ou blessés”.
La dernière fois que le Plan Blanc a été déclenché à l’hôpital, c’était en mars 2020, lors de la déclaration des premiers cas de Covid-19 au Fenua.
Le Pays en état de crise sanitaire
Depuis plusieurs semaines, l’hôpital est en “tension hospitalière de niveau 2”. Cette tension décrit un pays en état de crise sanitaire. La faute au manque de médecins, au manque d’attractivité dans le recrutement, mais aussi la faute à la santé générale de la population qui ne cesse de se dégrader. “L’offre de soin est aujourd’hui dépassée par la demande”, nous explique un responsable de l’hôpital. “La population vieillit, et est de plus en plus en mauvaise santé, ce qui accroit chaque année les besoins en santé.”
Et malheureusement, ces besoins peinent à être couverts. “En Nouvelle-Calédonie, ils sont dans une situation plus compliquée encore, alors ils ont décidé de doubler la prime de fidélité (de 100 000 à 200 000 francs) pour les médecins qui viennent exercer et qui promettent de ne pas partir dans le privé. Ici, cette prime n’existe pas”, nous dit-on au ministère de la Santé pour expliquer en partie le manque d’attractivité de la médecine locale.
D’autres facteurs expliquent l’engorgement de l’hôpital. Le recours trop fréquent aux évacuations sanitaires vers Tahiti pour des soins qui pourraient être pris en charge dans les îles par exemple. Ou encore l’afflux des personnes sous le Régime de la solidarité, qui préfèrent venir à l’hôpital que d’aller au dispensaire (quand il est ouvert) pour des problèmes de santé mineurs.
L’hôpital, aujourd’hui, est obligé de jongler avec ses blocs, avec ses lits, pour traiter les patients. Des conventions sont passées avec les cliniques privées. Des patients sont réorientés vers Taravao. Mais cela ne suffit pas et il ne tient qu’à un fil que tout se casse. “Nous avons des départs aujourd’hui [jeudi] et demain [vendredi]. Si le week-end est calme, nous tiendrons”, poursuit ce cadre de l’hôpital. “Mais c’est au jour le jour. Si lundi, nous avons trop d’hospitalisations, nous serons obligés de déclencher le Plan Blanc.”
Les médecins croisent déjà les doigts pour ne pas revivre un week-end comme celui de la semaine dernière lors duquel les accidents violents de la route se sont accumulés. La moindre goutte d’eau en trop ferait déborder le vase.
Et malheureusement, ces besoins peinent à être couverts. “En Nouvelle-Calédonie, ils sont dans une situation plus compliquée encore, alors ils ont décidé de doubler la prime de fidélité (de 100 000 à 200 000 francs) pour les médecins qui viennent exercer et qui promettent de ne pas partir dans le privé. Ici, cette prime n’existe pas”, nous dit-on au ministère de la Santé pour expliquer en partie le manque d’attractivité de la médecine locale.
D’autres facteurs expliquent l’engorgement de l’hôpital. Le recours trop fréquent aux évacuations sanitaires vers Tahiti pour des soins qui pourraient être pris en charge dans les îles par exemple. Ou encore l’afflux des personnes sous le Régime de la solidarité, qui préfèrent venir à l’hôpital que d’aller au dispensaire (quand il est ouvert) pour des problèmes de santé mineurs.
L’hôpital, aujourd’hui, est obligé de jongler avec ses blocs, avec ses lits, pour traiter les patients. Des conventions sont passées avec les cliniques privées. Des patients sont réorientés vers Taravao. Mais cela ne suffit pas et il ne tient qu’à un fil que tout se casse. “Nous avons des départs aujourd’hui [jeudi] et demain [vendredi]. Si le week-end est calme, nous tiendrons”, poursuit ce cadre de l’hôpital. “Mais c’est au jour le jour. Si lundi, nous avons trop d’hospitalisations, nous serons obligés de déclencher le Plan Blanc.”
Les médecins croisent déjà les doigts pour ne pas revivre un week-end comme celui de la semaine dernière lors duquel les accidents violents de la route se sont accumulés. La moindre goutte d’eau en trop ferait déborder le vase.
Qu’implique le Plan Blanc ?
Lors de l’épidémie de Covid-19 au Fenua, l’hôpital du Taaone avait déjà mis en place son Plan Blanc. Ce dernier met une liste de consignes que les Polynésiens sont invités à suivre. Ne venir au CHPF que pour des raisons réelles et sérieuses ou encore ne pas emmener au CHPF d’enfants de moins de 18 ans, sauf si ceux-ci ont rendez-vous ou nécessitent des soins urgents.
D’autres mesures peuvent être prises pour limiter les visites, par exemple, afin de ne pas engorger les services ni solliciter le personnel soignant.