Tahiti le 17 juin 2026. « Nous y travaillons et nous espérons avancer rapidement sur ce dossier ». Il fallait oser cette réponse de la part de David Amiel, ministre de l’Action et des comptes publics, alors que Nicole Sanquer, une nouvelle fois, interpellait l’Etat sur l’exclusion des fonctionnaires Polynésiens du bénéfice de la prime d’installation lorsque ces derniers sont envoyés en métropole.
Car le sujet erre depuis de nombreuses années, bien avant que Nicole Sanquer s’en saisisse à l’Assemblée nationale, Maina Sage avait déjà lancé la question, et recevant toujours une absence de réponse de la part du gouvernement central.
La nuit dernière encore, alors que la représentante de A here ia Porinetia portait ces "exclusions inadmissibles" dans l’hémicycle, expliquant que "la différence de traitement entre les originaires des collectivités du Pacifique et ceux des DOM ne repose sur aucune justification de fond réellement satisfaisante", le ministre s’en est tenu à une absence de réponse.
Nicole Sanquer a même pointé le ridicule de la situation : "L’État refuse d’accorder la PSI aux fonctionnaires polynésiens sous prétexte de faire des économies. De l’autre, il freine le retour de ces agents dans leur territoire d’origine, préférant y envoyer des fonctionnaires de l’Hexagone dont les indemnités mirobolantes coûtent cher aux contribuables. Il est difficile de comprendre pourquoi la contrainte budgétaire est invoquée lorsqu’il s’agit de corriger une inégalité de traitement touchant les quelques Polynésiens lauréats chaque année alors qu’elle semble moins déterminante lorsqu’il s’agit de financer des affectations objectivement plus coûteuses…"
"En ce qui concerne la PSI", lui a rétorqué le ministre, "le dispositif actuel a été conçu pour les départements et certaines collectivités d’outre-mer selon un cadre juridique différent de celui de la Polynésie française. Celle-ci dispose de ses propres dispositifs d’accompagnement pour la mobilité de certains personnels. Je pense aux primes versées aux enseignants qui rejoignent l’Hexagone pour accéder à des fonctions de direction – principal de collège, proviseur de lycée. C’est sur l’articulation entre les deux dispositifs, l’aide nationale et les aides spécifiques de la Polynésie, que nous devons travailler."
Sur l’impossibilité de voir certains agents revenir dans leur pays, David Amiel a renvoyé la balle au gouvernement local qui refuse "de renouveler certaines mises à disposition d’agents dont le centre des intérêts matériels et moraux avait pourtant été reconnu".
"Quand elles sont tardives, ces décisions placent les agents et l’administration d’origine dans une situation très difficile", a-t-il repris, comme une réponse à la question de la veille posée par Mereana Reid-Arbelot.
Quant au sujet de la PSI pour les fonctionnaires polynésiens envoyés en métropole… il faudra probablement attendre une nouvelle question à l’Assemblée nationale, ou un nouveau gouvernement.
Car le sujet erre depuis de nombreuses années, bien avant que Nicole Sanquer s’en saisisse à l’Assemblée nationale, Maina Sage avait déjà lancé la question, et recevant toujours une absence de réponse de la part du gouvernement central.
La nuit dernière encore, alors que la représentante de A here ia Porinetia portait ces "exclusions inadmissibles" dans l’hémicycle, expliquant que "la différence de traitement entre les originaires des collectivités du Pacifique et ceux des DOM ne repose sur aucune justification de fond réellement satisfaisante", le ministre s’en est tenu à une absence de réponse.
Nicole Sanquer a même pointé le ridicule de la situation : "L’État refuse d’accorder la PSI aux fonctionnaires polynésiens sous prétexte de faire des économies. De l’autre, il freine le retour de ces agents dans leur territoire d’origine, préférant y envoyer des fonctionnaires de l’Hexagone dont les indemnités mirobolantes coûtent cher aux contribuables. Il est difficile de comprendre pourquoi la contrainte budgétaire est invoquée lorsqu’il s’agit de corriger une inégalité de traitement touchant les quelques Polynésiens lauréats chaque année alors qu’elle semble moins déterminante lorsqu’il s’agit de financer des affectations objectivement plus coûteuses…"
"En ce qui concerne la PSI", lui a rétorqué le ministre, "le dispositif actuel a été conçu pour les départements et certaines collectivités d’outre-mer selon un cadre juridique différent de celui de la Polynésie française. Celle-ci dispose de ses propres dispositifs d’accompagnement pour la mobilité de certains personnels. Je pense aux primes versées aux enseignants qui rejoignent l’Hexagone pour accéder à des fonctions de direction – principal de collège, proviseur de lycée. C’est sur l’articulation entre les deux dispositifs, l’aide nationale et les aides spécifiques de la Polynésie, que nous devons travailler."
Sur l’impossibilité de voir certains agents revenir dans leur pays, David Amiel a renvoyé la balle au gouvernement local qui refuse "de renouveler certaines mises à disposition d’agents dont le centre des intérêts matériels et moraux avait pourtant été reconnu".
"Quand elles sont tardives, ces décisions placent les agents et l’administration d’origine dans une situation très difficile", a-t-il repris, comme une réponse à la question de la veille posée par Mereana Reid-Arbelot.
Quant au sujet de la PSI pour les fonctionnaires polynésiens envoyés en métropole… il faudra probablement attendre une nouvelle question à l’Assemblée nationale, ou un nouveau gouvernement.