Tahiti, le 2 juillet 2026 - La ministre de l’Éducation, Samantha Bonet-Tirao, vient d’être nommée inspectrice de l’Éducation nationale de classe normale sur la liste d’aptitude sortie officiellement le 1er juillet, une fonction pour laquelle elle a postulé deux mois après avoir été nommée ministre. Selon le règlement en vigueur, elle devrait prendre ses fonctions au 1er septembre 2026 et donc démissionner de son ministère. À défaut, elle serait radiée du corps des inspecteurs.
À peine nommée, et déjà sur le départ ? La ministre de l’Éducation, Samantha Bonet-Tirao, vient d’être nommée par le ministère de l’Éducation nationale, par liste d’aptitude, pour accéder au corps des inspecteurs de l’Éducation nationale (IEN), année 2026. Une belle promotion qui va lui causer un vrai cas de conscience. Démissionner de son poste de ministre pour embrasser sa nouvelle carrière ou rester ministre, quitte à être radiée de ce même corps.
Pour accéder à ces nouvelles fonctions, la ministre devait se manifester en début d’année 2026. Au titre de cette même année, la capacité d’accueil des candidats de la liste d’aptitude des IEN s’élevait à 30. Pour cela, il fallait “être fonctionnaire titulaire appartenant à un corps d'enseignement, d'éducation, à celui des psychologues de l’Éducation nationale ou des personnels de direction d'établissement d'enseignement ou de formation relevant du ministre chargé de l'Éducation nationale et justifier de dix années de services effectifs accomplis en qualité de fonctionnaire titulaire dans l’un des corps mentionnés ci-dessus”.
Les agents devaient candidater à partir du 3 avril, soit près de deux mois après sa nomination au poste de ministre de l’Éducation par Moetai Brotherson. Un choix difficilement compréhensible pour une ministre en fonction qui ne savait alors pas, manifestement, si elle allait rester.
De plus, les conditions d’affectation restent assez strictes. “Il est par ailleurs rappelé que les candidats doivent être préparés à une réelle mobilité géographique car ils se verront proposer des postes en fonction des nécessités de service, à l’issue des opérations de mobilité des titulaires et d’affectation des lauréats des concours”.
Surtout, la ministre, qui joue donc sur les deux tableaux, pourrait avoir une grosse déconvenue en cas de refus du poste pour rester dans le gouvernement. “Toute proposition de poste refusée par l’agent entraînera la radiation de la liste d’aptitude ou l’impossibilité de procéder au détachement ou à l’intégration”.
En Polynésie française, six lauréats ont réussi l’épreuve d’admissibilité. Ils se sont présentés au concours, ont suivi une formation et auraient pu prétendre légitimement à cette inscription par voie de liste d’aptitude. Mais ces derniers n’ont pas eu cette opportunité. Certains évoquent déjà une forme de prise illégale d’intérêt sur le sujet, mécontents d’avoir été reçus au concours et de ne pas pouvoir bénéficier d’un poste.
Tahiti Infos a essayé de contacter, en vain, la ministre de l’Éducation tout ce jeudi. Son cabinet et le service communication de la présidence ont tout juste répondu que cette dernière “ne souhaitait pas s’exprimer pour le moment”.
Ce n’est finalement qu’après la mise en ligne de l’article que la communication de la présidence a indiqué finalement que "la ministre ne compte pas démissionner".
À peine nommée, et déjà sur le départ ? La ministre de l’Éducation, Samantha Bonet-Tirao, vient d’être nommée par le ministère de l’Éducation nationale, par liste d’aptitude, pour accéder au corps des inspecteurs de l’Éducation nationale (IEN), année 2026. Une belle promotion qui va lui causer un vrai cas de conscience. Démissionner de son poste de ministre pour embrasser sa nouvelle carrière ou rester ministre, quitte à être radiée de ce même corps.
Pour accéder à ces nouvelles fonctions, la ministre devait se manifester en début d’année 2026. Au titre de cette même année, la capacité d’accueil des candidats de la liste d’aptitude des IEN s’élevait à 30. Pour cela, il fallait “être fonctionnaire titulaire appartenant à un corps d'enseignement, d'éducation, à celui des psychologues de l’Éducation nationale ou des personnels de direction d'établissement d'enseignement ou de formation relevant du ministre chargé de l'Éducation nationale et justifier de dix années de services effectifs accomplis en qualité de fonctionnaire titulaire dans l’un des corps mentionnés ci-dessus”.
Les agents devaient candidater à partir du 3 avril, soit près de deux mois après sa nomination au poste de ministre de l’Éducation par Moetai Brotherson. Un choix difficilement compréhensible pour une ministre en fonction qui ne savait alors pas, manifestement, si elle allait rester.
De plus, les conditions d’affectation restent assez strictes. “Il est par ailleurs rappelé que les candidats doivent être préparés à une réelle mobilité géographique car ils se verront proposer des postes en fonction des nécessités de service, à l’issue des opérations de mobilité des titulaires et d’affectation des lauréats des concours”.
Surtout, la ministre, qui joue donc sur les deux tableaux, pourrait avoir une grosse déconvenue en cas de refus du poste pour rester dans le gouvernement. “Toute proposition de poste refusée par l’agent entraînera la radiation de la liste d’aptitude ou l’impossibilité de procéder au détachement ou à l’intégration”.
En Polynésie française, six lauréats ont réussi l’épreuve d’admissibilité. Ils se sont présentés au concours, ont suivi une formation et auraient pu prétendre légitimement à cette inscription par voie de liste d’aptitude. Mais ces derniers n’ont pas eu cette opportunité. Certains évoquent déjà une forme de prise illégale d’intérêt sur le sujet, mécontents d’avoir été reçus au concours et de ne pas pouvoir bénéficier d’un poste.
Tahiti Infos a essayé de contacter, en vain, la ministre de l’Éducation tout ce jeudi. Son cabinet et le service communication de la présidence ont tout juste répondu que cette dernière “ne souhaitait pas s’exprimer pour le moment”.
Ce n’est finalement qu’après la mise en ligne de l’article que la communication de la présidence a indiqué finalement que "la ministre ne compte pas démissionner".