​La dissolution a "contribué à quasiment flinguer l'économie française", assure Attal


Paris, France, le 16 septembre 2026. Le candidat à la présidentielle Gabriel Attal a affirmé mercredi que la dissolution de l'Assemblée nationale en 2024 avait "contribué à quasiment flinguer l'économie française", comparant les performances actuelles de la France à celles plus favorables du temps où il était à Matignon.


"Tout est parti en live, entre guillemets, avec cette dissolution qui a contribué à quasiment flinguer l'économie française", a affirmé le candidat de Renaissance lors d'une intervention au "FDDAY", un événement consacré aux start-ups qui se tient à Paris.

Sans citer le chef de l'Etat Emmanuel Macron, qui a choisi de dissoudre l'Assemblée nationale au soir des élections européennes le 9 juin 2024, M. Attal a regretté cette décision, rappelant certains chiffres du temps où il était à Matignon.

"Avant, à l'époque où je suis Premier ministre, les taux (d'emprunt de la France), c'était en moyenne entre 1,2% et 1,5%. Aujourd'hui, on est à 4,5%", a souligné le candidat Renaissance qui s'efforce de se démarquer de l'héritage d'Emmanuel Macron.

"Avant la dissolution, on arrivait à tutoyer les 2% de croissance. Aujourd'hui, on est quasiment en croissance nulle", a ajouté l'ancien chef du gouvernement, qui a également évoqué un taux de chômage à 7,5% lorsqu'il était à Matignon alors "qu'on se rapproche des 9%" aujourd'hui.

"Malheureusement, la dissolution a entraîné une grande instabilité politique et donc économique", a regretté Gabriel Attal, qui a dû céder dans la foulée son poste de Premier ministre au LR Michel Barnier.

Distancé par Edouard Philippe dans les sondages, le candidat de Renaissance a également estimé qu'il n'y avait "pas de fatalité" à l'endettement de la France, qui a explosé en 2024 alors qu'il était à Matignon pour dépasser les 3.000 milliards d'euros.

Pour défendre sa gestion des comptes publics, Gabriel Attal a rappelé que l'Insee avait "démontré" que cette année-là, "pour la première fois depuis 15 ans, l'Etat a dépensé moins que l'année précédente parce que l'on a assumé de faire un certain nombre d'économies".

"Il faut être clair : 60% de notre dépense publique, c'est de la dépense sociale et dans celle-ci, la majorité sont des dépenses de retraite", a ajouté l'ex-Premier ministre, appelant à "assumer des économies sur la dépense sociale".

Face à un public issu du secteur de la tech, Gabriel Attal a également plaidé pour que "l'Etat et les collectivités locales fassent comme tous les grands groupes aujourd'hui" : "utiliser l'IA pour faire mieux avec moins et gagner en productivité".

Il a réitéré son engagement pour que la France "redevienne la première puissance de l'UE dans dix ans" avec plusieurs "chantiers capitaux", dont l'IA, qu'il a présentée comme "une condition pour la prospérité des générations futures".

Rédigé par AFP le Mercredi 16 Septembre 2026 à 10:19 | Lu 77 fois