Paris, France, le 12 octobre 2026. Pour des alliés de l'Ukraine et beaucoup d'internautes, les récentes attaques de centres de données russes ont permis de réduire drastiquement l'activité de propagande et de désinformation en ligne du Kremlin mais certains experts tempèrent ces affirmations.
Ces contenus "dans mon propre fil d’actualité ont déjà chuté de manière spectaculaire", s'est réjoui auprès de son million d'abonnés sur X l'opposant russe en exil Garry Kasparov.
Comme lui, de nombreux internautes affirment constater lundi une plus faible présence sur leurs réseaux de contenus favorables à Donald Trump, prorusses ou en soutien de l'AfD allemande, un parti antimigrants et prorusse.
Selon eux, il s'agit d'un effet direct des frappes contre des centres de données russes qui ont coupé la route aux "bots" russes, ces programmes informatiques autonomes servant à propager de manière très large des contenus de piètre qualité, souvent de la propagande et/ou de la désinformation.
Le sujet a occupé lundi une partie du Forum de Varsovie sur la Sécurité : le Premier ministre lituanien Mindaugas Sinkevicius a recommandé ce type d'attaques pour garantir la sécurité des prochaines élections dans son pays et en Pologne.
"Nous devrions demander à M. Zelensky de frapper plus de centres de données en Russie, je pense que ça pourrait aider", a-t-il déclaré.
Depuis que l'Ukraine a commencé à viser des centres de données russes, "il est soudainement devenu un peu plus facile de respirer sur de nombreuses plateformes de réseaux sociaux", a affirmé le président ukrainien Volodymyr Zelensky, à ce même Forum.
"Il y avait moins de haine, moins de division et moins de provocations. Parce qu'il y avait moins de bots", a-t-il assuré.
Trois attaques ont été signalées la semaine dernière contre des installations de Yandex, surnommé le "Google russe", qui gère le moteur de recherche le plus populaire de Russie, ainsi que des applications de commande de repas et de taxis, comptant des dizaines de millions d'usagers.
Ces attaques ont logiquement entraîné une chute du trafic internet provenant de Yandex.
Ces contenus "dans mon propre fil d’actualité ont déjà chuté de manière spectaculaire", s'est réjoui auprès de son million d'abonnés sur X l'opposant russe en exil Garry Kasparov.
Comme lui, de nombreux internautes affirment constater lundi une plus faible présence sur leurs réseaux de contenus favorables à Donald Trump, prorusses ou en soutien de l'AfD allemande, un parti antimigrants et prorusse.
Selon eux, il s'agit d'un effet direct des frappes contre des centres de données russes qui ont coupé la route aux "bots" russes, ces programmes informatiques autonomes servant à propager de manière très large des contenus de piètre qualité, souvent de la propagande et/ou de la désinformation.
Le sujet a occupé lundi une partie du Forum de Varsovie sur la Sécurité : le Premier ministre lituanien Mindaugas Sinkevicius a recommandé ce type d'attaques pour garantir la sécurité des prochaines élections dans son pays et en Pologne.
"Nous devrions demander à M. Zelensky de frapper plus de centres de données en Russie, je pense que ça pourrait aider", a-t-il déclaré.
Depuis que l'Ukraine a commencé à viser des centres de données russes, "il est soudainement devenu un peu plus facile de respirer sur de nombreuses plateformes de réseaux sociaux", a affirmé le président ukrainien Volodymyr Zelensky, à ce même Forum.
"Il y avait moins de haine, moins de division et moins de provocations. Parce qu'il y avait moins de bots", a-t-il assuré.
Trois attaques ont été signalées la semaine dernière contre des installations de Yandex, surnommé le "Google russe", qui gère le moteur de recherche le plus populaire de Russie, ainsi que des applications de commande de repas et de taxis, comptant des dizaines de millions d'usagers.
Ces attaques ont logiquement entraîné une chute du trafic internet provenant de Yandex.
- Graphique -
Il "avait déjà baissé d'environ 35% après l'attaque du site de Sasovo, puis a chuté de 99% par rapport à la semaine dernière vers 00H30 GMT le 11 octobre, à la suite de la fermeture du site de Vladimir, selon le groupe", a expliqué Cloudflare Radar qui étudie et analyse le trafic internet dans le monde.
De nombreux internautes ont interprété des graphiques de Cloudflare Radar comme étant la preuve de la réduction massive de l'activité des "bots", eux-mêmes impliqués dans la désinformation et la propagande.
"Si cela est confirmé, c'est révélateur : les centres de données russes sont touchés et l'activité en ligne autour de l'AfD s'effondre soudainement", a écrit sur X l'eurodéputé tchèque Tomas Zdechovsky (PPE, droite).
Toutefois, des experts de la propagande russe en ligne soulignent qu'il est épineux d'établir pour l'heure une telle relation de cause à effet.
"Aucun élément ne permet pour l’instant d’étayer l’affirmation selon laquelle l'attaque des centres de données aurait réduit au silence les +fermes à trolls+ du Kremlin", affirme ainsi Nikola Tulechki, un spécialiste du suivi des opérations de désinformation en ligne pour l'association "Data for Good".
Tous les messages sur les réseaux "citent et montrent un graphique de Cloudflare qui est mal interprété. Ce graphique montre une baisse des requêtes automatisées provenant d'un réseau contrôlé par Yandex vers les sites internet" et non pas des bots sur les réseaux sociaux, insiste cet expert, interrogé par l'AFP.
Le collectif Antibot4Navalny, qui traque les opérations d'influence en lien avec la Russie, juge aussi que la lecture des graphiques de Cloudflare Radar est erronée et "n'a rien à voir avec les (bots sur les) réseaux sociaux".
"À ceux qui laissent entendre que les fermes de bots et de trolls contrôlées par le Kremlin se sont tues après que l'Ukraine a frappé un centre de données Yandex, (...) désolé de vous décevoir", a ajouté le collectif sur X.
De nombreux internautes ont interprété des graphiques de Cloudflare Radar comme étant la preuve de la réduction massive de l'activité des "bots", eux-mêmes impliqués dans la désinformation et la propagande.
"Si cela est confirmé, c'est révélateur : les centres de données russes sont touchés et l'activité en ligne autour de l'AfD s'effondre soudainement", a écrit sur X l'eurodéputé tchèque Tomas Zdechovsky (PPE, droite).
Toutefois, des experts de la propagande russe en ligne soulignent qu'il est épineux d'établir pour l'heure une telle relation de cause à effet.
"Aucun élément ne permet pour l’instant d’étayer l’affirmation selon laquelle l'attaque des centres de données aurait réduit au silence les +fermes à trolls+ du Kremlin", affirme ainsi Nikola Tulechki, un spécialiste du suivi des opérations de désinformation en ligne pour l'association "Data for Good".
Tous les messages sur les réseaux "citent et montrent un graphique de Cloudflare qui est mal interprété. Ce graphique montre une baisse des requêtes automatisées provenant d'un réseau contrôlé par Yandex vers les sites internet" et non pas des bots sur les réseaux sociaux, insiste cet expert, interrogé par l'AFP.
Le collectif Antibot4Navalny, qui traque les opérations d'influence en lien avec la Russie, juge aussi que la lecture des graphiques de Cloudflare Radar est erronée et "n'a rien à voir avec les (bots sur les) réseaux sociaux".
"À ceux qui laissent entendre que les fermes de bots et de trolls contrôlées par le Kremlin se sont tues après que l'Ukraine a frappé un centre de données Yandex, (...) désolé de vous décevoir", a ajouté le collectif sur X.