​L’OFC prend position contre Infantino


Tahiti le 13 août 2018. À l'issue de sa réunion du 12 août, le Comité exécutif de la Confédération océanienne de football (OFC) a examiné les récents développements concernant la proposition FIFA Forward Enterprise (FFE) et s'est positionnée contre le projet de Gianni Infantino, le patron de la FIFA. La Nouvelle-Zélande va plus loin en lui retirant sa confiance.


Le Comité exécutif de l'OFC, salue à cette occasion la décision de la FIFA de retirer sa proposition FFE et son engagement à réexaminer les enjeux liés à ce projet. Une prise de position qui intervient bien après celle de l’UEFA (Europe), de la CONCACAF (Amérique du Nord) et de l’AFC (Asie).

"La bonne gouvernance, la transparence et le respect des processus institutionnels établis sont fondamentaux pour une administration efficace et un développement durable du football", rappelle l’OFC. "Ces principes sont essentiels à tous les niveaux du jeu et doivent être respectés de manière constante par tous les acteurs du football."

Le communiqué est nettement moins saignant que ceux envoyés par les autres confédérations continentales, expliquant que l’OFC demeure "attachée à un dialogue constructif et à une collaboration étroite avec ses associations membres, la FIFA, les autres confédérations et tous les acteurs du football, afin de garantir que le football continue de prospérer dans le monde entier."
 

​La Fédération Néo-zélandaise de Football retire son soutien à Infantino

Le même jour, la Fédération néo-zélandaise de football a annoncé retirer son soutien au patron de la Fifa Gianni Infantino et a appelé à un examen indépendant de son projet décrié, puis avorté, d'ouvrir la Fifa à des investisseurs privés.

"Après mûre réflexion, la NZF estime que certaines décisions et actions au sein de la Fifa ont contribué à une rupture de la confiance et à une aggravation des divisions au sein du football international", a déclaré l'association, avant d'ajouter : "Un examen indépendant est nécessaire pour rétablir la confiance".

"Ce moment représente une occasion pour toutes les associations membres de la Fifa de plaider en faveur d'une gouvernance renforcée, d'une plus grande responsabilité et d'une plus grande transparence, qui sont fondamentales pour maintenir la confiance dans la gestion du football mondial", a encore estimé l'association.

Le citoyen suisse, candidat à sa propre succession à la tête de la Fifa, est embourbé dans une crise depuis la divulgation de son projet contesté et finalement abandonné d'ouverture de la Fifa à des investisseurs privés.

Rédigé par Bertrand Prévost (avec AFP) le Jeudi 13 Aout 2026 à 18:48 | Lu 313 fois