Pour ce podium (top 3 de droite à gauche), les délibérations du jury étaient serrées.
Tahiti, le 21 avril 2026 - L’École hôtelière de Tahiti a accueilli ce mardi la finale territoriale du concours du croissant au beurre d’Isigny 2026. Et c’est Kohai Tchong qui s’est imposée parmi les neuf élèves candidats, départagés par un jury de professionnels.
La main à la pâte était mise, ce mardi, à l’École hôtelière de Tahiti. Fabrication, beurrage, tourage, détaillage : les candidats avaient quatre heures pour réaliser 24 pièces parmi les plus belles et tenter de remporter la finale territoriale du concours du croissant au beurre d’Isigny 2026, référence incontournable de la viennoiserie haut de gamme. L’enjeu : deux places qualificatives pour la finale nationale du concours du croissant au beurre d’Isigny, qui devrait se dérouler au printemps 2027 dans l’Hexagone. À la clé, un accompagnement avec un professeur, entièrement pris en charge. Une première puisque lors de la première et unique édition en 2020, l’étudiant qui avait gagné n’avait pas pu se rentre à la finale à cause du Covid.
Ils étaient neuf élèves de bac professionnel boulangerie-pâtisserie de l’École hôtelière de Punaauia en compétition. Un air de Top Chef flottait dans les cuisines ce mardi matin et, à certains moments, le stress s’est fait ressentir. Heifara Taraufau, élève de première, l’admet : “J’ai fait des petites fautes”, sans pour autant perdre de vue la victoire. Passionné de boulangerie grâce à sa maman, il souhaite ouvrir “une petite boulangerie” après son diplôme. À côté de lui, Revanui Roustan dit également rencontrer des “petites” difficultés, notamment lors du routage, mais elle finira tout de même deuxième du concours.
La main à la pâte était mise, ce mardi, à l’École hôtelière de Tahiti. Fabrication, beurrage, tourage, détaillage : les candidats avaient quatre heures pour réaliser 24 pièces parmi les plus belles et tenter de remporter la finale territoriale du concours du croissant au beurre d’Isigny 2026, référence incontournable de la viennoiserie haut de gamme. L’enjeu : deux places qualificatives pour la finale nationale du concours du croissant au beurre d’Isigny, qui devrait se dérouler au printemps 2027 dans l’Hexagone. À la clé, un accompagnement avec un professeur, entièrement pris en charge. Une première puisque lors de la première et unique édition en 2020, l’étudiant qui avait gagné n’avait pas pu se rentre à la finale à cause du Covid.
Ils étaient neuf élèves de bac professionnel boulangerie-pâtisserie de l’École hôtelière de Punaauia en compétition. Un air de Top Chef flottait dans les cuisines ce mardi matin et, à certains moments, le stress s’est fait ressentir. Heifara Taraufau, élève de première, l’admet : “J’ai fait des petites fautes”, sans pour autant perdre de vue la victoire. Passionné de boulangerie grâce à sa maman, il souhaite ouvrir “une petite boulangerie” après son diplôme. À côté de lui, Revanui Roustan dit également rencontrer des “petites” difficultés, notamment lors du routage, mais elle finira tout de même deuxième du concours.
Valoriser le métier de la boulangerie
Pour les encadrer, leurs professeurs étaient présents à leurs côtés. L’œil de l’enseignant Pierre Bouclé est aiguisé : “Pour faire un bon croissant, il faut qu’il y ait une bonne texture du beurre. Et ensuite, il faut que le beurre soit amené à la bonne température. S’il est trop froid, il risque d’éclater. S’il est trop chaud, il risque de se mélanger avec la pâte. Dans ce cas-là, il ne gonflera pas”, explique-t-il. Son collègue Bruno Brêteau ajoute : “Le beurre est un peu plus plastique que celui que l’on utilise habituellement. Nous, on est là pour les entraîner, les motiver, les rassurer”, toujours avec bienveillance. En deux mots, selon lui, le croissant doit être “léger et feuilleté”. Pas facile, puisqu’“il faut vraiment qu’il y ait une très bonne régularité et un très bon travail du beurre, qui est mis sous différentes couches pour pouvoir bloquer la molécule d’eau. Ensuite, ils sont jugés sur l’aspect physique, la texture, le goût, mais aussi la régularité, parce qu’il faut qu’ils aient le moins de pertes possible”, développe le professeur Pierre Bouclé. Petite difficulté de ce beurre tout de même : “Il ne faut pas trop le toucher”, pointe Philippe Nicolle, responsable boulangerie-pâtisserie chez Newrest et membre du jury. Les réalisations sont évaluées selon des critères rigoureux : qualité du feuilletage, régularité et cuisson, texture intérieure, goût et équilibre aromatique, et présentation visuelle.
Mais derrière ce concours, l’un des objectifs dépasse les élèves : valoriser le métier de la boulangerie. Dans les prochaines années, la direction pédagogique du lycée hôtelier a l’idée de mettre en place une certification boulangerie, afin que les élèves puissent aller plus loin après le bac et ne soient pas obligés de se rendre en métropole pour continuer des études. Seule une certification pâtisserie existe actuellement au sein de l’établissement. Justement, un autre concours de pâtisserie devrait également être organisé dans l’année. “Le concours s’inscrit dans la mission éducative de l’École hôtelière de Tahiti pour révéler les professionnels de demain”, sourit l’équipe pédagogique.
La délibération a pris du temps, les deux premières candidates étant ex aequo. Après une demi-heure de dégustation, les membres du jury présidé par Giuseppe Manca (Lapizerria, Papeete) et des professionnels du secteur tels que Mickael Hautbois, Philippe Nicolle, Maxance Jouan, Thomas Malijenovsky, Haunui Teamo-Maitere-Bourat et Teina Hervé ont donné la victoire à Kohai Tchong, 16 ans.
Classement final :
1 Kohai Tchong
2 Revanui Roustan
3 Aidi Taaviri
4 Léa Bichette
5 Ratai Mahaa
6 Kehau Tepano
7 Heiura Tahi
8 Heifara Taraufau
9 Vaihinano Auti
2 Revanui Roustan
3 Aidi Taaviri
4 Léa Bichette
5 Ratai Mahaa
6 Kehau Tepano
7 Heiura Tahi
8 Heifara Taraufau
9 Vaihinano Auti