Ambiance assurée au lotissement Vaiopoia (Crédit : Anne-Charlotte Lehartel).
Tahiti, le 16 septembre 2026 – Le Fārereira’a Matahiapo bat son plein au cœur des six quartiers prioritaires de Papara. Chaque mercredi jusqu’à début décembre, la commune organise des ateliers gratuits à l’intention des séniors pour “créer du lien”, entre autres bienfaits. Sport, cuisine, artisanat, musique et danse, les participants interrogés sont enthousiastes, encourageant d’autres personnes à les rejoindre.
Chaque mercredi, l’ambiance est au beau fixe à Papara, où le Fārereira’a Matahiapo bat son plein. Pendant trois mois, du 2 septembre au 2 décembre, cette initiative portée par la commune, avec le soutien du Contrat de ville, vise à offrir quelques heures d’évasion et de convivialité aux personnes âgées de 60 ans et plus. Après une phase de test en 2025, le projet est reconduit à plus grande échelle pour cette deuxième édition.
“Cette année, les six quartiers participent, alors qu’ils n’étaient que trois l’an dernier”, explique Vaitiare Ueva-Mana, cheffe de projet Contrat de ville à Papara. Si le calendrier des animations est souvent tourné vers la jeunesse, les ainés ne sont pas en reste avec un programme sur-mesure. “C’est un projet de proximité pour éviter que les matahiapo se déplacent trop loin de chez eux. Chacun reste dans son quartier : ce sont les intervenants qui font le tour des groupes selon un planning prédéfini. L’objectif, c’est de les faire sortir en leur proposant des activités adaptées à leur mobilité : ça leur permet de se revoir, de faire des choses en commun et de créer du lien.” Natation, ‘ori tahiti, activités artistiques, recettes et artisanat sont notamment au programme. Les ateliers sont assurés par des intervenants locaux, en collaboration avec les référents de quartiers.
Chaque mercredi, l’ambiance est au beau fixe à Papara, où le Fārereira’a Matahiapo bat son plein. Pendant trois mois, du 2 septembre au 2 décembre, cette initiative portée par la commune, avec le soutien du Contrat de ville, vise à offrir quelques heures d’évasion et de convivialité aux personnes âgées de 60 ans et plus. Après une phase de test en 2025, le projet est reconduit à plus grande échelle pour cette deuxième édition.
“Cette année, les six quartiers participent, alors qu’ils n’étaient que trois l’an dernier”, explique Vaitiare Ueva-Mana, cheffe de projet Contrat de ville à Papara. Si le calendrier des animations est souvent tourné vers la jeunesse, les ainés ne sont pas en reste avec un programme sur-mesure. “C’est un projet de proximité pour éviter que les matahiapo se déplacent trop loin de chez eux. Chacun reste dans son quartier : ce sont les intervenants qui font le tour des groupes selon un planning prédéfini. L’objectif, c’est de les faire sortir en leur proposant des activités adaptées à leur mobilité : ça leur permet de se revoir, de faire des choses en commun et de créer du lien.” Natation, ‘ori tahiti, activités artistiques, recettes et artisanat sont notamment au programme. Les ateliers sont assurés par des intervenants locaux, en collaboration avec les référents de quartiers.
‘Ukulele, tressage et rēti’a
Ce mercredi matin, à la maison de quartier du lotissement Vaiopoia, les accords de ‘ukulele se sont mêlés aux éclats de rire. “Tous les ateliers sont super ! On ne s’ennuie pas : on a commencé par faire des couronnes, puis de la danse, et aujourd’hui, on se met à la musique. On adore la bringue, donc ça tombe bien”, confient plusieurs participantes. Enthousiasme partagé par l’animateur, Hitihaunui Teriitehau, à la fois musicien et chanteur : “Ça me plait d’échanger avec nos matahiapo. C’est différent de ce qu’on peut faire avec les jeunes. J’apprends aussi beaucoup avec eux, toujours dans la bonne humeur ! Je m’adapte aux capacités de chacun avec des percussions et d’autres instruments plus accessibles. L’idée, c’est que tout le monde participe.” Pour Miriama Mara, référente des séniors du quartier Teitiha’a, tout l’enjeu est désormais d’encourager davantage de personnes à participer. “C’est plus facile pour les femmes que pour les hommes !” remarque-t-elle.
Les meilleurs ambassadeurs du dispositif sont les bénéficiaires eux-mêmes, comme nous l’avons constaté à la pointe Enrich, où l’atelier tournait autour de la confection de chapeaux et paniers en nī’au, et de couronnes à base de feuilles de bananier. “C’est très plaisant, et c’est bon pour la tête et pour les mains !”, confie François Taiti, jeune retraité de 64 ans. “Vraiment, j’encourage les gens à nous rejoindre : c’est l’occasion d’apprendre de nouvelles choses et de se rencontrer”, poursuit Rosemonde Gap, ancienne employée en pharmacie qui fêtera bientôt ses 70 ans. Autre atelier à succès : la cuisine, où les recettes de rēti’a et de po’e faraoa et taro s’enchainent avec des dégustations à la clé, ainsi qu’un kaaku très attendu dans les prochaines semaines.
Inscriptions ouvertes
Plusieurs temps forts vont ponctuer ce Fārereira’a Matahiapo. “Chaque dernier mercredi du mois, tout le monde va se rassembler pour l’activité du jour, qui sera suivie d’un repas partagé. À la fin de cette édition, on a prévu d’inviter les élus et les partenaires pour une présentation des projets réalisés par les matahiapo”, conclut Vaitiare Ueva-Mana. Les inscriptions restent ouvertes auprès des agents communaux chargés de diffuser l’information sur le terrain, des référents de quartier ou de la Maison pour tous, joignable au 40 57 98 21. Pour l’heure, l’initiative attire une vingtaine de matahiapo chaque semaine.
Plus d’infos à la Maison pour tous de Papara ou par téléphone au 40 57 98 21.
Le tressage, “c’est bon pour la tête et pour les mains !”
Couronnes de fleurs et rēti’a à l’école Tiama’o.