​Dauphin Domingo repart à Hitia’a o te Ra


Dauphin Domingo, tête de liste de Tapura Amui no Hitia’a o te Ra, entouré de ses principaux colistiers (Crédit : Anne-Charlotte Lehartel).
Tahiti, le 8 mars 2026 – L’ancien maire de Hitia’a o te Ra, Dauphin Domingo, se présente aux élections municipales face à quatre autres listes, dont celle du tāvana sortant, Henri Flohr. Démis de ses fonctions de maire délégué de Tiarei en 2021, le candidat n’a pas dit son dernier mot : avec Tapura Amui no Hitia’a o te Ra, il met en avant “la priorité de l’eau”, tout en se prononçant en faveur du retrait des blocs de pierre en bord de route, de la construction d’un pont pour rétablir le passage des véhicules à Faaiti ou encore du développement durable de la vallée de Papeno’o.

 
Retraité du service de l’Équipement, où il a notamment exercé la fonction de “chef de la côte est”, Dauphin Domingo, 70 ans, continue de cultiver sa passion pour la pêche et la vanille. Veuf, père de trois enfants et grand-père de trois petits-enfants, il est natif de Tiarei.
 
Passé par le gouvernement d’Oscar Temaru en tant que ministre, il a également siégé à l’assemblée de la Polynésie française de 2004 à 2006. Mais il est plus particulièrement connu à Hitia’a o te Ra, où il se lance dans la course des élections municipales pour la sixième fois en tant que tête de liste. Il a notamment été maire de 2014 à 2020. Sa dernière mandature en tant que maire délégué de Tiarei a tourné court en 2021 : ses comptes de campagne avaient été rejetés pour dépôt tardif, ce qui lui avait valu une inéligibilité de trois mois.
 

​Eau, sécurité, développement


Tapura Amui no Hitia’a o te Ra, c’est le nom de la liste menée par Dauphin Domingo qui court sans étiquette politique. Il met en avant “une équipe jeune” et le soutien de ses trois principaux colistiers : à Hitia’a, Laurent (Alphonse) Saminadame, 64 ans, actuel maire délégué et soudeur dans le domaine de l’hydroélectricité à la retraite ; à Mahaena, Irène Tchioung Yao, 70 ans, ancienne responsable de la lingerie au centre hospitalier de la Polynésie française ; et à Papeno’o, Adèle Domingo, 60 ans, membre d’une association de protection de la vallée de Papeno’o, également bénévole auprès des jeunes et des matahiapo. Dans chaque section, ils annoncent leurs priorités : l’alimentation en eau potable à Hitia’a, la construction d’un pont pour rétablir le passage des véhicules dans le quartier Faaiti de Mahaena ou encore le développement durable de la vallée de Papeno’o, tant touristique qu’agricole.
 
À l’échelle de Hitia’a o te Ra, la distribution en eau revient régulièrement sur la table. “Ce n’est toujours pas terminé. Le maire n’a pas fait son travail”, estime Dauphin Domingo, questionnant la gestion financière d’Henri Flohr en la matière. “Si on gagne, ce sera notre priorité”, assure le candidat. Autre stratégie qu’il conteste noir sur blanc dans sa profession de foi : “retirer les cailloux” en bord de route. “C’est dangereux pour les usagers et la population ne peut même plus accéder aux bords de mer. Mais ce n’est pas retirer pour ne rien faire : il faut trouver une solution et accompagner les jeunes des car-bass en se mettant autour d’une table pour fixer un site et définir des règles”, précise l’une de ses colistières.
 
Parmi la vingtaine d’actions listées, Tapura Amui no Hitia’a o te Ra met notamment en avant une “amélioration du fonctionnement des services communaux en donnant des moyens matériels et administratifs de qualité”, mais aussi une “amélioration de la sécurité des zones habitées, surtout en bord de rivière et littoral”. Autre amélioration avancée : “les conditions de vie de nos enfants dans leur parcours scolaire.”
 
L’équipe poursuit ses visites et ses réunions publiques à Hitia’a, Mahaena, Tiarei et Papeno’o jusqu’au vendredi 13 mars.
 

Rédigé par Anne-Charlotte Lehartel le Dimanche 8 Mars 2026 à 16:12 | Lu 762 fois