©Symposium Gemvision
Tahiti, le 29 avril 2026 - Luc Arl, bijoutier installé à Tahiti, a remporté la plus haute distinction du Symposium Gemvision 2026 à la Nouvelle-Orléans grâce à une bague originale en forme de montagnes russes. Une victoire qui met en lumière le savoir-faire polynésien d'un créateur passionné.
Il y a 26 ans, Luc Arl atterrissait au Fenua. Il n’en est jamais reparti. L’enfant d’Aubervilliers (périphérie de Paris) est passé par la prestigieuse école Boulle presque par hasard. De fil en aiguille, doué en dessin et en création, premier des concours de l’école, il décroche son diplôme avant de poursuivre ses études à la Haute école de joaillerie de Paris.
Il exerce ensuite place Vendôme, où il travaille pour la marque de luxe Cartier et d'autres grandes maisons. Mais c’est finalement en Polynésie qu’il pose ses valises et reprend un magasin de bijoux iconique du centre-ville de Papeete avec Vainui, sa femme, en 2004.
Habitué des concours durant ses études, le créateur aime la compétition et se confronter aux autres. C’est donc pour cela qu’il s’inscrit au Symposium Gemvision 2026, événement de référence mondiale dans le domaine du design de bijoux numériques et rendez-vous majeur des designers de bijoux, experts CAO et acteurs clés de l’industrie joaillière. Pendant trois jours, créativité, technologie et savoir-faire se sont rencontrés pour redéfinir les standards de la conception joaillière à la Nouvelle-Orléans.
Il y a 26 ans, Luc Arl atterrissait au Fenua. Il n’en est jamais reparti. L’enfant d’Aubervilliers (périphérie de Paris) est passé par la prestigieuse école Boulle presque par hasard. De fil en aiguille, doué en dessin et en création, premier des concours de l’école, il décroche son diplôme avant de poursuivre ses études à la Haute école de joaillerie de Paris.
Il exerce ensuite place Vendôme, où il travaille pour la marque de luxe Cartier et d'autres grandes maisons. Mais c’est finalement en Polynésie qu’il pose ses valises et reprend un magasin de bijoux iconique du centre-ville de Papeete avec Vainui, sa femme, en 2004.
Habitué des concours durant ses études, le créateur aime la compétition et se confronter aux autres. C’est donc pour cela qu’il s’inscrit au Symposium Gemvision 2026, événement de référence mondiale dans le domaine du design de bijoux numériques et rendez-vous majeur des designers de bijoux, experts CAO et acteurs clés de l’industrie joaillière. Pendant trois jours, créativité, technologie et savoir-faire se sont rencontrés pour redéfinir les standards de la conception joaillière à la Nouvelle-Orléans.
Devant une centaine de personnes
“J’avoue que les concours, ce sont un peu nos vacances. Le reste de l’année, on ne fait pas de pause”, confie le père de deux filles. Des vacances alliées à la réussite puisque ce passionné par son métier a remporté le prix “Best in Show” du concours, soit la plus haute distinction des Gemvision Design Awards 2026, le 24 avril dernier. Une récompense qui équivaut à toutes les catégories réunies : innovation, design, technique et surtout prix du public.
Sous les regards de candidats essentiellement américains, c’est Tahiti qui aura rayonné.
Luc Arl reçoit dans la foulée un trophée, un ordinateur et surtout une main de Thanos (Marvel) signifiant toutes les catégories réunies. Un gant entreposé dans la vitrine de son magasin, rue du commandant Jean Gilbert à Papeete.
Une victoire qu’il résume en trois phrases : “Mettre en lumière le savoir-faire local, valoriser la créativité polynésienne et inspirer une nouvelle génération de designers”.
Aeris, une bague roller coasters
Celle qui l’a propulsé sur le devant de la scène, c’est cette bague aux couleurs de la Louisiane : violet, vert et or, un bijou de soirée qui se porte sur deux doigts. “Elle est conçue selon une architecture qui évoque les montagnes russes des parcs d’attractions, aussi appelées roller coasters”, développe le bijoutier. Cet objet “mobile” comporte une particularité : “Creuse, elle se présente comme un tube parcouru d’un sillon central faisant office de rail. De petits wagonnets y glissent tout autour de la bague, reliés à celle-ci par une rotule qui leur permet de circuler librement sous l’effet de la gravité. Je l’ai baptisée Aeris pour son caractère aérien”, poursuit fièrement le créatif Luc Arl.
Une inventivité qui n’a pas laissé les Américains de marbre. “On a tendance à se sous-estimer à Tahiti”, pensée que le bijoutier partage avec ses confrères et qu’il souhaite changer puisqu'il le dit bien : “Tahiti regorge d'artistes qui savent innover”.
Dans la continuité du prix, il voudrait développer la ligne de cette bague dont il peut être fier.
Celui qui a toujours aimé les belles choses a surtout fait ce concours pour gagner en notoriété et espère que cela va payer puisqu'il le concède, être artisan est compliqué entre copies de ses œuvres et coût des matières premières élevé.
Peut-être qu’un jour, il montera une école de bijouterie-joaillerie comme il en rêve, mais pour l’heure, il se consacre déjà à un nouveau concours sur lequel il ne peut pas confier d’information supplémentaire.
©LUC ARL