​Camille Cerf : “Une Miss parfaite, je crois que ça n'existe pas”


Tahiti le 23 juin 2026. Camille Cerf, Miss France 2015, est la présidente du jury Miss Tahiti 2026. Elle est aussi cette année la marraine de toutes les Miss régionales et de Hinaupoko Deveze. Elle se livre sur la préparation des candidates à l'élection de ce vendredi.


Camille cerf, présidente du jury, marraine de Miss France 2026, et marraine de la promo 2026 de toutes les candidates régionales, donc marraine de la future Miss Tahiti 2026. Ça fait beaucoup sur les épaules…
“Vous savez, après avoir vécu une année Miss France, on a les épaules larges. Et puis, en plus, c'est vraiment un plaisir d'accompagner ces Miss. Maintenant, ça fait 12 ans que j'ai été Miss France. Donc j'ai 12 ans d'expérience. Je pense que, normalement, je devrais réussir à les aider. Ce qu'elles traversent, je l'ai probablement traversé aussi.”
 
De Miss régionale à Miss France, il y a quand même des étapes. Qu'est-ce qui est le plus dur à anticiper ?
“Eh bien, justement, les responsabilités qui arrivent avec cette couronne et cette écharpe, même en tant que Miss régionale. La Miss Tahiti, ici, c'est vraiment une ambassadrice de la Polynésie française, une ambassadrice de la culture, une ambassadrice aussi de la jeunesse et de toutes les jeunes femmes. Donc, parfois, on est un petit peu acculé par le poids de ces responsabilités, par le fait de devoir être un modèle. On cherche parfois à être parfaite, alors que, moi, mon but, ça va être de les faire réaliser et comprendre que l'idée, ce n'est pas qu'elles soient parfaites. On n'attend de personne la perfection. Il faut qu'elles soient elles-mêmes, qu'elles choisissent bien leurs messages et qu'elles utilisent cette année de la meilleure des façons. Déjà, une Miss parfaite, je crois que ça n'existe pas, même si on essaye toutes d'y tendre. Et c'est ça qui est beau. Ce sont les imperfections dans lesquelles chacun va se reconnaître.”
 
Présidente du jury de cette année, c'est à la demande de Leïana Faugerat ?
“Oui, c'est Leïana qui nous a sollicités. Moi, j'ai une belle histoire avec Tahiti parce que, quand j'étais Miss France, je suis venue deux fois. Je suis revenue deux autres fois par la suite. J'avais rencontré les candidates de Miss Tahiti 2018, dont Vaimalama faisait partie, qui a été élue Miss France. J'étais là dans les moments clés. Maintenant, pour Hinaupoko, c'est moi qui suis sa marraine. Donc, je pense que je suis liée finalement à Tahiti.”
 
Et comment vous envisagez ce rôle de présidente de jury aujourd'hui face à 10 jeunes filles qui doivent avoir la peur au ventre ?
“C'est vrai que c'est un moment qui est assez émouvant parce que je sais que les filles sont stressées. J'ai envie, justement, de les détendre vis-à-vis de ça, de leur dire qu'il n'y a pas de mauvaises réponses, qu'évidemment, là, c'est un concours, mais qu'elles méritent toutes de gagner. Elles pourraient toutes gagner. Il n'y en a qu'une seule qui sera choisie, mais c'est un peu une question de destinée parfois et nos avis sont très subjectifs aussi. C'est tout l'intérêt d'avoir plusieurs membres dans le jury. Donc, il ne faut pas qu'elles se stressent trop. Le but, c'est surtout d'apprendre à les connaître. Il ne faut pas qu'elles essaient de jouer un rôle on veut juste savoir qui elles sont.”
 
Ce sont des jeunes filles qui n'ont pas nécessairement voyagé, qui n'ont pas rencontré de personnalités et qui, là, aujourd'hui, vont se retrouver devant vous, Marc Lavoine, Adriana Karambeu, ça va les impressionner.
“Oui, c'est sûrement très impressionnant. Même si le jury avait été sans personnalité, je pense qu'elles auraient été déjà très impressionnées. Le but, c'est vraiment de les détendre.”

Rédigé par Bertrand PREVOST le Mardi 23 Juin 2026 à 19:37 | Lu 252 fois