​Aux assises, un accusé aux "tendances pédophiles"


Tahiti, le 6 février 2026 – Au second jour du procès d'un septuagénaire poursuivi pour des viols incestueux, l'expert psychologue l'ayant examiné a dépeint le profil d'un homme pervers n'ayant aucune empathie. L'ex-épouse de l'accusé a quant à elle assuré qu'elle n'avait jamais eu connaissance des faits.
 
Depuis lundi, les jurés de la cour d'assises d'appel jugent un ancien entrepreneur du BTP de 70 ans accusé de viols par sa fille, sa petite-fille et sa fille fa’a’amu. Des faits niés par l'accusé qui crie au complot depuis le début de la procédure.
 
En ce second jour de procès, l'expert psychologue qui avait examiné le septuagénaire a dépeint un homme qui “se présente comme une victime” et se “drape dans des préceptes de la morale”, un “pervers” qui use de “séduction, manipulation et dissimulation”. Selon l'expert, qui a relevé que l'accusé usait souvent du mot “pute” pour désigner les victimes et les femmes en général, le septuagénaire a des “tendances pédophiles marquées”. Il présente un important risque de récidive et a une “tendance constante à projeter la responsabilité sur l'autre”.
 
Une “résurrection”
 
Après l'expert, c'est l'ex-femme de l'accusé qui s'est présentée à la barre pour évoquer les décennies passées à ses côtés. Elle a expliqué que son ex-conjoint était violent “moralement” et qu'elle avait vécu son divorce comme une “résurrection”. Alors que plusieurs témoins dans cette affaire avaient expliqué qu'elle avait été informée des faits, la femme a expliqué qu'elle n'était “pas du tout au courant”, qu'elle n'avait jamais constaté de “tensions” ou de tristesse chez sa petite-fille.
 
Entendue à la demande de l'accusé, l'une de ses belles filles qui avait elle aussi évoqué un “complot”, a assuré à la barre qu'elle n'avait “jamais” rien remarqué d'anormal venant du septuagénaire. Sous le feu des questions de la présidente de la cour et de l'avocat général, la jeune femme a concédé qu'elle ne savait “plus quoi en penser”. “Je me suis un peu perdue”, a-t-elle finalement expliqué. Interrogée à son tour, l'actuelle compagne de l'accusé qui l'a toujours soutenu a elle aussi indiqué qu'elle ne savait plus “que croire”.
 
Le procès s'achèvera vendredi avec les réquisitions et les plaidoiries des différentes parties.

Rédigé par Garance Colbert le Vendredi 6 Février 2026 à 06:21 | Lu 696 fois