Washington, États-Unis, le 4 novembre 2026. Coût de la vie, guerre impopulaire en Iran, président au plus bas dans les sondages, jeune génération désenchantée : au lendemain du revers sérieux subi par les républicains aux élections de mi-mandat mardi, le parti de Donald Trump examine les raisons de cette déroute.
"Trump était sur les bulletins de voix ce soir", a très vite réagi le député républicain Don Bacon.
"Le président avait une cote de popularité de 35% et les électeurs n'ont pas aimé les prix du carburant, le chaos, les droits de douane, la manière dont les alliés ont été malmenés et les accolades avec Poutine", a affirmé celui qui était déjà un critique fréquent de Donald Trump avant mardi.
Pour cet élu du Nebraska (centre), qui ne se présentait pas à sa réélection, "personne à la Maison Blanche n'est prêt à dire la vérité au président".
Si les "midterms" sont traditionnellement considérés comme un référendum sur le locataire de la Maison Blanche, les résultats de mardi ont été particulièrement sévères.
De la Géorgie au Texas, en passant par le Kansas, l'Iowa, mais aussi la Caroline du Sud, les candidats démocrates ont gagné dans ces États largement remportés par Donald Trump à la présidentielle de 2024.
Le vice-président JD Vance a lui-même livré un verdict candide : "La guerre est la raison de notre défaite."
Une raison "évidente pour quasiment tout le monde", a-t-il estimé dans un très long message sur X mercredi.
"Trump était sur les bulletins de voix ce soir", a très vite réagi le député républicain Don Bacon.
"Le président avait une cote de popularité de 35% et les électeurs n'ont pas aimé les prix du carburant, le chaos, les droits de douane, la manière dont les alliés ont été malmenés et les accolades avec Poutine", a affirmé celui qui était déjà un critique fréquent de Donald Trump avant mardi.
Pour cet élu du Nebraska (centre), qui ne se présentait pas à sa réélection, "personne à la Maison Blanche n'est prêt à dire la vérité au président".
Si les "midterms" sont traditionnellement considérés comme un référendum sur le locataire de la Maison Blanche, les résultats de mardi ont été particulièrement sévères.
De la Géorgie au Texas, en passant par le Kansas, l'Iowa, mais aussi la Caroline du Sud, les candidats démocrates ont gagné dans ces États largement remportés par Donald Trump à la présidentielle de 2024.
Le vice-président JD Vance a lui-même livré un verdict candide : "La guerre est la raison de notre défaite."
Une raison "évidente pour quasiment tout le monde", a-t-il estimé dans un très long message sur X mercredi.
Valeurs "abandonnées"
Le conflit contre l'Iran, déclenché en février aux côtés d'Israël, a toujours été largement impopulaire dans les enquêtes d'opinion auprès des Américains.
Et ses conséquences, notamment sur les prix des carburants, n'ont fait qu'aggraver la crise du coût de la vie aux États-Unis, l'un des facteurs principaux de ce vote sanction contre les républicains et Donald Trump.
"Après l'ère Biden, les Américains voulaient une économie qui roulait pour eux", a souligné le sénateur républicain John Curtis.
"À la place, ils ont reçu une guerre exécutée à la hâte, gros titre après gros titre de scandales, une dette qui gonfle à 40.000 milliards de dollars, et des droits de douane imprévisibles", a ajouté l'élu de l'Utah, qui a appelé à "un retour aux valeurs de principes des conservateurs", des valeurs "abandonnées au fil de la dernière décennie".
La Maison Blanche, de son côté, a préféré faire porter le blâme en partie sur le choix offert aux électeurs.
"La qualité des candidats compte, et le président Trump a fait un meilleur boulot pour promouvoir les candidats au scrutin que les candidats eux-mêmes", a affirmé à l'AFP un responsable de l'exécutif, sous couvert d'anonymat.
Et ses conséquences, notamment sur les prix des carburants, n'ont fait qu'aggraver la crise du coût de la vie aux États-Unis, l'un des facteurs principaux de ce vote sanction contre les républicains et Donald Trump.
"Après l'ère Biden, les Américains voulaient une économie qui roulait pour eux", a souligné le sénateur républicain John Curtis.
"À la place, ils ont reçu une guerre exécutée à la hâte, gros titre après gros titre de scandales, une dette qui gonfle à 40.000 milliards de dollars, et des droits de douane imprévisibles", a ajouté l'élu de l'Utah, qui a appelé à "un retour aux valeurs de principes des conservateurs", des valeurs "abandonnées au fil de la dernière décennie".
La Maison Blanche, de son côté, a préféré faire porter le blâme en partie sur le choix offert aux électeurs.
"La qualité des candidats compte, et le président Trump a fait un meilleur boulot pour promouvoir les candidats au scrutin que les candidats eux-mêmes", a affirmé à l'AFP un responsable de l'exécutif, sous couvert d'anonymat.
Revirement des jeunes et latinos
Derrière la lourde défaite, les chiffres pointent aussi vers un écroulement du soutien d'une partie de l'électorat qui avait porté Donald Trump une nouvelle fois au pouvoir en 2024.
"Nous avons vu beaucoup de jeunes électeurs, particulièrement les jeunes hommes, passer du Parti républicain à un vote pour le Parti démocrate", souligne Todd Belt, politologue à l'université George Washington.
Un revirement de plus de 30 points par rapport à 2024, selon les estimations du New York Times.
Le vote hispanique, au plus haut pour un républicain il y a deux ans, a connu une volte-face majeure de près de 30 points aussi, souligne le quotidien new-yorkais.
"Pour leur part, les électeurs latinos ont répliqué haut et fort", a estimé Vanessa Cárdenas, directrice exécutive de l'organisation pro-migrants America's Voice, qui a salué une participation "record".
"Pendant deux ans, ils ont eu une cible dans le dos, quel que soit leur statut de citoyenneté, simplement en raison de leur apparence ou de la langue qu'ils parlent", a ajouté la responsable, pointant les dérives de la police de l'immigration (ICE) depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.
"Nous avons vu beaucoup de jeunes électeurs, particulièrement les jeunes hommes, passer du Parti républicain à un vote pour le Parti démocrate", souligne Todd Belt, politologue à l'université George Washington.
Un revirement de plus de 30 points par rapport à 2024, selon les estimations du New York Times.
Le vote hispanique, au plus haut pour un républicain il y a deux ans, a connu une volte-face majeure de près de 30 points aussi, souligne le quotidien new-yorkais.
"Pour leur part, les électeurs latinos ont répliqué haut et fort", a estimé Vanessa Cárdenas, directrice exécutive de l'organisation pro-migrants America's Voice, qui a salué une participation "record".
"Pendant deux ans, ils ont eu une cible dans le dos, quel que soit leur statut de citoyenneté, simplement en raison de leur apparence ou de la langue qu'ils parlent", a ajouté la responsable, pointant les dérives de la police de l'immigration (ICE) depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.