Tahiti, le 31 janvier 2021 - Outre les peines de prison ferme prononcées le 28 janvier à l'encontre des prévenus impliqués dans un trafic d'ice à Faa'a, le tribunal correctionnel a également ordonné la saisie de nombreux biens leur appartenant. Montres, voitures, jet ski, scooters, biens fonciers : au total, ce sont 72 millions de Fcfp de biens qui seront revendus.
Le 28 janvier, le tribunal correctionnel a condamné six individus, dont une femme, impliqués dans un trafic d'ice organisé à Faa'a qui a importé 1,7 kilo de méthamphétamine entre les États-Unis et la Polynésie de courant 2018 à décembre 2020. Mais la juridiction a également ordonné la saisie de nombreux biens appartenant aux prévenus les plus lourdement mis en cause, pour un montant total de 72 millions de Fcfp.
Les deux hommes considérés comme ayant été les têtes de ce réseau, Vincent Yen Tchin Soi et Temarii Tinorua, tous deux condamnés à cinq ans ferme, ont ainsi vu leur patrimoine lourdement amputé. Le premier s'est ainsi fait saisir l'intégralité de ses biens dans le cadre de la procédure dont deux parcelles de terrain de 460 et 1200 m2, deux voitures, un scooter et plusieurs iphone. Le second a quant à lui perdu deux voitures, un jet ski, neuf montres et des téléphones.
Origine frauduleuse
Le tribunal correctionnel a également ordonné la saisie de plusieurs biens appartenant à la maîtresse de Temarii Tinorua, Paola Teihotaata. Employée par la commune de Faa'a en qualité d'assistante de direction pour un salaire mensuel de 450 000 Fcfp, la quadragénaire avait été condamnée à 12 mois de prison avec sursis et avait obtenu l'exclusion de cette condamnation du volet B2 de son casier judiciaire. Le tribunal a ordonné la saisie de trois véhicules lui appartenant ainsi que de 350 000 Fcfp en numéraire. Hormis les biens fonciers qui seront revendus par France Domaine, un service de l'État, les autres biens saisis seront revendus par un commissaire-priseur.
Lors d'un interview accordé à Tahiti Infos le 6 janvier, le procureur de la République avait rappelé que la saisie est une "arme efficace" dans le domaine de la lutte contre le trafic d'ice : "En matière de trafic de stupéfiants, je rappelle que nous n'avons pas à prouver l'origine frauduleuse des fonds ou des biens acquis. À partir du moment où un individu se livre au trafic, l'intégralité de son patrimoine, quelle que soit son origine, peut être saisi ou confisqué. La saisie est une arme efficace."
Le 28 janvier, le tribunal correctionnel a condamné six individus, dont une femme, impliqués dans un trafic d'ice organisé à Faa'a qui a importé 1,7 kilo de méthamphétamine entre les États-Unis et la Polynésie de courant 2018 à décembre 2020. Mais la juridiction a également ordonné la saisie de nombreux biens appartenant aux prévenus les plus lourdement mis en cause, pour un montant total de 72 millions de Fcfp.
Les deux hommes considérés comme ayant été les têtes de ce réseau, Vincent Yen Tchin Soi et Temarii Tinorua, tous deux condamnés à cinq ans ferme, ont ainsi vu leur patrimoine lourdement amputé. Le premier s'est ainsi fait saisir l'intégralité de ses biens dans le cadre de la procédure dont deux parcelles de terrain de 460 et 1200 m2, deux voitures, un scooter et plusieurs iphone. Le second a quant à lui perdu deux voitures, un jet ski, neuf montres et des téléphones.
Origine frauduleuse
Le tribunal correctionnel a également ordonné la saisie de plusieurs biens appartenant à la maîtresse de Temarii Tinorua, Paola Teihotaata. Employée par la commune de Faa'a en qualité d'assistante de direction pour un salaire mensuel de 450 000 Fcfp, la quadragénaire avait été condamnée à 12 mois de prison avec sursis et avait obtenu l'exclusion de cette condamnation du volet B2 de son casier judiciaire. Le tribunal a ordonné la saisie de trois véhicules lui appartenant ainsi que de 350 000 Fcfp en numéraire. Hormis les biens fonciers qui seront revendus par France Domaine, un service de l'État, les autres biens saisis seront revendus par un commissaire-priseur.
Lors d'un interview accordé à Tahiti Infos le 6 janvier, le procureur de la République avait rappelé que la saisie est une "arme efficace" dans le domaine de la lutte contre le trafic d'ice : "En matière de trafic de stupéfiants, je rappelle que nous n'avons pas à prouver l'origine frauduleuse des fonds ou des biens acquis. À partir du moment où un individu se livre au trafic, l'intégralité de son patrimoine, quelle que soit son origine, peut être saisi ou confisqué. La saisie est une arme efficace."