Tahiti, le 28 septembre 2026 - Une semaine après une première condamnation pour violences sur son ex-compagne, un homme de 28 ans a de nouveau frappé la jeune femme sous les yeux de leur fils de 3 ans. Le parquet a requis deux ans de prison.
“Malheureusement, on est occupé par cinq dossiers de violence conjugales aujourd'hui”, concède le procureur à l'ouverture de l’audience de comparution immédiate, lundi. L’homme qui se présente devant le tribunal vient d'une petite île des Australes. À 28 ans, il est poursuivi pour avoir frappé son ex-compagne de 22 ans, qui s'est vu prescrire 14 jours d'Incapacité totale ou temporaire de travail (ITT), sous les yeux de leur fils de trois ans. La jeune femme, restée aux Australes, n'est pas présente.
Les faits remontent au dimanche 20 septembre. À 23h30, les gendarmes sont sollicités pour des violences conjugales. Le couple vit sous le même toit depuis cinq ans. Le prévenu, connu pour être jaloux, insulte sa compagne, “pense qu’elle fait des choses avec ses patrons” et la menace. Ce soir-là, il boit de la bière. Leur enfant s'agite, elle le ramène à la maison.
C’est à ce moment que le père de famille lance des objets au visage de sa conjointe (un bol, un téléphone) et frappe le petit garçon avec un balai ni'au.
À la barre, le prévenu assume : “Moi je le corrige avec le petit bâton. Je le tape pas au visage.” Le président lui rétorque sèchement : “On ne corrige plus comme ça, même les chiens.” L'homme dit alors avoir “peur” que, s’il corrige pas son fils, son fils “soit au-dessus” de lui. Mais ce jour, devant le tribunal, il n’est pas poursuivi pour des faits de violences sur le petit mais pour ceux sur son ex-conjointe.
“Malheureusement, on est occupé par cinq dossiers de violence conjugales aujourd'hui”, concède le procureur à l'ouverture de l’audience de comparution immédiate, lundi. L’homme qui se présente devant le tribunal vient d'une petite île des Australes. À 28 ans, il est poursuivi pour avoir frappé son ex-compagne de 22 ans, qui s'est vu prescrire 14 jours d'Incapacité totale ou temporaire de travail (ITT), sous les yeux de leur fils de trois ans. La jeune femme, restée aux Australes, n'est pas présente.
Les faits remontent au dimanche 20 septembre. À 23h30, les gendarmes sont sollicités pour des violences conjugales. Le couple vit sous le même toit depuis cinq ans. Le prévenu, connu pour être jaloux, insulte sa compagne, “pense qu’elle fait des choses avec ses patrons” et la menace. Ce soir-là, il boit de la bière. Leur enfant s'agite, elle le ramène à la maison.
C’est à ce moment que le père de famille lance des objets au visage de sa conjointe (un bol, un téléphone) et frappe le petit garçon avec un balai ni'au.
À la barre, le prévenu assume : “Moi je le corrige avec le petit bâton. Je le tape pas au visage.” Le président lui rétorque sèchement : “On ne corrige plus comme ça, même les chiens.” L'homme dit alors avoir “peur” que, s’il corrige pas son fils, son fils “soit au-dessus” de lui. Mais ce jour, devant le tribunal, il n’est pas poursuivi pour des faits de violences sur le petit mais pour ceux sur son ex-conjointe.
Œil au beurre noir, visage tuméfié
Le jours des faits, la victime se réfugie alors chez une voisine mais il lui tire les cheveux et lui donne des coups de pied alors qu'elle est à terre. La jeune femme tente de se protéger. Il l'attrape, la plaque au sol, “il voulait me tuer”, relate-t-elle dans la procédure, avant de lui porter cinq coups de poing au visage.
Le président invite le prévenu à regarder les photos. Elles parlent d’elles-mêmes : joue gauche gonflée, œil au beurre noir, visage tuméfié…
C'est là que sa défense plaide la piste psychiatrique, en soulignant qu'il suit un traitement qu'il vient de commencer. Déjà condamné plusieurs fois pour vol à Tahiti, le président son parcours : “Pour résumer, à Tahiti tu voles, et sur la petite île tu frappes.”
Les violences interviennent alors qu'il a été jugé le 24 septembre, la semaine précédente, pour des violences sur la même victime, et condamné à quatre mois d'emprisonnement.
“Quand tu vas grandir, tu devras casser la gueule de ta maman, à cause d'elle je vais aller en prison”, avait lancé le prévenu, dimanche 20 septembre, à son enfant de trois ans après avoir frappé sa victime.
L'avocat des parties civiles évoque la vie difficile que le prévenu a infligé à la maman de leur fils. Pendant sa grossesse, la jeune femme était “séquestrée, sous le contrôle de son compagnon. Elle n’avait pas le droit de sortir sans son accord.” La mère de la victime évoque même une fille qui a changé, “stressée” et qui a “peur de son conjoint” : “Ma fille est en danger, je pense qu'il pourrait la tuer”, a-t-elle estimé en audition.
L’avocat demande une interdiction de domicile conjugal, 800 000 francs de dommages et intérêts pour la mère et 200 000 francs pour l'enfant, tous deux nécessitant un suivi renforcé.
Le parquet requiert deux ans d'emprisonnement dont 6 mois de sursis probatoire avec mandat de dépôt, obligation de soins, interdiction de contact avec la victime et de se rendre sur son lieu de travail. Ainsi qu’une suspension de l'exercice de l'autorité parentale.