Tahiti, le 23 janvier 2026 – C’est une nouvelle étape dans la création de la plus grande aire marine protégée du monde en Polynésie française. Vendredi, la création d’un fonds destiné à recevoir “15 millions de dollars” , financés par neuf organisations non-gouvernementales impliquées dans ce projet, a été conclu avec le président Brotherson.
L’annonce par Moetai Brotherson avait été mondialement saluée, en juin dernier, lors de la troisième conférence des Nations Unies pour l’océan, à Nice : la décision de créer, dans la zone économique exclusive de Polynésie française, l’Aire marine protégée (AMP) la plus vaste du monde. Concrètement, sur une surface maritime de 4,8 millions de km², une AMP de catégorie VI selon la charte de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Zone caractérisée par des activités maritimes de gestion durable conjuguant conservation de la biodiversité et besoins des communautés locales. À quoi s’ajoutent 900 000 km² sous protection stricte (catégories I et II UICN) dont 200 000 km² de zones côtières sous protection forte dans l’archipel de la Société, aux Marquises et aux Australes. Un sanctuaire pour la biodiversité marine qu’il s’agit aujourd’hui de mettre en œuvre.
Dès juin dernier, en marge de cette annonce, neuf organisations non-gouvernementales désireuses d’accompagner ce projet s’étaient rassemblées dans le collectif Te Moana. Ce regroupement accueille des ONG parmi les plus importantes au monde en matière de protection des océans : Blue Nature Alliance, Pew Bertarelli Ocean Legacy, Blue Marine Foundation, Wyss Foundation, Becht Foundation, Bezos Earth Fund, Oceans5, Bloomberg Foundation. Une délégation de Te Moana est actuellement sur le territoire, pour une quinzaine de jours.
Un fonds piloté par le Pays
C’est en marge de ce déplacement qu’une lettre d’engagement a été signée vendredi à la présidence pour la création d’une structure financière basée en Polynésie française. Ce fonds, piloté par le Pays, sera chargé de gérer les financements issus des ONG du collectif Te Moana pour aider à la réalisation et au bon fonctionnement de l’Aire marine protégée polynésienne : études scientifiques, expertises, concertation avec les populations, accompagnement de la transition économique et sociale.
Dans l’immédiat, le collectif s’est engagé à verser “15 millions de dollars” pour aider au financement de la feuille de route du Pays jusqu'en 2027, comme l’a confirmé vendredi Dona Bertarelli de Pew Bertarelli Ocean Legacy. “Nous sommes là pour aider et faire en sorte que l’engagement qui a été pris puisse devenir une réalité, pour tous les acteurs concernés et tous les Polynésiens”, a précisé la philanthrope suisse. Ces financements faciliteront dans un premier temps la mise en œuvre effective des AMP aux Gambier et dans les îles de la Société et la création d’au moins 500 000 km² d’AMP de protection stricte supplémentaires autour des îles Australes et des îles Marquises d’ici la Journée mondiale de l’océan, le 8 juin 2026.
Après une mission de terrain aux Marquises, en début de semaine, la délégation de Te Moana Collective est attendue aux Gambier dès ce week-end pour poser la bases, à la demande de la population de l'archipel, d'une aire marine protégée de 500 km² de catégorie I selon le classement UICN. La création officielle de cet espace sous haute protection sur une bande côtière de 12 nautiques autour de l'archipel devrait intervenir le 16 février prochain.
L’annonce par Moetai Brotherson avait été mondialement saluée, en juin dernier, lors de la troisième conférence des Nations Unies pour l’océan, à Nice : la décision de créer, dans la zone économique exclusive de Polynésie française, l’Aire marine protégée (AMP) la plus vaste du monde. Concrètement, sur une surface maritime de 4,8 millions de km², une AMP de catégorie VI selon la charte de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Zone caractérisée par des activités maritimes de gestion durable conjuguant conservation de la biodiversité et besoins des communautés locales. À quoi s’ajoutent 900 000 km² sous protection stricte (catégories I et II UICN) dont 200 000 km² de zones côtières sous protection forte dans l’archipel de la Société, aux Marquises et aux Australes. Un sanctuaire pour la biodiversité marine qu’il s’agit aujourd’hui de mettre en œuvre.
Dès juin dernier, en marge de cette annonce, neuf organisations non-gouvernementales désireuses d’accompagner ce projet s’étaient rassemblées dans le collectif Te Moana. Ce regroupement accueille des ONG parmi les plus importantes au monde en matière de protection des océans : Blue Nature Alliance, Pew Bertarelli Ocean Legacy, Blue Marine Foundation, Wyss Foundation, Becht Foundation, Bezos Earth Fund, Oceans5, Bloomberg Foundation. Une délégation de Te Moana est actuellement sur le territoire, pour une quinzaine de jours.
Un fonds piloté par le Pays
C’est en marge de ce déplacement qu’une lettre d’engagement a été signée vendredi à la présidence pour la création d’une structure financière basée en Polynésie française. Ce fonds, piloté par le Pays, sera chargé de gérer les financements issus des ONG du collectif Te Moana pour aider à la réalisation et au bon fonctionnement de l’Aire marine protégée polynésienne : études scientifiques, expertises, concertation avec les populations, accompagnement de la transition économique et sociale.
Dans l’immédiat, le collectif s’est engagé à verser “15 millions de dollars” pour aider au financement de la feuille de route du Pays jusqu'en 2027, comme l’a confirmé vendredi Dona Bertarelli de Pew Bertarelli Ocean Legacy. “Nous sommes là pour aider et faire en sorte que l’engagement qui a été pris puisse devenir une réalité, pour tous les acteurs concernés et tous les Polynésiens”, a précisé la philanthrope suisse. Ces financements faciliteront dans un premier temps la mise en œuvre effective des AMP aux Gambier et dans les îles de la Société et la création d’au moins 500 000 km² d’AMP de protection stricte supplémentaires autour des îles Australes et des îles Marquises d’ici la Journée mondiale de l’océan, le 8 juin 2026.
Après une mission de terrain aux Marquises, en début de semaine, la délégation de Te Moana Collective est attendue aux Gambier dès ce week-end pour poser la bases, à la demande de la population de l'archipel, d'une aire marine protégée de 500 km² de catégorie I selon le classement UICN. La création officielle de cet espace sous haute protection sur une bande côtière de 12 nautiques autour de l'archipel devrait intervenir le 16 février prochain.
Ce que financera ce fonds de 15 millions de dollars
Sur la base des besoins recensés par les ministères et les consultations menées aux Australes et aux Marquises, ce financement appuiera quatre axes majeurs à l’échéance 2027 :
• Souveraineté et surveillance, avec le renforcement des capacités de contrôle de la ZEE par l’acquisition d’outils électroniques, d’équipements de suivi maritime, et la formation des mūto’i et référents locaux.
• Culture et gouvernance locale, avec l’intégration des savoirs traditionnels et du rāhui dans la gestion moderne, et le soutien à l’animation des comités de gestion (notamment aux Gambier et aux îles de la Société).
• Pêche durable et souveraineté alimentaire, avec le soutien au modèle de pêche artisanale et hauturière (distribution d’hameçons circulaires, réduction des captures accessoires), pour que la protection de l’océan serve avant tout à nourrir les populations locales.
• Biodiversité et science, avec des programmes de conservation des espèces emblématiques (tortues, biodiversité profonde), le suivi de la résilience des récifs face au changement climatique, et la structuration d'une filière de plongée scientifique aux Gambier.
• Souveraineté et surveillance, avec le renforcement des capacités de contrôle de la ZEE par l’acquisition d’outils électroniques, d’équipements de suivi maritime, et la formation des mūto’i et référents locaux.
• Culture et gouvernance locale, avec l’intégration des savoirs traditionnels et du rāhui dans la gestion moderne, et le soutien à l’animation des comités de gestion (notamment aux Gambier et aux îles de la Société).
• Pêche durable et souveraineté alimentaire, avec le soutien au modèle de pêche artisanale et hauturière (distribution d’hameçons circulaires, réduction des captures accessoires), pour que la protection de l’océan serve avant tout à nourrir les populations locales.
• Biodiversité et science, avec des programmes de conservation des espèces emblématiques (tortues, biodiversité profonde), le suivi de la résilience des récifs face au changement climatique, et la structuration d'une filière de plongée scientifique aux Gambier.