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  <title>TAHITI INFOS, les informations de Tahiti</title>
  <description><![CDATA[Le journal d'informations et d'actualités de la Polynésie française. Les nouvelles de Tahiti et ses îles, un agenda, des petites annonces, des commentaires, des vidéos, un forum et un regard sur l'actualité du Pacifique, de la métropole du monde. Egalement une partie magazine: environnement, santé, people, nouvelles-technologies, et insolites. ]]></description>
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  <dc:date>2026-04-27T08:03:42+02:00</dc:date>
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   <title>TAHITI INFOS, les informations de Tahiti</title>
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   <title>Faire "en fonction de la matière" : portrait de l'artiste Hedwich Haamouraa Lesca</title>
   <pubDate>Thu, 26 Mar 2026 01:31:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Violaine Broquet</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
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        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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      <strong>Tahiti, le 25 mars 2026 - Quand elle était petite, Hedwich Haamouraa Lesca allait récupérer du bois dans les îles. Aujourd’hui, ayant fait sa profession de cette activité, elle continue de puiser dans la nature, mais pour créer les œuvres qu’elle commercialise.</strong> <br />  &nbsp; <br />  Elle part à la recherche du <em>“bois endémique spécial”</em> ou des plus belles peaux de poisson pour fabriquer le cuir de ses créations. L’artiste réalise bijoux, vases et urnes, toujours <em>“en fonction de la matière”,</em> précise-t-elle. Originaire de Papara, Haamouraa Lesca&nbsp;travaille entre la Presqu’île et son atelier de Papeete. Les matières premières naturelles restent au cœur de son travail : nacre, perle, bois, peau de poisson. C’est au côté de ses grands-parents originaires de Fakarava qu’elle s’est un jour demandé : <em>“Mais que faire avec la peau jetée par mon grand-père après avoir vidé les poissons de la pêche ?”</em> <br />  &nbsp; <br />  Aux bijoux qu’elle concevait déjà, comme ses boucles d’oreilles en losange, elle ajoute désormais de la peau de thon, de poisson empereur ou des petits poissons colorés du lagon. <br />  &nbsp; <br />  Elle pratique la pêche, elle aussi, mais uniquement en vacances. Des congés qu’elle ne prend que très rarement depuis trois ans. Elle est donc toujours en recherche de quelqu'un qui lui offrira <em>“ses peaux de poissons”</em>&nbsp;: <em>“L'autre jour je discutais avec un ami qui pratique la pêche sous-marine. Je lui ai demandé les peaux. Et là, j'en ai un bon stock”,</em> raconte-t-elle en ouvrant son congélateur pour montrer son précieux butin. Faire son cuir reste toutefois un travail complexe : <em>“Pour tanner, il faut un mois entre les différents bains et les séchages”,</em> explique-t-elle. Le bois n’est pas plus simple à dompter. <em>“C’est beaucoup de lutte et beaucoup d'heures de sculpture et de gravure”,</em> plaisante-t-elle. Elle a également appris la technique du firinape, un tressage de fibre de coco transmis par une <em>“ancienne”,</em> et peut parfois passer sept heures sur un seul collier. Mais cet acharnement ne l'a pas découragé à lancer sa marque, H Artisanat et Art, il y a maintenant trois ans. <br />   <br />  <span style="color:#B22222;"><strong>Armée de patience</strong></span> <br />   <br />  Son travail se caractérise par une modernité alliée aux savoirs de ses aînés. Sa patience, elle la cultive aussi grâce à son activité de soutien scolaire auprès des enfants de Papeete. <em>“C’est complémentaire, ils m’apprennent beaucoup”,</em> confie celle qui, un jour, aimerait, elle aussi, transmettre ses savoirs.
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      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/95619692-66813665.jpg?v=1774493126" alt="Faire "en fonction de la matière" : portrait de l'artiste Hedwich Haamouraa Lesca" title="Faire "en fonction de la matière" : portrait de l'artiste Hedwich Haamouraa Lesca" />
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      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/95619692-66813493.jpg?v=1774493083" alt="Faire "en fonction de la matière" : portrait de l'artiste Hedwich Haamouraa Lesca" title="Faire "en fonction de la matière" : portrait de l'artiste Hedwich Haamouraa Lesca" />
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      Du haut de ses 26 ans, son parcours l’a menée du bac L à une école de commerce, avant d’intégrer le Centre des métiers d’art. Pourtant, sa passion pour l’artisanat est née bien plus tôt. <em>“Plus jeune, je faisais des cadeaux pour mes proches à chaque événement”,</em> se souvient-elle. Après avoir arrêté l’école de commerce au bout de deux ans et rempli ses cahiers de dessins, elle est sélectionnée pour entrer au Centre des métiers d’art. Un établissement où <em>“j’étais indemnisée pour faire ce que j’aime”</em>, sourit-elle. <br />  &nbsp; <br />  <strong><span style="color:#B22222;">Question de transmission</span></strong> <br />   <br />  Dans son atelier, elle s’entoure de livres sur l’artisanat local, parfois anciens, et puise également son inspiration dans les musées. Elle va parfois au Musée de Tahiti et des Îles, elle est allée à celui de Nouvelle-Zélande l’an dernier, et plus récemment le Quai Branly à Paris. Elle n’hésite jamais à demander conseil, comme à ce Toulousain rencontré en métropole, spécialisé dans la sculpture sur métal, ce qui lui donne déjà des idées de futures créations. Elle admet que la <em>“pieuvre”</em> qu’elle est ne s’arrête jamais et elle ne compte pas pour autant ralentir. <br />  &nbsp; <br />  Récemment, elle a exposé au Hilton et y retournera du 15 au 18 avril, puis du 30 avril au 3 mai. C’est dans ces expositions que de nombreux locaux achètent ses œuvres, même si elle reçoit aussi des commandes via <em>Facebook</em>. Elle regrette néanmoins que l’artisanat local se perde et espère pouvoir encore apprendre les techniques des matahiapo pour continuer à les transmettre.
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   <title>Hanaiti Mariassouce, éco-artiste</title>
   <pubDate>Mon, 12 Apr 2021 23:26:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Delphine Barrais</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/55452343-41506382.jpg?v=1618263936" alt="Hanaiti Mariassouce, éco-artiste" title="Hanaiti Mariassouce, éco-artiste" />
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      TAHITI, le 12 avril 2021 - <b>Formée au Centre des métiers d’art, Hanaiti Mariassouce expose actuellement trois œuvres à l’exposition &quot;Les Peuples de l’eau&quot;. Elle revient sur son parcours et ses aspirations, insiste sur son engagement. Pour elle, l’art permet de faire passer des messages.</b>       <br />
              <br />
       Elle arrive les bras chargés. Hanaiti Mariassouce porte ses œuvres, celles qu’elle va exposer à l’occasion de l’événement &quot;Les Peuples de l’eau&quot;.        <br />
              <br />
       Vaiana Drollet, de la galerie Winkler, l’accueille et découvre l’artiste et ses tableaux. &quot;<span style="font-style:italic">Je suis quelqu’un qui aime beaucoup la mer</span>&quot;, dit Hanaiti Mariassouce en préambule.        <br />
              <br />
       &quot;<span style="font-style:italic">Je présente des œuvres engagées pour dénoncer la pollution marine</span>.&quot; Devant elle, posé sur le sol, se trouve tout d’abord une &quot;langouste humaine&quot;. C’est le nom qu’elle a donné à son tableau qui, de loin, représente en effet le crustacé.        <br />
              <br />
       La forme en a les contours et les teintes. &quot;<span style="font-style:italic">J’ai cherché un animal qui se rapprochait de la cage thoracique d’un être humain.</span>&quot; Hanaiti Mariassouce s’interroge sur les conséquences du réchauffement climatique : &quot;<span style="font-style:italic">L’humain va-t-il retourner à l'état l’animal ou bien est-ce l’inverse ? Est-ce l’animal qui va se rapprocher de l’être humain ?</span>&quot;       <br />
              <br />
       Pour débuter ses œuvres, Hanaiti Mariassouce utilise souvent de la peinturee en bombe, car &quot;<span style="font-style:italic">ça va plus vite</span>&quot; et &quot;<span style="font-style:italic">cela me permet plus facilement de faire des dégradés</span>&quot;. Ensuite, elle se sert d’un pinceau pour réaliser des tracés à l’acrylique.        <br />
              <br />
       <b>Peindre pour dénoncer</b>       <br />
              <br />
       À côté de la langouste, des poisons évoluent sur une toile où sont dessinés trois cercles. &quot;<span style="font-style:italic">J’ai voulu inscrire cette œuvre dans la culture polynésienne, j’ai réalisé des motifs de l’archipel de la sociét</span>é.&quot; Les cercles sont des lentilles pour voir à l’intérieur des poissons.        <br />
              <br />
       Le visiteur attentif y découvre des déchets. &quot;<span style="font-style:italic">Pour moi, l’art permet de faire passer des messages, de dénoncer tout en nuance grâce à l’esthétisme</span>.&quot;       <br />
              <br />
       Enfin, un triptyque complète les œuvres. Un requin marteau, ou mokarran, se découpe finement du fond noir. &quot;<span style="font-style:italic">Les requins ont la réputation d’être des poubelles de mer</span>&quot;, rappelle Hanaiti Mariassouce.        <br />
              <br />
       &quot;<span style="font-style:italic">On retrouve donc de tout à l’intérieur de cette espèce</span>&quot; : Des arrêtes, comme des masques.        <br />
              <br />
       Elle a entendu parler de l’exposition Les Peuples de la mer par un ami, Guillaume Machenaud, qui participe lui-aussi à l’évènement. Sachant ses liens avec la mer, il lui a présenté le thème.        <br />
              <br />
       Séduite, Hanaiti Mariassouce a réfléchi à ce qu’elle pourrait créer. Elle a démarré son premier tableau il y a trois semaines. &quot;<span style="font-style:italic">C’était un peu in-extrémis, mais je me suis dit : 'J’essaie, on verra bien</span>.'&quot;        <br />
       <b>       <br />
       &quot;Mon sport préféré ? La rame ! &quot;</b>       <br />
              <br />
       Hanaiti Mariassouce a grandi à Tiarei, à Tahiti. Elle a vécu les pieds dans l’eau, ou presque. &quot;<span style="font-style:italic">La rame !</span>&quot; Cette activité lui permet de décompresser, de se décharger de son stress en période d’examens par exemple. Elle la pratique depuis qu’elle a une huitaine d’années.        <br />
              <br />
       Elle a fait comme ses oncles et ses tantes. Elle aime également pêcher.       <br />
              <br />
       Elle a étudié au lycée Samuel Raapoto où elle a suivi une filière Sciences et technologies du design des arts appliqués (STD2A). &quot;<span style="font-style:italic">C’est la seule filière un peu artistique ici. J’ai toujours dessiné, gribouillé, je me suis dit : 'Pourquoi ne pas exploiter ça ?</span>'&quot;        <br />
              <br />
       Elle a obtenu son baccalauréat en 2017. Elle a souhaité ensuite aller au Canada, en communication visuelle. &quot;<span style="font-style:italic">C’était un endroit que je voulais voir</span>.&quot; Mais son projet n’a pu aboutir.        <br />
              <br />
       Pour ne pas rester sans rien faire et ayant découvert le programme d’études du Centre des métiers d’art (CMA) (lire aussi <a class="link" href="http://www.tahiti-infos.com/Viri-Taimana-les-jeunes-ont-des-choses-a-dire_a197667.html)">cet article</a>, elle s’est inscrite dans cet établissement dont elle est sortie diplômée en 2020.        <br />
              <br />
       <b>AU CMA &quot;on touche à tout&quot;</b>       <br />
              <br />
       Hanaiti Mariassouce a suivi l’option gravure sur nacre, mais elle insiste : &quot;<span style="font-style:italic">On touche à tout pendant la formation, quelle que soit l’option choisie.</span>&quot;        <br />
              <br />
       Elle a réalisé ses premières toiles là-bas, a travaillé la gravure sur plexiglass, participé à l’exposition &quot;Rahui&quot;, à l’échange avec des artistes tongiens et elle a réalisé une tortue qui est toujours exposée à l’aéroport de Tahiti-Faa'a. &quot;<span style="font-style:italic">Avant de me mettre à peindre sur toile, je peignais sur différents supports : surf, rame, gourde…</span>&quot;       <br />
              <br />
       Elle est sortie &quot;<span style="font-style:italic">enrichie</span>&quot; de son cursus au CMA. En tant que Polynésien, &quot;<span style="font-style:italic">on n’est finalement pas au courant d’un grand nombre de choses qui finissent par nous paraître banales au centre, mais que l’on découvre en arrivant</span>&quot;.       <br />
              <br />
       Elle sait par exemple aujourd’hui reconnaître l’origine d’un objet en fonction des lignes et des matériaux. Elle a eu des cours de tahitien, d’histoire de l’art polynésien.        <br />
              <br />
       À présent, Hanaiti Mariassouce aimerait embrasser une carrière d’artiste, obtenir sa carte, utiliser son savoir-faire pour vivre de son art, créer ses propres bijoux, travailler le bois, le corail, la pierre, la nacre. &quot;<span style="font-style:italic">J’aime tout</span>&quot;, conclue-t-elle.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Pratique</b>       <br />
              <br />
       Jusqu’au 30 avril à la Bibliothèque universitaire de 7h30 à 19 heures du lundi au vendredi. Le samedi de 8 heures à 16 heures. Entrée libre. Tous les mercredis, visites guidées commentées de 8h30 à 10h30. Sur inscription.        <br />
              <br />
       Jusqu’au 15 avril à Galerie Winkler à Papeete. Ouvert du lundi au vendredi de 9 heures à 12h30 et de 13h30 à 17 heures. Le samedi de 8h30 à midi. Entrée libre.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Contacts</b>       <br />
              <br />
       Galerie Winkler : 40 42 81 77 / 49 908 177       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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