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  <title>TAHITI INFOS, les informations de Tahiti</title>
  <description><![CDATA[Le journal d'informations et d'actualités de la Polynésie française. Les nouvelles de Tahiti et ses îles, un agenda, des petites annonces, des commentaires, des vidéos, un forum et un regard sur l'actualité du Pacifique, de la métropole du monde. Egalement une partie magazine: environnement, santé, people, nouvelles-technologies, et insolites. ]]></description>
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  <dc:date>2026-06-21T08:15:22+02:00</dc:date>
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   <title>TAHITI INFOS, les informations de Tahiti</title>
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   <title>Une salle sensorielle validée par les élèves</title>
   <pubDate>Tue, 09 Jun 2026 02:18:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Anne-Charlotte Lehartel</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
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        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/96902579-67540705.jpg?v=1780968003" alt="Une salle sensorielle validée par les élèves" title="Une salle sensorielle validée par les élèves" />
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      <strong>Tahiti, le 8 juin 2026 - Lumières tamisées, musique apaisante, huiles essentielles et fauteuil massant : une salle multisensorielle d’inspiration Snoezelen vient d’ouvrir ses portes au lycée Taiarapu Nui de Taravao. Les élèves peuvent profiter de cette bulle de bien-être sur inscription, de même que les membres du personnel, et les premiers retours sont <em>“très positifs”</em>. Unique dans le secondaire au Fenua, cet outil supplémentaire tombe à point nommé en cette période stressante des examens de fin d’année. </strong> <br />  &nbsp; <br />   <br />  À la Presqu’île, le lycée Taiarapu Nui de Taravao s’est doté d’un nouvel outil au service du bien-être de ses 1 250 élèves et 220 membres du personnel. Il s’agit d’une salle d’inspiration Snoezelen, positionnée au cœur de l’établissement dans un container aménagé. <em>“Ce type de salle multisensorielle se retrouve le plus souvent dans des écoles primaires pour les élèves qui ont des troubles du comportement. À notre niveau, c’est ouvert à tous les élèves, dont ceux qui seraient en crise de panique, d’angoisse ou de stress. Ça concerne un peu tout le monde, que ce soit par rapport à des problèmes d’ordre scolaire ou relationnel, suite à une dispute entre élèves par exemple”</em>, explique Isabelle Georges Debonne, conseillère principale d’éducation (CPE) à l’origine du projet, inspiré par une précédente expérience professionnelle. <br />  &nbsp; <br />  <em>“C’est quelque chose que j’ai pu expérimenter dans un lycée à Dreux, dans le centre de la France. À l’infirmerie, nous avions monté une salle d’inspiration Snoezelen avec moins de moyens, mais dans la même démarche. J’ai pu constater les bénéfices pour les élèves en difficulté confrontés à des réactions ‘explosives’. On leur proposait la salle, ils acceptaient à chaque fois et ça leur permettait de redescendre”</em>, poursuit-elle. Soutenu par la direction, le projet a été validé en conseil d’établissement et financé sur fonds propres. <br />  &nbsp;
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     <div><b>​Détente et déconnection</b></div>
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       <br />  Cette salle zen n’a pas encore reçu son nom de baptême, mais elle a ouvert ses portes la semaine dernière, au retour des vacances de mai. Si certains des agents et professeurs ont déjà pu la tester, la priorité est donnée aux élèves qui avaient hâte de découvrir ce nouveau lieu. Première condition : les savates, sacs et téléphones restent à l’entrée. De l’autre côté des rideaux occultants, ils entrent dans un havre de paix dédié à la relaxation. La pièce est climatisée et tous les sens sont en éveil. L’ambiance lumineuse est tamisée avec des lampes à bulles, à lave et de sel, associées à des projections pour habiller le plafond. Une musique douce, une fontaine, un diffuseur d’huiles essentielles, un tapis, des poufs, des couvertures et des balles anti-stress complètent l’ensemble, sans oublier la pièce maîtresse : un fauteuil massant. <br />  &nbsp; <br />  Actuellement, les élèves s’y retrouvent en petit groupe pour la phase de découverte, mais le fonctionnement normal de cette salle sera à terme individuel. <em>“L’idée, c’est de déconnecter, pas de papoter”</em>, prévient la CPE. Un contrôle des accès sera mis en place. <em>“Les élèves devront obligatoirement passer par la vie scolaire ou l’infirmerie pour y accéder, à leur demande sur leur temps libre ou sur recommandation de l’établissement. Il y aura un planning de réservation sur lequel ils devront s’inscrire. Ils seront accompagnés à l’entrée, puis en autonomie sur le temps imparti. Pour qu’une séance soit efficace, c’est minimum 30 minutes”</em>, précise Génie Tetuanui, agent technique en charge de la gestion de la salle. <br />  &nbsp;
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     <div><b>Premiers retours “très positifs”</b></div>
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       <br />  Les premiers retours sont <em>“très positifs”</em>, comme nous l’ont confirmé plusieurs élèves au cours d’une séance. <em>“Franchement, quand on est stressé par rapport aux cours ou sur le plan personnel, c’est l’endroit idéal. On se sent en sécurité et on n’a pas l’impression d’être au lycée. C’est vraiment top ! C’est efficace : juste après, j’ai un cours de management et je me sens d’attaque. J’espère pouvoir y repasser avant mon oral du bac”</em>, confie Manoa, élève de 1re et vice-président du conseil de vie lycéenne (CVL). <br />  &nbsp; <br />  Samira, élève de 2nde et ambassadrice du dispositif Margaret’s Place, est tout aussi convaincue : <em>“Cette salle est incroyable ! L’endroit est hyper calme et propice à la relaxation. C’est utile du point de vue du bien-être des élèves, quels que soient les problèmes qu’ils rencontrent, pour les aider à se sentir mieux. En plus, juste à côté, il y a la psychologue qui peut les recevoir si besoin.”</em> <br />  &nbsp;
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     <div><b>​Un outil supplémentaire</b></div>
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       <br />  Sous cette forme, il s’agit d’un projet-pilote dans le secondaire en Polynésie. Une initiative qui tombe à point nommé en cette fin d’année scolaire, tandis que les épreuves du baccalauréat se profilent, entre autres échéances. <em>“Les premiers examens ont commencé dans certaines filières. Les élèves sont plus stressés en ce moment. C’est un projet qui entre aussi dans le champ de la santé mentale”</em>, conclut Isabelle Georges Debonne au sujet de cet outil supplémentaire en faveur de la prise en charge des élèves.&nbsp; <br />  &nbsp;
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     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   <title>En Polynésie, des enseignants stagiaires moins stressés qu'ailleurs</title>
   <pubDate>Thu, 28 Jan 2021 05:53:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Esther Cunéo</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/53449713-40462939.jpg?v=1611810816" alt="En Polynésie, des enseignants stagiaires moins stressés qu'ailleurs" title="En Polynésie, des enseignants stagiaires moins stressés qu'ailleurs" />
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      <strong>Tahiti, le 27 janvier 2021 - Une enquête sur <em>"la formation initiale des enseignants en contexte de confinement" </em>en Outre-mer fait état de stratégies de formation à distance souvent <em>"improvisées à la hâte" </em>engendrant des <em>"disparités",</em> une <em>"surcharge de travail" </em>et de <em>"hauts niveaux d’insatisfaction et de stress chez les jeunes enseignants",</em> sauf en Polynésie, où les étudiants moins nombreux, sont mieux préservés.</strong> <br />  &nbsp; <br />  Fermeture des écoles, télétravail du personnel, virtualisation de la formation et des relations avec les familles des élèves : si le déclenchement du plan national de réponse à la Covid s’est accompagné de la mise en œuvre de la continuité pédagogique, le dispositif a rapidement montré ses limites,<em> "voire renforcé des traitements inégalitaires" </em>épingle un rapport sur la formation initiale des fonctionnaires stagiaires en Outre-mer. <br />  &nbsp; <br />  Le rapport pointe notamment <em>"la faible prise en compte des spécificités locales dans le cadre de la mise en place de la réponse nationale à la Covid-19" </em>avec des <em>"conséquences importantes pour la formation et le recrutement du personnel de l’Éducation nationale."</em> <br />  &nbsp; <br />  Vécu, perceptions et attitudes en contexte de confinement : cette enquête signée par trois universités (l'université de Polynésie française, l'université de Nouvelle-Calédonie et l'université des Antilles) s'intéresse <em>"aux conditions de formation et de validation du diplôme nécessaire à la titularisation des étudiants ayant le statut de fonctionnaires stagiaires."</em> <br />  &nbsp; <br />  Six aspects de leur vécu en particulier ont été interrogés : la possession de matériel informatique, l’accès aux ressources numériques, les conditions matérielles pendant le confinement, les interactions éducatives, le bien-être et le sentiment d’insécurité. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Formation et autoformation "parfois improvisées"</strong> <br />  &nbsp; <br />  Il en ressort que les stratégies de formation à distance, <em>"souvent improvisées à la hâte", </em>n’ont pas pu résoudre le<em> "manque de moyens techniques et économiques dont souffrent les communautés les plus marginalisées et géographiquement éloignées". </em>La situation a vraisemblablement engendré une <em>"surcharge de travail" </em>et de <em>"hauts niveaux d’insatisfaction et de stress" </em>chez les jeunes enseignants d’outre-mer. <br />  &nbsp; <br />  Dans ce contexte critique, qui a imposé <em>"des modes de formation et d’autoformation parfois improvisés"</em>, les disparités entre étudiants sont indiscutables. Les auteurs de l’enquête se demandent ainsi légitimement si cette stratégie <em>"tout à distance (…) n’accentue pas les inégalités d’accès aux diplômes et à la formation." </em>Une réalité mise en exergue par plusieurs enquêtes récentes, pointant du doigt <em>"l’impact de la fracture numérique."</em> <br />  &nbsp; <br />  <strong>Difficulté d’accès à Internet</strong> <br />  &nbsp; <br />  D’un point de vue matériel, cependant, les Polynésiens ne sont pas en reste. Les stagiaires sont tous dotés en ordinateur (98,2%). Pour une courte moitié d’entre eux en revanche (47,2%), la qualité de la connexion Internet n’est pas au rendez-vous. <em>"Le problème est caractéristique de l’insuffisance des infrastructures pour une couverture Internet haut débit pour tous les habitants des différentes îles" </em>indique le rapport. <br />  &nbsp; <br />  Ce qui est particulièrement vrai en saison d’examens, les étudiants étant nombreux à se connecter sur la plateforme <em>"Moodle exams",</em> particulièrement sollicitée en ces temps de crise sanitaire. Or, selon le rapport, seulement 55,8% des enseignants stagiaires accèdent sans problème à Moodle avec leur propre matériel et seulement 63% des enquêtés ont accès sans aucune difficulté à leur messagerie. <br />  &nbsp; <br />  <em>"Un chiffre qui laisse penser à une certaine détresse (..) chez ces stagiaires pour qui l’année de titularisation demande un travail conséquent et une actualisation incessante des savoirs"</em> indique le rapport. De quoi établir une corrélation entre <em>"la difficulté d’accès à une connexion Internet et le fait de se sentir plus stressé par le confinement".</em> <br />  &nbsp; <br />  <strong>Des enseignants stagiaires rémunérés</strong> <br />  &nbsp; <br />  Mais c’est plus <em>"l’impossibilité de travailler isolé"</em> qui augmente la part de stress des Polynésiens. <em>"Lorsque l’on partage un logement, la présence d’autres membres du foyer interfère dans le déroulement de son travail",</em> poursuit l’enquête. Les résultats indiquent ainsi que 37,6% des stagiaires polynésiens ne peuvent pas s’isoler au cours de la journée. <br />  &nbsp; <br />  Globalement, un fort niveau de stress ressort des données de l’enquête. De manière générale, le taux d’étudiants apeurés s’élève à 63%, avec une particularité sur les territoires du Pacifique, sauf en Polynésie où les enseignants stagiaires - professeurs à mi-temps d’un côté, étudiants de l’autre - semblent plus <em>"détendus" </em>qu’ailleurs. <em>"Ce qui est très intéressant, c’est qu’ils n’ont pas du tout le même ressenti qu’en métropole,</em> commente Rodica Ailincai, professeur en Sciences de l'éducation, et co-auteur de l’étude. <em>Ils ont même bien vécu le confinement, ce qui les dérangeait ce n’étaient pas les cours à distance, c’étaient leurs enfants, leurs parents, leurs grands-parents, ou faire les courses".</em> <br />  &nbsp; <br />  Le fait qu’ils soient rémunérés en Master 2 et qu’ils disposent d’une bonne formation numérique change aussi la donne selon la chercheuse. <em>"Ils ont les outils, ils sont aisés, et ils sont bien chez eux" </em>ajoute Rodica. Pas de fracture numérique pour eux donc, mais pour beaucoup d’autres étudiants en revanche si. <br />  &nbsp; <br />  <em>"On peut faire l’hypothèse qu’ici, le manque d’informations et parfois la communication d’informations contradictoires de la part de l’administration centrale ont conduit à accentuer les peurs déjà présentes,</em> conclut cependant le rapport. <em>Finalement, le numérique permet effectivement de limiter certaines contraintes qui pèsent sur les apprentissages, mais il ne s’agit que d’un outil et jamais d’une solution.</em>&nbsp;(…) <em>La pédagogie reste toujours plus importante que la technologie."</em> <br />  &nbsp;
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