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  <title>TAHITI INFOS, les informations de Tahiti</title>
  <description><![CDATA[Le journal d'informations et d'actualités de la Polynésie française. Les nouvelles de Tahiti et ses îles, un agenda, des petites annonces, des commentaires, des vidéos, un forum et un regard sur l'actualité du Pacifique, de la métropole du monde. Egalement une partie magazine: environnement, santé, people, nouvelles-technologies, et insolites. ]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>TAHITI INFOS, les informations de Tahiti</title>
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   <title>​Élagage réussi pour l’arbre aux oiseaux</title>
   <pubDate>Fri, 03 Jul 2026 02:44:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Anne-Charlotte Lehartel</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/97212456-67728330.jpg?v=1783042925" alt="​Élagage réussi pour l’arbre aux oiseaux" title="​Élagage réussi pour l’arbre aux oiseaux" />
     </div>
     <div>
      <strong>Tahiti, le 2 juillet 2026 - Le centre-ville de Taravao a été le théâtre d’une opération peu commune, ce jeudi matin : l’élagage d’un manguier avec un double enjeu de sécurisation, à la fois pour les usagers de la route et pour la colonie de Noddis noirs. <em>“Aucun nid habité n’est tombé”</em>, a salué la représentante de la SOP Manu dans le cadre de cette intervention menée en concertation avec la Direction de l’équipement et la commune de Taiarapu-Est. </strong> <br />  &nbsp; <br />   <br />  C’est une opération de haut vol qui s’est tenue ce jeudi matin, vers 10 heures, à une intersection bien connue du centre-ville de Taravao. Nacelle et tronçonneuses étaient de sortie pour procéder à l’élagage annoncé de l’arbre aux oiseaux, ce manguier qui héberge une importante colonie de Noddis noirs (‘ōio). Nécessaire pour des raisons de sécurité, <a class="link" href="https://www.tahiti-infos.com/L-arbre-aux-oiseaux-bientot-elague-a-Taravao_a238111.html" target="_blank">cette intervention avait fait l’objet d’une concertation préalable</a>  entre la Direction de l’équipement (DEQ), la commune de Taiarapu-Est et la Société d’ornithologie de Polynésie (SOP) Manu. Une partie de l’arbre était effectivement fragilisée : une branche morte était encore tombée en début de semaine, exposant les usagers de la route à un risque d’accident. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>​SOP Manu sur place</b></div>
     <div>
       <br />  Le bûcheron, accompagné d’un second agent, est intervenu avec précaution ; il est allé jusqu’à mettre un oiseau en sécurité sur son épaule. L’élagage ciblé s’est déroulé en suivant les conseils de la responsable du centre de soins de la SOP Manu, Juliette Beaumont. <em>“L’objectif, c’était de détruire le moins de nids possible et de récupérer les oiseaux non volants. Ça s’est très bien passé. Aucun nid habité n’est tombé. La nature est bien faite : la plupart des nids inoccupés étaient sur des branches qui menaçaient de tomber”</em>, remarque-t-elle. <em>“Je suis soulagée ! Les intervenants ont fait vraiment très attention. Ils ont fait l’effort de garder tous les nids qui pouvaient être conservés en laissant un maximum d’embranchements. Il reste encore beaucoup de nids habités”</em>, poursuit-elle. Un juvénile, quatre poussins et quelques œufs ont été pris en charge par la soigneuse : <em>“Pour les œufs, ce n’est pas toujours évident, mais on va essayer. Pour les oiseaux, on va les élever au centre de soins de Toahotu jusqu’à ce qu’ils puissent prendre leur envol.”</em> <br />  &nbsp; <br />  Quant au manguier, il reste sous surveillance. Des bourgeons ont été volontairement conservés pour favoriser la repousse, ainsi que certaines branches pour préserver son équilibre. Si cet îlot de nature continue de se dégrader, un abattage n’est pas exclu à plus long terme, tout en sachant que l’aménagement d’un rond-point est en réflexion pour fluidifier la circulation. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/97212456-67728340.jpg?v=1783042990" alt="​Élagage réussi pour l’arbre aux oiseaux" title="​Élagage réussi pour l’arbre aux oiseaux" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   <title>​SOP Manu, bilan et poursuite des actions</title>
   <pubDate>Thu, 02 Jul 2026 02:12:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Anne-Charlotte Lehartel</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/97200110-67718744.jpg?v=1782954523" alt="​SOP Manu, bilan et poursuite des actions" title="​SOP Manu, bilan et poursuite des actions" />
     </div>
     <div>
      <strong>Tahiti, le 1er juillet 2026 – Un nouveau centre de soins, 474 oiseaux secourus, dont 367 relâchés, 165 Monarques de Tahiti adultes recensés, 1.235 hectares de forêt en cours de gestion, 250 bénévoles mobilisés... Voici un bref aperçu du bilan d’activités 2025 relayé cette semaine par la Société d’ornithologie de Polynésie Manu. L’association mène de nombreux programmes en faveur de la sauvegarde des oiseaux du Fenua pour lesquels <em>“les enjeux restent immenses”</em>.</strong> <br />  &nbsp; <br />   <br />  Présidée par Roberto Luta, la Société d’ornithologie de Polynésie (SOP) Manu compte 126 adhérents, 17 salariés, 10 membres bénévoles du conseil d’administration et onze prestataires locaux à Fatu Hiva et Rapa. Dans son bilan d’activités 2025, l’association annonce également avoir soutenu six associations des îles et mobilisé 250 bénévoles. <br />  &nbsp; <br />  Sur le plan financier, les produits d’exploitation sont en hausse et s’élèvent à 165,8 millions de francs. Il s’agit principalement de subventions françaises et internationales, complétées par des dons, parrainages et sponsors. Les programmes dans lesquels SOP Manu a majoritairement investi en 2025 concernent la conservation du Monarque de Fatu Hiva et Life Stop Extinction, lancé en 2023. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>​Plusieurs programmes</b></div>
     <div>
       <br />  La sauvegarde du Monarque de Fatu Hiva fait partie des actions phares de l’association, et pour cause... <em>“La population reste extrêmement fragile avec seulement 17 individus recensés. Malgré la perte d’une femelle âgée de 15 ans en 2025, la formation d’un nouveau couple comprenant une jeune femelle de trois ans apporte un signal encourageant. La dynamique de reproduction reste positive avec deux reproductions réussies : un poussin ayant pris son envol fin 2025 et un autre poussin toujours vivant en mars 2026”</em>, est-il indiqué. Le volet <em>“ex-situ”</em> de conservation en captivité a connu <em>“des avancées importantes”</em> dans le cadre du projet Life Stop Extinction co-financé par l’Union Européenne et l’État. Grâce à l’appui de spécialistes hawaïens, au renforcement de l’équipe locale et à la mise en service de nouvelles volières, le programme compte aujourd’hui trois oiseaux en captivité et <em>“une étape majeure a été franchie avec le premier poussin issu d’un œuf incubé en captivité élevé avec succès”</em>. <br />  &nbsp; <br />  Le Monarque de Tahiti n’est pas en reste. Il fait, lui aussi, l’objet d’un programme de sauvegarde, grâce auquel la progression des effectifs se poursuit avec 165 adultes fin 2025 contre 154 en 2024. La restauration de l’habitat s’est concrétisée par la mise en terre de 646 plants avec la participation des élèves de la filière de gestion de la faune et de la flore du lycée agricole de Taravao. Cette reforestation est associée à une campagne de lutte contre la petite fourmi de feu. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>​“Les enjeux restent immenses”</b></div>
     <div>
       <br />  SOP Manu ne ménage pas ses efforts à travers d’autres programmes. Elle vole par exemple au secours du Tūtururū avec l’association Toromiki no Mangareva, ainsi que du Koko et du Kākīkākī à Rapa en luttant contre les nuisibles et en contribuant à préserver leurs habitats naturels respectifs. Le Héron strié de Tahiti fait aussi l’objet d’un suivi : au moins 100 individus ont été recensés contre 70 en 2009, tandis qu’un programme de création d’une population de sécurité à Huahine s’est soldé par la <em>“découverte majeure”</em> d’un premier poussin attestant <em>“la bonne adaptation des oiseaux réintroduits”</em>. <br />  &nbsp; <br />  L’année 2025 a également été marquée par la mise en œuvre d’un nouveau site internet et d’un centre de soins en bonne et due forme au siège de l’association, à Toahotu. Sur 474 oiseaux signalés, 367 ont pu être relâchés, soit un taux de survie de 77 %. Il s’agit majoritairement de Pétrels et de Noddis, mais d’autres espèces sont concernées. <br />  &nbsp; <br />  <em>“Les enjeux liés à la préservation de la biodiversité du Fenua restent immenses, mais notre détermination à mener à bien nos missions demeure intacte. L'appui de nos partenaires constitue un pilier fondamental de la réussite de nos actions”</em>, adresse SOP Manu dans le cadre de ce point d’étape.&nbsp; <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   <title>“L’arbre aux oiseaux” bientôt élagué à Taravao</title>
   <pubDate>Thu, 07 May 2026 04:05:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Anne-Charlotte Lehartel</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/96435989-67245072.jpg?v=1778119324" alt="“L’arbre aux oiseaux” bientôt élagué à Taravao" title="“L’arbre aux oiseaux” bientôt élagué à Taravao" />
     </div>
     <div>
      <strong>Tahiti, le 6 mai 2026 - Fragilisé par endroits, le manguier du centre-ville de Taravao qui héberge une colonie de Noddis noirs doit être sécurisé dans les prochaines semaines. Cette intervention fait l’objet d’une concertation entre la Direction de l’équipement, la commune de Taiarapu-Est et SOP Manu pour le volet environnemental. </strong> <br />  &nbsp; <br />   <br />  C’est une colonie de Noddis noirs (‘ōio) ancrée dans le centre-ville de Taravao, à l’intersection des routes qui mènent à Faaone, Papeari et Tautira. Si les déjections importunent certains usagers, pour d’autres, <em>“l’arbre aux oiseaux”</em> fait partie du patrimoine. <br />   <br />  Pour des raisons de sécurité, certaines portions fragilisées du manguier étant associées à un risque avéré de chute de branches sur la chaussée, un plan d’élagage est en cours d’élaboration entre la Direction de l’équipement, la commune de Taiarapu-Est et la Société d’ornithologie de Polynésie (SOP) Manu. Dans un communiqué, la municipalité annonce deux phases : <em>“une observation détaillée, incluant le comptage des nids actifs, l’identification des branches mortes et une analyse des risques”</em>, suivie d’une intervention <em>“avec des mesures adaptées”</em>, l’objectif étant de <em>“concilier préservation environnementale et sécurité publique”.</em> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Restaurer les coraux, sauver les oiseaux</title>
   <pubDate>Sat, 08 Nov 2025 02:18:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Anne-Charlotte Lehartel</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/92395813-64803540.jpg?v=1762564297" alt="Restaurer les coraux, sauver les oiseaux" title="Restaurer les coraux, sauver les oiseaux" />
     </div>
     <div>
      <strong>Tahiti, le 7 novembre 2025 – Porté par la FAPE avec le soutien de dix entreprises, le Fonds Natura Porinetia a bénéficié à sept associations dans le cadre d’un premier appel à projets en faveur de l’environnement. Focus sur le site pilote du futur réseau de jardins coralliens de Tama no te tairoto inspiré par Marc Cizeron à Afaahiti, ainsi que sur le centre de soins pour les oiseaux du Fenua de SOP Manu inauguré en juillet à Toahotu. </strong> <br />  &nbsp; <br />   <br />  Dans le cadre du premier appel à projets du Fonds Natura Porinetia porté par la Fédération des associations de protection de l’environnement (FAPE) Te Ora Naho, sept associations lauréates ont été soutenues financièrement par des entreprises privées pour réaliser des actions variées&nbsp;<strong>(lire encadré ci-dessous)</strong>. Ce vendredi, les projets de deux associations, chacune attributaire d’une enveloppe de 350.000 francs, ont été présentés à plusieurs membres et partenaires dans le cadre du suivi des opérations en cours ou réalisées.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>​Un réseau de jardins coralliens</b></div>
     <div>
       <br />  Première étape chez Marc Cizeron, propriétaire d’une pension de famille à Afaahiti. Ce passionné prend autant soin de son jardin que du lagon : depuis plus de vingt ans, il arrache le surplus d’algues brunes et repique à la main les morceaux de coraux à l’abandon. Le résultat est saisissant lorsqu’on compare les alentours à sa zone d’intervention, où 18 espèces de coraux vigoureux ont été identifiées avec l’appui de l’association Tama no te tairoto, qui souhaite soutenir et promouvoir cette démarche accessible à tous. <br />  &nbsp; <br />  <em>“Le fonds Natura Porinetia nous a aidés </em><em>à équiper Marc avec des bacs, des gants et un appareil photo étanche pour lui permettre de documenter chaque semaine la fixation des coraux selon leur espèce”</em>, explique Vetea Liao, co-fondateur et directeur Tama no te tairoto, qui combine son expertise scientifique à l’expérience de Marc Cizeron, capable de dater le bouturage de chacun de ses coraux. <em>“L’objectif, c’est de produire des documents simples pour expliquer la méthode et le projet aux touristes pour les sensibiliser, voire les encourager à participer à l’entretien. À terme, on aimerait dupliquer cette initiative à d’autres pensions, en sachant qu’on est déjà sollicités par des particuliers qui veulent s’y mettre devant chez eux ou qui le font déjà. On veut que ce soit un projet participatif, que chacun s’implique dans une démarche écocitoyenne pour améliorer la santé des récifs frangeants, qui sont les premiers impactés alors que ce sont des zones de nurserie”</em>, poursuit le biologiste et photographe. Une recherche de fonds complémentaire se profile pour mener ce projet à bien.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/92395813-64803546.jpg?v=1762564370" alt="Restaurer les coraux, sauver les oiseaux" title="Restaurer les coraux, sauver les oiseaux" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/92395813-64803548.jpg?v=1762564537" alt="Restaurer les coraux, sauver les oiseaux" title="Restaurer les coraux, sauver les oiseaux" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>​Soigner les oiseaux polynésiens</b></div>
     <div>
       <br />  Après cette immersion, cap sur les airs au siège de la Société ornithologique de Polynésie (SOP) Manu, à Toahotu, pour la présentation d’une seconde action d’importance en matière de préservation de la biodiversité locale. Mobilisée sur le terrain depuis de nombreuses années, l’association est désormais dotée d’une salle de soins en bonne et due forme après des travaux d’aménagement allant de la peinture au revêtement du sol, en passant par la climatisation et tous les équipements nécessaires, dont une pharmacie complète et une balance, outil indispensable pour suivre l’évolution du poids des animaux. Un appel aux dons avait également été lancé via la fondation Anāvai. <br />  &nbsp; <br />  <em>“Le centre est opérationnel depuis juillet”</em>, indique Samantha Renault, soigneuse d’oiseaux sauvages depuis quinze ans, principalement à La Réunion, en charge de la mise en œuvre de ce projet de création d’un centre de soins pour les oiseaux de Polynésie. <em>“C’est un rêve qui se concrétise ! On peut s’occuper des oiseaux dans un cadre adapté tant pour eux que pour nous. C’est propre et ils sont en sécurité pour prendre des forces avant de reprendre leur envol. En ce moment, nous avons neuf pensionnaires : deux jeunes noddis et un poussin, une jeune gygis, deux jeunes pigeons verts et trois pétrels de Tahiti. On est déjà à 410 oiseaux signalés et pris en charge depuis le début de l’année”</em>, conclut-elle. Un projet parmi d’autres pour l’équipe de SOP Manu, mobilisée sur tous les fronts à Tahiti et dans les îles pour protéger les oiseaux du Fenua.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/92395813-64803561.jpg?v=1762564591" alt="Restaurer les coraux, sauver les oiseaux" title="Restaurer les coraux, sauver les oiseaux" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>​Fonds Natura Porinetia : sept lauréats en 2025</b></div>
     <div>
      <div>Créé en 2024, le Fonds Natura Porinetia est un dispositif de financement porté par la Fédération des associations de protection de l’environnement (FAPE) Te Ora Naho. Il est abondé par des entreprises privées souhaitant accompagner des associations avec la garantie de mise en œuvre et de suivi des projets. Le premier appel à projets a été lancé entre janvier et mars 2025. Entre avril et mai, sept lauréats ont été sélectionnés parmi les 17 candidatures en lice et les projets ont été lancés. Outre Tama no te tairoto et SOP Manu, on retrouve Tāhei ‘autī ia Mo’orea (création d’un sentier pédagogique autour du ‘uru), Ia vai ma noa Bora Bora (développement d’une ressourcerie durable), Tuihana (gestion de sentiers botaniques sur le plateau de Temehani Rahi), Dauphins de Rangiroa (tourisme d’observation éthique et durable) et Oceania (circuit d’observation des cétacés avec panneaux). Pour cette première édition, le montant total des aides versées s’élève à 3,4 millions de francs avec des attributions comprises entre 350.000 et 750.000 francs par association grâce à la participation de dix entreprises. <em>“En janvier, nous allons faire le bilan financier et moral, qui sera présenté aux donateurs, puis on repartira sur un deuxième appel à projets”</em>, annonce Jean-Claude Foglia, trésorier de la FAPE et responsable du Fonds Natura Porinetia.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   </description>
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   <title>Un nouveau nid pour les oiseaux en détresse  </title>
   <pubDate>Tue, 27 May 2025 03:10:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Anne-Charlotte Lehartel</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/88827030-62850722.jpg?v=1748309582" alt="Un nouveau nid pour les oiseaux en détresse  " title="Un nouveau nid pour les oiseaux en détresse  " />
     </div>
     <div>
      <strong>Tahiti, le 26 mai 2025 – Un véritable centre de soins va bientôt voir le jour au siège de l’association SOP Manu, à Toahotu. Cette mission a été confiée à Samantha Renault, experte du sujet après avoir passé dix ans à soigner les pétrels à La Réunion. En Polynésie, notamment à Tahiti, les chiffres annuels sont en hausse avec 300 à 500 échouages d’oiseaux marins à cause de la pollution lumineuse. Soutenue par plusieurs partenaires publics et privés, l’initiative fait également l’objet d’un appel aux dons.</strong> <br />   <br />  &nbsp; <br />  La Société d’ornithologie de Polynésie (SOP) Manu œuvre depuis 1990 pour la sauvegarde des oiseaux endémiques du Fenua à travers différents programmes de conservation et de sensibilisation. Aujourd’hui, l’association est portée par une équipe technique de 14 personnes, dont huit basées à Tahiti, complétée par 20 à 30 bénévoles actifs répartis dans plusieurs communes. <br />  &nbsp; <br />  Le siège de l’association se situe à Toahotu. À la Presqu’île, le fare du quartier de Mitirapa est bien connu des habitants ayant été confrontés au moins une fois à l’échouage d’un oiseau marin, puisqu’il fait également office de refuge. <em>“À la base, le sauvetage, on le fait en plus de nos missions”</em>, explique Maya Tehau, assistante de direction au sein de l’association depuis près de dix ans. <em>“On accueille les oiseaux échoués, on fait les soins nécessaires ou on les relâche directement pour ceux qui sont en forme. Avec le temps, le sauvetage et les projets de Manu ont pris de l’ampleur, donc il nous fallait une personne dédiée aux soins et pour fédérer le réseau.”</em> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Aménager un centre de soins</b></div>
     <div>
       <br />  Cette personne, c’est Samantha Renault, chargée de mission au centre de soins depuis mi-février. Après avoir soigné des pétrels de Barau et de Bourbon pendant dix ans sur l’île de La Réunion, elle a rejoint l’équipe pour faire du centre de soins un projet à part entière de l’association. Les travaux d’aménagement ont déjà commencé. <em>“On est en train de restaurer une ancienne salle de stockage. On va aussi faire quelques changements dans le mode de fonctionnement pour améliorer la qualité de prise en charge des oiseaux et des soins qui leur seront prodigués. Un diagnostic complet sera fait sur l’oiseau, avec des radios si besoin. L’objectif, c’est de les sauver pour pouvoir les relâcher, en sachant que tous les oiseaux n’ont pas besoin de venir au centre de soins”</em>, précise la référente du projet. Des aménagements extérieurs sont aussi prévus pour faciliter la convalescence des oiseaux blessés. <br />  &nbsp; <br />  Les oiseaux marins sont plus particulièrement concernés, comme le pétrel de Tahiti (Noha), qui compte parmi les espèces menacées d’extinction. <em>“Il y a entre 300 et 500 échouages par an, et les chiffres sont en constante augmentation. C’est dû à la pollution lumineuse : les oiseaux marins s’orientent grâce à la lune et aux étoiles, qu’ils confondent avec la barrière de lumières artificielles autour de l’île. Ils s’échouent au sol sans pouvoir redécoller, avec le risque de se faire manger par des chiens ou des chats, ou de se faire écraser par des voitures”</em>, poursuit la soigneuse. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/88827030-62850728.jpg?v=1748309618" alt="Un nouveau nid pour les oiseaux en détresse  " title="Un nouveau nid pour les oiseaux en détresse  " />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>​Ouverture prévue en juillet  </b></div>
     <div>
       <br />  Le centre de soins devrait être opérationnel entre fin juin et début juillet, le temps de réceptionner et d’installer tout le matériel nécessaire (paillasse en inox, évier, ordinateur, etc.). L’association sera donc prête pour le pic des échouages, qui intervient généralement autour du mois d’août. <em>“On tient à remercier la population qui ramasse les oiseaux échoués. Les gens sont les premiers acteurs du sauvetage des oiseaux marins en Polynésie”</em>, souligne Samantha Renault, qui ne quitte jamais son téléphone. L’an dernier, 425 oiseaux ont été pris en charge ou ont fait l’objet d’un signalement à SOP Manu. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>​Un appel aux dons et aux bénévoles  </b></div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">Soutenue financièrement par plusieurs partenaires publics et privés, dont BirdLife, Puressentiel, Univet Nature, le Fonds Natura (Fape) ou encore la Direction de l’environnement (Diren), cette initiative fait également l’objet d’un appel aux dons. Une <a class="link" href="https://www.anavai.org/project/un_refuge_pour_les_oiseaux" target="_blank">cagnotte en ligne</a>  a été lancée via la fondation Anāvai. Le moteur de recherche solidaire <a class="link" href="https://search.lilo.org/" target="_blank">Lilo.org</a>  est une autre option mise en œuvre par l’association pour collecter des fonds. Par ailleurs, les dons de serviettes de bain (usées, mais encore propres) sont ouverts pour le confort des oiseaux. <br />  &nbsp; <br />  Pour ce projet, SOP Manu est aussi en quête de différents profils de bénévoles. <em>“Il y a les relâcheurs, qui vont chercher l’oiseau, qui font le diagnostic et qui le relâchent si tout va bien. Il y a les rapatrieurs, qui ramènent au centre de soins les oiseaux qui ne vont pas bien. Il y a les soigneurs, dans le futur, qui pourront venir apprendre à soigner les oiseaux. Il y a les familles d’accueil : ça arrive qu’on recueille des poussins de Noddi ou Gygis, dont il faut s’occuper jusqu’à l’envol. On recherche aussi des bénévoles en bricolage pour monter des volières, par exemple, ou en communication. Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues !”</em>, remarque Samantha Renault. Cet appel concerne Tahiti, et potentiellement les îles dans l’optique de développer un réseau de référents.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Plus d'infos</b></div>
     <div>
      Sur la page Facebook <a class="link" href="https://www.facebook.com/profile.php?id=100064446169588" target="_blank">Manu-SOP</a>. <br />  Le numéro “SOS Pétrels” : 87 22 27 99.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/88827030-62850722.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.tahiti-infos.com/Un-nouveau-nid-pour-les-oiseaux-en-detresse_a230742.html</link>
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   <title>La falaise de Maruapo débarrassée de la fourmi de feu</title>
   <pubDate>Sat, 24 Apr 2021 03:32:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Esther Cunéo</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/55751361-41661726.jpg?v=1619231948" alt="La falaise de Maruapo débarrassée de la fourmi de feu" title="La falaise de Maruapo débarrassée de la fourmi de feu" />
     </div>
     <div>
      <strong>Tahiti, le 23 avril 2021 -&nbsp;Trois ans après le premier épandage, plus aucune trace de cette peste rouge dans la vallée de Maruapo. Menée par la Sop Manu afin de préserver l'habitat du très rare Monarque de Tahiti, l’opération peut se targuer d'avoir relevé deux challenges : éradiquer complètement une méga-colonie sur plus de 16 hectares de forêts et traiter une falaise sur 300 mètres de haut. Coût de l’opération&nbsp;: 5 millions. </strong> <br />  &nbsp; <br />  <em>“Il fallait attendre trois années pour être certain que des petites fourmis de feu (PFF) ne subsistaient pas dans le haut des arbres traités et dans la falaise“ </em>écrit la Sop Manu dans un communiqué de presse diffusé aujourd’hui. Trois ans pour s’assurer que la PFF a bien libéré la vallée Maruapo à Punaauia. Une victoire confirmée officiellement ce matin par la Sop et l’occasion de revenir sur trois ans de lutte contre l’espace envahissante. <br />   <br />  A l’origine de cette opération d’éradication, la désertion en 2016 de cinq Monarques de Tahiti des falaises de Maruapo, infestées de petites fourmis de feu. Pour l’association à l’époque, s’en est trop. La survie de l’oiseau endémique en danger critique d'extinction est suffisamment importante pour justifier le déploiement d’un dispositif de grande ampleur. D’autant que la petite peste rouge forme des colonies de plusieurs hectares, ne laissant rien sur son passage, si ce n’est des animaux aveugles et des pucerons dont elles récoltent le “miellat“ (liquide excrété). <br />   <br />  Avec l’aide d’une cohorte de spécialistes du Pacifique, dont Gary Morton et Ben Hofmann (Australie), Cas Vanderwoude (Hawaii), Matai Depierre (Diren) ou Hervé Jourdan (Nouvelle-Calédonie), un plan opérationnel est mis au point.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vertigineuse et impraticable</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/55751361-41661727.jpg?v=1619232080" alt="La falaise de Maruapo débarrassée de la fourmi de feu" title="La falaise de Maruapo débarrassée de la fourmi de feu" />
     </div>
     <div>
      Le protocole de traitement retenu prévoit l’utilisation de produits classés peu ou non toxiques dans la liste des substances autorisées en Polynésie&nbsp;: le S méthoprène et l'Hydraméthylnone.&nbsp;<em>“Elles ont été choisies car elles sont très rapidement détruites par le soleil, l’eau, l’humidité, ou la chaleur selon les cas,</em>&nbsp;justifie l’association.&nbsp;<em>Nous avons testé leur impact&nbsp;</em>in situ<em>&nbsp;et constaté le retour dans la forêt d’un peuplement d’insectes et d’araignées varié six mois après le dernier épandage“.</em>&nbsp;En parallèle, la société partenaire Matarai élabore un panier épandeur transportable par les drones. &nbsp; <br />  &nbsp; <br />  Mais l’association doit encore relever le challenge de voler à des altitudes négatives pour traiter une falaise vertigineuse et impraticable, sur plus de 300 mètres de haut.&nbsp;<em>“Les lignes de vol des drones ont été calculées bénévolement par l’ingénieur Gérard Peels et la société Matarai avait obtenu les autorisations de la part de l’Aviation Civile pour voler dans ces conditions extrêmes“</em>&nbsp;rapporte l’association. <br />  &nbsp; <br />  Afin de s’assurer que les intrus ne recolonisent pas la falaise, l’association a également dû s’attaquer aux 7,2 hectares du lotissement Te Maru Ata. Car c’est par là que la peste rouge est arrivée et c’est d’ailleurs par l’activité humaine qu’elle se propage (lire encadré). Une soixantaine d’habitations ont donc été traitées au fipronil ultra-dilué, un gel développé par Hawaii Antlab.&nbsp;<em>“Grâce à une participation active, y compris financière, des habitants du lotissement, seuls 500 m2 sur quatre lots hébergent encore des PFF,</em>&nbsp;félicite l’association.&nbsp;<em>Deux autres colonies sont en cours d'éradication“.</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Nouveaux épandages sur Punaauia</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/55751361-41661728.jpg?v=1619232135" alt="La falaise de Maruapo débarrassée de la fourmi de feu" title="La falaise de Maruapo débarrassée de la fourmi de feu" />
     </div>
     <div>
      Ainsi entre août 2017 et janvier 2018, ce sont au total 16 hectares de forêts et de précipices qui ont été traités, à raison de quatre épandages par drones de deux à trois journées chacune<em>. “C’est un véritable partenariat technique entre Matarai et la SOP qui a rendu cette aventure possible, chacun ayant apporté ses compétences dans leurs domaines très spécifiques“</em>&nbsp;souligne l’association, remerciant au passage le soutien de l’Union Européenne (via les financements BEST), de la mairie de Punaauia, du Pays et de 13 autres partenaires. <br />  &nbsp; <br />  Le succès de ces épandages pourrait même inspirer le déploiement de nouvelles opérations en zone forestière.&nbsp;<em>“C</em><em>’est l’idée, mais la réussite sur ce site avec cette végétation sèche ne veut pas dire que cela va forcément marcher ailleurs,</em>&nbsp;nuance Thomas Ghestemme, directeur de la SOP.&nbsp;<em>Nous devons épandre en 2021 sur 33 hectares sur Punaauia, mais il faudra également tester dans des forêts plus humides de l’île“.</em> <br />   <br />  Si trois ans après le premier traitement, aucune fourmi de feu n’a montré le bout du nez, la falaise fait toujours l’objet d’une surveillance étroite, des pieds à la tête, avec l’aide de cordistes professionnels notamment. Il s’agit d’éviter une ré-infestation. Ce qui passe par la sensibilisation du public. Une campagne de prévention devrait voir le jour très prochainement, en partenariat avec la mairie de Punaauia.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le test du beurre de cacahouètes  </b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/55751361-41661730.jpg?v=1619229320" alt="La falaise de Maruapo débarrassée de la fourmi de feu" title="La falaise de Maruapo débarrassée de la fourmi de feu" />
     </div>
     <div>
      Contrairement à ce qu’on pourrait croire, elles ne se propagent pas toutes seules. Encore une fois, les activités humaines y sont pour quelque chose. Et une fois implantées, les colonies progressent d’environ 50 mètres par an. En l’espace de 30 ans, la petite fourmi a colonisée la moitié des terres sur Arue rappelle l’association. Pour éviter une ré-infestation, les particuliers sont invités à adopter les bons gestes, meilleures barrières contre la PFF. <br />  &nbsp; <br />  Au rang des comportements à risque identifiés, l’association relève le fait de ramener des plantes en pot ou du matériel végétal (tronc, coco, bourre de coco, fleurs du type oiseaux de Paradis, bananiers…), d’utiliser du terreau ou de la terre venant de l’extérieur, de faire des travaux d’enrochement, de remblai ou de gravier, voire même de récupérer des déchets variés (déchèterie, bord de route). <br />  &nbsp; <br />  Le cas échéant, l’association invite à vérifier la présence effective des petites bêtes, en faisant le test du beurre de cacahuète sur un bâtonnet à entreposer à l’ombre pendant une heure. <br />  Notez que les PFF n’aiment pas non plus les passages trop fréquents, la pluie, ou trop de vent, mais aussi que les poules ou les chiens adorent aussi le beurre de cacahuète. A l’issue d’une heure d’attente, si vous observez une fourmi orange, minuscule (de la taille d’une petite tête d’épingle), qui se laisse tomber facilement du bâtonnet, ou qui s’agglutinent autour sans forcément s’installer directement dessus, vous êtes probablement en présence de cette peste. <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   </description>
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   <link>https://www.tahiti-infos.com/La-falaise-de-Maruapo-debarrassee-de-la-fourmi-de-feu_a200142.html</link>
  </item>

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   <title>Des associations éradiquent le rat noir sur l'îlot Teuaua aux Marquises</title>
   <pubDate>Wed, 20 Feb 2019 02:05:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacques Franc de Ferrière</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/30894805-29314411.jpg?v=1550625972" alt="Des associations éradiquent le rat noir sur l'îlot Teuaua aux Marquises" title="Des associations éradiquent le rat noir sur l'îlot Teuaua aux Marquises" />
     </div>
     <div>
      PAPEETE, le 19 février 2019 - <b>Pour protéger une colonie de 90 000 sternes fuligineuses aux Marquises de la menace du rat noir, quatre associations de protection de l'environnement, polynésiennes et internationales, ont uni leurs efforts pour éliminer le rat de l'îlot Teuaua, situé près des côtes de Ua Huka.</b>       <br />
              <br />
       Le rat noir est une vraie plaie pour nos oiseaux sauvages. Ils dévorent les œufs et les poussins dans les nids, exterminent les plantes indigènes, et mettent en danger la survie même de nos espèces endémiques. Les associations de protection des oiseaux Société d'Ornithologie de Polynésie (SOP Manu), Island Conservation, BirdLife International et l'Association Vaiku'a i te manu o Ua Huka ont donc lancé un projet ambitieux de dératisation dans plusieurs îles et îlots aux Marquises.       <br />
              <br />
       Teuaua héberge la plus grande colonie d'oiseaux marins de Polynésie, qui rassemble 90 000 sternes fuligineuses. C'est donc par cet îlot dépendant de la commune de Ua Huka que les associations ont décidé d'entamer leur grand projet. Et les résultats viennent d'être publiés : après le traitement effectué en mai-juin 2017, le site est désormais déclaré totalement débarrassé du rat noir.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/30894805-29314412.jpg?v=1550626376" alt="Des associations éradiquent le rat noir sur l'îlot Teuaua aux Marquises" title="Des associations éradiquent le rat noir sur l'îlot Teuaua aux Marquises" />
     </div>
     <div>
      Pour Tehani Withers, gestionnaire du projet pour la SOP Manu, c'est un immense succès : <span style="font-style:italic">&quot;les deux îles, Teuaua et l’îlot voisin Hemeni aussi indemne de rats, forment ensemble un habitat essentiel pour la reproduction des oiseaux marins et offrent l'aperçu d’un écosystème côtier riche, un environnement autrefois prédominant aux Marquises. Les oiseaux de mer, souvent appelés les ingénieurs d’écosystèmes, sont essentiels au bon fonctionnement de ces derniers. Ils améliorent la fertilité des sols insulaires en transférant les nutriments marins au milieu terrestre. Ces nutriments se déversent ensuite dans l’écosystème marin par le biais de processus d’altération naturelle des sols, enrichissant les eaux environnantes, augmentant la productivité des coraux ainsi que la croissance et l’abondance des poissons.&quot;</span>       <br />
              <br />
       Steve Cranwell, gestionnaire du Programme international des oiseaux de mer du Pacifique pour BirdLife, espère que la restauration de l'écosystème de Teuaua se fera naturellement : <span style="font-style:italic">&quot;nous sommes optimistes sur le fait que les oiseaux marins autrefois présents reviendront nicher sur ce site, maintenant que leur habitat est indemne de rats, ce qui permettrait d’accroitre la diversité des oiseaux marins et de protéger les espèces menacées, dont l’océanite à gorge blanche (Pita’e en langue marquisienne).&quot;</span>       <br />
              <br />
       <b>300 MILLIONS DE FRANCS POUR DÉRATISER SIX AUTRES ÎLES</b>       <br />
              <br />
       Jason Zito, spécialiste des projets de restauration à Island Conservation, regarde désormais vers l'avenir, en particulier la dératisation de nouvelles îles : <span style="font-style:italic">&quot;le projet de Teuaua démontre qu’il est possible d’éliminer les rats envahissants introduits aux Marquises. La restauration de cet îlot en particulier est considérée comme une étape importante vers la mise en place des projets de restauration sur des sites beaucoup plus vastes et complexes : Hatuta'a, Mohotani, Hatu Iti, Motu Oa, Motu Takahe et Fatu Uku. La restauration de Hatuta'a et Mohotani en particulier améliorerait les conditions de quatre espèces d’oiseaux terrestres et de deux espèces d’oiseaux de mer, toutes en voie de disparition aux Marquises.&quot;</span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Commencer par Teuaua était indispensable pour acquérir l'expertise logistique nécessaire à la suite de ce projet. Jason Zito décrit les difficultés que les associations ont rencontrées en traitant l'îlot : <span style="font-style:italic">&quot;le transport des personnes, du matériel et de l’équipement a été un défi permanent. À chaque débarquement, il a fallu sauter d’un bateau en mouvement, grimper à une corde pour atteindre un rebord rocheux d’un mètre de largeur, et ensuite escalader une falaise verticale de 10 mètres de haut pour accéder au plateau de l’île. (...) Une fois sur le plateau, il n’y a eu aucun répit avec les bombardements de fientes et les crissements des milliers de Sternes fuligineuses qui nous empêchaient de nous entendre ou même de penser.&quot;</span>       <br />
              <br />
       Maintenant que Teuaua est indemne des rats, une opération financée par BirdLife et Island Conservation, les associations préparent désormais la restauration de six autres îles inhabitées des Marquises. Pour ce faire, elles cherchent le montant estimatif de 3 millions USD (318 millions de francs), requis pour mettre en œuvre ce projet. Il nécessitera un navire de soutien et un hélicoptère... Comme lors de la précédente action d'envergure de ces associations : <a class="link" href="https://www.tahiti-infos.com/Deux-ans-apres-la-deratisation-des-Acteon-Gambier-est-un-succes_a163617.html">la dératisation de six atolls des Actéons-Gambier en 2015,</a> déjà par la SOP Manu, BirdLife et Island Conservation. Ce projet avait alors coûté 100 millions de francs.       <br />
              <br />
       (Crédit photos : Island Conservation)       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'importance culturelle de Teuaua</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/30894805-29314440.jpg?v=1550626155" alt="Des associations éradiquent le rat noir sur l'îlot Teuaua aux Marquises" title="Des associations éradiquent le rat noir sur l'îlot Teuaua aux Marquises" />
     </div>
     <div>
      Teuaua est un site culturel important pour la communauté de Ua Huka. Les œufs des sternes fuligineuses (kaveka en langue marquisienne) sont récoltés une à deux fois par an et, d’après les dires des habitants, c’est la présence de fruits sur les tumu 'uru (arbres à pain) de Ua Huka qui indique que les sternes vont pondre. Cette pratique perd de sa popularité puisque les nouvelles générations consomment de plus en plus d’aliments importés en provenance de Papeete. Cependant, il est tout de même important pour la population locale de disposer d’une ressource alimentaire en cas de pénurie d’approvisionnement. La récolte des œufs de kaveka est en outre une pratique culturelle marquisienne qui existe depuis des décennies et fait partie intégrante du patrimoine polynésien.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Qui sont les associations au cœur de cet ambitieux projet ?</b></div>
     <div>
      La Société d’Ornithologie de Polynésie - Manu est une des deux plus grosses associations de protection de l'environnement Polynésie. Elle a pour objectif la protection des oiseaux de Tahiti et de ses îles ainsi que la préservation de leurs habitats. C'est un groupe d’ornithologues amateurs enthousiastes qui a fondé cette association non gouvernementale et sans but lucratif en juillet 1990.       <br />
              <br />
       BirdLife International est une ONG d'envergure mondiale. Elle est le fruit du partenariat entre des organisations de conservation qui s’efforcent de préserver les oiseaux, leurs habitats et la biodiversité mondiale en travaillant avec les communautés locales afin qu’il y ait une utilisation durable des ressources naturelles. <span style="font-style:italic">&quot;Ensemble, nous sommes 121 partenaires BirdLife dans le monde – un par pays ou territoire – et nous sommes en croissance. Nous sommes animés par notre conviction que les communautés locales, travaillant pour la nature dans leurs pays, mais connectées aux niveaux national et international par le biais de notre partenariat mondial, sont la clé du maintien de toute vie sur cette planète. Cette approche unique de locale à globale a un impact important et permet la mise en place de projets de conservation à long terme, pour le profit de la nature et des hommes&quot;</span> explique l'organisation. BirdLife est largement reconnu comme le leader mondial de la conservation des oiseaux.       <br />
              <br />
       Island Conservation est la seule organisation mondiale sans but lucratif de conservation dont l’objectif est d’empêcher les extinctions des espèces indigènes et ou endémiques en retirant les espèces envahissantes des îles. <span style="font-style:italic">&quot;Nous travaillons où la biodiversité et le risque d’extinction des espèces sont les plus importants – les îles. L’élimination d’une menace principale – les vertébrés envahissants – est l’une des interventions les plus critiques pour la sauvegarde des plantes et des animaux menacés et la restauration des écosystèmes insulaires. Une fois les espèces envahissantes éliminées, les espèces insulaires et les écosystèmes indigènes peuvent se rétablir, souvent avec peu d’interventions supplémentaires. Depuis 1994, IC et ses partenaires ont réussi à restaurer 63 îles dans le monde, bénéficiant à 1173 populations de 468 espèces et sous-espèces.&quot;</span>       <br />
              <br />
       Vaiku’a i te manu o Ua Huka est une association créée en 2014 par les habitants de Ua Huka pour préserver la biodiversité de leur île et des îlots dépendants. Elle gère en particulier un ambitieux programme de biosécurité, à l'aide du chien chasseur de rats nommé Dora.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.tahiti-infos.com/Des-associations-eradiquent-le-rat-noir-sur-l-ilot-Teuaua-aux-Marquises_a179286.html</link>
  </item>

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   <title>Punaauia et Paea se mobilisent pour sauver le Monarque de Tahiti</title>
   <pubDate>Thu, 15 Nov 2018 04:38:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacques Franc de Ferrière</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/27668885-27726213.jpg?v=1542254298" alt="Punaauia et Paea se mobilisent pour sauver le Monarque de Tahiti" title="Punaauia et Paea se mobilisent pour sauver le Monarque de Tahiti" />
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      PAPEETE, le 14 novembre 2018 - <b>Les mairies de Punaauia et de Paea, qui hébergent les tous derniers Monarques de Tahiti survivants, ont décidé de renforcer leur collaboration avec l'association en charge de les protéger, la SOP manu. Une convention a été signée pour accentuer la lutte contre la Petite fourmi de feu, le Martin triste et le Bulbul. Ces espèces invasives attaquent notre 'Ōmāma'o et tuent leurs petits, une grave menace qui pèse sur cette espèce en danger critique d'extinction.</b>       <br />
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       Il y a 70 Monarques de Tahiti connus, et ce sont les derniers survivants au monde de leur espèce. Ils vivent dans trois vallées de la côte est de Tahiti : Maruapo, Papehue et Hopa. Depuis 2015, les communes de Punaauia et Paea, qui hébergent cette rare espèce, se sont mobilisées pour sa protection. Elles apportent des subventions au programme de sauvegarde, mais elles font aussi le travail d'interface, de sensibilisation et d'information auprès de leurs administrés.       <br />
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       Cette collaboration a permis de lancer un programme avec les habitants voisins des vallées. 50 familles se sont ainsi impliquées dans un programme de piégeage de deux espèces invasives : le Martin triste (ou Merle des Moluques) et le Bulbul à ventre rouge. Ces deux oiseaux semblent bien innocents, mais ils ne viennent pas de nos îles. Introduits par l'Homme, ils se sont révélés redoutables pour les Monarques.        <br />
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       Caroline Blanvillain, chargée de programmes pour la protection des oiseaux terrestres à l'association SOP Manu, nous explique comment, en 20 ans de travail, Manu a réussi à faire passer la population de monarques de 20 oiseaux à 70 oiseaux. Selon elle, les merles et les bulbuls <span style="font-style:italic">&quot;sont très agressifs. On s'est aperçus qu'ils attaquent les nids des monarques, ils y vont plusieurs fois par jour jusqu'à réussir à détruire les nids. C'était en 2012, on commençait à contrôler les rats, mais dans la vallée ça se passait toujours très mal. On perdait énormément de poussins, les femelles qui défendaient leurs petits se retrouvaient mourantes avec les ailes cassées par terre, c'était horrible... C'est pour ça qu'en 2012 on a lancé ce programme de piégeage avec Suzana Saavedra, qui nous a appris les techniques développées ailleurs dans le Pacifique. Depuis trois ans, les habitants des deux communes se sont impliquées encore plus fortement dans ce projet et maintenant nous avons 50 piégeurs qui se relaient toute l'année. Grâce à ça, les Monarques se portent bien mieux.&quot;</span>       <br />
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       <b>LE MONARQUE NE SURVIVRA PAS SEUL</b>       <br />
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       Il faut dire que sauver le monarque n'est pas aidé par la biologie. Après des millions d'années à vivre à Tahiti sans aucun prédateur, le 'ōmāma'o a appris à faire très peu d'enfants : les couples ne font un nid qu'un an sur deux, puis ils ne feront un poussin que dans un nid sur deux... Un comportement adapté pour éviter la surpopulation en temps de paix, mais très dangereux quand les rats noirs, les busards, les merles, les bulbuls et la petite fourmi de feu ravagent chaque nouvelle génération... <span style="font-style:italic">&quot;Au lancement du programme de sauvegarde en 1998, quand nous avions commencé avec 20 individus, nous avions une croissance de leur population de 1% par an en contrôlant principalement les rats. Depuis 2012 on protège les nids contre les oiseaux introduits, et nous avons une croissance de 14 % par an ! Il y a même 8 bébés en ce moment. Ce projet a vraiment été un tournant dans le programme, d'où l'importance de le pérenniser avec cette convention.&quot;</span>       <br />
       
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      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/27668885-27726214.jpg?v=1542254328" alt="Punaauia et Paea se mobilisent pour sauver le Monarque de Tahiti" title="Punaauia et Paea se mobilisent pour sauver le Monarque de Tahiti" />
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      Car pour préserver ces progrès, un &quot;pacte&quot; a été signé ce mercredi 14 novembre entre les deux communes et l'association. Elles travailleront ensemble à la poursuite du programme de piégeage des oiseaux introduits et au contrôle de la Petite fourmi de feu (voir encadré). Tout pour que les générations futures puissent connaitre elles aussi le Monarque, un oiseau curieux qui cherche la compagnie de l'homme, et n'a aucun moyen de se défendre seul contre les changements très rapides que subit l'environnement de notre île.       <br />
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     <div><b>70 hectares traités contre la Petite fourmi de feu</b></div>
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      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/27668885-27726228.jpg?v=1542254453" alt="Punaauia et Paea se mobilisent pour sauver le Monarque de Tahiti" title="Punaauia et Paea se mobilisent pour sauver le Monarque de Tahiti" />
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      La Petite fourmi de feu (PFF) est une vraie plaie. Dans les zones où ses mégacolonies s'installent, les insectes et les petits animaux disparaissent, les habitants et agriculteurs souffrent des piqures très douloureuses de la fourmi, et même les animaux de compagnie se font attaquer et risquent de devenir aveugles. Pour le monarque, le danger est encore plus grand : la disparition des insectes les laissent sans nourriture, et leurs nids se font envahir par cette peste qui s'en prend à leurs petits...       <br />
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       L'association SOP Manu a donc commencé un grand programme d'extermination dans les vallées protégées. Josquin Michoud, qui travaille sur place avec Laurent Yan pour protéger les monarques, nous explique que <span style="font-style:italic">&quot;sur le terrain, la menace numéro un est le rat noir, c'est notre plus vieil ennemi. Il y en a trop pour l'éradiquer, donc on essaye de maintenir la population très bas. Mais la nouvelle menace, c'est la Petite fourmi de feu. Il y a déjà eu des programmes dans le reste du Pacifique, en Australie et à Hawaii, mais à Tahiti c'est Manu avec quelques autres associations qui la combat. Nous avons commencé en 2012, et nous avons traité 70 hectares. 6 hectares situés sur les falaises ont été traités par drone, ça semble très efficace. Le reste est fait à pied. On trace des chemins parallèles tous les 20 mètres et avec un pulvérisateur qui a une portée de 10 mètres on arrive à tout couvrir.&quot;</span> La population, au moins ceux qui se sont déjà fait piquer est réceptive à ces efforts... L'association a donc pu aider les résidences voisines des vallées protégées à traiter leurs terrains contre la PFF et éviter que les colonies &quot;débordent&quot; sur l'habitat des monarques. C'est le cas de la résidence Te Maru Ata, qui a presque exterminé l'invasion. Les mairies, avec leurs efforts de prévention et de sensibilisation, ont là encore beaucoup aidé.       <br />
       
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     <div><b>Les maires veulent protéger leur patrimoine naturel</b></div>
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      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/27668885-27726229.jpg?v=1542254727" alt="Punaauia et Paea se mobilisent pour sauver le Monarque de Tahiti" title="Punaauia et Paea se mobilisent pour sauver le Monarque de Tahiti" />
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      Simplicio Lissant, maire de Punaauia, et Bertho Roomataaroa, du conseil municipal de Paea, ont inauguré le panneau d'information du PK 12 et ont signé une convention avec l'association SOP Manu pour accentuer les efforts pour protéger le Monarque de Tahiti. Simplicio Lissant nous explique que <span style="font-style:italic">&quot;c'est important de sauver ces espèces pour préserver le patrimoine naturel de la commune. Pour les générations futures, mais aussi pour le développement touristique. C'est un moyen de développer le tourisme vert, le tourisme écologique dans la commune.&quot;</span> Il reconnait que beaucoup d'efforts restent à faire : <span style="font-style:italic">&quot;Nos deux communes se sont engagées financièrement aux côté de l'association SOP Manu, mais il faut aussi sensibiliser toute la population, même avec une action très simple comme limiter les espèces nuisibles. Et ça donne de bons résultats puisque la population du Monarque est en train de remonter. Et si d'aventure les autres communes se joignent à nous, on pourra monter encore plus. Aux îles Cook, où je suis allé, ils ont un Monarque protégé. Avec leur programme ils sont passés de 20 oiseaux à plus de 8000, on les voit partout ! Si les Cook peuvent le faire, nous aussi.&quot;</span>       <br />
       
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/27668885-27726244.jpg?v=1542254728" alt="Punaauia et Paea se mobilisent pour sauver le Monarque de Tahiti" title="Punaauia et Paea se mobilisent pour sauver le Monarque de Tahiti" />
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      À Paea, Bertho Roomataaroa est lui-même très impliqué dans la préservation du 'ōmāma'o, puisqu'il est un des piégeurs volontaires de la commune. <span style="font-style:italic">&quot;Lorsque l'on parle de la protection du monarque à la population, on est étonnés du fait qu'ils ne connaissent plus cette espèce. Ça nous attriste un peu, on aurait voulu que toute la population soit mobilisée pour ça&quot;</span> regrette-t-il.        <br />
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       Les deux élus espèrent aussi que les actions de Manu continueront de recevoir le soutien du Pays, de la France et de l'Europe. L'association va en effet subir une baisse de ses financements en 2019 à cause d'une pause du programme de financement européen BEST. Manu a besoin de 20 millions de francs pour continuer son œuvre d'éradication de la Petite fourmi de feu dans les vallées protégées l'année prochaine... Si elle ne les trouve pas, la PFF reprendra son inéluctable marche en avant, toujours plus profond dans ces vallées préservées.       <br />
       
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/27668885-27726320.jpg?v=1542254682" alt="Punaauia et Paea se mobilisent pour sauver le Monarque de Tahiti" title="Punaauia et Paea se mobilisent pour sauver le Monarque de Tahiti" />
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     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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