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  <title>TAHITI INFOS, les informations de Tahiti</title>
  <description><![CDATA[Le journal d'informations et d'actualités de la Polynésie française. Les nouvelles de Tahiti et ses îles, un agenda, des petites annonces, des commentaires, des vidéos, un forum et un regard sur l'actualité du Pacifique, de la métropole du monde. Egalement une partie magazine: environnement, santé, people, nouvelles-technologies, et insolites. ]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-08-11T19:30:25+02:00</dc:date>
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   <title>TAHITI INFOS, les informations de Tahiti</title>
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   <title>Tourisme vert : une activité en pleine ascension à Makatea</title>
   <pubDate>Tue, 25 Jun 2019 22:13:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mélanie Thomas</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/35082416-31877454.jpg?v=1561495750" alt="Tourisme vert : une activité en pleine ascension à Makatea" title="Tourisme vert : une activité en pleine ascension à Makatea" />
     </div>
     <div>
      <b>PAPEETE, le 25 juin 2019. A partir de ce mercredi et ce jusqu’à dimanche, Makatea Escalade, avec la société Acropol et l’association Maewan, organise quatre jours de découverte de l’île de Makatea. Au menu : visites historiques, randonnées et escalade. Entre 120 et 140 personnes sont attendues.       <br />
       </b>       <br />
       Les trésors terrestres de Makatea se laissent découvrir par ceux qui posent un pied à Makatea. A partir de ce mercredi, ils seront entre 120 à 140, de 10 à 65 ans, à avoir cette chance et à s’immerger dans les richesses de l’île.        <br />
              <br />
       Au programme pendant quatre jours: de la randonnée, de l’escalade, de la descente en rappel, des visites historiques… Ces quatre journées sont organisées par les associations Makatea Escalade et Maewan et la société Acropol.  Cinquante voies d’escalade de niveaux différents, allant des débutants aux experts ont été installées sur l’île. Depuis, Makatea a pu développer son tourisme vert et accueillir des passionnés d’escalade<span style="font-style:italic">. « Cela a augmenté considérablement le nombre de touristes. Depuis le début de l’année, j’ai eu des groupes de France, des Etats-Unis… »</span>, explique Heitapu Mai, président de l’association Makatea Escalade.<span style="font-style:italic"> « Toutes les personnes qui découvrent l’île sont époustouflées. » </span>       <br />
              <br />
       Des journalistes de médias internationaux seront aussi présents en cette fin de semaine. Les atouts de Makatea seront ainsi mis en avant dans différents supports.        <br />
       L'atoll de Makatea a été classé site prioritaire de conservation en 2005 par des spécialistes de l'environnement dont Jean-Yves Meyer, délégué à la recherche. L'atoll abrite une faune et une flore plus riches que partout ailleurs dans l’archipel des Tuamotu : des oiseaux et plantes endémiques y ont été recensés. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <iframe src="https://www.facebook.com/plugins/video.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fmaewanadventurebase%2Fvideos%2F2450485541904975%2F&show_text=1&width=560" width="560" height="533" style="border:none;overflow:hidden" scrolling="no" frameborder="0" allowTransparency="true" allow="encrypted-media" allowFullScreen="true"></iframe>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une histoire minière qui a laissé des traces </b></div>
     <div>
      Entre 1885 et 1966, la Compagnie française des phosphates de l’Océanie (CFPO) a exploité une mine à ciel ouvert sur un site d'environ 850 hectares, soit le tiers de la superficie de l'île de Makatea. Cette mine a été durant plus de 80 ans le seul véritable site industriel de la Polynésie française avec même l'installation d'une ligne de chemin de fer sur l'île pour relier la mine au port. Pour les besoins de l'exploitation, d'importantes infrastructures industrielles y ont été construites dont les vestiges sont encore bien présents sur l'île. L'extraction du minerai a modifié profondément les paysages de cet atoll soulevé.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.tahiti-infos.com/Tourisme-vert-une-activite-en-pleine-ascension-a-Makatea_a182534.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Makatea : un tourisme vert qui ne demande qu'à être exploité</title>
   <pubDate>Fri, 18 Jan 2019 01:21:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mélanie Thomas</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/29860280-28726086.jpg?v=1547764720" alt="Makatea : un tourisme vert qui ne demande qu'à être exploité" title="Makatea : un tourisme vert qui ne demande qu'à être exploité" />
     </div>
     <div>
      <b>PAPEETE, le 17 janvier 2019. Les associations Fatu Fenua no Makatea et Te Rupe no Makatea continuent d'agir pour développer les activités économiques de Makatea. Les particularités de l'atoll sont idéales pour le tourisme et l'agriculture. L'objectif : éviter à tout prix la reprise de l'exploitation du phosphate et la réhabilitation des anciens sites tels que prévues par l'homme d'affaires australien Colin Randall. </b>       <br />
              <br />
              <br />
       Sylvana Nordman et Danny Bruezière-Chatelais (Pittman), présidentes des associations Fatu Fenua no Makatea et Te Rupe no Makatea, unissent leurs forces et leurs idées en ce début d'année pour préserver Makatea. Les deux associations poursuivent leur combat contre la reprise de l'exploitation du phosphate et le projet de réhabilitation présenté par l'Australien Colin Randall, de la SAS Avenir Makatea.        <br />
              <br />
       En décembre dernier, le gouvernement a accordé une subvention de 1.5 million de Fcfp à l'association Makatea Escalade pour le financement de l’aménagement d'un site d'escalade et la formation de l’encadrement. <span style="font-style:italic">&quot;C'est le type d'activité qu'on souhaite encourager&quot;,</span> souligne Sylvana. <span style="font-style:italic">&quot;Il y a une forte demande d'activités. Il y a de plus en plus de touristes et de charters qui viennent à Makatea depuis la pose d'un corps mort en novembre. Il peut y avoir entre 5 à 6 voiliers de passage par semaine. Pour assurer un développement durable de l'atoll, il faut organiser les structures d'accueil.&quot; </span>       <br />
              <br />
       Ce sont les chasseurs de crabes qui connaissent le mieux tous les recoins mais aussi les anfractuosités de Makatea. L'un d'eux finalise actuellement sa formation de guide professionnel de randonnée. Deux autres jeunes devraient bientôt suivre la même voie. <span style="font-style:italic">&quot;Ce sont des chasseurs de crabes. C'est eux qu'on choisit déjà pour emmener les touristes sur les sentiers. Grâce à cette formation, ils pourront en vivre&quot;, </span>met en avant Sylvana. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/29860280-28727239.jpg?v=1547769839" alt="Makatea : un tourisme vert qui ne demande qu'à être exploité" title="Makatea : un tourisme vert qui ne demande qu'à être exploité" />
     </div>
     <div>
      Les deux femmes, intarissables, aiment faire découvrir leur île aux voyageurs. Danny Bruezière-Chatelais  emmène avec elle tous les deux mois 10 à 12 personnes passer dix jours à Makatea. Au programme : visite du village, du belvédère, de Maumu, découverte de la faune et de la flore... <span style="font-style:italic">&quot;Les gens sont heureux, éblouis par l’île&quot;</span>, relève Danny. &quot;<span style="font-style:italic">Makatea n'est  pas comme les autres... Ils sont étonnés de voir des grottes, des arbres qu'on ne voit pas ailleurs&quot;</span>, complète Sylvana.        <br />
              <br />
       Les trésors terrestres de Makatea se laissent découvrir par ceux qui ont la chance de poser un pied à Makatea. Ceux qui chaussent leurs palmes commencent à découvrir les particularités sous-marines de Makatea.        <br />
              <br />
       L'équipe de Under The Pole a ainsi fait halte à Makatea.  <span style="font-style:italic">&quot;Sous l'eau, les plongeurs découvriront un paysage sous-marin (...)  unique et surprenant pour les scientifiques&quot;</span>, ont relevé les membres de l'expédition qui ont filmé des étendues de gorgones jaunes.<span style="font-style:italic"> &quot;La plongée pourrait être développée&quot;,</span> met en avant Danny.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <iframe src="https://www.facebook.com/plugins/video.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Funderthepole%2Fvideos%2F285182825528549%2F&show_text=1&width=560" width="560" height="535" style="border:none;overflow:hidden" scrolling="no" frameborder="0" allowTransparency="true" allow="encrypted-media" allowFullScreen="true"></iframe>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/29860280-28727004.jpg?v=1547768199" alt="Makatea : un tourisme vert qui ne demande qu'à être exploité" title="Makatea : un tourisme vert qui ne demande qu'à être exploité" />
     </div>
     <div>
      Sylvana continue à développer la permaculture et l’apiculture sur l'île et prévoit de lancer prochainement la production de vanille.        <br />
              <br />
       Pour réaliser un développement durable de l'île , les deux associations mettent en avant le besoin de mettre en place des structures d'accueil mais aussi un acheminement de l'eau potable vers les fare<span style="font-style:italic">. &quot;L'Aranui pourrait être un facteur de développement&quot;,</span> note Sylvana mais pour cela il faut d'abord développer les structures d'accueil avant d'aller démarcher le navire.       <br />
              <br />
       L'atoll de Makatea a été classé site prioritaire de conservation en 2005 par des spécialistes de l'environnement dont Jean-Yves Meyer, délégué à la recherche. Aujourd'hui, il existe deux pensions de familles sur l'île.       <br />
              <br />
       Pour être lancé, le projet  d’extraction des phosphates doit être précédé par une révision du code minier. &quot;Celui-ci a été préparé et nécessite désormais un arbitrage interministériel, courant 2019&quot;, précisait en début d'année le gouvernement.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <iframe src="https://www.facebook.com/plugins/post.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fmedia%2Fset%2F%3Fset%3Da.10156475613124807%26type%3D3&width=500" width="500" height="766" style="border:none;overflow:hidden" scrolling="no" frameborder="0" allowTransparency="true" allow="encrypted-media"></iframe>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/29860280-28727184.jpg?v=1547770001" alt="Makatea : un tourisme vert qui ne demande qu'à être exploité" title="Makatea : un tourisme vert qui ne demande qu'à être exploité" />
     </div>
     <div>
      A voir aussi lundi  21 janvier à 19h25, le magazine &quot;Vevo, le grand rendez-vous&quot; pour une édition spéciale consacrée à Makatea sur Polynésie la 1ère
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
   ]]>
   </description>
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  </item>

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   <title>Makatea privé de téléphonie mobile depuis plus d'une semaine</title>
   <pubDate>Thu, 06 Sep 2018 21:59:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mélanie Thomas</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/25253802-26628222.jpg?v=1536268859" alt="Makatea privé de téléphonie mobile depuis plus d'une semaine" title="Makatea privé de téléphonie mobile depuis plus d'une semaine" />
     </div>
     <div>
      <b>MAKATEA, le 6 septembre 2018. Depuis le mardi 28 août, les liaisons mobiles à Makatea et Niau ne fonctionnent pas. Impossible de joindre les habitants sur leur téléphone portable ou pour eux d'appeler. Vini assure travailler pour résoudre ce problème.       <br />
       </b>       <br />
              <br />
       Depuis le 28 août dernier, soit plus d'une semaine, il est impossible de joindre les habitants de Makatea sur leur téléphone portable. Les résidents de l'atoll ne peuvent pas non plus appeler. Habitués, à ce que le réseau soit capricieux en période de mauvais temps, les habitants pensaient retrouver leur ligne mobile en fonctionnement assez rapidement. Ce qui n'est pas le cas. Contactée, la société Vini assure &quot;travailler actuellement pour résoudre ce problème&quot; qui touche aussi l'atoll de Niau.       <br />
       Makatea, qui abrite 94 habitants selon le dernier recensement de l'Institut de la statistique de la Polynésie française, est donc relié actuellement au reste de la Polynésie française grâce à la téléphonie fixe, qui n'est en revanche pas présente dans tous les foyers de l'atoll. De nombreux habitants viennent donc utiliser le téléphone fixe de la mairie pour passer des appels, pour réaliser des commandes puisqu'une goélette doit partir en début de semaine prochaine pour Makatea. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
   ]]>
   </description>
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   <title>Une association qui ne dit pas non à l'exploitation du phosphate</title>
   <pubDate>Wed, 25 Jul 2018 02:47:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mélanie Thomas</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/24000765-26023283.jpg?v=1532484534" alt="Une association qui ne dit pas non à l'exploitation du phosphate" title="Une association qui ne dit pas non à l'exploitation du phosphate" />
     </div>
     <div>
      <b>MAKATEA, le 24 juillet 2018. Tahirivairau Mai, fils cadet du maire de Makatea, Julien Mai, vient de créer l'association Makatea Agir pour la biodiversité. Au contraire des deux associations existant déjà, elle ne s'oppose pas au projet de l'Australien Colin Randall, P-dg de Avenir Makatea. </b>        <br />
              <br />
       L'association Makatea Agir pour la biodiversité a été créée en mai et s'est présentée ce mardi devant la presse. <span style="font-style:italic">&quot;L'atoll de Makatea souffre d'un lourd passé. Son phosphate a été exploité sans prise en compte environnementale et sans réhabilitation post-exploitation. Les conséquences ont été nombreuses. (…) Les préoccupations actuelles sont bien évidemment issues de ce passé douloureux. Aujourd'hui, les jeunes veulent s'assurer que le développement futur de l'île prenne en compte les intérêts de la population mais assure aussi la durabilité des ressources. Dans le cadre du potentiel projet d'exploitation minière et de réhabilitation, l'association veut faire entendre la voix de ceux qui y habitent de ceux qui y vivent&quot;</span>, peut-on lire dans le dossier de présentation de l'association.        <br />
              <br />
       Son président, Tahirivairau Mai, est le fils cadet du maire de Makatea, Julien Mai, favorable au projet de reprise de l'exploitation du phosphate. &quot;<span style="font-style:italic">Ce n'est pas utopique d'avoir deux poumons économiques pour Makatea : un poumon écotouristique et un poumon minier&quot;,</span> insiste le maire. &quot;<span style="font-style:italic">Il y a une opportunité de développer voire de redynamiser Makatea. L'idée que la réhabilitation suive l'extraction est déjà un grand pas. La CFPO a extrait, extrait puis en 1966 a mis la clé sous le paillasson et s'en est allée. Il ne faut pas que ça se reproduise.&quot;</span>       <br />
              <br />
       Jusqu'ici, il existait deux associations, Fatu Fenua no Makatea et Te Rupe no Makatea, qui souhaitent développer Makatea, qui, compte 94 habitants selon le dernier recensement, grâce à l'agriculture et au tourisme vert. Ces deux associations sont farouchement opposées au projet de l'Australien Colin Randall, P-dg de Avenir Makatea.  L'association Makatea Agir pour la biodiversité a décidé de se positionner différemment et de se placer dans une dynamique de concertation. &quot;<span style="font-style:italic">Nous ne sommes pas tous d'accord sur le fait que ce projet existe et se fasse</span>&quot;, explique Tahirivairau Mai. &quot;<span style="font-style:italic">Nous pensons que nous devons mener nos actions. Que le gouvernement accepte le projet ou non nous serons là pour préserver la biodiversité de l'île. Si Colin Randall a le droit d'exploiter nous serons là pour poser des conditions.&quot; </span>       <br />
              <br />
       Pour se démarquer des autres associations, Tahirivairau Mai insiste sur le fait que les membres de l'association Makatea Agir pour la biodiversité sont des &quot;<span style="font-style:italic">résidents de l'île, qui ont la connaissance du terrain&quot;. &quot;Nous sommes tous des chasseurs de kaveu, des pêcheurs et des agriculteurs</span>&quot;, insiste-t-il.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;De nombreuses activités peuvent être développées sur l'atoll : agriculture, exploitation du phosphate, écotourisme…&quot;, </span>écrit l'association. Makatea Agir pour la biodiversité s'est donc fixé cinq objectifs : &quot;<span style="font-style:italic">lutter contre les espèces envahissantes et protéger les espèces endémiques et indigènes de l'atoll, enrichir la connaissance sur les espaces et les espèces de Makatea, développer l'écotourisme en partenariat avec les associations et acteurs économiques, soutenir un développement durable en collaboration avec les différents acteurs et classer les espaces naturels jugés sensibles ou menacés.&quot;       <br />
       </span>       <br />
       L'atoll de Makatea a été classé site prioritaire de conservation en 2005 par des spécialistes de l'environnement dont Jean-Yves Meyer, délégué à la recherche. L'atoll abrite une faune et une flore plus riches que partout ailleurs dans l’archipel des Tuamotu : des oiseaux et plantes endémiques y ont été recensés.       <br />
              <br />
       La SAS Avenir Makatea a estimé la ressource en phosphate à 6.5 millions de tonnes. Colin Randall espère en vendre 250 000 tonnes par an et prévoit une durée d'exploitation de 26 ans. Il y a deux ans il annonçait la création de 73 emplois directs.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les principales propositions</b></div>
     <div>
      -	La destruction et le suivi des espèces envahissantes sont prioritaires       <br />
       -	 La revitalisation est indispensable pour limiter voire supprimer la colonisation des espèces envahissantes       <br />
       -	Etablir un état des lieux des connaissances de la population       <br />
       -	Aménager les espaces de tourisme clés       <br />
       -	Mettre en place une charte touristique en partenariat avec les communes et les acteurs économiques       <br />
       -	Assurer le développement des activités vertes dans le respect de l'environnement       <br />
       -	Etablir un plan de gestion des déchets avec la Direction de l'environnement et la commune       <br />
       -	Sensibiliser les acteurs économiques et la population au développement durable       <br />
       -	Promouvoir un développement raisonné de l'agriculture et de la pêche       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Réhabilitation : comment ça marche</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/24000765-26023282.jpg?v=1532484533" alt="Une association qui ne dit pas non à l'exploitation du phosphate" title="Une association qui ne dit pas non à l'exploitation du phosphate" />
     </div>
     <div>
      La Compagnie Française des Phosphates de l’Océanie (CFPO), créée en 1908, a exploité le phosphate de l'atoll de Makatea sur une superficie de 1 036 hectares.        <br />
       La SAS Avenir Makatea prévoit d'exploiter et de réhabiliter 600 hectares, soit près de 60 % de l’ancienne zone exploitée. La réhabilitation se fera au fur et à mesure. La société ira chercher le phosphate entre 6 à 7 mètres de profondeur puis, une fois celui-ci récupéré, elle procédera à la réhabilitation. « Le sol (sera) réhabilité, d'une altimétrie inférieure de trois mètres environ par rapport au terrain initial, au sommet des trous&quot;, explique Colin Randall. &quot;En attente, il (sera) replanté par des espèces indigènes, arbres et arbustes. »
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   <link>https://www.tahiti-infos.com/Une-association-qui-ne-dit-pas-non-a-l-exploitation-du-phosphate_a173640.html</link>
  </item>

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   <title>Un homme se blesse à Makatea en coupant un arbre</title>
   <pubDate>Fri, 15 Jun 2018 02:48:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/23023433-25478850.jpg?v=1529028476" alt="Un homme se blesse à Makatea en coupant un arbre" title="Un homme se blesse à Makatea en coupant un arbre" />
     </div>
     <div>
      Papeete, le 14 juin 2018- Un homme s'est blessé gravement aujourd'hui, jeudi, alors qu'il était en train de tronçonner un arbre. A l'heure actuelle, les circonstances de l'accident ne sont pas encore bien connues. L'homme serait tombé de l'arbre ou aurait reçu une branche sur la tête.        <br />
       Un hélicoptère Dauphin est actuellement à Makatea pour procéder à l'évacuation sanitaire de l'homme vers le Centre Hospitalier de Polynésie française.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   <title>Te Rupe no Makatea : non à l'extraction, oui à l'écologie</title>
   <pubDate>Thu, 28 Sep 2017 05:16:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/17351367-21862221.jpg?v=1506573418" alt="Te Rupe no Makatea : non à l'extraction, oui à l'écologie" title="Te Rupe no Makatea : non à l'extraction, oui à l'écologie" />
     </div>
     <div>
      <b>FAAONE, le 27/09/2017 - L'association &quot;Te Rupe no Makatea&quot; a organisé une conférence de presse ce mercredi matin à la mairie de Faaone afin de réaffirmer son opposition au projet de l'australien Colin Randall. Mais c'était également l'occasion de mettre en lumière un autre projet qui retient leur attention, il s'agit de l'avenir de Makatea 100 % écologique.</b>       <br />
              <br />
       Dany Pittman était entourée de quelques membres de son association ce mercredi matin à la mairie de Faaone, pour dévoiler à la presse un projet qui serait plus favorable à mettre en place à Makatea. Il s'agit de l'avenir de Makatea 100 % écologique, un projet qui a été présenté par Roti Make, ambassadrice de l'organisation équilibrismus en Polynésie.       <br />
              <br />
       Ce projet justement est porté par cette organisation qui a été fondée par un alsacien Eric Bihl. &quot;<span style="font-style:italic">Il travaille en Allemagne, et il a fondé cette organisation parce qu'il avait une vision pour la Polynésie. Il connait notre fenua, il a fait son service militaire ici et il aime la Polynésie</span>&quot;, raconte Roti Make.        <br />
              <br />
       L'idée serait de faire de Makatea une vitrine écologique pour les pays du monde entier. En clair, ce serait de mettre en place des produits qui respecteraient l'environnement et qui permettraient le développement de l'île sur le plan écologique. &quot;<span style="font-style:italic">Il y a par exemple, des énergies renouvelables, comme des éoliennes, mais pas comme ceux auxquelles on pense. Autre exemple, l'énergie solaire, ce ne seront pas simplement les panneaux solaires que l'on voit aujourd'hui. On peut mettre maintenant des tôles qui auront cette fonction. On aura le bois, on peut faire des briques avec les feuilles mélangées avec de la terre en utilisant des produits 100 % biologiques. Tout sera fait avec les produits de l'île</span>&quot;, souligne l'ambassadrice de l'organisation équilibrismus en Polynésie.       <br />
              <br />
       D'ailleurs ce projet aurait dû se faire à Rapa, mais les problèmes de desserte maritime n'ont pas permis de le concrétiser, &quot;<span style="font-style:italic">alors qu'à Rapa le conseil des to'ohitu est d'accord ainsi que la commune et la population</span>&quot;, assure Roti Make.        <br />
              <br />
       <b>EXONÉRATION DES TAXES</b>       <br />
              <br />
       Selon Roti Make, ce projet ne coûtera rien à la collectivité et à la population de Makatea. &quot;<span style="font-style:italic">Il y a des entreprises qui ont inventé des produits biologiques, biodégradables et qui peuvent durer un certain nombre d'années, et ces entreprises sponsoriseront le projet</span>&quot;, explique-t-elle.        <br />
              <br />
       En revanche, &quot;<span style="font-style:italic">nous demanderons au gouvernement d'exonérer les taxes pour le transport des matériaux sur Makatea, parce que ce sont des produits qui vont être installés sur l'île et qui la fera développer.</span>&quot;       <br />
              <br />
       &quot;<span style="font-style:italic">En contrepartie, ils vont utiliser l'île de Makatea comme publicité. Ça sera un projet pilote et ils vont pouvoir faire de la publicité sur Makatea avec leurs produits, et ce sera bien pour le tourisme aussi. Donc, ils vont utiliser cette image de Makatea pour proposer leurs produits au reste du monde, et nous, nous aurons de la publicité gratuite.</span>&quot;       <br />
              <br />
       L'objectif de cette organisation est de faire de Makatea &quot;<span style="font-style:italic">un musée des produits innovants pour le développement durable</span>&quot;. Mais cela se fera uniquement si les propriétaires de Makatea sont d'accord. &quot;<span style="font-style:italic">On ne fera rien sans leur aval</span>&quot;, tient à préciser Roti Make.        <br />
              <br />
       &quot;<span style="font-style:italic">Et dans le principe de l'équilibrismus, c'est le peuple qui a son mot à dire. Le gouvernement ne va pas dire oui on le fait, alors que le peuple ne veut pas parce que pour lui ce n'est pas bon</span>&quot;, poursuit l'écologiste.       <br />
              <br />
       Autre point à ne pas négliger, la mise en place d'une université sur l'île. &quot;<span style="font-style:italic">Pour former les jeunes. Ce projet d'université sera relié avec l'université d'Europe et du monde. Ce sera pour faire des recherches, surtout qu'il y a des espèces endémiques et faire une université dans des endroits comme celui-là, ça permettra d'apprendre non seulement l'écologie, mais aussi à construire l'écologie. Ce sera une université où on fera de la théorie, mais aussi de la pratique. Et là, les jeunes pas forcément des bacheliers, pourront être formés sur des choses bien précises qu'ils pourront maitriser, comme les énergies renouvelables, la médecine traditionnelle… comme on le fait déjà à Berkley.</span>&quot;       <br />
              <br />
       Et face à cette présentation, les membres de l'association &quot;<span style="font-style:italic">Te Rupe no Makatea</span>&quot; ont été séduits. &quot;<span style="font-style:italic">Makatea a beaucoup souffert, maintenant, laissons le passé derrière nous et allons vers l'avenir. Et ce n'est pas SAS avenir de Makatea, c'est avenir de Makatea 100 % bio</span>&quot;, lâche Dany Pittman, présidente de l'association.       <br />
              <br />
       <b>2018, L’ANNÉE DE LA SENSIBILISATION</b>       <br />
              <br />
       Et pour mieux présenter ce projet écologique, plusieurs actions seront mises en place l'an prochain.       <br />
              <br />
       &quot;<span style="font-style:italic">Nous avons la journée internationale de la Terre qui va se dérouler le 8 juin 2018. Donc, l'association &quot;Te Rupe no Makatea&quot; va être le porteur de projet durant cette période-là. Du 1er au 17 juin, il y a un déplacement qui sera prévu du 1er au 8 juin sur Makatea. Du 9 au 17, il va y avoir des expositions-débats, puis la conférence durant quatre jours sur l'écologie de Makatea, son organisation foncière, son projet de développement durable. Il y aura des projections de photos, films sur l'histoire de Makatea. Il y aura aussi des ateliers pour enfants, de l'écotourisme, le développement durable, le projet de l'université, les technologies écologiques modernes, les énergies renouvelables…</span>&quot;, décrit Roti Make.       <br />
              <br />
       Même si on en est qu'à la phase de la présentation de ce projet révolutionnaire, ses instigateurs préfèrent prendre le temps qu'il faut pour informer au mieux les natifs de Makatea.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/17351367-21862222.jpg?v=1506573604" alt="Te Rupe no Makatea : non à l'extraction, oui à l'écologie" title="Te Rupe no Makatea : non à l'extraction, oui à l'écologie" />
     </div>
     <div>
      <b>Roti Make       <br />
       Ecologiste</b>       <br />
       <b>       <br />
       &quot;On ne fera rien sans leur aval&quot;</b>       <br />
              <br />
       &quot;<span style="font-style:italic">L'année dernière, j'ai rencontré Dany Pittman, la présidente de Te Rupe no Makatea. Et c'est là, que je lui ai parlé de ce projet 100 % écologique pour Makatea. Au début, elle n'était pas très emballée, et nous avions continué de nous voir, puis petit à petit, elle a trouvé le projet intéressant.        <br />
              <br />
       Le président de l'organisation Eric Bihl me disait qu'il viendrait en Polynésie, s'il y a vraiment un grand intérêt de la population, du gouvernement, des élus politiques pour ce projet.        <br />
              <br />
       Tout ce qui va être organisé sur cette île va être biologique, on ne mettra rien que la population ne voudra pas. Ce sont les ayants droits, les maîtres, c'est par eux que nous devons avoir l'aval pour faire quelque chose. Le gouvernement, lui, c'est son accord de principe. On ne mettra pas de choses qui vont polluer les yeux, le lagon, la nature… c'est-à-dire que si demain on fait des énergies de vagues, on montrera les modèles qui seront mis en place là-bas, et s'il faudra les enlever, on les enlèvera. Mais au moins, les gens verront.        <br />
              <br />
       Notre objectif est de sensibiliser la population, mais surtout de leur dire qu'on ne fera rien sans leur aval.</span>&quot;       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>NON AU PROJET DE COLIN RANDALL</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/17351367-21862229.jpg?v=1506573474" alt="Te Rupe no Makatea : non à l'extraction, oui à l'écologie" title="Te Rupe no Makatea : non à l'extraction, oui à l'écologie" />
     </div>
     <div>
      Durant cette conférence de presse, l'association Te Rupe no Makatea a réaffirmé son opposition au projet de Colin Randall.       <br />
              <br />
       Selon la vice-présidente de l'association, Sabrina Birk, leur pétition a recueilli aujourd'hui &quot;<span style="font-style:italic">plus de 150 000 signatures, et la plupart vient du monde.</span>&quot;       <br />
              <br />
       Et l'ancienne représentante indépendantiste à l'assemblée n'a pas caché sa déception vis-à-vis du gouvernement.        <br />
              <br />
       &quot;<span style="font-style:italic">Le projet de Collin Randall est une catastrophe écologique et environnementale, et les politiques ferment les yeux sur l'environnement. On accepte un développement sauvage qui est totalement inadmissible, de la part des politiques et de Colin Randall qui n'a fait aucune études des nappes phréatiques, des galeries… il s'en fout, de toute façon l'eau c'est lui qui va fournir. Nous, on veut un Plan général d'aménagement (PGA) parce que le sol de Makatea est perméable. On veut apprendre à la population ce qu'il faut faire de leurs batteries, de leurs huiles… Donc, il faut délimiter pour savoir où se trouve cette galerie. Et d'un autre côté, il y a le problème de poussières que va causer le projet de Colin, c'est terrible. À l'époque de CFPO, on parlait de poussières. Mais là, ce n'était que du sable. Avec Colin Randall ce sera un projet très bruyant avec le concassage et ça va durer pendant les 30 ans d'exploitation. Et le politique n'a pas fait son boulot parce qu'il n'a pas fait les contre-expertises. Déjà, quand ils ont délivré le permis de construire du temps de Gaston Flosse, ils auraient dû délimiter la zone où il pouvait explorer, ce qu'ils n'ont pas fait. Et en délimitant les terres, ils auraient dû obtenir la permission des propriétaires, ce qu'ils n'ont pas fait non plus, parce qu'ils sont toujours en train de chercher qui sont les propriétaires. Donc, ils sont allés sur des terres qui ne les appartiennent pas pour faire des prélèvements. Quand Jacky Bryant était ministre, il avait fait une enquête commodo incommodo. Et à l'issue de cela, il y a eu une réunion de la commission des mines, et ils ont émis un avis défavorable. Donc, ils ont clôturé la demande de Colin Randall. Normalement, ça aurait dû s'arrêter là, mais Gaston Flosse est arrivé par la suite et a annulé cela. Le gouvernement actuel était avec Gaston Flosse, et c'est eux qui ont octroyé de nouveau cette autorisation. Nous, on veut qu'ils assument leurs responsabilités et leurs actes. On veut qu'ils annulent ça. On aimerait bien qu'ils fassent les contre-expertises qui justifient qu'il y a un taux élevé de cadmium. La population ne veut pas de ce projet parce qu'il est dangereux pour l'environnement. Makatea a beaucoup plus de potentiel dans le développement écotouristique, scientifique qui va beaucoup nous apporter pour l'avenir, que les 500 millions de francs que propose Colin Randall par an</span>&quot;, déplore-t-elle.       <br />
              <br />
       &quot;<span style="font-style:italic">Pour moi, ce qui serait intéressant ce serait de classer Makatea en tant que patrimoine naturel, et dans le courrier que nous avons remis à Edouard Fritch au mois de novembre venant de Monsieur Lucien Montaggioni professeur Emérite de Géosciences, qui demandait si on voulait développer Makatea sur un plan écologique, touristique, scientifique. Le mieux serait de faire un parc naturel, et c'est ça qui va faire venir les touristes et les scientifiques parce qu'il y a les fossiles qui sont uniques dans le Pacifique. Sur le plan scientifique, nous avons des fossiles qui datent depuis des millions d'années, il y a aussi toute la faune. Il y a des touristes qui viennent observer les oiseaux uniques au monde, à Makatea. Il y a aussi de magnifiques grottes d'eau, il y a aussi le &quot;rupe&quot;, un oiseau. Il y a aussi le &quot;'areho&quot;, c'est un escargot terrestre qui existe un peu dans le Pacifique et qui a beaucoup disparu à cause de l'introduction des escargots carnivores. Mais à Makatea, il en reste encore. Ce sont des escargots très rares et très recherchés par les scientifiques pour étudier son évolution. Ces escargots ne pondent pas d'œuf, mais ils accouchent des bébés. Donc, ils en font peu et ils sont très fragiles, il faut les protéger.</span>&quot;        <br />
              <br />
       Et Sabrina Birk n'a pas mâché ses mots concernant la réaction des habitants sur place qui seraient pour le projet de Colin Randall. &quot;<span style="font-style:italic">Il y a 80 habitants et on sait qu'ils ne sont pas tous d'accord. À la réunion, ils étaient peut-être 20 qui seraient favorables et qui se sont exprimés. Sur ces 20, il y a peut-être 12 jeunes qui cherchent du travail. Mais la plupart des jeunes des îles viennent à Tahiti chercher du boulot, on le sait. Et c'est pareil pour la plupart des propriétaires de Makatea qui sont venus à Tahiti chercher du boulot. Et vous pensez qu'ils ont envie de sacrifier Makatea pour ces jeunes là-bas, alors qu'ils ne se bougent pas pour chercher du travail et qu'ils n'ont pas d'esprit d'initiative ? C'est un peu cet esprit-là que nous entendons de la part des ayants-droits qui sont à Tahiti, qui eux, ont déplacé leurs familles pour venir chercher du boulot sur Tahiti et vivre dans des bidons villes et ils aspirent tous à rentrer chez eux durant leur retraite. Alors que ces personnes à Makatea veulent tout saccager parce qu'ils veulent leur boulot sur place ?</span>&quot;, prévient Sabrina Birk.       <br />
              <br />
       De son côté, la présidente de l'association Te Rupe no Makatea se dit déçue de cette réaction. &quot;<span style="font-style:italic">C'est un genre de chantage, vous n'êtes pas là donc vous n'avez pas votre mot à dire. Ils devraient quand même être plus reconnaissants envers les natifs de Makatea, parce que nous bougeons beaucoup ici pour l'île. Maintenant, les jeunes qui acceptent ce projet pour du boulot, je leur dirai simplement qu'il faut arrêter l'assistanat. Dans le monde c'est l'argent qui domine et j'appelle les habitants de Makatea à la raison et de prendre le temps de réfléchir, c'est quand même un projet qui va détruire notre île</span>&quot;.       <br />
              <br />
       Et pour elle, la réaction du tāvana est irrespectueuse. &quot;<span style="font-style:italic">Notre maire gratte de la guitare pour endormir tout le monde. Qu'il arrête sa sérénade parce qu'il a oublié qu'il y a des personnes qui se lèvent. Et je n'accepte pas qu'il détruise notre île. Quand Colin Randall annonce aux médias qu'il a reçu 30 personnes par rapport à 7 000 ayants-droits, il a du sacré boulot. Je reconnais qu'à côté des 30 personnes, nous sommes majoritaires. Je ne sais pas comment leur faire comprendre ça</span>.&quot;       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/17351367-21862263.jpg?v=1506573605" alt="Te Rupe no Makatea : non à l'extraction, oui à l'écologie" title="Te Rupe no Makatea : non à l'extraction, oui à l'écologie" />
     </div>
     <div>
      <b>Mareva Lechat       <br />
       Collaboratrice du député Moetai Brotherson</b>       <br />
              <br />
       &quot;<span style="font-style:italic">Ce projet pour lui (Moetai Brotherson NDLR) serait une catastrophe</span>&quot;       <br />
              <br />
       &quot;<span style="font-style:italic">Moetai Brotherson s'est exprimé deux fois sur son compte Facebook de parlementaire, il s'est clairement exprimé avec #touchezpasàMakatea. Donc, pour avoir assisté à la présentation de Monsieur Randall, ce projet pour lui serait une catastrophe. Il voyait plus un développement de l'économie endogène basé sur l'environnement. Et ces deux associations présentent des projets qui sont dans la philosophie de Moetai.        <br />
              <br />
       Quand il a rencontré Monsieur Lecornu, un de ses deux points à l'ordre c'était Makatea. Dès qu'il aura son rendez-vous avec le Ministre Nicolas Hulot, il en fera de même, et dans le dossier environnement c'est important. Il y a le dossier nucléaire, la montée des eaux, mais il y a aussi Makatea. Toutes les extractions minières font partie de l'environnement.       <br />
              <br />
       Moetai Brotherson peut parler directement avec le ministre Nicolas Hulot puisqu'on sait que les décisions se prennent directement à Paris. Donc, il a un poids à ce niveau-là. Après, tout le monde a un poids qui est différent, mais Moetai va tout faire de son côté pour défendre les associations de propriétaires et les associations de défense de l'environnement.</span>&quot;       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.tahiti-infos.com/Te-Rupe-no-Makatea-non-a-l-extraction-oui-a-l-ecologie_a165076.html</link>
  </item>

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   <title>Tearii Alpha récupère le portefeuille des Mines</title>
   <pubDate>Mon, 24 Jul 2017 22:35:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Amelie David</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/16020031-21014711.jpg?v=1500933218" alt="Tearii Alpha récupère le portefeuille des Mines" title="Tearii Alpha récupère le portefeuille des Mines" />
     </div>
     <div>
      <b>PAPEETE, le 24 juillet 2017 - Dans un arrêté de la présidence publié le 20 juillet au Journal officiel, le ministre du Développement des ressources primaires, des Affaires foncières et de la valorisation du domaine, Tearii Alpha, obtient le portefeuille des Mines.</b>       <br />
              <br />
       Depuis mercredi dernier, la compétence des Mines a une nouvelle fois changé de main. Par arrêté, le président du Pays a confié ce portefeuille à Tearii Alpha, ministre des Ressources primaires.        <br />
              <br />
       L'arrêté stipule la mission du ministre par cette phrase : &quot;<span style="font-style:italic">Il prépare et met en oeuvre la politique décidée par le gouvernement dans le domaine des mines</span>.&quot;        <br />
              <br />
       Mercredi, ce réaménagement des compétences ministérielles a été décidé à la veille du départ, jeudi, de la délégation gouvernementale pour une &quot;visite technique&quot; à Makatea. Vendredi, cette délégation a rencontré le conseil municipal de l'atoll, la population et l'investisseur australien Colin Randall, P-dg de la SAS avenir Makatea, qui a pour objectif de reprendre l'exploitation de phosphate sur l'île.        <br />
              <br />
       Auparavant, Nuihau Laurey était ministre des Finances, de l'énergie et des mines. Le 28 février dernier, le vice-président a démissionné de ses fonctions. Ses compétences ont été redistribuées aux autres ministres.        <br />
              <br />
       Le portefeuille des Finances avait ainsi été confié à Teva Rohfritsch, déjà en charge des grands projets d’investissement et de l’Economie, dans son gouvernement.        <br />
              <br />
       Quant à l'Energie et les Mines, ces compétences avaient été confiées au ministre de la Culture et de l'Environnement et de l'Artisanat, en charge de la promotion des langues et de la communication, Heremoana Maamaatuaiahutapu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   ]]>
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   <title>Extraction de phosphate : l’avenir de Makatea entre les mains de la population</title>
   <pubDate>Mon, 24 Jul 2017 14:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Amelie David</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/15992298-20998876.jpg?v=1500862543" alt="Extraction de phosphate : l’avenir de Makatea entre les mains de la population" title="Extraction de phosphate : l’avenir de Makatea entre les mains de la population" />
     </div>
     <div>
      <b>PAPEETE, le 24 juillet 2017 - Vendredi, une partie du gouvernement s’est rendue sur cet atoll si particulier de l’archipel des Tuamotu. Convoité pour son phosphate par Colin Randall, un Australien qui travaille dans l’industrie minière depuis plus de 40 ans, Makatea déchaîne les passions. Faut-il ou non accepter la demande de concession minière de cet investisseur australien ? Le gouvernement devrait bientôt lancer une enquête publique. La population est divisée sur la question. </b>       <br />
              <br />
       « L’aurore aux doigts de rose » tire doucement de leur sommeil Makatea et ses habitants. 5h30, en ce vendredi du mois de juillet. Le Tahiti Nui transperce les flots et file tout droit vers cet atoll des Tuamotu, vierge de tout aérodrome. La mer en est l’unique voie d’accès. Devant le navire de la flottille administrative, la lumière du jour dévoile peu à peu les falaises de cet atoll soulevé. Résultat d’un « phénomène géologique exceptionnel », les îles comme Makatea, 28 kilomètres carré et 68 habitants sont rares dans le monde.       <br />
              <br />
       A quelques mètres face au navire, le modeste quai apparaît. Les premières voitures surgissent de la pénombre. Elles viennent attendre leurs passagers de la journée. Le Tahiti Nui, affrété par le Pays, stoppe et débarque ses voyageurs. Une « visite technique » a été organisée par le gouvernement sur l’île de Makatea. Le président, Edouard Fritch, accompagné d’une partie de ses ministres, vient à la rencontre du conseil municipal de Rangiroa, dont Makatea est une commune associée, et de Colin Randall, homme d’affaires australien. Objet de la visite : les discussions autour de la reprise de l’exploitation de phosphate sur l’île par ce dernier. A Makatea comme ailleurs, le sujet déchaîne les passions.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>LE TEMPS S’EST ARRÊTÉ </b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/15992298-20998877.jpg?v=1500862659" alt="Extraction de phosphate : l’avenir de Makatea entre les mains de la population" title="Extraction de phosphate : l’avenir de Makatea entre les mains de la population" />
     </div>
     <div>
      Le moteur de la baleinière rugit. Le petit bateau vogue vers le quai. Arrivés à bon port, l’exécutif embarque dans les pick-ups. Direction : la maison de Julien Mai, tavana de Makatea, qui tient aussi une pension de famille. Le chemin est jonché de vestiges du passé, comme si le temps s’était arrêté il y a plus de 50 ans. La nature, verdoyante et sauvage, y a repris ses droits mais laisse apparaître par endroits les témoignages d’une folle industrie minière. Locomotive à vapeur, réservoirs d’eau et rails de chemin de fer, les stigmates sont toujours présents.        <br />
              <br />
       La route mène jusqu’à l’unique village de l’île. En face de la mairie, au pied de l’antenne relais, un comité d’accueil attend le président et les ministres. Ils sont une quinzaine à brandir des pancartes.  Dessus, ils y ont inscrit leur désarroi, leur colère ou leurs inquiétudes. « On veut garder le site naturel. On ne veut pas une deuxième exploitation. Pourquoi en faire une autre alors que la première a été catastrophique ?, s’inquiète Raoul Nouveau, un ayant droit, installé depuis peu à Makatea. On a discuté hier avec Randall. Il veut la réhabilitation mais il ne parle pas de ce qu’il va se passer avant cette phase, avec l’extraction. C’est tout un chamboulement dans la vie des gens qui va avoir lieu. Ce ne sera plus une vie pour eux. » La délégation continue sa route.       <br />
              <br />
       Colin Randall présente son projet en détails au président et aux ministres. Il revient sur la genèse, le processus et ses objectifs. « Je fais aujourd’hui une demande d’enquête publique au gouvernement, lance Colin Randall, dans sa langue maternelle. C’était mon projet au départ, c’est maintenant celui de la population. » L’Australien travaille sur Makatea depuis huit ans. Il a réalisé plusieurs campagnes de prélèvements et réalisé de nombreuses recherches. La Sas Avenir Makatea projette d’exploiter 600 hectares de l’ancienne zone d’exploitation. Sur les 26 années d’exploitation, l’extraction porte sur environ 6 millions de tonnes, sachant que durant les deux premières années le promoteur prévoit d’exporter 35 000 tonnes par an.        <br />
              <br />
       Dans le nord de l’île, les recherches ont montré que les trous étaient trop profonds. La réhabilitation est impossible. Pour les autres parcelles qui seront réhabilitées, Colin Randall les rendra ensuite à leurs propriétaires après les travaux. Pendant toute la durée de l’exploitation, les ayants droit recevront 60 000 francs par an et par hectare. « En plus de ce loyer, ils percevront aussi une commission suivant le cours du phosphate pour les propriétaires des terres où sera basée l’exploitation », assure l’Australien.        <br />
              <br />
       Le bureau d’étude Pae Tai Pae Uta avait pour mission d’étudier la faune, la flore et la géologie de l’île. Il a noté que les espèces endémiques, comme le Rupe ou pigeon vert, étaient revenues sur l’île, même aux endroits exploités. « Nous n’avons pas pu observer de zones de nidification », observe Steve Faaeva, chargé d’étude à Pai Tai Pae Uta. La reprise de l’extraction du phosphate dans les zones prévues n’aurait aucun impact sur la faune et la flore. « Le dossier doit être complété, intervient une personne du ministère de l’Environnement. Les espèces protégées n’ont pas été étudiées de manière suffisante. Il faut faire un inventaire plus poussé. » Colin Randall rassure : les éléments seront fournis dans les prochains jours.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>LES FANTÔMES DU PASSÉ REFONT SURFACE</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/15992298-20998878.jpg?v=1500863426" alt="Extraction de phosphate : l’avenir de Makatea entre les mains de la population" title="Extraction de phosphate : l’avenir de Makatea entre les mains de la population" />
     </div>
     <div>
      La visite continue. Les manifestants sont toujours présents avec leurs pancartes, plus hautes qu’auparavant. « On est contre le projet, ce projet il fait trop rêver », affirme Heidy, 25 ans, habitante de Makatea. La veille, Colin Randall est venu à la rencontre des habitants. Certains ont obtenu leur réponse et ont été rassurés. D’autres, en revanche, n’ont pas obtenu ce qu’ils souhaitaient. « Son traducteur n’a pas répondu à ma question. Aujourd’hui, je vais reposer les mêmes questions. Le jour où le projet se fera, est-ce que l’on pourra stopper le projet s’il ne respecte pas ce qui a été dit ? », reprend Heidy.       <br />
              <br />
       La majorité des opposants au projet ont peur de replonger dans le passé, comme lors de la première exploitation minière. Pour le maire et le gouvernement, il en est hors de question. Désormais, le Pays est aux commandes et peut s’appuyer sur un code minier. « Aujourd’hui, c’est le Pays qui est maître du jeu, avec la commune. Nous allons donner les autorisations, nous allons écrire le cahier des charges, c’est nous qui allons dire à l’investisseur ce qu’il peut faire et ce qu’il ne peut pas faire », assure Edouard Fritch.       <br />
              <br />
       Difficile de se défaire du passé à Makatea, les blessures y sont encore tellement visibles. En contrebas du village, les constructions qui datent de plus d’un demi-siècle se dressent au milieu de la jungle. Les grands murs de pierre semblent indestructibles. Les rails des tapis roulants ont été jetés dans un coin, comme si le départ s’était fait à la hâte. Personne ne semble avoir voulu les emporter. C’est par ici que passait le minerai extrait plus haut dans l’île. Grâce à ce cheminement gigantesque, le phosphate arrivait directement dans les navires en attente de leur cargaison.        <br />
              <br />
       A quelques mètres de là, les rails de l’ancien chemin de fer sont encore posés à même le sol. A les suivre, les curieux se perdent dans une forêt de végétation épaisse. « Vestiges industriels » indique un panneau, accompagné d’une flèche. Le chemin tracé mène jusqu’à l’ancien four et à la centrale électrique de l’île, moteurs des extractions. Il ne reste aujourd’hui que des machines en décrépitude. Le maire Julien Mai souhaite nettoyer le site et le conserver. Témoignage de la frénésie industrielle qu’a connue Makatea, l’édile compte en faire une sorte de musée à ciel ouvert. La visite est de courte durée. La délégation remonte à bord des pickups et laisse derrière elle la végétation luxuriante.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>UNE REPRISE QUI FAIT DÉBAT</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/15992298-20998886.jpg?v=1500863498" alt="Extraction de phosphate : l’avenir de Makatea entre les mains de la population" title="Extraction de phosphate : l’avenir de Makatea entre les mains de la population" />
     </div>
     <div>
      Changement de décor. Sur le haut de l’atoll, de part et d’autre d’une route tracée, des arbres sortent d’immenses trous formés à coup de pelle et de pioche. C’est là que se trouvait le minerai tant convoité. « Ce sont ces parties là que Colin Randall souhaite réhabiliter. Il va creuser à six mètres, prendre le phosphate qu’il reste, concasser le reste de la matière et remplir avec cela les trous pour tout mettre à la même hauteur », indique un connaisseur du dossier.       <br />
                <br />
       Après cette visite de l’île, une réunion publique prend place à l’école entre l’exécutif et les habitants. Le président Edouard Fritch s’exprime en premier : « On ne peut pas laisser la terre comme cela à nos enfants ! Il n’y a que des trous… » Dans l’assemblée, les opposants étaient au rendez-vous. Ils ont à nouveau exprimé leurs craintes. Des inquiétudes auxquelles le maire de Rangiroa, Teina Maraeura, a rétorqué : « C’est facile pour toi de parler, tu as du travail dans l’administration ! »        <br />
              <br />
       Les jeunes manifestants ont ensuite interpellé le gouvernement sur leur manière de vivre à Makatea. « Tout le monde parle de Makatea, sans jamais venir sur le terrain ! Ici, on vit du coprah, du kaveu (NDLR : crabe des cocotiers), du poisson et je suis fier de ça ! », lance avec ferveur l’un d’entre eux, avant de reprendre : « Une terre a toujours sa dignité ! Makatea, c’est l’abondance tous les jours, il ne faut pas casser notre île ! »        <br />
              <br />
       Dans l’assemblée, une nouvelle voix s’élève. Il s’agit d’une des mamans de Makatea. Pour elle, au contraire, ce projet est le bienvenu. « Ceux qui sont contre le projet sont ceux qui n’habitent pas à Tahiti. Ce projet, il est fait pour nos enfants. C’est bien pour leur donner du travail. Il faut qu’ils aient un travail », s’exclame-t-elle. Des applaudissements retentissent. Colin Randall prévoit d’exploiter la zone pour 26 ans et de créer, ainsi, 73 emplois directs.       <br />
              <br />
       Comme cette maman, plusieurs habitants de l’île soutiennent le projet de Colin Randall. Ils y voient une opportunité de développer l’île et d’assurer un avenir à leurs enfants. «La pêche n’est pas l’avenir ! Il faut leur redonner du travail ! », renchérit un autre habitant.        <br />
              <br />
       15 heures, après à peine plus d’une heure de réunion, l’édile de Rangiroa annonce la fin de la séance. La navette pour rejoindre son île s’apprête à partir. L’investisseur australien embarque avec lui. Colin Randall rencontrera dans les prochains jours d’autres ayants droit sur les îles de Rangiroa et Mataiva.        <br />
              <br />
       Pour le gouvernement, il s’agit maintenant de laisser la population décider. L’enquête publique devrait être lancée d’ici à un mois. C’est aux habitants de choisir l’avenir de l’atoll de Makatea et sous quel jour l’aurore aux doigts de rose retrouvera l’île.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>« Le projet est le bienvenu par la plupart des propriétaires » </b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/15992298-20998887.jpg?v=1500864113" alt="Extraction de phosphate : l’avenir de Makatea entre les mains de la population" title="Extraction de phosphate : l’avenir de Makatea entre les mains de la population" />
     </div>
     <div>
      Colin Randall est à l’origine du projet d’exploitation du phosphate de Makatea. A presque 70 ans, l’Australien entend faire de Makatea son dernier projet. Il espère avoir le soutien de la population.        <br />
              <br />
       <b>Vous avez plus de 40 ans de carrière dans l’industrie minière, notamment en Australie. Pourquoi avoir choisi Makatea pour votre dernier projet ?</b>       <br />
              <br />
       Mon histoire avec Makatea a commencé il y a 23 ans. Je travaillais pour des Japonais qui cherchaient à l’époque un endroit où déposer les cendres du charbon de leurs centrales. Nous avions trouvé que Makatea serait un bon endroit pour le faire. Finalement, les Japonais ont décidé d’augmenter leur production d’électricité via le nucléaire et donc, ils ont arrêté le développement de leurs centrales à charbon. Ils n’avaient plus besoin d’un endroit où mettre leurs cendres. Mais je n’ai jamais oublié Makatea… C’est une île incroyablement belle qui a été détruite et abandonnée par les Français. Pendant 50 ans, ici, rien n’a été fait. Personne n’a rien fait et cette île était en train de mourir. Un jour, ma femme m’a dit : « Colin, tu en parles depuis des années, fais quelque chose. » C’est ce que j’ai fait en 2010. Nous avons engagé une campagne de recherche pour comprendre la géologie et la géographie de l’île. Comme vous l’avez entendu aujourd’hui, nous avons fait beaucoup de missions pour comprendre cette île, son environnement, tous les aspects qui font de Makatea un site unique.       <br />
              <br />
       <b>Combien de temps et d’argent avez-vous investi pour ce projet ?</b>       <br />
              <br />
       Comme tout projet de cette importance, cela prend normalement huit à 10 ans. Pour le succès de projet, cela avait besoin de ce niveau d’investissement. Donc je travaille sur le projet depuis maintenant huit ans. Trois millions de dollars australiens, c’est beaucoup d’argent. Mais Makatea un lieu très difficile notamment en ce qui concerne l’accès.       <br />
              <br />
       <b>Qu’attendez-vous de l’enquête publique demandée au gouvernement ?</b>       <br />
              <br />
       Cette enquête publique est une obligation établie par le code minier. Il demande qu’un livre soit ouvert pour un mois à au moins six endroits : deux à Papeete, un à Rangiroa, Tikehau, Mataiva et Makatea. C’est une opportunité pour la population de voter oui ou non pour ce projet. Ce n’est pas que pour les ayants droit, c’est aussi pour la population de ces îles. C’est-à-dire que même si les gens de Makatea disent oui mais que dans d’autres îles les gens disent non, et qu’ils sont en plus grand nombre, le projet n’aura pas lieu.       <br />
              <br />
       <b>Comprenez-vous les réticences de certaines personnes ?</b>       <br />
              <br />
       J’ai parlé à beaucoup de monde sur une période d'au moins cinq ans. Les gens sont inquiets car c’est une peur de l’avenir. Ils ont peur du changement et c’est normal. Les gens veulent comprendre ce qu’est le changement. C’est pourquoi nous avons organisé une exposition pour laquelle 1500 personnes se sont déplacées. Je comprends leurs inquiétudes mais compte tenu du nombre d’encouragements que nous avons eu de la part de la grande majorité des ayants droit de l’ile de Makatea, cela montre bien que le projet est le bienvenu par la plupart des propriétaires.       <br />
              <br />
       <b>Est-ce que Makatea est une porte d’entrée pour vous, vers la Polynésie française ? Planifiez-vous d’aller voir d’autres îles ?</b>       <br />
              <br />
       Pas du tout. Pour moi, Makatea est le seul endroit. Encore une fois, j’ai 70 ans, c’est mon dernier projet. C’est le plus difficile et le plus compliqué des projets que j’ai menés. Dans tous les projets où j’ai été impliqué, j’ai rencontré les mêmes problématiques : environnementales et ce que l’on appelle « une licence sociale ». Si vous ne l’avez pas, vous ne pouvez pas mener à bien votre projet. Une licence sociale en Polynésie française signifie : acceptation par la population en général et accord avec chacun des ayants droit. C’est que nous avons fait avec l’exposition l’année dernière et maintenant, en rencontrant les ayants droit. A l’heure où je vous parle, nous en avons rencontré plus de 50 % qui ont des terres dans la zone que nous souhaitons exploiter. Durant le mois prochain, nous allons probablement en rencontrer 25% de plus. J’espère que pour le mois d’octobre, nous aurons rencontré 90 % des propriétaires.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Cinq questions à… Edouard Fritch : "La partie verte de Makatea ne sera pas touchée"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/15992298-20998891.jpg?v=1500864113" alt="Extraction de phosphate : l’avenir de Makatea entre les mains de la population" title="Extraction de phosphate : l’avenir de Makatea entre les mains de la population" />
     </div>
     <div>
      <b>Avez-vous trouvé les réponses à vos questions en venant sur le terrain ?</b>       <br />
              <br />
       J’ai un peu plus de réponses suite à cette réunion avec la population de Makatea. A entendre les échos à Tahiti, la réaction que l’on peut avoir : « c’est niet niet, on ne veut pas en entendre parler ! » Lorsqu’on vient ici, on sent quand même une préoccupation chez les gens qui vivent à Makatea pour l’avenir de leurs enfants. Ils réfléchissent à comment s’organiser de façon à ce que leurs enfants ne vivent pas que d’un peu de coprah, de pêche, de crabe. Je l’ai dit dans mon propos : je ne m’inscris pas contre ces gens qui disent non. […] Certaines de ces personnes ne veulent pas voir recommencer l’histoire des phosphates de Makatea. C’est une obsession chez eux. Mais ce n’est pas ce qu’il va se passer… Le Pays veillera.        <br />
       <b>       <br />
       Aujourd’hui, ceux qui sont contre proposent justement des solutions pour développer Makatea comme l’agriculture, l’apiculture…</b>       <br />
              <br />
       Mais cela ne gêne en rien ! Je prêche, comme je leur ai dit, pour un rassemblement de toutes nos forces : «Vous qui êtes contre, je vous respecte mais apportez votre contribution à la réflexion avec la commune, avec le Pays et ensemble nous pourrons construire cet avenir sans que les intérêts des uns et des autres ne soient bafoués, ou réduits à néant. » Nous l’avons vu sur l’explication ce matin. L’exploitation minière va prendre 20 % ou 30 % du pays. La partie verte de Makatea ne sera pas touchée. L’investisseur, avec le maître d’œuvre en matière de protection de l’environnement, propose de protéger la zone forestière qui existe déjà aujourd’hui.       <br />
              <br />
       <b>Est-ce que le Pays va pouvoir apporter son soutien aux autres projets de développement ?</b>       <br />
              <br />
       Mais bien sûr ! Je crois même que le Pays n’aura plus besoin d’apporter son soutien car ce sont des gens qui auront demain des revenus et qui pourront le faire tout seul. Je vais proposer au maire de prendre une équipe à Makatea pour que l’on aille nettoyer tout ce que l’on a vu aujourd’hui. On parle beaucoup du CEP, on a un devoir de mémoire envers ces jeunes-là. Je pense de que cela mérite d’être vu. Nous avons la chance, vous avez la chance de voir ce qu’est Makatea. Mais combien de jeunes ne savent pas ce qu’est Makatea ? Nous avons fait beaucoup de bruit avec le nucléaire mais Makatea a nourri la Polynésie pendant plus de 60 ans. Il y a un vrai devoir des pouvoirs publics envers cette île qui est effectivement oubliée aujourd’hui.       <br />
              <br />
       <b>Qu’est-ce que cela implique ? La dépollution ?</b>       <br />
              <br />
       Oui, il faut dépolluer. Outre le scandale des trous sur Makatea, il y a aussi le scandale des tôles qui traînent (NDLR : pleine d’amiante). Il faut vraiment que l’on apporte une solution. Je m’occupe de la partie mémoire, il y a de quoi faire. C’est le côté un peu positif de Makatea. Une fois que l’on arrive dans les trous, c’est terminé. C’est un paysage désolant. C’est désertique. Mais on ne peut même pas y aller parce qu’on risque sa vie.       <br />
       <b>       <br />
       Quand allez-vous lancer l’enquête publique?</b>       <br />
              <br />
       J’espère lancer l’enquête publique dans un mois. Le dossier est prêt, il reste juste quelques éléments à apporter. Je crois qu’il faut maintenant que l’on couche sur du papier ce que l’on a dire contre et ce que l’on a dire pour. Il faut surtout que nous regroupions tous les éléments qui nous permettent de prendre la bonne décision. C’est une population qui est traumatisée. Il faut en tenir compte. Mais il y a aussi les jeunes qui arrivent derrière, qu’est-ce qu’on va faire de ces gens-là demain ? Au fond de moi, j’ai envie que Makatea reprenne vie.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un déplacement qui interroge</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/15992298-20998900.jpg?v=1500864114" alt="Extraction de phosphate : l’avenir de Makatea entre les mains de la population" title="Extraction de phosphate : l’avenir de Makatea entre les mains de la population" />
     </div>
     <div>
      Le déplacement de l’exécutif à Makatea a été annoncé la semaine dernière. Quelques jours avant d’embarquer, certains médias qui avaient fait la demande ont aussi obtenu une place.        <br />
       Mais depuis, cette visite technique à Makatea suscite des interrogations. Samedi, sur sa page Facebook, le député Moetai Brotherson, du Tavini Huira’atira a ainsi posé ses questions :        <br />
       « 1) Pourquoi aucune communication officielle n'a été faite EN AMONT de ce déplacement ?       <br />
       2) Pourquoi aucun membre de l'APF et aucun parlementaire national n'est convié à effectuer ce déplacement ?       <br />
       3) Pourquoi aucun membre des associations de propriétaires opposés au projet n'est convié à effectuer ce déplacement ?       <br />
       4) Qui paye les frais d'utilisation du bateau de la flottille pour 12 personnes alors que le bateau peut en accueillir 198 ? »        <br />
       Le député, qui s’oppose au projet, annonce qu’il va adresser un courrier au ministre Tearii Alpha pour obtenir des réponses.       <br />
              <br />
       L’association Fatu Fenua no Makatea, qui réunit les opposants au projet, s’interroge elle aussi. Certains de ses membres dont la présidente Sylvana Nordman, devaient embarquer à bord du Maris Stella mercredi 19 juillet pour se rendre à Makatea et être présents pour la visite du gouvernement. Quelques jours avant le départ, on leur a appris que le navire n’effectuerait pas le trajet jusqu’à Makatea. Il irait, à la place à Mataiva.        <br />
              <br />
       Le prochain voyage à Makatea aura lieu le 5 août. <span style="font-style:italic">« Pourquoi est-ce qu’il a été annulé au dernier moment, s’interroge Sylvana Nordman. Il y a plusieurs familles de Makatea qui doivent rester deux semaines de plus à Tahiti, ce n’est pas normal… »</span> La présidente a fait une demande pour embarquer sur le Tahiti Nui, avec le gouvernement. Demande refusée.<span style="font-style:italic"> « On nous a exclus de cette mission… »         <br />
       </span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les opposants gardent « leur feuille de route »</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/15992298-20998916.jpg?v=1500864114" alt="Extraction de phosphate : l’avenir de Makatea entre les mains de la population" title="Extraction de phosphate : l’avenir de Makatea entre les mains de la population" />
     </div>
     <div>
      Restée à quai à Tahiti, l’association Fatu Fenua no Makatea n’en est pas démotivée pour autant. Ce week-end, les membres de l’association des propriétaires terriens, présidée par Sylvana Nordman se sont réunis à Tahiti. <span style="font-style:italic">« Ce n’est pas très rassurant les retours que nous avons eu de cette visite</span>, concède la présidente. Les membres de l’association ont décidé de faire<span style="font-style:italic"> « une demande d’audience »</span> au président du Pays pour évoquer l’avenir de Makatea. <span style="font-style:italic">« Il n’y a pas de mine durable ! Il n’y a pas de mine écologique !</span> , s’insurge la présidente, entourée des autres militants.<span style="font-style:italic"> Les secteurs primaire et tertiaire ont été oubliés pour le développement de l’île. Or, il y a de nombreux projets à faire et certain sont déjà en cours. » </span>       <br />
              <br />
       L’association ne change pas <span style="font-style:italic">« sa feuille de route »</span>. Pour elle, le développement de Makatea passe par un des projets durables qui n’ont aucune conséquence sur la faune, la flore et la vie des habitants. <span style="font-style:italic">« Ce qui fait peur avec la proposition de reprendre l’exploitation minière, c’est que cela peut aggraver l’état de l’atoll</span>, ajoute Fred Jacq, membre de l’association et ingénieur écologue. <span style="font-style:italic">Ce projet peut rendre à la population une terre désertique, stérile et très fragile. Les gens peuvent réhabiliter eux-mêmes comme ils l’ont déjà fait par le passé. Pour cela, la commune doit s’équiper de petites unités de concassage pour remblayer la terre. Ainsi, les propriétaires gardent le même niveau de terrain… C’est un processus plus naturel. Nous aimerions que le gouvernement prenne conscience que ce projet de réhabilitation est très loin d’être validé techniquement par les scientifiques spécialisés dans ce domaine.»       <br />
       </span>       <br />
       Fatu Fenua no Makatea espère rencontrer le président Edouard Fritch rapidement. La demande d’audience sera envoyée cette semaine. Une conférence de presse devrait être organisée à la suite de la cette rencontre. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les autres projets de la population pour le développement de Makatea </b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/15992298-20998928.jpg?v=1500864114" alt="Extraction de phosphate : l’avenir de Makatea entre les mains de la population" title="Extraction de phosphate : l’avenir de Makatea entre les mains de la population" />
     </div>
     <div>
      Si certains habitants de Makatea sont pour la reprise de l’extraction du phosphate sur l’île, d’autres s’y opposent farouchement. Ils prônent d’autres moyens de développement pour cet atoll. Rencontre avec deux d’entre eux. Le premier a souhaité garder l’anonymat, nous l’appellerons Teva.        <br />
              <br />
       •	Teva, la trentaine, résident de Makatea :       <br />
              <br />
       <b>«  Je pense que le développement de l’île passe plutôt par l’écotourisme. Je suis descendu il y a deux ans en ville pour passer une formation de guide de randonnée pédestre. La formation a duré six mois. Depuis mon retour, je vois l’évolution du tourisme ici à Makatea. Il y en a de plus en plus de touristes. Avec le projet de phosphate, ils en entendent beaucoup parler et du coup, ils sont curieux de venir voir ce qu’il se passe. Dès qu’ils arrivent à Makatea, ils ne comprennent pas que l'on puisse faire de l’exploitation sur l’atoll avec toutes les richesses que l’on a : nos grottes, nos belles vues… Les touristes trouvent l’authenticité ici. Ce n’est pas possible d’allier écotourisme et exploitation de phosphate ! »</b>       <br />
              <br />
       •	Jacky Ioane, né en 1962 à Makatea, ancien comptable à l’armée, il est revenu à Makatea il y a 16 ans. Il est aussi le propriétaire d’une des deux pensions de famille de l’île :        <br />
       i[       <br />
       « Il y a 16 ans, jamais je n’aurais pensé rester et finalement, je suis tombé amoureux de mon île. Ce qui m’a sidéré au départ, au tout début, c’est que tout le monde achetait des légumes sur le bateau. Je me suis mis à planter mes légumes et j’ai remarqué à quel point ça poussait. Ca poussait même très très bien. Donc je me suis dit qu’il fallait développer l’agriculture à Makatea. […] J’ai fait un prévisionnel : on a deux goélettes qui viennent maintenant deux fois par mois. Elles touchent 18 îles. Dans les 18 îles, j’ai 12 magasins à ravitailler. Je n’en fournis que quatre parce qu’à l’heure actuelle, il faudrait développer un peu plus l’agriculture : mettre des chambres froides, former les jeunes et avoir un peu plus de matériel premier (broyeur, pompes etc …) A savoir que Makatea a un phosphate naturel, on a sous un sous-sol très riche en eau pure. Makatea devrait déjà être au top au niveau agricole. […] Nous avons à côté un projet agricole et touristique qui peut se mettre en place. On peut aussi refaire la cocoteraie. […] Nous avons tout ce qu’il faut ici. Les jeunes sont déjà formés. Cela fait huit ans qu’ils sont avec moi. Bientôt, nous allons faire une coopérative et j’espère que nous allons réussir à nous développer. Nous avons un atout majeur, c’est vraiment la culture. Quitte à mettre en hors-sol avec du phosphate. Là, j’ai commencé à faire une serre de vanille. Nous avons le projet d’en faire plus avec une jeune femme qui travaille avec moi. Il faut qu’ils travaillent ces jeunes mais autant choisir un travail propre ! Le phosphate, quand il y en a plus, on s’en va ! Mais l’agriculture, le coprah, le tourisme ça durera tout le temps. » ]i       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   <link>https://www.tahiti-infos.com/Extraction-de-phosphate-l-avenir-de-Makatea-entre-les-mains-de-la-population_a162995.html</link>
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   <title>[PHOTOS] Visite guidée au coeur de Makatea, l'île oubliée</title>
   <pubDate>Mon, 24 Jul 2017 14:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Amelie David</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/15993265-20999263.jpg?v=1500919722" alt="[PHOTOS] Visite guidée au coeur de Makatea, l'île oubliée" title="[PHOTOS] Visite guidée au coeur de Makatea, l'île oubliée" />
     </div>
     <div>
      <b>MAKATEA, le 24 juillet 2017 -  Longtemps oubliée, l'île de Makatea a refait surface dans l'actualité et alimente les débats depuis quelques années. A l'origine de cet engouement, un homme : Colin Randall, P-dg de la SAS Makatea, qui a pour objectif d'ouvrire une nouvelle exploitation de phosphate sur l'île.</b>       <br />
              <br />
       Makatea : un petit bout de terre de 28 kilomètres carré, dans l'archipel des Tuamotu. Théâtre pendant plus de 50 ans de la frénésie de l'industrie minière, cet atoll soulevé est peu à peu retombé dans l'oubli. Jusqu'à il y a peu.       <br />
              <br />
       Visite d'une île rare qui abrite des vestiges d'une ancienne mine de phosphate mais aussi une faune et une flore plus riche qu'ailleurs. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   <title>Projet d’extraction de phosphate à Makatea : le gouvernement lancera l'enquête publique</title>
   <pubDate>Sat, 22 Jul 2017 22:19:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/15964566-20989764.jpg?v=1500758640" alt="Projet d’extraction de phosphate à Makatea : le gouvernement lancera l'enquête publique" title="Projet d’extraction de phosphate à Makatea : le gouvernement lancera l'enquête publique" />
     </div>
     <div>
      <b>MAKATEA, le 22/07/2017 - (Communiqué de la Présidence) Le président Edouard Fritch, accompagné d’une partie de son gouvernement et du maire de Rangiroa, Teina Maraeura, s’est rendu vendredi sur l’atoll de Makatea afin de faire le point sur le projet d’extraction de phosphate porté par Colin Randall. La délégation a été accueillie sur place par le maire délégué Julien Mai et les membres du conseil municipal de la commune de Rangiroa.</b>       <br />
              <br />
       En début de matinée, Colin Randall a présenté en détail son projet qui porte sur les 600 hectares qui ont déjà été exploités par le passé et qui recèlent toujours du phosphate. Il n’est donc pas question d’exploiter d’autres terrains que ceux qui sont aujourd’hui une succession de trous, et certainement pas la forêt primaire.       <br />
              <br />
       L’exploitation sera progressive et chaque parcelle qui aura été travaillée sera ensuite réhabilitée et rendue nette et praticable à son propriétaire. L’extraction porte sur environ 6 millions de tonnes, sachant que durant les deux premières années le promoteur prévoit d’exporter 35.000 tonnes par an.       <br />
              <br />
       Une étude sur la faune, la flore et la géologie de l’île a été effectuée par le bureau d’études Pae Tai Pae Uta qui met en lumière que la zone concernée est exploitable sans provoquer de dommages sur l’environnement puisque les ravages ont déjà eu lieu par le passé. En tout état de cause, si le permis d’exploitation était délivré, les travaux d’extraction seront encadrés et le Pays veillera à ce que l’investisseur tienne ses engagements, notamment en matière de réhabilitation des sites.       <br />
              <br />
       Julien Mai plaide bien sûr pour cette entreprise, voyant là une chance de développement de son île &quot;<span style="font-style:italic">qui a concédé ses bienfaits pendant un demi-siècle sans jamais rien obtenir en retour</span>&quot;. Pour lui, la relance de l’exploitation du gisement de phosphate est indispensable.       <br />
              <br />
       A l’issue de ces exposés, la délégation s’est rendue sur les anciens sites d’exploitation qui recèlent de nombreux vestiges de toute la période industrielle qui a marqué la vie de Makatea au début du 20ème siècle. De nombreux vestiges, mais également de nombreuses pollutions, notamment par des matériaux amiantés et des ferrailles en décomposition.       <br />
              <br />
       Le président a d’ailleurs souhaité que le Pays investisse pour nettoyer ces parties. La récupération de certaines machines pourrait également se faire en vue de créer un musée rappelant la période.       <br />
              <br />
       La délégation a également rencontré la population de l’île à l’occasion d’une réunion publique. Chacun a pu exprimer son point de vue sur le projet d’extraction. Les uns y étant opposés, par crainte que leur île soit saccagée, les autres y étant franchement favorable, voyant une opportunité de développement et surtout de travail pour les jeunes.       <br />
              <br />
       Le président Edouard Fritch s’est déclaré animé par ce souci de l’emploi : &quot;<span style="font-style:italic">Ce projet attire notre attention parce que l’île n’offre plus de potentiel si nous la laissons comme elle est avec ses trous. Le projet est un projet de réhabilitation sur lequel on ne peut pas passer sans mesurer tous les enjeux. Je suis favorable à la reprise de la vie sur cette île qui n’a aucun avenir sinon</span>&quot;.       <br />
              <br />
       Le président a toutefois bien compris les réticences de certains habitants. Il leur a rappelé que le Pays restait maître du cahier des charges qui sera imposé à la société exploitante. Il a par ailleurs indiqué son intention de lancer rapidement l’enquête publique que réclame le promoteur qui souhaite d’abord savoir si la population est favorable ou non. Ce qui est également la position du gouvernement.       <br />
              <br />
       Plus d'informations à ce sujet dans notre prochaine édition.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/15964566-20989769.jpg?v=1500758776" alt="Projet d’extraction de phosphate à Makatea : le gouvernement lancera l'enquête publique" title="Projet d’extraction de phosphate à Makatea : le gouvernement lancera l'enquête publique" />
     </div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/15964566-20989778.jpg?v=1500758810" alt="Projet d’extraction de phosphate à Makatea : le gouvernement lancera l'enquête publique" title="Projet d’extraction de phosphate à Makatea : le gouvernement lancera l'enquête publique" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/15964566-20989781.jpg?v=1500758855" alt="Projet d’extraction de phosphate à Makatea : le gouvernement lancera l'enquête publique" title="Projet d’extraction de phosphate à Makatea : le gouvernement lancera l'enquête publique" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/15964566-20989786.jpg?v=1500758901" alt="Projet d’extraction de phosphate à Makatea : le gouvernement lancera l'enquête publique" title="Projet d’extraction de phosphate à Makatea : le gouvernement lancera l'enquête publique" />
     </div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   <link>https://www.tahiti-infos.com/Projet-d-extraction-de-phosphate-a-Makatea-le-gouvernement-lancera-l-enquete-publique_a162990.html</link>
  </item>

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   <title>Exploitation du phosphate : le débat est ouvert</title>
   <pubDate>Thu, 01 Dec 2016 02:28:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mélanie Thomas</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/10689773-17618122.jpg?v=1480555768" alt="Exploitation du phosphate : le débat est ouvert" title="Exploitation du phosphate : le débat est ouvert" />
     </div>
     <div>
      <b>PAPEETE, le 30 novembre 2016. Avenir Makatea organise jusqu'au 3 décembre une exposition à la présidence pour présenter le projet de reprise de l'exploitation de phosphate à Makatea et de réhabilitation de l'atoll. L'objectif est d'obtenir le soutien de la population, condition demandée par le président du Pays pour soutenir ce projet. Colin Randall, P-dg de SAS Avenir Makatea, s'est engagé à répondre aux questions du public. Des opposants au projet se sont eux installés devant la présidence. Le débat est ouvert. </b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Sans connaître l'ensemble des informations, il n'est pas possible de comprendre le projet et de le considérer correctement&quot;, </span>souligne Colin Randall, P-dg de SAS Avenir Makatea. Depuis mercredi et ce jusqu'à samedi, il présente son projet de reprise d'exploitation du phosphate à Makatea et de réhabilitation de l'atoll. Sous le chapiteau de la présidence, des panneaux détaillent le projet, schémas à l'appui.        <br />
              <br />
       Pour mettre en valeur son projet, l'homme d'affaires australien revient aussi sur les pratiques de la Compagnie française des phosphates de l'Océanie (CFPO). &quot;<span style="font-style:italic">La CFPO n'a pas investi d'argent dans l'île pour préparer une quelconque reconversion post-exploitation, ni au niveau social et culturel, ni au niveau environnemental ou économique&quot;</span>, peuvent lire les visiteurs de l'exposition. &quot;E<span style="font-style:italic">lle a exploité des ressources naturelles sans considérer les impacts humains et environnementaux&quot;.</span> Avenir Makatea met ainsi en valeur ses projets : &quot;<span style="font-style:italic">Si 25 % de l'île seront exploités puis réhabilités, la seconde exploitation n'a pas vocation à bouleverser brusquement tout l'équilibre de l'atoll&quot;.</span>       <br />
              <br />
       <b>OBJECTIF : CONVAINCRE LA POPULATION</b>       <br />
       C'est surtout la réhabilitation que met en avant cette exposition. Colin Randall a bien compris que s'il voulait le soutien de la population, condition demandée par le président du Pays, il fallait mettre à en avant ce que les habitants y ont à gagner.        <br />
              <br />
       Cette réhabilitation (lire ci-dessous les explications de la SAS avenir Makatea) ne fait pas l'unanimité. Une trentaine de personnes, à l'appel des associations Te Fatu fenua no Makatea et Te Rupe no Makatea, ont manifesté ce mercredi devant la présidence. La Fédération des associations de protection de l’environnement (1), qui a à sa tête le président du Conseil économique, social, culturel et environnemental Winiki Sage, soutient leur démarche. Mais il n'y a  pas qu'à Tahiti, que l'on se mobilise contre ce projet. Mi-novembre, les deux associations ont reçu le soutien de Sauvons la forêt, association écologiste basée en Allemagne, qui a mis en ligne une pétition.        <br />
              <br />
       <b>&quot;UN PROJET COMPLETEMENT FOU&quot;</b>       <br />
       Le naturaliste Michel Huet, qui a déjà réalisé un documentaire sur Makatea en 2007, alerte aussi sur la menace que fait peser selon lui l’exploitation du phosphate sur l’atoll de Makatea.  <span style="font-style:italic">&quot;La réhabilitation est un projet complètement fou. Il n'a rien à voir avec la réalité. On ne peut pas refaire un écosystème avec du compost. C'est de l'amateurisme&quot;, souligne-t-il. &quot;On ne peut pas procéder autrement que par étape.&quot;</span>       <br />
       Michel Huet se souvient de ses premiers pas sur Makatea il y a près de 10 ans : &quot;<span style="font-style:italic"> Il y avait un paysage lunaire. On trouvait alors des plantes pionnières, des acacias extrêmement nuisibles quand ils dominent d'autres plantes plus faibles&quot;. &quot;Finalement, elles ont bien fait d'arriver car elles ont commencé un travail important de reconstruction du sol&quot;, a-t-il constaté lors de son séjour cette année sur Makatea. &quot;Un sol a été pu être reconstruit dans le fond des feo, une partie de ces feo ne sont plus visibles aujourd'hui. Des plantes ont réussi à s'y installer.&quot;</span>       <br />
              <br />
       <b>LE PHOSPHORE, INDISPENSABLE A L'AGRICULTURE</b>       <br />
       Michel Huet prépare un nouveau reportage sur Makatea qui devrait sortir au cours du premier semestre 2017.  Il aura valeur de &quot;plaidoyer&quot; contre la reprise de l'exploitation du phosphate.        <br />
       Le phosphore est essentiel au transport de l'énergie dans les cellules, la division cellulaire et l'enracinement. Sans lui, la production agricole sur terre ne serait pas possible. De manière traditionnelle, les agriculteurs fournissaient du phosphore à leurs terres par le biais du fumier. Mais aujourd'hui, les fermes d'élevage ne sont pas toujours proches des cultures. Résultat, les fumiers sont loin, les pratiques agricoles ont changé et les sources de phosphore ajouté ont changé. Les cultivateurs utilisent maintenant de l'engrais minéral, une ressource limitée, non renouvelable, comme le pétrole par exemple.  Selon Colin Randall, deux sociétés japonaises, Mitsui et Mitsubishi, sont déjà intéressées par le phosphate de Makatea. Il serait utilisé dans des fermes bio au Japon.       <br />
              <br />
       Selon les spécialistes, les réserves mondiales de phosphore approchent aujourd'hui de l'épuisement. Les mines de phosphore s'épuisent aussi rapidement parce qu'entre autres, l'utilisation de cet engrais est abusive.       <br />
       Jusqu'à 80 % des épandages de phosphore s'échappent vers les cours d'eau de surface, par ruissellement. Irrécupérable. &quot;<span style="font-style:italic">Cette dispersion du phosphore est due au fait que seulement de 5 à 15 % du phosphore des engrais est absorbé par la plante. &quot;Le reste se fixe aux métaux du sol et n'est plus assimilable par la plante,&quot; </span>affirme le professeur Mohamed Hijri, professeur au département de sciences biologiques de l'Université de Montréal.         <br />
       Le phosphore perdu dans les cours d'eau contribue à l'eutrophisation, la formation et la prolifération de cyanobactéries, ces fameuses algues bleues. <span style="font-style:italic">&quot;Il n'y a pas besoin de phosphore. On en a suffisamment autour de nous&quot;, souligne Michel Huet. &quot;Quand on en vend, on vend à ceux qui le gaspille.&quot; </span>       <br />
              <br />
       Michel Huet prépare également un documentaire sur le phosphate. Il a rencontré aux quatre coins du monde des agriculteurs mais aussi des scientifiques.<span style="font-style:italic"> &quot;Conservons le phosphate que nous avons, retrouvons les méthodes traditionnelles de faire du phosphate. C'est absurde pour les fermes bio japonaises d'y utiliser du phosphate. Les paysans japonais vivent sur une terre volcanique.&quot; </span>       <br />
              <br />
       Mais ce que craint Michel Huet, c'est que le phosphate de Mataiva soit exploité après celui de Makatea.  &quot;<span style="font-style:italic">Aujourd'hui, on sait bien gérer les extractions du phosphate dans les zones inondées comme Mataiva&quot;</span>, souligne Michel Huet. Colin Randall assure que ce n'est pas au programme :  &quot;<span style="font-style:italic">Les études ont montré  selon moi que c'était un mauvais projet. Notre projet concerne seulement la réhabilitation de 600 hectares de Makatea.&quot; </span>       <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       (1)	Cette fédération regroupe notamment les associations Manu, Te Mana o te moana, Te Rau ati ati, Sea shepherd Tahiti, Les Colibris de Tahiti. </span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le programme de l'exposition</b></div>
     <div>
      <b>CONFERENCES</b>       <br />
              <br />
       <b>Rehabilitation par l’exploitation minière M. Colin RANDALL - 45 mn</b>       <br />
              <br />
       • Mercredi 30 novembre 16h       <br />
              <br />
       • Jeudi 1 décembre 12h       <br />
              <br />
       • Vendredi 2 décembre 9h30       <br />
              <br />
       • Samedi 3 décembre 11h       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Géologie et géomorphologie M. Colin RANDALL - 30 mn</b>       <br />
              <br />
       • Mercredi 30 novembre 13h       <br />
              <br />
       • Jeudi 1 décembre 15h       <br />
              <br />
       • Vendredi 2 décembre 12h       <br />
              <br />
       • Samedi 3 décembre 15h       <br />
              <br />
              <br />
       <b>FILMS</b>       <br />
              <br />
       <b>Mémoire de Polynésie M079 Makatea et les Tuamotu - Images d’archives © Fonds</b>       <br />
              <br />
       Nouveau 1mn39       <br />
              <br />
       Mercredi 30 novembre 11h       <br />
              <br />
       Jeudi 1 décembre 16h       <br />
              <br />
       Vendredi 2 décembre 11h       <br />
              <br />
       Samedi 3 décembre 9h30       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Cinematamua 80 Fonds Jean Perrin Makatea 1953-1957 - Fonds Jean Perrin - 53mn 49s</b>       <br />
              <br />
       Mercredi 30 novembre 12h       <br />
              <br />
       Jeudi 1 décembre 11h       <br />
              <br />
       Vendredi 2 décembre 15h       <br />
              <br />
       Samedi 3 décembre 13h       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Makatea : L’extraction - Auteur Julien MAI - 22mn48</b>       <br />
              <br />
       Mercredi 30 novembre 14h       <br />
              <br />
       Jeudi 1 décembre 13h       <br />
              <br />
       Vendredi 2 décembre 13h       <br />
              <br />
       Samedi 3 décembre 14h       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Makatea : L’oubli - © Jacques NAVARRO-ROVIRA - 52mn02s</b>       <br />
              <br />
       Mercredi 30 novembre 15h       <br />
              <br />
       Jeudi 1 décembre 14h       <br />
              <br />
       Vendredi 2 décembre 14h       <br />
              <br />
       Samedi 3 décembre 16h       <br />
              <br />
              <br />
       <b>DEMONSTRATIONS</b>       <br />
              <br />
       Exposition du matériel d’escalade - Jeunes de Makatea       <br />
              <br />
       Démonstration avec les Kave’u vivants et méthodes de chasse - Jeunes de Makatea
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Du convoyeur aérien à la réhabilitation</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/10689773-17618216.jpg?v=1480557157" alt="Exploitation du phosphate : le débat est ouvert" title="Exploitation du phosphate : le débat est ouvert" />
     </div>
     <div>
      L'exposition d'Avenir Makatea détaille longuement le principe de réhabilitation de l'atoll qu'il prévoit. Voici les éléments principaux       <br />
              <br />
       <b> 	 Le port </b>       <br />
       &quot;Comme à l'époque du CFPO, le port sera investi par l'exploitation minière. Des convoyeurs aériens achemineront le phosphate et le feo jusqu'au bateau. Les infrastructures intermédiaires traiteront les matériaux avant leur embarquement. Elles seront construites sur les plateaux dans la falaise, réutilisant parfois les anciens bâtiments abandonnés du CFPO. Le phosphate et le feo seront toujours déplacés en convoyeurs hermétiques, puis dans d'importants tuyaux.&quot;       <br />
              <br />
       <b>  Un convoyeur aérien </b>       <br />
       &quot;Lors de la première exploitation, un train convoyait les matériaux et traversait le village. (…) La nouvelle exploitation utilisera un convoyeur aérien  pour transporter le phosphate et les feo. Deux zones seront réservées pour les infrastructures. A l'échelle de l'atoll, elles occuperont une surface moindre. Les infrastructures se trouveront sur la première parcelle d'exploitation, dans les terres. Les secondes se trouveront au niveau de la falaise, face au port.&quot;       <br />
              <br />
       <b>  Prospection puis défrichage</b>       <br />
       &quot;Si 25 % de l'île seront exploités puis réhabilités, la seconde exploitation n'a pas vocation à bouleverser brusquement tout l'équilibre de l'atoll. La totalité de la concession minière est divisée en 28 parcelles qui seront réhabilitées une à une. C’est-à-dire que tant que la première parcelle n'a pas été traitée et revégétalisée, la deuxième ne sera pas touchée.        <br />
       (…) Avant chaque défrichage, des prospections seront réalisées pour valider la présence ou non d'espèces endémiques voire protégées. Des décisions seront prises au cas par cas, pour déplacer et mettre en attente certaines essences remarquables transportables. Quelques bosquets pourront éventuellement être laissés en état. Le sous-sol de Makatea contient sans doute des cavités et des grottes calcaires. La zone principale n'est pas exploitée mais afin d'évaluer la présence de telles cavités, des prospections en tomographie et mesures de résistivité sont prévues, après défrichage, pour cartographier en trois dimensions les éventuelles cavités. Si ces cavités sont exposées et peuvent conduire à des effondrements, les zones seront laissées en état. (…)&quot;       <br />
              <br />
       <b>  Le compost</b>       <br />
       &quot;Le compost utilisé pour la revégétalisation des parcelles sera réalisé uniquement avec les plantes issues du défrichage afin de ne pas favoriser l'introduction des pestes. Une bande de végétation intermédiaire sera maintenue entre la zone de réhabilitation et la forêt primaire. Les limites ont été prises sur la base des expertises indépendantes réalisées et préconisant                                                                                                                                                                                             le classement de cette forêt mais aussi des falaises.&quot;       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Planter des espèces végétales ne fera que masquer les dégâts"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/10689773-17618132.jpg?v=1480557330" alt="Exploitation du phosphate : le débat est ouvert" title="Exploitation du phosphate : le débat est ouvert" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Lucien Montaggioni, sédimentologue, qui a notamment travaillé sur Makatea</span>       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Dans un courrier diffusé sur les réseaux sociaux par Te Rupe no Makatea, vous indiquez &quot;Affirmer que l'île sera ensuite réhabilitée et retrouvera un aspect et un état proches relève d'une vaste fumisterie pour ne pas dire d'une escroquerie!&quot; Pourquoi affirmez-vous ceci ? </b>       <br />
       &quot;Tout industriel présente la réhabilitation d’un site ayant fait l’objet d’une exploitation (mines, carrières) comme susceptible de ramener le dit site à un état plus ou moins conforme à son état initial, voire à un état « amélioré ». Ce type de promesse n’engage que ceux qui l'écoutent. Toute zone exploitée ne saurait revenir vers un état naturel. Tous les exemples le montrent. Et je ne parle pas de l’état actuel de toutes les îles type Makatea sur lesquelles le phosphate a été extrait, comme Nauru par exemple. Même dans le meilleur des cas -et je veux bien croire que Colin Randall essaiera de faire au mieux et limitera les dégâts-, que va-t-il en résulter? Il est prévu que les zones exploitées soient remblayées par les résidus pierreux et sablonneux issus des extractions, le remblaiement s’accompagnant d'un abaissement de plusieurs mètres du niveau initial. On crée donc une zone déprimée susceptible de drainer les eaux pluviales, zone  qui, au cours des décennies, va subir inévitablement un tassement qui va accentuer la profondeur de la dépression. Le fait de planter des espèces végétales, endémiques ou pas, ou de créer un parc naturel comme sur l’île de Christmas, ne fera que masquer les dégâts.&quot;        <br />
              <br />
       <b>Colin Randall assure que les mesures seront prises pour qu'il n'y ait pas de pollution. Pour vous, la pollution de la nappe phréatique est &quot;inévitable&quot;. Pourquoi ?</b>       <br />
       Il suffit de voir les méthodes d’extraction utilisées dans ce type d’exploration. Une fine poussière est générée et se dépose à la périphérie. Les nappes phréatiques qui affleurent dans les grottes et au fond des cavités karstiques en nombreux points de l’île recevront leur part de poussières phosphatées.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/10689773-17618212.jpg?v=1480557155" alt="Exploitation du phosphate : le débat est ouvert" title="Exploitation du phosphate : le débat est ouvert" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/10689773-17618122.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.tahiti-infos.com/Exploitation-du-phosphate-le-debat-est-ouvert_a155429.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.tahiti-infos.com,2026:rss-10639773</guid>
   <title>Le projet de Makatea présenté au public du 30 novembre au 3 décembre</title>
   <pubDate>Wed, 23 Nov 2016 02:27:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mélanie Thomas</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/10639773-17518034.jpg?v=1479864839" alt="Le projet de Makatea présenté au public du 30 novembre au 3 décembre" title="Le projet de Makatea présenté au public du 30 novembre au 3 décembre" />
     </div>
     <div>
      <b>PAPEETE, le 22 novembre 2016. Du 30 novembre au 3 décembre, Colin Randall, P-dg de la SAS Avenir Makatea, présentera le projet de reprise d'exploitation du phosphate à Makatea et répondra aux questions du public. </b>       <br />
              <br />
       C'est un exercice peu courant auquel va se prêter la semaine prochaine la SAS Avenir Makatea. Du 30 novembre au 3 décembre, elle présentera son projet de reprise d'exploitation du phosphate à Makatea. L'exposition Makatea : passé, présent, avenir&quot; aura lieu à la présidence de 9 à 17 heures.  <span style="font-style:italic">« Durant quatre jours, il sera possible de s’informer au travers des différents documents mis à la disposition du public, de rencontrer les équipes en place et de participer aux conférences qui seront données sous le chapiteau de la présidence. L’exposition portera sur le passé, le présent et l’avenir de Makatea et de ses habitants&quot;</span>, annoncent les organisateurs.       <br />
              <br />
       Pour Colin Randall, président directeur général de la SAS Avenir Makatea, cette opération a pour but de convaincre le public de l'utilité de son projet afin d'obtenir ensuite le feu vert du gouvernement. En septembre dernier, le gouvernement avait rappelé que &quot;<span style="font-style:italic">Pour le Pays, il est important d’obtenir préalablement une large acception du projet par la population et les propriétaires de l’île&quot;. &quot;L’étude économique du projet devra confirmer les retombées annoncées. L’étude d’impact sur l’environnement sera examinée de près et devra présenter toutes les mesures qui seront mises en œuvre pour préserver l’environnement&quot;</span>, complétait le gouvernement.       <br />
              <br />
       L'homme d'affaires australien va donc se plier au jeu des questions-réponses avec le public. &quot;<span style="font-style:italic">Nous allons présenter à tout le monde les informations. Sans connaître l'ensemble des informations, il n'est pas possible de comprendre le projet et de le considérer correctement. C'est un problème et c'est pourquoi cette exposition est prévue&quot;</span>, souligne Colin Randall. Chaque jour, à travers des conférences, la SAS Avenir Makatea expliquera pourquoi de par sa provenance de la mer, le phosphate est naturellement pur. Corlin Randall présentera la présence de phosphate sous forme sableuse ou en couche et les méthodes d'exploration qui ont conduit à lq découverte de la couche non exploitée de phosphate. La méthode de réhabilitation des terrains sera aussi décrite.        <br />
              <br />
       Plusieurs thèmes seront évoqués durant cette exposition : <span style="font-style:italic">&quot;l'histoire géologique et géomorphique de Makatea, la faune et le flore endémiques, la chasse au kaveu, les risques liés à la non-action&quot;</span>… Une partie de l'exposition reviendra aussi sur la vie des habitants.        <br />
              <br />
       La SAS Avenir Makatea a estimé la ressource en phosphate à 6.5 millions de tonnes. &quot;<span style="font-style:italic">C'est du phosphate de haute qualité. Nous pensons vendre 250 000 tonnes par an&quot;</span>, explique Colin Randall. &quot;<span style="font-style:italic">La durée d'exploitation est prévue pour 26 ans. Il y aura 73 emplois directs. La tonne sera vendue 138 dollars US car c'est du phosphate de bonne qualité.&quot;</span>       <br />
              <br />
       Les trois clients historiques du phosphate de Makatea étaient l'Australie, la Nouvelle-Zélande et le Japon. Au Japon, les sociétés Mitsui et Mitsubishi seraient déjà intéressés par ce phosphate. Il devrait être utilisé en ferme bio car c'est un phosphate naturel. L’exposition se déplacera ensuite à Rangiroa, Mataiva et Tikehau pour terminer en exposition permanente à Makatea.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Réhabilitation : comment ça marche</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/10639773-17518037.jpg?v=1479864840" alt="Le projet de Makatea présenté au public du 30 novembre au 3 décembre" title="Le projet de Makatea présenté au public du 30 novembre au 3 décembre" />
     </div>
     <div>
      La Compagnie Française des Phosphates de l’Océanie (CFPO), créée en 1908, a exploité le phosphate de l'atoll de Makatea sur une superficie de 1 036 hectares.        <br />
       La SAS Avenir Makatea prévoit d'exploiter et de réhabiliter 600 hectares, soit près de 60 % de l’ancienne zone exploitée. La réhabilitation se fera au fur et à mesure. La société ira chercher le phosphate entre 6 à 7 mètres de profondeur puis, une fois celui-ci récupéré, elle procédera à la réhabilitation. « Le sol (sera) réhabilité, d'une altimétrie inférieure de trois mètres environ par rapport au terrain initial, au sommet des trous&quot;, explique Colin Randall. &quot;En attente, il (sera) replanté par des espèces indigènes, arbres et arbustes. »       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Julien Mai, maire délégué de Makatea </b></div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot; Il y a une opportunité de développer Makatea&quot;</span>       <br />
              <br />
       <b>Vous êtes favorables à ce projet de reprise d'exploitation du phosphate. Pourquoi ?</b>       <br />
       &quot;J'ai donné ma philosophie au début. J'ai l'impression que cette proposition permettra de conclure la première histoire de Makatea. Depuis 1966, date de la fin de l'extraction du phosphate par la Compagnie Française des Phosphates de l’Océanie, il y a eu beaucoup de projets proposés. Mais aucun n'a abouti. L'approche qui a été faite par la société Avenir Makatea nous fait dire que c'est peut être eux qui concluront la première histoire ce qui permettra à Makatea d'écrire sa nouvelle histoire. Sera-t-elle touristique, agricole ? Pour l'instant, nous ne savons pas. Le principal souci est de s'assurer que les propriétaires ne soient pas écartés mais qu'ils soient bien partie prenante car on a tout gagné.        <br />
       Makatea est l'image parfaite de la plus grosse fracture écologique qu'il y ait jamais eu en Polynésie française. On met le CEP de côté car nous ne le voyons pas.        <br />
       Il y a une opportunité de développer voire de redynamiser Makatea. L'idée que la réhabilitation suive l'extraction est déjà un grand pas. La CFPO a extrait, extrait puis en 1966 a mis la clé sous le paillasson et s'en est allée. Il ne faut pas que ça se reproduise.&quot;        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/10639773-17518034.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.tahiti-infos.com/Le-projet-de-Makatea-presente-au-public-du-30-novembre-au-3-decembre_a155151.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.tahiti-infos.com,2026:rss-10510908</guid>
   <title>Le Mareva Nui n'a pas pu décharger son fret à Makatea</title>
   <pubDate>Wed, 02 Nov 2016 20:54:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mélanie Thomas</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/10510908-17259481.jpg?v=1478116828" alt="Le Mareva Nui n'a pas pu décharger son fret à Makatea" title="Le Mareva Nui n'a pas pu décharger son fret à Makatea" />
     </div>
     <div>
      <b>MAKATEA, le 2 novembre 2016. Le Mareva Nui n'a pas pu décharger son fret comme prévu à Makatea mardi. Une partie du fret a finalement été déchargée à Tikehau. C'est la navette communale qui ira le chercher.</b>       <br />
              <br />
       Lundi soir, les marins du Mareva Nui ont travaillé tard, jusqu'à minuit. Ils ont dû charger sur le bateau les marchandises qui étaient prévu sur le Dory, mais qui est en arrêt sur cale. Bien chargé, le Mareva Nui n'a pas pu décharger le frêt comme prévu à Makatea ce mardi après-midi.        <br />
              <br />
       A Makatea, il n'y a pas de quai. Le déchargement se fait sur barge. Avec la cale pleine, le déchargement sur barge est difficile. Le capitaine du bateau a donc pris la décision de ne pas décharger le fret qui était dans les cales.        <br />
              <br />
       Ce mercredi, le bateau était à Tikehau. L'atoll dispose d'un quai. Le déchargement a donc pu se faire. Le maire a demandé qu'une partie du fret de Makatea y soit disposée. Seules les marchandises lourdes comme le ciment n'ont pas été déchargées. La navette communale devrait aller chercher ce jeudi ce fret.        <br />
              <br />
       Le Mareva Nui déchargera le fret restant à Makatea lors de son chemin retour en fin de semaine prochaine.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   <link>https://www.tahiti-infos.com/Le-Mareva-Nui-n-a-pas-pu-decharger-son-fret-a-Makatea_a154459.html</link>
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   <title>Une pétition pour "sauver la vie de Makatea et de ses habitants"</title>
   <pubDate>Fri, 21 Oct 2016 01:50:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mélanie Thomas</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/10431826-17098792.jpg?v=1477015162" alt="Une pétition pour "sauver la vie de Makatea et de ses habitants"" title="Une pétition pour "sauver la vie de Makatea et de ses habitants"" />
     </div>
     <div>
      <b>PAPEETE, le 20 octobre 2016. Le réalisateur Michel Huet, naturaliste de formation, a lancé, au nom des associations Fatu Fenua no Makatea et Te Rupe no Makatea, une pétition en ligne mercredi pour &quot;sauver la vie de Makatea et de ses habitants&quot;. </b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Aujourd’hui, en Polynésie française, loin des regards, une terre unique sur notre planète se prépare à affronter des croqueurs de </span>phosphate et de calcaire venus d’Australie au nom bien français, « SAS Avenir Makatea ». Ces gens ne se refusent rien&quot;, écrit Michel Huet, qui a déjà réalisé un documentaire sur Makatea en 2007 et en prépare un nouveau. <span style="font-style:italic">&quot;Makatea, atoll soulevé dont les patrimoines, géologique, naturel, culturel et humain sont exceptionnels, est désormais en danger mortel.&quot;</span>       <br />
       Ce spécialiste de l'environnement a <a class="link" href="https://www.change.org/p/madame-s%C3%A9gol%C3%A8ne-royal-ministre-de-l-environnement-de-l-%C3%A9nergie-et-de-la-mer-charg%C3%A9e-des-relations-petition-pour-sauver-la-vie-de-makatea-et-de-ses-habitants?recruiter=613112123&amp;utm_source=share_petition&amp;utm_medium=facebook&amp;utm_campaign=share_facebook_responsive&amp;utm_term=des-lg-share_petition-custom_msg">mis en ligne cette pétition</a> au nom des associations Fatu Fenua no Makatea et Te Rupe no Makatea. En fin de journée, ce jeudi, la pétition avait recueilli 327 signatures.        <br />
              <br />
       L'atoll de Makatea a été classé site prioritaire de conservation en 2005 par des spécialistes de l'environnement dont Jean-Yves Meyer, délégué à la recherche. L'atoll abrite une faune et une flore plus riches que partout ailleurs dans l’archipel des Tuamotu : des oiseaux et plantes endémiques y ont été recensés.        <br />
              <br />
       En septembre, le conseil municipal de Rangiroa a pris une délibération en faveur de l'exploitation secondaire du minerai de phosphate et de la réhabilitation de l'île de Makatea. Les élus souhaitent que le gouvernement donne son feu vert à ce projet. Le projet d’extraction actuel représente, pour le conseil de Rangiroa, <span style="font-style:italic">&quot;une véritable chance qui va permettre de réhabiliter cette île&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Colin Randall, P-dg de la Société Avenir Makatea, promoteur du projet d’extraction des phosphates à Makatea, a déposé auprès de la Direction des ressources marines et minières une demande de concession d’exploitation minière sur l’île de Makatea. Le comité des mines doit l'examiner puis donner son avis. Mais c'est le conseil des ministres qui donnera en dernier ressort son accord. &quot;<span style="font-style:italic">Après les dégâts produits par les essais nucléaires à Mururoa, imposés par la France, un autre ravage se prépare, cette fois, dans l’archipel des Tuamotu  et c’est le gouvernement de Polynésie française qui décidera. Un oui mettra en péril la biodiversité marine et terrestre, les habitants et en toile de fond le tourisme, car Makatea est à portée de Rangiroa&quot;</span>, indique le texte de la pétition.<span style="font-style:italic"> &quot;Les jeunes de Makatea veulent de l’emploi, mais ils savent que la réponse se  trouve ailleurs que dans la destruction de leur île.&quot;</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Nous ne sommes pas réfractaires à un projet de développement sur l'île</span>&quot;, expliquait fin septembre Sylvanna Nordman, présidente de l'association Fatu Fenua no Makatea. <span style="font-style:italic">&quot;Il y a tout un potentiel de développement en matière de tourisme vert, d'apiculture ou de culture maraîchère. On veut un vrai développement durable pour l'atoll.&quot;</span>       <br />
              <br />
       Les associations Fatu Fenua no Makatea et Te Rupe no Makatea craignent aussi que l'exploitation du phosphate et la réhabilitation de l'île aient un impact négatif sur l'île comme cela été le cas à Nauru. Aujourd'hui, la quasi-totalité du territoire de Nauru ressemble à un désert de pierre.       <br />
                               <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/10431826-17099147.jpg?v=1477015219" alt="Une pétition pour "sauver la vie de Makatea et de ses habitants"" title="Une pétition pour "sauver la vie de Makatea et de ses habitants"" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   <link>https://www.tahiti-infos.com/Une-petition-pour-sauver-la-vie-de-Makatea-et-de-ses-habitants_a154050.html</link>
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   <title>Les élus de Rangiroa favorables au projet d'extraction à Makatea</title>
   <pubDate>Thu, 22 Sep 2016 02:18:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mélanie Thomas</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/10259868-16748110.jpg?v=1474507375" alt="Les élus de Rangiroa favorables au projet d'extraction à Makatea" title="Les élus de Rangiroa favorables au projet d'extraction à Makatea" />
     </div>
     <div>
      <b>MAKATEA, le 21 septembre 2016. Le conseil municipal de Rangiroa, dont dépend Makatea, a profité de la visite du président du Pays pour adopter un vœu en faveur de l'exploitation secondaire du minerai de phosphate et de la réhabilitation de l'île de Makatea.</b>       <br />
              <br />
       Le conseil municipal de Rangiroa a pris une délibération lundi en faveur de l'exploitation secondaire du minerai de phosphate et de la réhabilitation de l'île de Makatea. Les élus souhaitent que le gouvernement donne son feu vert au projet.        <br />
              <br />
       Cette décision a été prise lundi lors de la visite du président Edouard Fritch, officiellement sur l'atoll pour l'inauguration des routes nouvellement bétonnées à Avatoru et pour ouvrir les festivités culturelles de la sixième édition du Farerei Haga. Les élus ont profité de la présence du président du Pays pour faire passer leur message. <span style="font-style:italic">&quot;Le président a affirmé son soutien. Il entend y apporter une attention particulière, tout en demandant au promoteur de respecter les droits des propriétaires fonciers&quot;</span>, indiquait lundi un communiqué de la présidence.        <br />
              <br />
       Colin Randall, P-dg de la Société Avenir Makatea, promoteur du projet d’extraction des  phosphates à Makatea, était aussi présent à Rangiroa en début de semaine. Il s'est entretenu avec Edouard Fritch et le maire délégué de Makatea, Julien Mai.        <br />
              <br />
       Des campagnes de prélèvements sur divers points de l'ancien site de la mine de phosphate ont été réalisés par la société SAS Avenir Makatea en août 2014, puis en avril/mai 2015 sur une partie de l'ancienne exploitation.        <br />
       En mai dernier, Teva Rohfritsch précisait devant l'assemblée que 161 échantillons ont été prélevés. <span style="font-style:italic">&quot;L'analyse de ces échantillons a permis de révéler que du phosphate résiduel sous forme de sable et gravier, mais surtout sous forme solide reste en grande quantité sur l'île&quot; </span>indiquait-il. Ces prospections effectuées, la société Avenir Makatea a estimé le gisement de phosphate à plus de 3 millions de tonnes ce qui pourrait <span style="font-style:italic">&quot;alimenter une exploitation sur une durée de 16 ans&quot;.       <br />
       </span>       <br />
       <b>&quot;DE L'EMPLOI POUR LES JEUNES&quot;</b>       <br />
       Le projet d’extraction actuel représente, pour le conseil de Rangiroa, &quot;<span style="font-style:italic">une véritable  chance qui va permettre de réhabiliter cette île&quot;.</span>       <br />
       Le maire délégué de Makatea, Julien Mai, met en avant deux arguments principaux pour soutenir ce projet. Pour lui, <span style="font-style:italic">&quot;il faut passer par cette deuxième extraction pour obtenir la réhabilitation de Makatea&quot;</span> (lire les explications ci-contre).        <br />
       Le tavana compte aussi sur ce projet pour<span style="font-style:italic"> &quot;créer de l'emploi pour les jeunes de Makatea (mine, élagage…)&quot;. </span>       <br />
       Selon le maire, sur les 110 hectares qui ont été exploités,<span style="font-style:italic"> &quot;68 seront réhabilités&quot;. &quot;La partie sud ne sera pas touchée pour préserver l'environnement&quot;,</span> ajoute-t-il. Mais cette disposition ne suffit pas à rassurer les protecteurs de l'environnement. Pour Sylvanna Nordmann, présidente de l'association Te Fatu fenua no Makatea, cette réhabilitation est du &quot;<span style="font-style:italic">pipo&quot;. &quot;Ce projet aura nécessairement un impact sur l'environnement naturel et aussi social.&quot;</span>       <br />
       On a recensé sur l'île une faune et une flore plus riches que partout ailleurs dans l’archipel des Tuamotu. Des espèces endémiques y vivent aussi. L'île est ainsi une zone de nidification des rupe (espèce protégée).        <br />
              <br />
       La zone du mont Putiare sera aussi laissée telle quelle. Julien Mai aimerait pouvoir présenter cette zone au patrimoine mondial de l'Unesco.        <br />
       Colin Randall a déposé auprès de la Direction des ressources marines et minières une demande de concession d’exploitation minière sur l’île de Makatea. Le comité des mines examinera et donnera un avis. Mais c'est le conseil des ministres qui donnera en dernier ressort son feu vert. Un communiqué de la présidence indiquait ce mercredi : &quot;<span style="font-style:italic">Pour le Pays, il est important d’obtenir préalablement une large acception du projet par la population et les propriétaires de l’île. L’étude économique du projet devra confirmer les retombées annoncées. L’étude d’impact sur l’environnement sera examinée de près et devra présenter toutes les mesures qui seront mises en œuvre pour préserver l’environnement, les espèces animales et végétales ainsi que les opérations de réhabilitation des terres&quot;.</span>       <br />
       Le Pays travaille également sur la rénovation du code minier.        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Julien Mai, maire délégué de Makatea</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/10259868-16748111.jpg?v=1474507327" alt="Les élus de Rangiroa favorables au projet d'extraction à Makatea" title="Les élus de Rangiroa favorables au projet d'extraction à Makatea" />
     </div>
     <div>
      <b>Comment va se dérouler la réhabilitation ?</b>       <br />
       &quot;La couche de phosphate se trouve entre cinq et six mètres de profondeur. Il y a  des trous qui descendent plus bas. Ce sera d'abord remblayé dans un premier temps jusqu'à hauteur de la couche de phosphate qu'ils ont besoin de récupérer.       <br />
       Tous les pics seront remblayés dans un premier temps.        <br />
       La deuxième étrape c'est de déboiser tout ce qu'il y a sur la zone. Cela va probablement se faire hectare par hectare et tout ce déboisement va servir à faire du compost. Sous cette couche d'arbres, vous avez des feo calcaire dolomitisés, qui sont restés exposés au soleil depuis des milliers d'années. Cette couche en principe sera retirée pour en faire de l'agrégat pour faire des infrastructures. Ensuite il y a une couche calcaire qui sera plus ou moins broyée; tout cela sera mélangé. Une fois que la partie phosphate roc sera retirée, Il y aura un premier remblai qui sera installé. Ce sera un mélange de feo et de calcaire. La deuxième couche sera une couche de calcaire. Tout au-dessus, ils feront un nouveau sol. C'est celui-là qui sera fait en compost pour faire un nouveau sol plat.&quot;       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   <link>https://www.tahiti-infos.com/Les-elus-de-Rangiroa-favorables-au-projet-d-extraction-a-Makatea_a153048.html</link>
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   <title>L'agence postale de Makatea va recevoir du renfort</title>
   <pubDate>Fri, 18 Dec 2015 04:59:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mireille Loubet</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/8678134-13697627.jpg?v=1450411496" alt="L'agence postale de Makatea va recevoir du renfort" title="L'agence postale de Makatea va recevoir du renfort" />
     </div>
     <div>
      VAITEPAUA, le 17 décembre 2015. <b>Des imprévus répétés ont empêché, ces dernières semaines, la poste de Makatea de fonctionner normalement. La direction de la Poste polynésienne, au sein de l'OPT, a pris la mesure de ces dysfonctionnements et a décidé d'envoyer une &quot;brigadière&quot; en renfort.</b>       <br />
              <br />
       Sur une île isolée des Tuamotu, reliée uniquement par bateau, tous les quinze jours à peine, depuis Rangiroa, l'agence de l'Office des postes et télécommunications (OPT) située dans le village de Vaitepaua est un point sensible pour les quelques dizaines d'habitants qui vivent à Makatea. Aussi, quand, à la fin du mois de novembre dernier, l'agence postale qui ouvre habituellement tous les matins en semaine, de 7h30 à 9 heures, est restée fermée un jour, puis deux, puis finalement pendant deux semaines pleines, la tension est quelque peu montée au sein de la population.       <br />
              <br />
        Entre temps, la direction de la Poste avait informé la population d'une &quot;<span style="font-style:italic">fermeture exceptionnelle jusqu'au 11 décembre</span>&quot; sans plus d'explications. Dans l'intervalle, au moins une goélette est arrivée sur l'île pour ses livraisons habituelles. Or, certains habitants n'avaient plus assez d’argent liquide en poche pour acheter les produits dont ils avaient besoin : ils ont dû se débrouiller autrement ou se faire dépanner par la famille ou des voisins.       <br />
              <br />
       Au sein de la petite communauté de Makatea, cette &quot;<span style="font-style:italic">situation a mis à mal la population</span>&quot; indique une habitante. La receveuse titulaire de cette agence postale avait quitté l'île fin novembre pour gagner Rangiroa à bord d'un poti marara et n'a pas pu rentrer immédiatement en raison de la dépression qui a traversé les Tuamotu à cette période : la houle et le vent fort empêchant de prendre la mer. Mais l'escapade a duré bien au-delà des perturbations météorologiques.        <br />
              <br />
       Aussi lundi dernier, le 14 décembre, quand le bureau de poste est resté fermé encore dans la matinée, la grogne a gagné certains habitant, inquiets une fois de plus, de ne pas pouvoir se ravitailler correctement à la goélette prévue pour le lendemain. Finalement, l'agence a rouvert lundi après-midi. Mais l'inquiétude n'est pas retombée pour autant à l'annonce des congés de la postière prévus jusqu'au 8 janvier prochain !        <br />
              <br />
       L'OPT admet que la situation à Makatea était exceptionnelle : &quot;<span style="font-style:italic">Notre seul agent sur place est allée à Rangiroa fin novembre pour des raisons personnelles mais elle n'a pas pu rentrer à la fin du week-end. Nous comprenons l'inconfort que cela a produit pour la population, néanmoins nous n'avons pas eu de remarques directes, aucun mécontentement faisant état de difficultés majeures</span>&quot; explique Nicolas Weinmann, le directeur délégué de la Poste polynésienne. Néanmoins, pour éviter que l'agence postale de Makatea se retrouve fermée encore durant de longues semaines une receveuse remplaçante, &quot;<span style="font-style:italic">une brigadière</span>&quot;, est envoyée sur l’île. Elle devrait rester un mois à Makatea. De quoi rassurer tout le monde sur place.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   </description>
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   <link>https://www.tahiti-infos.com/L-agence-postale-de-Makatea-va-recevoir-du-renfort_a142053.html</link>
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   <title>Makatea : la prospection des phosphates devrait démarrer bientôt</title>
   <pubDate>Mon, 08 Sep 2014 05:22:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mireille Loubet</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/6965396-10650976.jpg?v=1473190147" alt="Makatea : la prospection des phosphates devrait démarrer bientôt" title="Makatea : la prospection des phosphates devrait démarrer bientôt" />
     </div>
     <div>
      PAPEETE, le 7 septembre 2014. <b>La société Avenir Makatea Ltd, société minière polynésienne à capitaux australiens</b> a obtenu en juillet dernier un permis exclusif d’exploration sur l’ensemble des sites miniers de phosphates exploités autrefois par la Compagnie française des phosphates d’Océanie. Il y a deux semaines des prélèvements par carottage ont été effectués.       <br />
       Depuis le début du mois de juillet la société Avenir Makatea a obtenu, par arrêté ministériel un permis d’exploration étendu à tout l’ancien site d’exploitation minière des phosphates de l’atoll qui s’était achevée en 1966. Cette autorisation s’appuie sur une étude d’impact, laquelle précise que les opérations de prospection n’auront qu’un impact minime sur la biodiversité de l’île, réputée riche. Le point de vue change néanmoins radicalement en cas d’exploration de ces phosphates résiduels. Avant d’exploiter, toutefois, d’autres autorisations seront nécessaires.         <br />
              <br />
       <b>A Makatea, certains habitants continuent de s’opposer à un éventuel retour de l’histoire minière</b> de l’atoll. En cas d’exploration, il est ainsi envisagé de retirer jusqu’à 30 mètres d’épaisseur de roches par endroits, selon ce qui a été annoncé en juillet. Ces habitants mettent en avant qu’il n’y a pas eu d’étude géologique poussée. L’atoll élevé de Makatea pourrait ainsi être truffé de grottes naturelles. Les extractions à grande échelle pourraient fragiliser la structure de l’île. Certains rappellent que de grandes failles étaient apparues sur le platier de l’île au temps de l’exploitation des phosphates par la CFPO.       <br />
              <br />
       <b>L’autre inquiétude porte sur une possible exploitation des granulats </b>en appui de l’extraction des phosphates résiduels. En janvier 2013, Robert Skinner le représentant d’Avenir Makatea était venu expliquer le projet de la société aux propriétaires terriens des parcelles concernées.  Si une exploitation est possible elle se fera non seulement sur les phosphates  mais aussi sur «<span style="font-style:italic">les matériaux aptes à la fabrication de granulats</span>» générés par le concassage de roches pour arriver jusqu’au minerai. Avec la politique de grands chantiers, la Polynésie française est en très forte demande de ces granulats. Pour le seul remblai du Mahana Beach à Punaauia, il est prévu d’utiliser au moins 3 millions de m3 de matériau.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   <link>https://www.tahiti-infos.com/Makatea-la-prospection-des-phosphates-devrait-demarrer-bientot_a109022.html</link>
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