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  <title>TAHITI INFOS, les informations de Tahiti</title>
  <description><![CDATA[Le journal d'informations et d'actualités de la Polynésie française. Les nouvelles de Tahiti et ses îles, un agenda, des petites annonces, des commentaires, des vidéos, un forum et un regard sur l'actualité du Pacifique, de la métropole du monde. Egalement une partie magazine: environnement, santé, people, nouvelles-technologies, et insolites. ]]></description>
  <link>https://www.tahiti-infos.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-05-13T14:43:56+02:00</dc:date>
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   <title>TAHITI INFOS, les informations de Tahiti</title>
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   <title>Le premier lexique en tahitien, anglais français est une vraie "bible"</title>
   <pubDate>Thu, 28 Nov 2019 22:37:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/40176509-34254731.jpg?v=1574978341" alt="Le premier lexique en tahitien, anglais français est une vraie "bible"" title="Le premier lexique en tahitien, anglais français est une vraie "bible"" />
     </div>
     <div>
      <b>TAHITI, le 28 novembre 2019 - Le service de la traduction et de l'interprétariat de la Polynésie française vient de sortir le premier lexique trilingue. Véritable bible, cet ouvrage 100% made in fenua de 987 pages, regroupe pas moins de 17 144 termes, mots ou expressions traduits en tahitien, français, anglais.</b>       <br />
              <br />
              <br />
       Vous ne savez pas dire &quot;my tailor is rich !&quot; en tahitien ? Grâce à ce tout nouveau lexique, vous devriez rapidement pouvoir traduire cette petite phrase basique. En effet, le service de la traduction et de l'interprétariat de la Polynésie, avec le soutien du ministre de la Culture, vient de sortir le premier lexique trilingue en tahitien, français et anglais.       <br />
              <br />
       &quot;Le service avait une énorme base de données, mais qui n'était pas valorisée. On a souhaité la partager avec la population&quot;, explique avec enthousiasme le ministre en charge de la Culture, Heremoana Maamaatuaiahutapu.         <br />
              <br />
       &quot;Le dernier lexique paru remontait à quatre ans, il était en français et en tahitien et avait remporté beaucoup de succès. On a souhaité poursuivre ce travail et ajouter une troisième langue, l'anglais. Ce choix de la langue anglaise était une évidence, au vu de notre situation géographique, au cœur d'une Océanie majoritairement anglophone&quot;, explique Yan Peirsegaele, chef du service de la traduction et de l'interprétariat. Avec sa petite équipe de six membres, aidée par une étudiante en reo ma'ohi de l'université de la Polynésie française, ils se sont attelés à la rédaction de ce bel ouvrage 100% made in fenua. Au final, il aura fallu plus de trois ans au service pour sortir ce pavé de 987 pages, petit clin d'œil au code postal de la Polynésie !       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>DE NOMBREUX NEOLOGISMES</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/40176509-34254767.jpg?v=1574978365" alt="Le premier lexique en tahitien, anglais français est une vraie "bible"" title="Le premier lexique en tahitien, anglais français est une vraie "bible"" />
     </div>
     <div>
      Véritable bible pour toute la population, ce nouveau lexique de 17 144 termes, mots ou expressions, est organisé en trois parties, ayant pour départ ou arrivée le tahitien. La première partie comprend des mots tahitiens traduits en français et anglais ; la seconde, des mots français traduits en tahitien et enfin la troisième et dernière partie des mots anglais traduits en tahitien.       <br />
              <br />
       Ce nouveau lexique comprend de nombreux néologismes qui apparaissent au fil des années, notamment dans les domaines du médical ou des nouvelles technologies. &quot;Une langue évolue. En réalité, c'est la population, les locuteurs qui choisissent si des termes ou des expressions vont vivre ou pas&quot;, constate avec justesse le chef du service de la traduction et de l'interprétariat.       <br />
              <br />
       Tiré à 500 exemplaires, ce lexique devrait être également disponible via une application gratuite et un site internet certainement dans le courant de l'année 2020. De quoi vous aidez à traduire encore plus facilement de nombreuses phrases de la vie quotidiennes.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Infos pratiques.        <br />
       </b>Le lexique est disponible dans les locaux du service de la traduction et de l'interprétariat de Polynésie française à Papeete.       <br />
       Prix : 2500 Fcfp       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/40176509-34254731.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.tahiti-infos.com/Le-premier-lexique-en-tahitien-anglais-francais-est-une-vraie-bible_a187029.html</link>
  </item>

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   <title>Te Hono : un lexique participatif pour les langues polynésiennes</title>
   <pubDate>Mon, 29 May 2017 23:46:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacques Franc de Ferrière</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/14092670-20170854.jpg?v=1496098335" alt="Te Hono : un lexique participatif pour les langues polynésiennes" title="Te Hono : un lexique participatif pour les langues polynésiennes" />
     </div>
     <div>
      PAPEETE, le 29 mai 2017 - <b>Des bénévoles ont créé TeHono.org, et proposent à tous les Polynésiens de participer à un grand projet collaboratif : créer un lexique en ligne pour le reo tahiti,  le pa’umotu,  les ‘eo enata et ‘eo enana, le tuha’a pae, le reo magareva, le rapa et le français.</b>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://tehono.org/">TeHono.org</a> est le projet d'un couple, un développeur bénévole et enseignant de mathématiques métropolitain, et sa compagne, une Polynésienne passionnée par sa culture. L'ambition de Te Hono est de devenir le Wikipedia des langues polynésiennes. Le site a ainsi <span style="font-style:italic">&quot;vocation à rassembler l'ensemble des richesses  de nos langues polynésiennes sans imposer une traduction ou une écriture unique. Ce lexique n'a pas la prétention de venir concurrencer les écrits scientifiques et académiques déjà existants, mais de rendre la pratique des langues polynésiennes plus accessible à la population en utilisant l'outil numérique.&quot;</span>       <br />
              <br />
       &gt;&gt;&gt; <a class="link" href="https://www.facebook.com/groups/tehono.org/">Rejoignez la communauté Facebook des traducteurs</a>       <br />
              <br />
       Pour les créateurs du site, les langues polynésiennes ne survivront que si la transmission se fait entre les générations. Et aujourd'hui la jeunesse est massivement tournée vers le numérique. L'outil proposé sur TeHono.org est donc très participatif et moderne : <span style="font-style:italic">&quot;Si une traduction vous paraît incomplète, inexacte, ou manquante, vous pouvez proposer une modification ou bien une nouvelle traduction. Afin de rester dans l'esprit du 'wiki' et pour éviter les dérives, chaque traduction fera l'objet d'une validation par un administrateur avant d'être publiée.&quot;</span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/14092670-20170855.jpg?v=1496098403" alt="Te Hono : un lexique participatif pour les langues polynésiennes" title="Te Hono : un lexique participatif pour les langues polynésiennes" />
     </div>
     <div>
      Le projet s'inscrit dans la technologie, par exemple deux applications mobiles sont en cours de développement, pour iOS et Android. Les créateurs espèrent aussi pouvoir rajouter des langues polynésiennes, mais aussi l'anglais et autres langues internationales, à leur outil.       <br />
              <br />
       <b>DEUX APPLICATIONS MOBILES EN DÉVELOPPEMENT</b>       <br />
              <br />
       Après avoir un peu surfé sur le site, nous regrettons un peu que ses créateurs aient développé une solution spécifique au lieu de créer un simple wiki, ce qui leur aurait économisé du temps et aurait inclus tous les outils qui manquent actuellement (comme une page de discussion associée à chaque traduction, un historique des modifications...). Mais comme l'explique le développeur bénévole du site, Karim Bouchekoura, tout développer lui-même permet de créer les outils spécifiques nécessaires au projet. Par exemple les applications mobiles, mais aussi l'ajout de textes traduits dans plusieurs de langues du site, ou des enregistrements sonores pour aider à prononcer correctement ces mots.       <br />
              <br />
       Aujourd'hui la petite communauté de traducteurs bénévoles compte déjà une demi-douzaine de passionnés de nos langues. Le dictionnaire en ligne est encore petit, mais avec plusieurs milliers de mots traduits dans les 6 langues du lexique, il grandit rapidement. Et ses créateurs espèrent qu'il continuera de croitre au fur et à mesure que la nouvelle génération des locuteurs de nos langues s'en emparera.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/14092670-20170860.jpg?v=1496098403" alt="Te Hono : un lexique participatif pour les langues polynésiennes" title="Te Hono : un lexique participatif pour les langues polynésiennes" />
     </div>
     <div>
      <b>Karim Bouchekoura, professeur de mathématiques et développeur bénévole       <br />
       &quot;On voulait un truc au gout du jour qui permette de faire une traduction d'une langue à l'autre&quot;</b>       <br />
              <br />
       &quot;L'idée vient de ma conjointe, Moeragi Rey, elle lui est venue un dimanche après-midi pendant une discussion. Pour la mettre en place on est allé voir tout un tas de gens, l'Académie Tahitienne par exemple, pour leur dire qu'il n'y avait pas encore de lexique de toutes les langues polynésiennes ou d'applications mobiles de traduction, et qu'on pourrait le faire avec eux. Mais ils ont leurs propres projets qui devraient bientôt être publiés. Nous on ne veut pas concurrencer ces initiatives plus scientifiques, on veut juste donner la possibilité aux gens de pouvoir proposer la traduction d'un mot dans une de leurs langues polynésiennes, donc on a un peu modifié le projet pour le lancer directement.       <br />
              <br />
       La motivation de Maeragi est vraiment culturelle, elle veut aider à préserver les langues, avoir un lexique en ligne et une appli mobile, un truc au gout du jour qui permette de faire une traduction d'une langue à l'autre. On a plein d'idée encore, on pourrait proposer des recueils de textes dans les langues concernées.        <br />
              <br />
       Moi c'est surtout l'aspect technique qui m'intéresse ! Je suis en charge de tout le projet, avec le site et deux applications en cours de développement, une pour iOS et une pour Android, qui s'appelleront Te Hono également. Là je cherche des partenaires pour mettre de la publicité afin de financer les serveurs (les entreprises intéressées <a class="link" href="http://tehono.org/annonceurs">peuvent se rendre sur cette page</a>), et payer des modérateurs. Car tout le monde peut proposer des mots ou des traductions différentes pour certains mots, c'est stocké dans le serveur et il faut que des modérateurs les valident.       <br />
              <br />
       Là je prépare le dossier pour le concours d'innovation numérique, ouvert jusqu'au 23 juin. Ça fera peut-être un peu d'argent pour payer les frais et les modérateurs. Mais nous on ne fera pas un francs sur Te Hono, on espère juste pouvoir pérenniser cette structure.       <br />
              <br />
       Après pour la suite du projet, il y a les deux applications, mais aussi la possibilité d'insérer l'anglais, d'autres langues, et éventuellement des fichiers sons pour entendre comment les mots se prononcent. Mais ça va demander encore pas mal de programmation !&quot;       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Présentation en vidéo de l'application Android</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <div style="position:relative;height:0;padding-bottom:56.25%"><iframe src="https://www.youtube.com/embed/eJYOwZJr-jo?ecver=2" width="640" height="360" frameborder="0" style="position:absolute;width:100%;height:100%;left:0" allowfullscreen></iframe></div>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   <title>Mama Ah-Sin nous dévoile la langue maternelle de Tubuai</title>
   <pubDate>Wed, 21 Dec 2016 04:50:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/10812516-17862478.jpg?v=1482191880" alt="Mama Ah-Sin nous dévoile la langue maternelle de Tubuai" title="Mama Ah-Sin nous dévoile la langue maternelle de Tubuai" />
     </div>
     <div>
      <b>TUBUAI, le 19/12/2016 - Le &quot;reo tūtae 'āuri&quot;, qui se traduit par la langue rouillée, disparaitra si les habitants de Tubuai ne font pas l'effort de la conserver. Elle est pratiquée encore aujourd'hui par quelques personnes sur l'île. Nous avons rencontré l'une d'elles, en la personne de mama Ah-Sin, résidente de Taahuaia. Selon elle, le &quot;reo tūtae 'āuri&quot; s'applique en mettant le terme &quot;te&quot; entre chaque syllabe, dans un mot. Rencontre.</b>       <br />
              <br />
       &quot;<span style="font-style:italic">Teoteratena</span>&quot;, &quot;<span style="font-style:italic">Iaorana</span>&quot; en tahitien. C'est dans sa maison autour de sa table ronde que mama Ah-Sin, 88 ans, nous reçoit, dans une belle robe locale verte. Près d'elle, se trouve son mari. Dans cette petite maison qui a été refaite, après le passage d'Oli en 2010, on retrouve également quelques-uns de ses enfants. Un havre de paix, comme on en retrouve beaucoup dans les îles. Mais sa spécialité est le savoir qui s'y renferme.       <br />
              <br />
       En effet, mama Ah-Sin est comme un livre ouvert où un précieux savoir y est inscrit, tel que la langue natale de l'île de Tubuai, appelée &quot;<span style="font-style:italic">reo tūtae 'āuri</span>&quot;, la langue rouillée en français. Une richesse qui sera amenée à disparaitre puisque peu de personnes la parlent encore aujourd'hui, sûrement dû à la complexité de la pratique.       <br />
              <br />
       Ce savoir, mama Ah-Sin le doit à sa grand-mère. &quot;<span style="font-style:italic">Elle m'avait dit que notre langue s'appelait le &quot;reo tūtae 'āuri, parce qu'il y avait deux types de langue et que c'était à moi de choisir ce qui me plaisais. Et, j'ai préféré la langue avec les &quot;te&quot;</span>&quot;, raconte-t-elle. &quot;<span style="font-style:italic">Je vais vous donner un exemple</span>&quot;, poursuit-elle. &quot;<span style="font-style:italic">Si je te salue, je vais te dire &quot;teoteratena&quot;, tu vas mettre le terme &quot;te&quot; dans chaque mot, entre les syllabes. Mais on ne met pas n'importe comment, il faut voir si cela est faisable. Elle me disait qu'il n'y a aucune langue qui ressemblait à la nôtre.</span>&quot;       <br />
              <br />
       Dans son récit, mama Ah-Sin précise que ce savoir a été transmis à sa grand-mère par les parents de son grand-père. &quot;<span style="font-style:italic">Donc, pendant que notre grand-père allait à son travail de policier municipal, nous allions avec elle pour qu'elle partage avec nous cette langue. Elle nous disait toujours de bien retenir : quand tu salues une personne, tu lui diras &quot;teoteratena&quot;, ce qui veut dire &quot;iaorana&quot;, &quot;teo teve&quot; qui veut dire &quot;o oe&quot;, &quot;tei teite matehatena&quot; &quot;teie mahana&quot;, &quot;teteateha teoteve tehuteru&quot; &quot;eiaha to oe huru ?&quot;, &quot;teite matehatena&quot; &quot;i teie mahana&quot;. &quot;Tea temaiteta teme tematetai&quot; &quot;aita mea maitai&quot;</span>&quot;.       <br />
              <br />
       &quot;<span style="font-style:italic">Aujourd'hui, je suis fière d'avoir ce savoir entre mes mains. Mais je suis également triste de voir que notre langue est amenée à disparaitre. Une fois, mon petit fils est allé à l'école et leur enseignant leur avait demandé de parler dans leur langue maternelle. C'était le seul à ne pas connaitre sa langue natale et quand je descendais à Papeete, il venait me voir pour que je lui apprenne cette langue. Donc, il écrivait tout ce que je lui disais. Il m'a ensuite embrassée et câlinée puisqu'il pourra, à présent, partager cela avec ses camarades de classe. À Tubuai, il n'y a aucun enfant qui connait cela</span>&quot;, regrette-t-elle.       <br />
              <br />
       Pour partager ce savoir et cette richesse, mama Ah-Sin donnait, à l'époque, des cours aux personnes désireuses de connaitre cette langue. &quot;<span style="font-style:italic">Mes élèves aimaient le fait de connaitre cette langue, mais lorsque je leur parlais en &quot;reo tūtae 'āuri&quot;, ils n'arrivaient pas à me répondre. Lorsqu'une personne vient à moi pour me demander de partager avec elle ce savoir, je le fais avec plaisir. Tout ce que je demande aux personnes avec qui je partage cela, c'est de dire que c'est moi qui leur ai appris.</span>&quot;       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/10812516-17862489.jpg?v=1482191965" alt="Mama Ah-Sin nous dévoile la langue maternelle de Tubuai" title="Mama Ah-Sin nous dévoile la langue maternelle de Tubuai" />
     </div>
     <div>
      <b>UNE ASSOCIATION A VU LE JOUR</b>       <br />
              <br />
       Pour permettre d'étendre leurs actions, les quelques personnes qui maitrisaient le &quot;<span style="font-style:italic">reo tūtae 'āuri</span>&quot; ont mis en place une association qui portait le nom de la montagne de Tubuai, &quot;<span style="font-style:italic">Taita'a</span>&quot;. Plusieurs membres constituaient cette association, aussi bien des adultes que des jeunes. Des cours de reo ont été enseignés dans les locaux de l'ancien administrateur, ainsi que des danses en &quot;<span style="font-style:italic">reo tūtae 'āuri</span>&quot;. &quot;<span style="font-style:italic">Tout le monde était motivé à apprendre cette langue</span>&quot;.       <br />
              <br />
       &quot;<span style="font-style:italic">L'administrateur me disait que je pouvais apprendre à l'école mais qu'il fallait que je m'arrange avec l'enseignant. Comme cela, on pouvait définir des créneaux pour les cours. Mais le souci est que certains parents ne nous soutenaient pas, mais ce n'était pas grave</span>&quot;, se rappelle mama Ah-Sin.       <br />
              <br />
       Mais aujourd'hui, l'association a été mise en sommeil par manque de fonds et d'activités. Mama Ah-Sin a préféré baisser les bras. &quot;<span style="font-style:italic">L'idéal serait de demander aux habitants de Tubuai d'apprendre cette langue, mais je ne préfère pas parce que les gens sont hypocrites. Devant, ils te disent qu'ils ont envie d'apprendre, mais au fond d'eux ce n'est pas le cas. Tu arrives à ressentir tout cela, et à reconnaitre les personnes qui veulent vraiment apprendre</span>.&quot;       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/gWLWrRIS4L8" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Aujourd'hui, la langue qui est pratiquée à Tubuai est le tahitien. &quot;<span style="font-style:italic">Un jour, j'avais dit à mon petit-fils : sais-tu quelle île parle la même langue que Tahiti ? Tubuai alors que nous avons une langue. Mais certains ont dit que nous n'avons pas de langue. Donc, ils ont préféré parler comme les Tahitiens, alors que nous avons notre langue qui est le &quot;reo tūtae 'āuri&quot;. Certains disent que c'est une langue pour les alcooliques, mais je ne fais pas attention à cela</span>.&quot;       <br />
              <br />
       À la question de savoir pourquoi les ancêtres de Tubuai avaient appelé leur langue maternelle, le &quot;<span style="font-style:italic">reo tūtae 'āuri</span>&quot;, mama Ah-Sin s'est contentée de répondre : &quot;<span style="font-style:italic">je ne sais pas</span>&quot;, mais &quot;<span style="font-style:italic">une personne m'avait dit à l'époque, que les personnes âgées avaient laissé leurs affaires dans le sable et lorsqu'ils les ont sortis, tout était rouillé. Il pense que c'est à cause de cela. Mais, nous ne sommes pas sûrs parce que ma grand-mère ne m'a jamais expliquée l'origine de cette appellation</span>.&quot;       <br />
              <br />
       Dans l'archipel des Australes, Tubuai est la seule île à parler le tahitien, contrairement aux autres îles Rurutu, Rimatara, Raivavae et Rapa. Un archipel, où la diversité des sonorités est présente, ce qui reflète bien la beauté de nos langues polynésiennes, ce qui devrait faire la fierté des Polynésiens.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/10812516-17862478.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.tahiti-infos.com/Mama-Ah-Sin-nous-devoile-la-langue-maternelle-de-Tubuai_a156068.html</link>
  </item>

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   <title>2000 mots traduits en 20 langues de Polynésie française</title>
   <pubDate>Thu, 26 Feb 2015 03:08:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacques Franc de Ferrière</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/7507442-11576973.jpg?v=1424917431" alt="2000 mots traduits en 20 langues de Polynésie française" title="2000 mots traduits en 20 langues de Polynésie française" />
     </div>
     <div>
      PAPEETE, le 25 février 2015 - <b>C'est la plus grande étude jamais réalisée sur les langues et dialectes de Polynésie française, et elle est publiée gratuitement pour tous en un &quot;Atlas linguistique de la Polynésie française&quot;. L'un des deux scientifiques qui l'a réalisé, Alexandre François, en présentera les principaux résultats et répondra aux questions du public ce jeudi soir à l'Université, à l'occasion d'une conférence publique.</b>       <br />
              <br />
       C'est un travail monumental de 10 ans qui a été résumé en un atlas de 2560 pages, dont 2253 cartes. Les linguistes, étudiants en langues, enseignants, ou simples curieux des langues de nos cinq archipels <a class="link" href="https://www.dropbox.com/s/kt45dchh3scu52a/Charpentier-Francois_2015_Atlas-Linguistique-de-Polynesie-Francaise.pdf?dl=1">peuvent le télécharger gratuitement</a> (260 Mo) sur le site de l'Université de la Polynésie française, <a class="link" href="http://www.upf.pf/">upf.pf</a>. L'un des deux auteurs le présentera également demain (jeudi) soir à l'Université lors d'une conférence Savoir pour tous, à 18h15 en amphi A1.       <br />
              <br />
       Un travail académique qui a demandé une exploration sur le terrain de plusieurs années. 20 &quot;points de référence&quot; ont été choisis dans toute la Polynésie, chacun représentant une variation différente d'une des sept langues de notre territoire (sans inclure le français). Jean-Michel Charpentier s'est ensuite rendu plusieurs semaines sur chaque île pour y trouver les locuteurs de ces langues, parfois uniquement connues des anciens du village, et a créé 20 dictionnaires de 2253 mots.       <br />
              <br />
       Après la mort de Jean-Michel Charpentier, son collègue et ami le docteur Alexandre François, chercheur au laboratoire LACITO du CNRS (le seul organisme français spécialisé dans l'étude des langues océaniennes) a effectué le traitement des données brutes et l'élaboration de toutes les cartes de l'Atlas.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/7507442-11577022.jpg?v=1424918832" alt="2000 mots traduits en 20 langues de Polynésie française" title="2000 mots traduits en 20 langues de Polynésie française" />
     </div>
     <div>
      Il y a ainsi une carte représentant tous les mots désignant la &quot;pirogue&quot; à travers la Polynésie (&quot;va'a&quot; à Tahiti, &quot;kamia&quot; à Rapa, &quot;vaka&quot; ou &quot;haveke&quot; en pa'umotu, &quot;kurukuru&quot; à Tematangi, &quot;poti&quot; à Rurutu…), une autre pour le chien, le dos de la tortue, zigzaguer…       <br />
              <br />
       <b>Donner leurs lettres de noblesse aux langues polynésiennes</b>       <br />
              <br />
       Le docteur François explique que les différences entre les langues polynésiennes ne sont pas fondamentales au niveau de la grammaire, et reposent surtout sur le vocabulaire. Ce qui explique d'ailleurs pourquoi il est relativement simple d'apprendre d'autres langues polynésiennes lorsqu'on en connait déjà une, et montre l'intérêt de constituer ces dictionnaires géographiques.       <br />
              <br />
       Il nous explique aussi à quoi sert cet énorme travail :       <br />
       - Socialement, il s'agit de donner conscience à tous de la très grande diversité de ces langues, aujourd'hui en danger. Ainsi, les professeurs des écoles <span style="font-style:italic">&quot;pourraient utiliser des cartes pour montrer aux enfants la diversité des langues du territoire, par exemple en utilisant la carte montrant comment dire poisson dans toutes les langues.&quot; Ce travail va donner des arguments à ceux qui essaient de défendre ces langues, et permet &quot;de leur donner leurs lettres de noblesse.&quot;</span>       <br />
       - Les données collectées concernent certaines langues jamais documentées, comme celles des Australes. Elles pourront servir à compléter des dictionnaires existants, et même à créer des dictionnaires pour ceux de ces 20 dialectes qui n'en ont pas.       <br />
       - Enfin pour les linguistes, <span style="font-style:italic">&quot;ça nous permet d'ancrer les langues dans leur géographie et de voir quels sont les ensembles qui émergent. Par exemple dans les cartes, pour le &quot;squelette&quot; c'est &quot;ivi&quot; un peu partout, mais aux Tuamotu ils ont la forme ancienne, &quot;kēiŋa&quot;. On voit très bien se dessiner un paysage des langues et donc des peuples et des communautés historiques. On voit par exemple que les innombrables atolls des Tuamotu ont toujours formé une sorte de réseau social qui au fil des siècles a continué à communiquer les uns avec les autres.&quot;</span>       <br />
              <br />
       Parmi les nombreux enseignements à retirer de ces 2253 cartes, Alexandre François nous offre plusieurs illustrations :       <br />
       - On sent l'expansion du tahitien depuis les Pomare (voir encadré), qui continue aujourd'hui <span style="font-style:italic">&quot;mais est elle-même menacée par l'extension du français, mais c'est un autre sujet&quot;.</span>       <br />
       - <span style="font-style:italic">&quot;On parle souvent des liens entre les Marquises et Mangareva, qui sont très éloignées. Il n'y a pas forcément de lien linguistique, mais il y a des liens d'autres natures apportés par les missionnaires catholiques et français qui font qu'il y a cette communauté qui existe, et qui apparait dans les cartes.&quot;</span>       <br />
       - Les Marquises ont une langue bien distincte, avec tout de même deux variations bien identifiables : le marquisien du nord et celui du sud. Parfois la différence est sur la prononciation (la maison : &quot;ha'e&quot; au nord et &quot;fa'e&quot; au sud), ou parfois ce sont deux mots différents, par exemple une personne débauchée sera &quot;mako&quot; au nord et &quot;he'e&quot; ou &quot;vovo&quot; au sud.       <br />
       - Les Tuamotu ont beaucoup gardé la forme ancienne des mots, et leur langue est plus proche de la langue proto-polynésienne <span style="font-style:italic">&quot;du point de vue de la prononciation, même si elle est souvent innovante sur le vocabulaire. Mais c'est la langue qui ressemblera le plus aux autres langues du Triangle polynésien.&quot;</span>       <br />
       - L'Atlas donne aussi des indices sur les anciens liens entre les communautés, et même les différentes phases de peuplement de la Polynésie.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/7507442-11576974.jpg?v=1424917775" alt="2000 mots traduits en 20 langues de Polynésie française" title="2000 mots traduits en 20 langues de Polynésie française" />
     </div>
     <div>
      <b>La domination du tahitien</b>       <br />
              <br />
       Si c'est le français qui représente le plus grand danger pour toutes les langues polynésiennes, le tahitien est tout de même en forte progression géographique à travers la Polynésie française. La langue des Pomare ne se contente plus de sa domination sur toutes les îles de la Société (à part Maupiti qui conserve ses différences), mais envahit maintenant les Australes et les Tuamotu-Ouest à la faveur des échanges de travailleurs et des écoliers en pension.       <br />
              <br />
       Les cartes de l'Atlas montrent bien que deux langues ont déjà été éliminées par l'avancée du &quot;reo tahiti&quot; : celle de Rangiroa et Tikehau (le &quot;mihiroa&quot;) et celle de Tubuai (le &quot;Tupua'i&quot;). Les langues de Takaroa, Makemo, Maupiti, etc., se font progressivement grignoter.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Unité et variété</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/7507442-11576975.jpg?v=1424917947" alt="2000 mots traduits en 20 langues de Polynésie française" title="2000 mots traduits en 20 langues de Polynésie française" />
     </div>
     <div>
      <b>Les mots partagés par tous les polynésiens sont souvent empruntés</b>       <br />
              <br />
       Les cartes montrent quels mots sont partagés dans tous les archipels. Ainsi, &quot;himene&quot; veut dire &quot;chant&quot; partout sur le Territoire, ce qui laisse penser qu'il pourrait (peut-être) s'agir d'un emprunt au latin &quot;hymnus&quot; (chant) ou à l'anglais &quot;hymn&quot;. Car les mots partout identiques sont généralement empruntés aux premiers explorateurs, marchands et évangélistes occidentaux. Un autre exemple : &quot;etene&quot; (du grec &quot;ethne&quot;, les peuples) qui veut dire &quot;païen&quot;.       <br />
              <br />
       On y voit aussi les influences concurrentes du français et de l'anglais, avec par exemple le mot pour &quot;cuillère&quot; qui se dit &quot;kuiera&quot; ou directement &quot;kuier&quot; aux Marquises et &quot;kuiere&quot; à Mangareva, les îles où le premier contact a été catholique et français. Les autres archipels, eux, favorisent &quot;punu tāipu&quot;, de l'anglais &quot;spoon&quot;. De même, &quot;paretenia&quot; est le mot signifiant &quot;nonne&quot; presque partout en Polynésie (du grec &quot;parthenia&quot; pour virginité), sauf aux Marquises et aux Gambier où elles sont appelées &quot;virikine&quot; (de &quot;virginem&quot; en latin).       <br />
              <br />
       <b>7 façons de dire &quot;chien&quot;</b>       <br />
              <br />
       D'autres mots sont au contraire très divers, ce qui illustre bien comment ils naissent et se répandent dans une langue. Ainsi, un &quot;chien&quot; se dit &quot;'ūri&quot; à Tahiti ; &quot;pore&quot;, &quot;'ūgi&quot; ou &quot;kuri&quot; aux Australes ; &quot;ŋaike&quot; et &quot;ŋāeke&quot;, avec des variations d'intonation, aux Tuamotu ; &quot;kuri&quot; ou &quot;kani&quot; aux Gambier ; &quot;peto&quot; ou &quot;nuhe&quot; aux Marquises…       <br />
              <br />
       D'autres exemples montrent que certaines langues ont un grand nombre de variations entre les îles. Par exemple pour dire &quot;homme charmant&quot;, les Pa'umotu ont une dizaine de mots différents, avec des sens plus ou moins péjoratifs et qui changent à chaque île, de &quot;hāviti&quot; à &quot;viru viru&quot; en passant par &quot;akiaki&quot; et &quot;ikeike&quot; jusqu'aux plus simples &quot;viru tamatika&quot; ou &quot;tamariki viru&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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  </item>

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   <title>Comment favoriser la transmission des langues polynésiennes ?</title>
   <pubDate>Fri, 20 Feb 2015 23:07:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mélanie Thomas</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/7490407-11548319.jpg?v=1424470184" alt="Comment favoriser la transmission des langues polynésiennes ?" title="Comment favoriser la transmission des langues polynésiennes ?" />
     </div>
     <div>
      <b>PAPEETE, le 20 février 2015. Depuis jeudi matin, le premier séminaire sur les langues Te Reo réunit les Académies, l'Education, les services du Pays, les associations et les confessions religieuses. Une conférence ouverte à tous est organisée ce vendredi soir à 18 h 30, au petit théâtre, autour du thème : « Le rôle des familles dans la transmission des langues ».</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">« Aujourd'hui, on est dans une situation où le français devient très largement dominant y compromis dans les familles », </span>explique Jacques Vernaudon, maître de conférences en langues et civilisations océaniennes. <span style="font-style:italic">« Un des enjeux est de convaincre les familles qu'il faut participer à la transmission des langues polynésiennes en même temps qu'il faut transmettre la langue française. » </span>       <br />
       Depuis jeudi matin, un séminaire est organisé à la Maison de la culture. Il rassemble les Académies, les services du Pays, les associations, les confessions religieuses et des enseignants impliqués dans la transmission des langues polynésiennes. L'objectif de ces deux jours est de recenser les méthodes existantes, et d'identifier les moyens à mettre en œuvre pour faciliter la « prise de parole », surtout chez les jeunes.        <br />
              <br />
       <b>Ce matin, les participants ont évoqué la problématique</b> de multiplier l'offre de supports d'apprentissages pour répondre à divers niveaux (les enfants, les niveaux débutants, intermédiaires, les locuteurs).<span style="font-style:italic"> «  Il faut déjà qu'il y ait des gens qui produisent du contenu, des linguistes, des académiciens, des enseignants... Il faut des professionnels de l'édition, des médias et que ceux-ci aient les moyens de produire »</span>, décrit Jacques Vernaudon. <span style="font-style:italic">« Il faut donc également avoir des sources de financement qui peuvent être liées à la demande. Il y a des gens qui sont prêts à payer pour avoir accès à ces outils, mais il faut aussi qu'il y ait un soutien du côté des partenaires publics pour au moins amorcer la pompe. »</span>       <br />
              <br />
       Une conférence ouverte à tous est organisée ce vendredi soir à 18 h 30, au petit théâtre de la Maison de la culture sur le thème : « Le rôle des familles dans la transmission des langues ». Elle sera animée par Mirose Paia et Jacques Vernaudon. <span style="font-style:italic">« L'un des buts de ce séminaire est de faire un état des lieux de ce qui se passe dans la société hors écoles en matière de transmission des langues polynésiennes. Il y a de quoi se préoccuper. Ce séminaire doit servir à trouver des solutions. On a remarqué que bien qu'il y ait beaucoup d'actions dans le cadre scolaire, les familles ont tendance à se reposer sur les professeurs, les enseignants. Il y a des représentations à faire évoluer au niveau des familles. Certaines sont dans l'insécurité linguistique ou ont la vision que le français est la langue de la lumière. Il faut casser ces représentations »</span>, explique Mirose Paia, maître de conférences en linguistique océanienne à l'université de la Polynésie française .<span style="font-style:italic"> « Notre but n'est pas de juger les familles, ni de leur imposer quoi que ce soit, mais de leur donner tous les renseignements pour qu'ils puissent utiliser les langues à bon escient. Il faut que les élèves parlent et utilisent de manière intelligemment les langues aussi dans la famille. » </span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   <link>https://www.tahiti-infos.com/Comment-favoriser-la-transmission-des-langues-polynesiennes_a121425.html</link>
  </item>

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   <title>L'évolution des langues polynésiennes dépend de la taille de la population</title>
   <pubDate>Wed, 04 Feb 2015 21:04:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mélanie Thomas</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/7428341-11445411.jpg?v=1423080595" alt="L'évolution des langues polynésiennes dépend de la taille de la population" title="L'évolution des langues polynésiennes dépend de la taille de la population" />
     </div>
     <div>
      <b>PAPEETE, le 4 février 2015. Des chercheurs australiens ont découvert que les langues polynésiennes évoluent selon le nombre de leurs locuteurs. Plus de personnes les parlent, plus le vocabulaire s'enrichit. À l'inverse, plus le nombre de locuteurs baisse, plus les mots viennent à disparaître.</b>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Chaque année, de nouveaux mots sont ajoutés aux dictionnaires du monde entier, tandis que d'autres mots disparaissent. Une étude récente a examiné comment les langues perdent ou gagnent des mots.       <br />
              <br />
       Les chercheurs ont constaté que, à l'image de l'évolution biologique, les langues évoluent à des vitesses différentes selon la taille de la population qui les parle. Cette étude a été publiée en début de semaine dans la revue scientifique <a class="link" href="http://www.pnas.org/content/early/2015/01/27/1419704112.abstract">Actes de l'Académie américaine des sciences.</a>       <br />
              <br />
       Un groupe de linguistes et de biologistes de l'Université nationale australienne a comparé 20 langues polynésiennes de Rarotonga à la Nouvelle-Zélande. Au fenua, ils se sont intéressés au mangarévien, au marquisien et au tahitien. Pour les chercheurs, les langues polynésiennes étaient idéales pour leurs recherches, car elles sont relativement nouvelles.       <br />
              <br />
       <b>Les chercheurs ont constaté que les langues</b> avec des populations plus importantes ont gagné du nouveau vocabulaire plus rapidement que les langues parlées par un nombre d'habitants plus restreint. Dans le même temps, les langues avec des populations plus petites ont tendance à perdre du vocabulaire plus rapidement que ceux avec une plus grande population.       <br />
              <br />
       <b>Les résultats sont similaire</b>s à l'évolution biologique, où les petites populations perdent une diversité génétique rapidement, alors que les grandes populations ont plus de possibilités de développer de nouvelles mutations qui génèrent plus de diversité.       <br />
              <br />
       Mais ces conclusions ne sont qu'une première étape pour les chercheurs. Ils doivent maintenant vérifier que ce qui est valable pour les langues polynésiennes l'est aussi pour les autres langues.         <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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