<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>TAHITI INFOS, les informations de Tahiti</title>
  <description><![CDATA[Le journal d'informations et d'actualités de la Polynésie française. Les nouvelles de Tahiti et ses îles, un agenda, des petites annonces, des commentaires, des vidéos, un forum et un regard sur l'actualité du Pacifique, de la métropole du monde. Egalement une partie magazine: environnement, santé, people, nouvelles-technologies, et insolites. ]]></description>
  <link>https://www.tahiti-infos.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-14T04:18:57+02:00</dc:date>
  <image>
   <url>https://www.tahiti-infos.com/var/style/logo.jpg?v=1659645312</url>
   <link>https://www.tahiti-infos.com/</link>
   <title>TAHITI INFOS, les informations de Tahiti</title>
  </image>
  <geo:lat>-17.5477766</geo:lat>
  <geo:long>-149.5869644</geo:long>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="https://www.tahiti-infos.com/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.tahiti-infos.com,2026:rss-75389319</guid>
   <title>​Les orientations budgétaires en stand-by</title>
   <pubDate>Fri, 22 Sep 2023 07:48:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bertrand PREVOST</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/75389319-52916522.jpg?v=1695359626" alt="​Les orientations budgétaires en stand-by" title="​Les orientations budgétaires en stand-by" />
     </div>
     <div>
      <strong>Assemblée. Rarement la chose budgétaire aura été aussi absente dans l’hémicycle qu’hier lors de l’ouverture de la session budgétaire à l’assemblée de la Polynésie française.</strong> <br />  &nbsp; <br />  &nbsp; <br />  Long dans son discours, Tony Géros a posé ses bases de l’entente avec le gouvernement, assurant que de nombreux textes étaient déjà sur la rampe de lancement. <em>«&nbsp;Je puis vous assurer, d’ores et déjà, qu’une première série de propositions de textes issues de l’initiative citoyenne de nos représentants est déjà prête à être examinée et qu’avec l’ouverture de la présente session, les élu(e)s de Taraho’i sont fins prêts pour se confronter à la matière financière et budgétaire&nbsp;»</em>, a assuré le maître des lieux. <br />  &nbsp; <br />  Plus prolixe et plus descriptif que le président Brotherson, Tony Géros a alors listé les actions qu’il souhaite voir être mise en œuvre avant la fin de l’année. La révision du règlement intérieur afin de permettre la création de la commission «&nbsp;ad hoc&nbsp;» sur la décolonisation. Un sujet qui revient désormais en boucle depuis son arrivée à la présidence de l’assemblée. <br />  &nbsp; <br />  Autre sujet, la redynamisation de la Commission d’évaluation des politiques publiques qui devrait, chaque année, <em>«&nbsp;contrôler l’action du gouvernement&nbsp;»</em> dans ses orientations politiques sur des secteurs clefs&nbsp;: tourisme, emploi, fiscalité, etc. Une annonce que le président Brotherson a accueilli avec un sourire en coin. <br />  &nbsp; <br />  Enfin, deux projets immobiliers ont été annoncés. La construction d’un nouveau centre administratif de l’assemblée, sur le terrain qui fait face à la Présidence, sans expliquer ce qui adviendra de l’actuel immeuble Tetuna’e, et un agrandissement de l’actuelle assemblée pour en faire <em>«&nbsp;un lieu d’activité rayonnant, permettant de rendre l’édifice parlementaire capable notamment d’accueillir des évènements publics de dimension régionale et internationale, à l’exemple des « conventions centers », dans le respect architectural de l’esprit des lieux.&nbsp;»</em> <br />  Tony Géros a décidé de laisser sa trace dans les textes, mais aussi dans la pierre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le retour du « quoi qu’il en coûte »</b></div>
     <div>
      Rappelant à plusieurs reprises qu’il était&nbsp;<em>«&nbsp;indépendantiste&nbsp;»</em>&nbsp;dans son discours pour&nbsp;<em>«&nbsp;qu’il n’y ait de doutes dans l’esprit de personne&nbsp;»</em>, Moetai Brotherson a, de son côté, effleuré en à peine quinze minutes les contours du prochain budget. Pour en savoir plus, il faudra attendre le Débat d’orientation budgétaire le 26 octobre. <br />   <br />  Quelques annonces cependant comme l’utilisation des aides à l’emploi qui seront redirigés&nbsp;<em>«&nbsp;vers les secteurs fragiles et en développement&nbsp;»</em>, le soutien aux populations fragiles, des réformes fiscales, sociales et administratives&nbsp;<em>«&nbsp;dans la concertation et dans l’intérêt pratique du peuple.&nbsp;»</em> <br />   <br />  Puis est venue cette phrase forte qui dictera l’action du gouvernement pour les 5 prochaines années.&nbsp;<em>«&nbsp;Notre metua (Oscar Temaru) disait&nbsp;: ‘plantez, plantez, plantez’. Je voudrais les compléter par&nbsp;: ‘pêchez, bâtissez, transformez, pensez, écrivez, filmez, codez, innovez.’&nbsp;»</em> <br />   <br />  Dans son discours réduit, Moetai Brotherson est aussi revenu sur la transition énergétique.&nbsp;&nbsp;<em>«&nbsp;La bifurcation écologique est indispensable&nbsp;»</em>, a-t-il assuré avant de compléter par le toujours très macroniste&nbsp;<em>«&nbsp;quoi qu’il en coûte&nbsp;»</em>.&nbsp;<em>«&nbsp;La Polynésie soutiendra, quoi qu’il en coûte, les entreprises innovantes qui développent les savoir issus de notre histoire et celles qui créent les connaissances de demain qui nous correspond.&nbsp;»</em> <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><strong>Se mettre d’accord sur le férié</strong></div>  &nbsp; <br />  Autre pavé dans la marre des différences de points de vue au sein du Tavini, la suppression du 29 juin. Si tous sont d’accord pour retirer ce jour férié, c’est son remplacement qui pose problème. Tony Géros a dégainé le premier hier, expliquant que l’assemblée allait proposer le 1<sup>er</sup>&nbsp;septembre, jour de célébration de l’indépendance de l’Église protestante ma’ohi. <br />   <br />  Une prise de position sous les regards effarés des ministres de l’Éducation et des Sports, Ronny Teriipaia et Nahema Temarii et la mine amusée de Moetai Brotherson qui rectifiera quelques minutes plus tard de façon ferme, mais courtoise.&nbsp;<em>«&nbsp;Il ne faudrait pas que la prochaine date retenue nous divise à nouveau&nbsp;»</em>, a-t-il lancé à la tribune devant un Tony Géros à la moue des mauvais jours. (…)&nbsp;<em>«&nbsp;Le choix de la date de remplacement du 29 juin devrait faire l’objet d’un large consensus.&nbsp;»</em> <br />   <br />  Pour information, le 1<sup>er</sup>&nbsp;septembre 2024 tombe l’année prochaine… un dimanche. <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><strong>Indépendance contre autodétermination</strong></div>   <br />  Cette séance solennelle qui ouvre les premières décisions concrètes du nouveau gouvernement indépendantiste pour les années à venir, a surtout mis en avant deux styles très tranchés concernant l’indépendance. Celle du fils spirituel, Tony Géros, et celle du beau-fils par alliance, Moetai Brotherson. Le père, Oscar Temaru, dans les travées, a applaudi chacune de ses ouailles à tour de rôle. <br />  &nbsp; <br />  Pressé d’en découdre et voyant l’horloge du temps rattraper Oscar Temaru, et lui-même peut-être, le président de la Polynésie française continue d’adopter un discours plus tranchant que le président du Pays au sujet de l’indépendance. Aussi Tony Géros souhaite aujourd’hui mêler le Groupe Parlementaire des Iles du Pacifique au combat du Tavini et a décidé de la tenue d’une journée consacrée aux Nations Unies le 24 octobre prochain à l’assemblée de la Polynésie française pour échanger avec des personnes&nbsp;<em>« expertes en matière de décolonisation. »</em> <br />  &nbsp; <br />  La création de la commission sur l’indépendance à l’assemblée est un autre levier que Tony Géros souhaite mettre en place rapidement, ce à quoi répondait Brotherson hier&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;Le gouvernement se tient à votre disposition pour participer aux réflexions.&nbsp;»</em>&nbsp;Une façon polie pour lui de refuser la présidence bicéphale (exécutif et législatif) proposée par Tony Géros. <br />  Plus tard, aux micros des médias, Moetai Brotherson demandait à&nbsp;<em>«&nbsp;dépassionner le débat. (…) Ce que l’on veut, c’est la mise en place d’un processus d’autodétermination.&nbsp;»</em> <br />  &nbsp; <br />  De jour en jour, le fossé sur creuse entre les Tavini historiques et les nouveaux venus. Si le combat reste le même, les moyens employés pour le mener divergent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/75389319-52916522.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.tahiti-infos.com/​Les-orientations-budgetaires-en-stand-by_a219553.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.tahiti-infos.com,2026:rss-74772227</guid>
   <title>L'indépendance expliquée aux Russes</title>
   <pubDate>Thu, 24 Aug 2023 03:23:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bertrand PREVOST</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/74772227-51990638.jpg?v=1692838010" alt="L'indépendance expliquée aux Russes" title="L'indépendance expliquée aux Russes" />
     </div>
     <div>
      <strong>Tahiti, le 23 août 2023 - Le président de la Polynésie française, Moetai Brotherson, a accordé une interview à la chaîne de télévision russe RTVI, une chaîne indépendante du pouvoir de Vladimir Poutine, qui diffuse via satellite des informations dans de nombreux pays à destination des russophones.</strong> <br />  &nbsp; <br />  &nbsp; <br />  Une longue interview du président du Pays a été diffusée mardi 22 août sur la chaîne russe RTVI, une chaîne indépendante du pouvoir de Vladimir Poutine. Une interview assez atypique réalisée par la journaliste Sofia Sarjveladze lors de laquelle Moetai Brotherson a été questionné sur des sujets aussi divers que ses relations avec l'État, son avis sur l'attitude d'Emmanuel Macron, mais aussi la hausse des prix du blé, la langue ukrainienne, l'ouverture d'écoles russes au fenua et son avis sur les sanctions internationales contre le régime de Poutine. <br />  &nbsp; <br />  Il est assez surprenant – et pour le moins très rare – qu'un président de la Polynésie française s'exprime sur un régime étranger, notamment en raison de la compétence sur les relations internationales, dévolue statutairement à l'État. Cependant, questionnée sur le conflit Russo-ukrainien, Moetai Brotherson donne son sentiment. <em>“</em><em>L'Union européenne impose des sanctions à certains pays </em><em>qui vont au-delà de ce qui est autorisé par le droit international, comme dans le cas de la Russie</em><em>”,</em> explique-t-il avant de donner son sentiment sur les conséquences de ces sanctions. <em>“</em><em>Qui supportera le fardeau de la privation&nbsp;?</em><em> Lorsqu'il s'agit de sanctions contre un pays, il est nécessaire de se poser la question : contre qui exactement s'appliquent-elles ? </em><em>(…) Les gens ordinaires n’en souffrent-ils pas</em><em> ? (…) En conséquence, ce n'est pas le régime, ni les politiciens qui ont souffert, mais le peuple.</em><em>”</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les Polynésiens “pas encore prêts” pour l'indépendance</b></div>
     <div>
      Après avoir fait la tournée des médias hexagonaux à Paris suite à son élection, Moetai Brotherson était invité par le média russe à commenter ses relations avec l'État, avec Emmanuel Macron. Il donne aussi sa vision de la quête d'indépendance pour le Pays.&nbsp;<em>“Nous devons nous asseoir à la table des négociations afin d'engager officiellement le processus de décolonisation”,</em>&nbsp;rappelle-t-il avant de poursuivre :&nbsp;<em>“Nous n'avons pas demandé à l'ONU de déclarer notre indépendance, le rôle de l'ONU n'est pas là-dedans. La décolonisation et l'indépendance, c'est avant tout le choix du peuple polynésien. Pas le choix d'un parti politique ou d'un individu, mais du peuple.”</em> <br />  &nbsp; <br />  Ce peuple polynésien, justement, Moetai Brotherson le définit ainsi dans cet entretien :&nbsp;<em>“Aujourd’hui, la quasi-totalité de la population polynésienne est constituée de personnes nées en Polynésie française autonome. Elles n’en ont jamais connu d’autre. Et, avoir peur de l'inconnu c'est le propre de l'homme (…) Je crois que si nous organisons un référendum sur l’indépendance demain, la majorité voterait contre. Les gens ne sont pas encore prêts.”</em> <br />  &nbsp; <br />  Pour RTVI, Moetai Brotherson va jusqu'à expliquer le schéma économique de la Polynésie française.&nbsp;<em>“Si vous regardez l'économie et comparez les financements que nous accorde la France et le budget polynésien, vous verrez que ces chiffres sont comparables. Cela signifie qu'aujourd'hui la France représente près de la moitié de l'économie de la Polynésie. Alors, légitimement, les Polynésiens se demandent, si demain nous obtiennions l'indépendance, qui remplacera pour nous cette moitié du budget ?”</em> <br />  &nbsp; <br />  Il explique de même pour les autres secteurs&nbsp;:&nbsp;<em>“Tous les enseignants en Polynésie sont payés par la France. Une partie du système de santé est bien entendu financée par Paris. Les communes sont en partie financées par la France. Par conséquent, de telles questions sur l’avenir sont tout à fait naturelles. Y aura-t-il justice ? Y aura-t-il de la police ? Que va-t-il arriver à l’armée ? Après tout, tous ces services relèvent de la compétence de l'État. Comment remplacerons-nous tous ces organes après avoir acquis l’indépendance ? Je crois que tant que nous n’aurons pas de réponses à au moins certaines de ces questions, nous obtiendrons une réponse négative à la question de l’indépendance lors d’un référendum.”</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Nous n'obligeons personne à rester… ou à partir</b></div>
     <div>
      Suite à ce constat, c'est légitimement que la journaliste russe demande alors au président du Pays ce qui adviendra des “non mā'ohi” en cas d'indépendance. Moetai Brotherson pose les bases, en restant ferme sur un point&nbsp;:&nbsp;<em>“Nous n’avons jamais parlé d’exclusion de qui que ce soit de notre société. Nous voulons développer et construire notre pays avec ceux qui partagent nos objectifs, y compris ceux qui ne sont pas nés ici, y compris ceux qui sont arrivés ici récemment ou il y a longtemps. (…) Nous n’obligerons personne à rester, bien sûr, mais nous n’obligerons personne à quitter le pays.”</em> <br />  &nbsp; <br />  Et alors que la citoyenneté mā'ohi est évoquée dans le programme du Tavini des dernières territoriales, Moetai Brotherson explique :&nbsp;<em>“Nous n'obligerons pas les Français à accepter notre citoyenneté, mais il faudra préciser que si l'on veut rester en Polynésie tout en conservant la nationalité française, au moment de l'indépendance du pays, on se retrouve quand même à l'étranger avec toutes les conséquences qui en découlent. Conséquences sur le droit au travail, le droit à la propriété privée, etc.”</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><strong>EDT-Engie, néo-colonisateur</strong></div>  &nbsp; <br />  Dernier point économique développé dans l'interview au média russe&nbsp;: les entreprises du pays, que Moetai Brotherson qualifie pour certaines de néo-colonisateurs, comme Engie.&nbsp;<em>“On peut observer les ‘stigmates’ du nouveau colonialisme. Car le colonialisme peut être présent sous la forme de colonies ou sous la forme de grandes entreprises multinationales qui s’approprient des pans entiers de l’économie, comme on peut le voir ici dans le domaine de l’électricité par exemple. Aujourd'hui, ce secteur est presque entièrement contrôlé par le groupe EDT Engie. Avant il y avait une autre société, polynésienne. Cela peut également être constaté dans d’autres secteurs. Qu’est-ce que c’est sinon un nouveau colonialisme ? Quand les grandes entreprises arrivent et accaparent pratiquement des pans entiers de l’économie qui étaient auparavant nationaux. On peut dire que ce n’est rien d’autre qu’une forme de colonialisme.”</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/74772227-51990638.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.tahiti-infos.com/L-independance-expliquee-aux-Russes_a218988.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.tahiti-infos.com,2026:rss-73792964</guid>
   <title>​Le 29-Juin de la réconciliation</title>
   <pubDate>Fri, 30 Jun 2023 12:08:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bertrand PREVOST</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/73792964-51335376.jpg?v=1688117741" alt="​Le 29-Juin de la réconciliation" title="​Le 29-Juin de la réconciliation" />
     </div>
     <div>
      <strong>Tahiti, le 29 juin 2023 - Les différentes célébrations du 29-Juin conduisent malgré elles à des rapprochements entre camps opposés.&nbsp;</strong> <br />   <br />   <br />  Il y a eu de nombreux 29-Juin de division où autonomistes et indépendantistes ne se côtoyaient pas, pire, s'invectivaient. Il y a eu des 29-Juin de tartuferies quand Gaston Flosse venait opportunément sur la stèle de Faa'a pour tenter de se greffer autour des indépendantistes et se renouveler politiquement. Et il y aura ce 29-Juin 2023 qui sentait jeudi la réconciliation entre les familles politiques et les aspirations différentes.&nbsp; <br />   <br />  Jeudi matin, face au rocher de l'autonomie à Paofai, toute la famille autonomiste s'est retrouvée pour un dépôt de couronnes. Autour d'Édouard Fritch, Gaston Flosse bien entendu, père de ce statut, mais aussi les différents courants autonomistes qui, il y a encore deux mois, se sont affrontés sur le terrain des territoriales. Nicole Sanquer, Teva Rohfritsch… peu manquaient à l'appel, à part le public, ce qui a donné un aspect intimiste plus que solennel à cette réunion. À peine plus d'une centaine de personnes avaient fait le déplacement jeudi matin.&nbsp; <br />   <br />  Présent aussi, le président du Pays, Moetai Brotherson, accompagné de quelques ministres comme Chantal Galenon ou Tevaiti Pomare. Une main tendue d'un camp vers un autre. “Pendant la campagne, nous avions trois mots clefs”, expliquait-il jeudi sous le chaud soleil matinal. “Respecter, soutenir et bâtir. Être ici, c'est respecter la parole donnée puisque j'avais dit que je célébrerais l'autonomie. Il y a une partie du peuple polynésien qui croit en ce statut et je suis le président de tous les Polynésiens. C'est la raison pour laquelle je suis ici.”&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>​L'appel d'Édouard Fritch à l'union des autonomistes </b></div>
     <div>
      À la tribune après le dépôt de couronnes, l'ancien président du Pays, Édouard Fritch, a lui aussi joué une partition centrée sur la réconciliation en appelant tous les autonomistes à se rassembler.<em> “Notre autonomie, c'est le bonheur de vivre ensemble, d'abattre les murs et les barrières et de bâtir des ponts entre les hommes et les femmes de notre pays. (…) Mon vœu le plus cher est que celles et ceux qui se reconnaissent encore dans les valeurs humaines de notre autonomie s'unissent.”</em>&nbsp; <br />   <br />  Un vœu pieu pour l'instant au regard des fissures, des fractures même, qui se sont créées dans le camp autonomiste ces deux dernières années.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>​Un premier geste de l'État </b></div>
     <div>
      Face à Édouard Fritch et à droite de Moetai Brotherson, le haut-commissaire de la République, Éric Spitz, participe à son premier 29-Juin es qualité. Quelques heures plus tard, et pour la première fois, il s'apprêtait à déposer une couronne au nom de l'État sur la stèle de Faa'a où une cérémonie est organisée chaque année par les indépendantistes en mémoire des enfants de la Polynésie “morts en 1844 pour avoir défendu leur île et leur liberté, contre les soldats français”.&nbsp; <br />   <br />  “Traditionnellement, le 29-Juin, c'était la journée de la division. Les indépendantistes d'un côté, les autonomistes de l'autre. Avec le président Moetai Brotherson, on a décidé de faire chacun un pas vers l'autre pour que cela soit une journée de cohésion pour l'ensemble de la Polynésie.” Le haut-commissaire accompagnera Moetai Brotherson avant la séquence politique à la stèle où chaque année, des propos très durs envers l'État sont prononcés. Mais ces propos, Éric Spitz ne veut pas s'y arrêter. “Ce qui nous unis est plus fort que ce qui nous sépare”, assura-t-il jeudi malgré les griefs sur le nucléaire et la colonisation. “Pour moi, il faut mettre tout cela derrière. Je suis assez lucide de ce qu'a été l'histoire entre la France et la Polynésie. Il y a eu des périodes d'ombre et de lumière… mais maintenant il est temps de se prendre la main et de passer définitivement à la lumière.”&nbsp; <br />   <br />  Plus tard, devant la stèle, aux côtés du maire de Faa'a, Oscar Temaru, du président de l'assemblée de la Polynésie française, Tony Géros, et du président du Pays, Moetai Brotherson, le haut-commissaire poursuivra avec des mots plus forts encore. <em>“Cette période, est celle de la conquête pour la France, arborant l'habit flatteur de l'universalisme de progrès. C'est une période de colonisation pour la Polynésie, synonyme de vastes bouleversements sociaux et de négations d'une civilisation pourtant ancestrale.” </em>Sans détour, Éric Spitz évoquera l'ambition “moins avouable” de l'État <em>“d'étendre son influence dans le Pacifique”.&nbsp;&nbsp;</em> <br />   <br />  Rappelant qu'il faut <em>“s'extraire du passé et se tourner vers l'avenir”</em>, Éric Spitz rappellera la réconciliation franco-allemande malgré les 300 000 morts de Verdun.&nbsp; <br />   <br />  Oscar Temaru avait tenté de conduire le président de la République François Hollande devant la stèle de Tavararo lors de son passage en Polynésie française en 2016. Sans succès.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/73792964-51335376.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.tahiti-infos.com/​Le-29-Juin-de-la-reconciliation_a217976.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.tahiti-infos.com,2026:rss-72916345</guid>
   <title>Le Tavini veut voir la France à l'ONU</title>
   <pubDate>Fri, 19 May 2023 07:04:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bertrand Prévost avec Vaite Urarii Pambrun</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/72916345-50713243.jpg?v=1684470584" alt="Le Tavini veut voir la France à l'ONU" title="Le Tavini veut voir la France à l'ONU" />
     </div>
     <div>
      <strong>Tahiti, le 18 mai 2023 - Dix ans après la réinscription de la Polynésie française sur la liste des territoires non autonomes de l'ONU, le Tavini huira'atira réunissait mercredi ses troupes à Faa'a pour célébrer l'événement. Une célébration qui avait une saveur particulière alors que Moetai Brotherson vient d'endosser les habits de président du Pays.</strong> <br />  &nbsp; <br />  <em>“La réinscription est un combat qui a débuté en 1978. Oscar Temaru avait 33 ans. Il n'avait aucun mandat et a débarqué à New York avec nos frères Kanak”,</em> a rappelé le nouveau président du Pays à la tribune. <em>“Oscar Temaru a alors découvert que la Polynésie française avait été retirée de la liste des Pays non autonomes l'année précédant l'installation du CEP chez nous, comme par hasard, en 1963. C'est ce jour-là que la réinscription a commencé pour ce bonhomme.”</em> <br />  &nbsp; <br />  Dans un discours improvisé, comme à son habitude, Moetai Brotherson a tendu la main à l'État, mais aussi aux électeurs qui ne s'étaient pas portés sur le bulletin Tavini aux territoriales. <em>“On est allé demander à l'ONU de nous donner la possibilité du choix, avec un arbitre neutre. Il nous appartient à nous, Tavini huira'atira, que le jour du référendum, les consciences soient suffisamment éveillées pour avoir une majorité écrasante. Nous ne voulons pas d'une victoire à 50% plus 1 voix”,</em> a-t-il poursuivi. <em>“Il faut travailler à l'international, il faut travailler ici, il faut travailler avec l'État. Je forme le vœu que l'État vienne à la table des discussions. Dans deux jours, une réunion informelle va se tenir avec le comité des 24</em> [commission de l'ONU qui étudie les demandes d'indépendance des états, NDLR].<em> Je forme le vœu que l'État entende l'écho des voix des Polynésiens.”</em> <br />  Et le président du conclure : <em>“Il faudrait que même ceux qui n'ont pas voté pour nous se disent,</em> ‘Tiens, c'est pas mal.’ <em>Notre objectif est de construire une nation. L'indépendance n'est pas une fin en soi. C'est une étape essentielle pour bâtir cette nation.”</em> <br />  &nbsp; <br />  Un objectif que l'État pourrait accompagner si la prochaine venue de Gérard Darmanin, ministre de l'Intérieur en charge de l'Outre-mer, à New York pour y rencontrer la commission des 24 à propos de la Nouvelle-Calédonie, devait changer la position de la France qui jusqu'alors n'a jamais souhaité siéger dans cette commission.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Grandes lectures, petites références</b></div>
     <div>
      Le président de la Polynésie française, Moetai Brotherson a ouvert son discours mercredi soir par une phrase du Mahatma Gandhi pour plonger son assistance avec lui dans son désir d'indépendance.&nbsp;<em>“D'abord, ils vont vous ignorer, et puis, ils vont se moquer de vous. Puis ils vont vous combattre et vous gagnerez.”</em>&nbsp; Une citation que le président aurait lu dans un recueil d'essais de Gandhi quand il était au collège de Huahine, “La bataille de la liberté”. <br />   <br />  Problème, ce recueil n'existe pas, et cette citation, si belle soit elle, n'a jamais été prononcée. Dans un article de 2016, France Inter expliquait ainsi <em>“Comme l'a montré le journal américain Christian Science Monitor, on ne trouve aucune trace de cette citation dans l'œuvre de Gandhi. Par contre, elle ressemble à s'y méprendre à un extrait de discours du syndicaliste américain Nicholas Klein en 1918.”</em> <br />   <br />  Une fausse citation que Donald Trump avait déjà utilisé par erreur lors de sa campagne pour les élections américaines en 2016. <br />  &nbsp; <br />  <strong>BP</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/72916345-50713243.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.tahiti-infos.com/Le-Tavini-veut-voir-la-France-a-l-ONU_a217207.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
