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  <title>TAHITI INFOS, les informations de Tahiti</title>
  <description><![CDATA[Le journal d'informations et d'actualités de la Polynésie française. Les nouvelles de Tahiti et ses îles, un agenda, des petites annonces, des commentaires, des vidéos, un forum et un regard sur l'actualité du Pacifique, de la métropole du monde. Egalement une partie magazine: environnement, santé, people, nouvelles-technologies, et insolites. ]]></description>
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  <dc:date>2026-04-15T09:13:13+02:00</dc:date>
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   <title>TAHITI INFOS, les informations de Tahiti</title>
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   <title>Évacuation des eaux pluviales à Mahina : des familles menacées d'expropriation</title>
   <pubDate>Fri, 22 Jan 2016 04:11:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/8829650-13976795.jpg?v=1453433634" alt="Évacuation des eaux pluviales à Mahina : des familles menacées d'expropriation" title="Évacuation des eaux pluviales à Mahina : des familles menacées d'expropriation" />
     </div>
     <div>
      <b>MAHINA, le 21/01/2016 - Une procédure de déclaration d’utilité publique pourrait voir le jour bientôt à Mahina, ce qui entraînerait par conséquent l'expropriation de plusieurs familles. Cette procédure accorde au Pays la possibilité d’exproprier les terrains nécessaires à la réalisation d’un projet. Et à Mahina, les inondations dans le secteur de la pointe Vénus sont importantes durant les périodes de fortes pluies. Il a donc été décidé de revoir l'évacuation des eaux pluviales et c'est là que le bât blesse. </b>       <br />
              <br />
       Les riverains de la baie de Matavai sont en colère : près de dix familles sont menacées d'expropriation pour permettre l'aménagement du réseau des eaux pluviales de la pointe Vénus, en rejoignant un ancien &quot;<span style="font-style:italic">caniveau</span>&quot;, appelé Vai Rupe. &quot;<span style="font-style:italic">Ce n'est pas un caniveau mais une rivière. À l'époque, elle était même plus grande que la Tuauru</span>&quot;, raconte Denis Helme, riverain et président du syndicat No te Aru Tai Mareva.       <br />
              <br />
       Une mesure qui ne peut voir le jour que si la déclaration d'utilité publique (DUP) est effective. Une procédure qui accorde au Pays la possibilité d'exproprier les terrains nécessaires à la réalisation d'un projet routier. Le 16 novembre dernier, le Pays a pris un arrêté pour lancer deux enquêtes conjointes : l'une préalable à la déclaration d'utilité publique et l'autre parcellaire, relative à l'acquisition de parcelles de terres nécessaires à l'aménagement du réseau d'eaux pluviales de la pointe Vénus.       <br />
              <br />
       &quot;<span style="font-style:italic">Cette façon de faire me fatigue, je n'ai même plus envie de me mettre en colère. Il n'y a pas de discussions avec les propriétaires</span>&quot;, déclare Denis Helme. &quot;<span style="font-style:italic">Si, à partir du moment où nous ne sommes pas écoutés et qu'il faut passer par le maire ou d'autres personnes et bien je pense qu'on ne va faire que retarder les choses et on n'a plus le temps</span>&quot;, regrette Valentin Teaotea, un riverain, et de rajouter, &quot;<span style="font-style:italic">l'autre problème est l'expropriation de certains propriétaires, ils le font bêtement. Déjà, on n'est pas concertés, il nous impose ce projet et nous ne sommes pas d'accord</span>.&quot;       <br />
              <br />
       Inquiets, les propriétaires ont rencontré le maire de Mahina, Damas Teuira, mercredi soir, afin de lui faire part de leur mécontentement. Une réunion qui s'est tenue dans le calme, où chacun a pu proposer des solutions alternatives.        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des constructions sans permis de construire dans la ligne de mire</b></div>
     <div>
      Le souci des inondations sur la pointe Vénus en période de fortes pluies est principalement dû à un débit élevé d'eaux pluviales sur un même secteur. &quot;<span style="font-style:italic">L'évacuation du rond-point se retrouve au même point à savoir la Vai Rupe (lire encadré). L'idéal serait de reprendre le dénivelé positif vers la Tuauru, comme cela, toutes les eaux de pluies qui ruissellent du flanc de montagne jusqu'à devant Champion pourraient éventuellement être évacuées vers la Tuauru et non vers le Taharaa qui doit rejoindre la Vai Rupe, c'est là où le problème se pose actuellement</span>&quot;, explique Damas Teuira.        <br />
              <br />
       Pour Denis Helme, il faudrait utiliser les bras de rivière déjà existants pour éviter les expropriations, mais il y a aussi &quot;<span style="font-style:italic">des constructions qui ont été réalisées sur les lits d'arrivée sans permis de construire, ce sont des erreurs encore de l'équipement et de l'urbanisme. On avait dénoncé cela à l'époque. Ils n’ont rien fait et utilisent la DUP pour exproprier les familles comme les Tuiho et les Teaotea, en faveur des constructions sans permis, c'est là où ça ne tient pas debout et c'est un problème que l'on rencontre dans toutes les communes. On n'a pas à endosser les erreurs de l'équipement et de l'urbanisme. C'est au maire à gérer maintenant &quot;Rupe&quot; avec nous, les propriétaires</span>&quot;.        <br />
              <br />
       Le président de No te Aru Tai Mareva demande à mettre en place un comité de suivi afin que tout le monde puisse donner son avis avant la mise en place de projets.       <br />
              <br />
       Malgré la situation, le maire se félicite de la volonté chacun de discuter pour tenter de faire avancer le dossier. Denis Helme, de son côté, a assuré : &quot;<span style="font-style:italic">On laisse un mois au maire et au Pays pour donner leur accord à mettre en place un comité de suivi sinon on fera une conférence de presse où tout sera dénoncé.</span>&quot;       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>HISTORIQUE       <br />
              <br />
       D’où vient le nom Matavai et qu’elle est sa signification ?</b>       <br />
              <br />
       Bien avant que Tahiti ne connaisse la vie moderne, il existait un endroit où les jeunes filles venaient passer leur temps à se baigner, s’amuser et s’admirer dans un hopuna (bassin d’eau naturelle en forme d’étang, comme une source) appelé Te Vai Rupe. Cette source ne se trouvait pas très loin de l’embouchure de la pointe Vénus, elle se situait sur la terre de la famille Teaotea. En ce temps-là, il n’existait pas encore de miroir et à cause de la limpidité de l’eau qui rendait une image parfaite de soi-même, les jeunes affluaient en nombre pour se baigner et s’admirer.        <br />
              <br />
       Un jour, Hina se rendit à cet endroit pour se laver, se coiffer et aussi pour admirer sa beauté. Elle regarda à gauche et vit plusieurs filles qui venaient dans sa direction pour se mirer. S’adressant à sa suite, elle leur dit : &quot;<span style="font-style:italic">Je nomme cette eau du nom de Te mata o te Vahine.</span>&quot; (le regard de la femme.) Au coucher du soleil, elle rentra à sa demeure à Fareroi. Elle raconta à son époux sa journée. Le roi lui dit : &quot;<span style="font-style:italic">Hina ma beauté, Hina ma vie, Hina qui apaise mes désirs, tu exaltes le regard de la femme, j’exalte le regard de l’eau. N’est-ce pas le regard qui dévoile l’eau ? Hina, ma beauté, ici se concrétise notre amour.</span>&quot;        <br />
              <br />
       Depuis ce jour, cette source d’eau miroitante a été baptisée Matavai. Plus tard, ce nom a été donné à la petite rivière qui coule jusqu’à la pointe de Tefauroa, dite aujourd’hui pointe Vénus.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Valentin Teaotea, riverain       <br />
              <br />
       &quot;Il faudrait voir d'abord les personnes qui sont fautives dans cette affaire&quot;</b>       <br />
              <br />
       &quot;<span style="font-style:italic">Il faut qu'il y ait un peu plus de concertation au niveau de la population pour pouvoir faire avancer les travaux. Si à partir du moment où nous ne sommes pas écoutés et qu'il faut passer par le maire ou d'autres personnes et bien je pense qu'on ne va faire que retarder les choses et on n'a plus le temps. Le message que je voudrais lancer au ministre est : avant d'exproprier des propriétaires qui n'ont rien fait, il faudrait voir d'abord les personnes qui sont fautives dans cette affaire.</span>&quot;       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Manava Thieme, riverain       <br />
              <br />
       &quot;Que le Pays vienne à notre rencontre&quot;</b>       <br />
              <br />
       &quot;<span style="font-style:italic">Si l’on est obligés de céder l'accès pour le curage des caniveaux, il n'y a plus d'espace pour construire. Je suis obligé de céder 5 mètres, tu as le caniveau plus 3 mètres de circulation et paraît-il c'est un peu plus. Le pays nous a informés de cela par la lettre d'expropriation. Je suis d'accord d'aller dans le sens du Territoire mais pas comme ils veulent. On peut céder par exemple, au niveau de la route, faire une évacuation sur la servitude parce qu'elle est assez large et ce sera plus facile pour faire le curage que de rentrer dans la propriété. Que le Pays vienne à notre rencontre, nous ne sommes pas là pour bloquer mais pour trouver des solutions.</span>&quot;       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Denis Helme, président du syndicat &quot;No te Aru Tai Mareva&quot;       <br />
              <br />
       &quot;Rupe ne peut pas assainir tout cela et faire une évacuation normale&quot;</b>       <br />
              <br />
       &quot;<span style="font-style:italic">On impose au maire un projet, il n'a même pas le temps de consulter. On applique une DUP sur une commune sans concertation. On avait rencontré Solia, le 10 novembre, le lendemain, il a lancé le projet sans nous en parler. Alors que le message que nous lui avons transmis était : on fait le projet de &quot;rupe&quot;, mais à condition qu'on travaille en amont avec le conseil municipal et l'association, ça ne s'est pas fait. Rupe, c'est résoudre le problème d'inondation dans la zone de la pointe Vénus, si on ne le résout pas, la pointe sera inondée à chaque période de pluie, pire depuis que la route a été rehaussée. Ce que nous avions dénoncé à l'époque avec le maire Joël Buillard, quand nous avions demandé de ne pas accepter le rehaussement de la route, comme c'est fait actuellement. Joël a eu la sagesse d'arrêter. Arrive la nouvelle équipe de Monsieur Jamet, on se lance dedans. Ce qu'on avait prévu pour le rehaussement de cette route des zones de Matavai et Muriavai se produit. Maintenant, ils lancent encore des projets et Rupe ne peut pas assainir tout cela et faire une évacuation normale.</span>&quot;       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Damas Teuira, maire de Mahina       <br />
              <br />
       &quot;Il n'y a pas eu de contrôles sur l'application en matière d'urbanisme&quot;</b>       <br />
              <br />
       &quot;i[La position de la commune est d'accompagner ces personnes et de trouver des solutions à ce projet de DUP, surtout l'expropriation. S'il y a des solutions alternatives, la commune est partante pour essayer de voir de quelle manière on pourra résoudre le problème de la Vai Rupe, pour que l'écoulement se fasse naturellement. Aujourd'hui [mercredi, NDLR], la réunion s'est tenue en toute sérénité, malgré cette décision d'expropriation qui pèse sur certains. Il y a un constat qui est quand même alarmant, il n'y a pas eu de contrôles sur l'application en matière d'urbanisme. Ce sont des situations qui datent depuis plus de 30 ans. Certaines personnes ont connu des inondations assez fréquentes sur une longue période. Aujourd'hui, ces règles d'urbanisme n'ont pas été respectées.]i&quot;       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/8829650-13976872.jpg?v=1453433769" alt="Évacuation des eaux pluviales à Mahina : des familles menacées d'expropriation" title="Évacuation des eaux pluviales à Mahina : des familles menacées d'expropriation" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/8829650-13976908.jpg?v=1453433824" alt="Évacuation des eaux pluviales à Mahina : des familles menacées d'expropriation" title="Évacuation des eaux pluviales à Mahina : des familles menacées d'expropriation" />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   <title>Mahana Beach : Le quartier Tunaiti résiste encore et toujours à l'expulsion</title>
   <pubDate>Wed, 06 May 2015 05:29:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacques Franc de Ferrière</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/7757866-12013221.jpg?v=1430886758" alt="Mahana Beach : Le quartier Tunaiti résiste encore et toujours à l'expulsion" title="Mahana Beach : Le quartier Tunaiti résiste encore et toujours à l'expulsion" />
     </div>
     <div>
      PUNAAUIA, le 5 mai 2015 - <b>Les habitants des remblais d'Outumaoro, qui occupent ces terres domaniales depuis plusieurs décennies, voient d'un mauvais œil le projet Mahana Beach. Il est prévu de remplacer leurs maisons par des hôtels de luxe… Mais ils assurent rester ouverts à la discussion.</b>       <br />
              <br />
              <br />
       Pour le projet Tahiti Mahana Beach et ses 52 hectares dédiés à un projet d'aménagement touristique à 251 milliards Fcfp, le Pays se constitue une grosse réserve foncière. Avec l'acquisition des terrains de l'ancien Sofitel (7,8 hectares), en plus de ceux de l'ancien Bel Air ou des collines d’Outumaoro déjà dans l'escarcelle, il restait 11 hectares à récupérer en début d'année. Beaucoup de ces propriétaires seraient sur le point de se laisser convaincre par des rachats ou des échanges de terres… ce qui limiterait d'autant les expropriations.       <br />
              <br />
       Mais même parmi les hectares appartenant déjà officiellement au Pays, il reste des problèmes. Ainsi, la propriété des terrains des quartiers Tunaiti 1 et Tunaiti 2, à Outumaoro, est un sujet fortement débattu. Les habitants de ces terres, issues principalement des remblais de la RDO déposés là dans les années 60 et 70, y sont installés &quot;depuis 50 ans&quot; et en revendiquent la propriété. Ils maintiennent aussi qu'ils sont des peuples autochtones (au sens de l'ONU), chez eux, et que le droit international est de leur côté. Mais pour le Pays, ces hectares gagnés sur l'espace public maritime lui reviennent de droit. La justice a jusqu'à présent toujours penché dans ce sens…       <br />
              <br />
       Et certaines des familles ont déjà accepté de partir, contre des relogements. Ainsi, 27 familles à l'entrée du quartier ont été relocalisées fin 2014 dans un nouvel immeuble social situé au rond-point menant à l'Université. Mais il reste encore une centaine de familles bien décidées à rester : <span style="font-style:italic">&quot;on n'est pas à vendre c'est tout. On pense différemment,&quot;</span> expliquent Monil Tetuanui et Inatio Faiua, qui représentent les associations de riverains de ces remblais maritimes d’Outumaoro. <span style="font-style:italic">&quot;Ca fait des années que ça se passe comme ça, expulsions, expulsions… c'est fini. Ca fait des années qu'ils nous marchent sur la tête. Il faut que les propriétaires de ces terres soient acteurs !&quot;</span>       <br />
              <br />
       <b>D'accord pour le Mahana Beach, mais pas sans les habitants du quartier</b>       <br />
              <br />
       Mais l'attitude dans la zone semble être à l'ouverture : <span style="font-style:italic">&quot;Nous voulons le projet Mahana Beach, mais pas pour amener des tetuanui pour remplacer des tetuanui. Ici ils veulent faire un village polynésien, mais ils vont mettre qui dedans ? Nous on veut rester ici, et on veut participer au projet, même si on doit apporter des choses.&quot;</span>       <br />
              <br />
       Ce que les associations représentant les <span style="font-style:italic">&quot;propriétaires indivisaires des terres&quot;</span> veulent apporter, ce sont justement ces terrains dont ils revendiquent la propriété. <span style="font-style:italic">&quot;Ici ils veulent mettre des maohi qui font de l'artisanat, jouent de la musique, rappent le coco. Nous on est capables de le faire. Et ils viennent nous insulter en disant qu'il faut amener je ne sais pas qui à notre place !&quot;</span>       <br />
              <br />
       Vu comment la dernière expulsion en 2010 a failli tourner à l'émeute, et avec la grande expérience en procédures judiciaires acquise par les habitants du quartier au cours des nombreux procès, les associations ont des arguments de poids pour se faire entendre. Déjà, ils promettent qu'ils répondront à l'enquête publique mise en place dans le cadre du projet par une pétition de protestation <span style="font-style:italic">&quot;avec 10 000 signatures&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Surtout, ils ont déjà relevé de nombreuses erreurs dans les procédures. Le collectif de Outumaoro a ainsi, selon son président Inatio Fariua, fait constater par un huissier l'absence des rapports d'expertises, plan d'aménagement, évaluation d'impact environnemental, etc., qui auraient dû se trouver à la mairie. <span style="font-style:italic">&quot;Et pour nous, l'utilité publique de la procédure est très douteuse… La finalité, c'est le tribunal. On tiendra 10, 15 ans s'il le faut…&quot;</span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   <title>Justice : le problème de fond de la route Traversière</title>
   <pubDate>Wed, 24 Sep 2014 04:23:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mireille Loubet</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/7016084-10734806.jpg?v=1411529675" alt="Justice : le problème de fond de la route Traversière" title="Justice : le problème de fond de la route Traversière" />
     </div>
     <div>
      PAPEETE, le 23 septembre 2014. <b>Plusieurs membres d’une même famille de Mataiea étaient convoqués ce mardi matin au tribunal correctionnel</b> pour entrave au passage de véhicules ou de personnes sur la route qui traverse leur propriété, à destination du lac de Vaihiria. Le tribunal devra dire, une bonne fois pour toutes, si la route est ouverte à la circulation publique ou non.       <br />
       Ce n’est pas la première fois que cette famille est convoquée en justice pour des faits similaires d’entraves au passage de véhicules ou de personnes sur cette portion de la route traversière. Une portion de route qui coupe leur propriété de part en part. Des jugements au pénal, devant le tribunal administratif et jusque la cour d’appel de Papeete ont déjà abordé cette question. Et pourtant de façon récurrente, ces propriétaires se retrouvent confrontés à des poursuites judiciaires, à des gardes à vue, à des convocations devant le juge d’instruction.        <br />
              <br />
       <b>Il faut dire que parfois, l’un ou l’autre membre de la famille emploie les grands moyens et bloque l’accès</b> à renforts de véhicules garés en travers, agrémentés de tôles. Mais ce qu’ils veulent avant tout mettre en avant c’est leur droit de propriété. Si la terre en question est en indivision entre de nombreux ayants-droits et en différentes souches, la propriété de la terre est bien reconnue. A ceci près, que le Parquet fait valoir que cette route qui passe en travers de leurs parcelles privées, serait une voie ouverte à la circulation publique.        <br />
              <br />
       <b>A l’audience, le procureur indique</b> «<span style="font-style:italic">nous considérons que la route traversières et ouverte à la circulation publique</span>» dans le sens où elle a été aménagée au cours des dernières décennies aussi bien par l’armée dans les années 60, que par le territoire et qu’elle «<span style="font-style:italic">dessert des ouvrages publics, notamment un barrage qui nécessite des travaux et de l’entretien ; que c’est une route touristique empruntée par des opérateurs, des randonneurs et des VTTistes</span>». Pour le Parquet, par conséquent si «<span style="font-style:italic">on considère ce dossier avec un minimum de sens commun, il y a obstacle lorsqu’on s’oppose physiquement au passage d’une entreprise ou de personnes</span>». Il pointe enfin l’extorsion de fonds caractérisée puisque des plaignants ont indiqué avoir eu besoin de payer pour avoir le droit de passer : parfois jusqu'à 2 000 Fcfp par véhicule, selon les dépositions des parties civiles dont aucune n'était présente à l'audience. Le procureur enfonce le clou : «<span style="font-style:italic">Peut-on, lorsqu’il s’agit d’une voie, même si elle était privée, ouverte à la circulation publique rançonner des passants ? (...) C’est une voie qui fait l’objet d’un racket quotidien</span>». Il réclame 6 mois de prison avec sursis et 100 000 Fcfp d’amende pour chacun des prévenus cités.         <br />
              <br />
       <b>Ce sens commun est tout autre cependant quand on se place du point de vue de la famille.</b> Elle est de façon incontestable propriétaire de la parcelle. La route traversière a été aménagée au milieu des années 1980 par la société Marama Nui qui avait en exploitation les installations hydroélectriques de la vallée. Une convention est alors signée avec quelques-uns des propriétaires indivisaires fixant le mode d’utilisation de cette voie, réservée alors aux seules équipes de Marama Nui ou ses sous-traitants. Mais depuis que la route est ouverte, bien d’autres personnes ou entités vont l’emprunter et notamment régulièrement le Pays, en raison de chantiers en amont. Créant régulièrement des tensions verbales et physiques au moment de traverser les parcelles de cette famille qui s’y oppose parfois de façon farouche, depuis 2008. «<span style="font-style:italic">Avant d’ouvrir la chaîne, il faut au moins demander aux propriétaires !</span>» estime une des prévenues. «<span style="font-style:italic">On veut que les gens nous respectent. Quand il y a la politesse, c’est bon mais dans la méchanceté, on répond parei</span>l» argumente son frère.        <br />
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       <b>Dans ce dossier juridiquement pointilleux,  le passage ouvert à tous -au principe que ce chemin serait vicinal-, </b>et le droit de propriété, s’affrontent. Or, si le droit de propriété de cette famille n’est pas contesté, en revanche le droit à la circulation publique est loin d’avoir été clarifié. A l’audience correctionnelle ce mardi, le juge qui mène les débats a bien l’intention de répondre à cette question centrale en dépit des affirmations catégoriques du Parquet. D’autant qu’un arrêt de la cour d’appel de Papeete, jugeant la même famille pour des faits similaires en 2009 a déjà affirmé que la voie passant à travers cette propriété «<span style="font-style:italic">n’a pas le caractère d’une voie ouverte à la circulation publique</span>».        <br />
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       <b>Dans le droit français, il existe des jurisprudences admettant qu’un chemin même privé peut tout à fait être ouvert</b> à la circulation publique. Mais cette portion de route traversière est-elle vraiment concernée par cette situation ? Si la route est légalement ouverte à la circulation publique, pourquoi le Pays aurait-il, tout récemment, lancé une procédure pour une expropriation, en bonne et due forme, de cette parcelle sur laquelle se trouve le chemin ? Le tribunal se laissant le temps de consulter tous les documents, et qui espère obtenir une carte précise avec la matérialisation de la route traversière et du chemin contesté, a mis sa décision en délibéré au 9 décembre prochain.        <br />
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      <b>Une procédure d’expropriations bientôt lancée</b>       <br />
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       Le 18 septembre dernier à l’issue du conseil des ministres, Marcel Tuihani alors en charge des affaires foncières expliquait qu’une procédure d’expropriation serait lancée prochainement sur plusieurs terrains de la route traversière entre Mataiea et Papenoo. Les propriétaires concernés seront informés par voie d’affichage, à partir du 4 novembre.         <br />
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       L'expropriation était justifiée par une nécessité de service public puisque cette route permet d’accéder à des installations techniques importantes. La Papenoo abrite notamment des ouvrages hydroélectriques qui alimentent en électricité une bonne partie de Tahiti. Mais il n’y a pas que cela : «<span style="font-style:italic">l’objectif premier est la libre circulation des véhicules aussi bien techniques que touristiques</span>» précisait le ministre. 
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