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  <title>TAHITI INFOS, les informations de Tahiti</title>
  <description><![CDATA[Le journal d'informations et d'actualités de la Polynésie française. Les nouvelles de Tahiti et ses îles, un agenda, des petites annonces, des commentaires, des vidéos, un forum et un regard sur l'actualité du Pacifique, de la métropole du monde. Egalement une partie magazine: environnement, santé, people, nouvelles-technologies, et insolites. ]]></description>
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   <title>TAHITI INFOS, les informations de Tahiti</title>
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   <title>De l’eau pour le lotissement agricole Amo</title>
   <pubDate>Wed, 29 Apr 2026 17:17:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Anne-Charlotte Lehartel</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
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        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/96308998-67172685.jpg?v=1777443891" alt="De l’eau pour le lotissement agricole Amo" title="De l’eau pour le lotissement agricole Amo" />
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      <strong>Tahiti, le 29 avril 2026 – Sécuriser l’accès à l’eau pour les agriculteurs, c’est l’objectif du nouveau réseau hydraulique du lotissement agricole Amo, inauguré ce mardi à Papara. Cofinancée par le Pays et l’État, cette réhabilitation portée par la DAG vient soutenir “<em>activement le développement de notre agriculture locale”</em>. Une cinquantaine d’exploitations sont concernées.</strong> <br />  &nbsp; <br />   <br />  À Papara, le nouveau réseau hydraulique du lotissement agricole Amo est officiellement en service. L’inauguration s’est tenue ce mardi en présence du ministre de l’Agriculture, Taivini Teai, du haut-commissaire, Alexandre Rochatte, du maire de Papara, Mike Teissier, des entreprises partenaires et de plusieurs exploitants. Portée par la Direction de l’agriculture (DAG), cette opération à 189 millions de francs a été cofinancée par le Pays et l’État dans le cadre du Contrat de développement et de transformation (CDT 2021-2023). <br />  &nbsp; <br />  <em>“Face à un réseau ancien et dégradé, cette réhabilitation permet désormais de garantir un accès fiable et durable à l’eau pour les agriculteurs. Ce projet structurant s’inscrit pleinement dans notre volonté de renforcer la souveraineté alimentaire pour la Polynésie française, en soutenant activement le développement de notre agriculture locale”</em>, souligne la DAG dans un communiqué relayé sur sa page Facebook au sujet de ce nouveau réseau destiné à un usage agricole non potable. <br />  &nbsp; <br />  De son côté, le haut-commissariat salue les bénéfices de cette opération, qui a permis <em>“de moderniser le captage, les réseaux d’irrigation et les infrastructures de stockage d’eau, au bénéfice des 52 exploitations agricoles du site”</em>, aussi bien pour le maraîchage que pour les cultures fruitières, vivrières et horticoles. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/96308998-67172697.jpg?v=1777443925" alt="De l’eau pour le lotissement agricole Amo" title="De l’eau pour le lotissement agricole Amo" />
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   <title>[MàJ] Le ministre de l'Agriculture va convoquer Roland Bopp</title>
   <pubDate>Wed, 11 Mar 2026 17:56:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Vaite Urarii Pambrun</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/95242744-66661906.jpg?v=1773248407" alt="[MàJ] Le ministre de l'Agriculture va convoquer Roland Bopp" title="[MàJ] Le ministre de l'Agriculture va convoquer Roland Bopp" />
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     <div>
      <strong>Tahiti, le 10 mars 2026 – Les syndicats et les agents de la Direction de l’agriculture ont été reçu par Taivini Teai. Le ministre de l’Agriculture a pris l’engagement de recevoir&nbsp;le directeur du service avant la fin de la semaine, afin de faire un point précis sur les différentes revendications formulées par les organisations syndicales et de clarifier la situation du service.</strong> <br />  &nbsp; <br />  Les agents de la Direction de l’agriculture ont débuté une grève illimitée lundi. Ce mardi ils ont manifesté devant leur ministère de tutelle, où Teai Taivini les a reçus en début d’après-midi. <br />  &nbsp; <br />  Le ministre s’est montré, <em>“très compréhensif” </em>selon Cyril Le Gayic, le représentant de la CSIP. Le syndicaliste a rappelé que les discussions avec le directeur Roland Bopp ne sont <em>“plus possibles”</em>. <br />  &nbsp; <br />  Les autres points de revendication n’ont pas été abordés avec le ministre car la priorité a été donné à la situation du directeur. <em>“À partir du moment où la décision est prise en ce qui le concerne le reste peut se discuter hors grève, sereinement dans la paix et le dialogue social.”</em> <br />   <br />  Alors que nous écrivions mardi que le ministre de l'Agriculture devait prendre une décision de mutation concernant Roland Bopp, le gouvernement a souahité apporter un vif démenti à cette information. <em>"Le Gouvernement de la Polynésie française souhaite apporter un démenti formel à l’interprétation qui laisse entendre que le ministre de l'Agriculture, des ressources marines et de l’environnement, aurait pris l’engagement de procéder au licenciement du directeur de l’agriculture"</em>, communiquait le gouvernement par le biais d'un droit de réponse. <em>"Lors de ses échanges avec les représentants de l’intersyndicale, le ministre a indiqué qu’il convoquerait le directeur du service avant la fin de la semaine, afin de faire un point précis sur les différentes revendications formulées par les organisations syndicales et de clarifier la situation du service."</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>“Management toxique”  </b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/95242744-66661907.jpg?v=1773207621" alt="[MàJ] Le ministre de l'Agriculture va convoquer Roland Bopp" title="[MàJ] Le ministre de l'Agriculture va convoquer Roland Bopp" />
     </div>
     <div>
      Les agents de la DAG reprochent à leur directeur de se rendre coupable d’un “<em>management toxique”. </em>Certains agents seraient victimes depuis “<em>des mois et des mois de harcèlement, de médisances et de pressions toxiques”.</em> <em>“</em><em>Ce n'est pas parce qu'il est directeur qu'il a le droit de ne pas nous respecter. On reste des êtres humains”,</em> déplore plusieurs membres de la DAG. <br />  &nbsp; <br />  Des agents qui se disent au bout du rouleau&nbsp;: <em>“O</em><em>n ne peut plus continuer comme ça, dans ce climat anxiogène, despotique. À chaque réunion, il dénigre notre travail disant qu’avant son arrivée, tout ce qu'on a fait, ce n'était pas bon, tout ce qu'on a fait ne servait à rien (…). Ça va aller. Au bout d'un moment il faut que cela cesse</em>.” <br />  &nbsp; <br />  Plusieurs signalements ont été faits à la psychologue de la Direction des Talents et de l’innovation (DTI) et à la Direction du travail&nbsp;: “<em>On est nombreux à avoir pris rendez-vous avec la psy qui a enregistré nos doléances, et pris note de notre souffrance”,</em> assurent les représentants du personnel. <br />  &nbsp; <br />  Selon eux, <em>“le malaise et le mal-être”</em> au sein de la DAG est remonté jusqu’à la médecine du travail<em>. “Donc on est plusieurs agents à être allé voir des psys, à avoir été en arrêt psy”,</em> ajoutent-ils. <br />  &nbsp; <br />  Ils démentent fermement les propos de leur directeur, Roland Bopp, qui a minimisé les démissions, les mises à disposition ou encore les demandes de mutation de leurs collègues. &nbsp; <br />  &nbsp; <br />  <em>“Un CDD qui donne une démission alors qu'il n'a pas de travail ailleurs, c'est que vraiment il est en souffrance. On ne lâche pas un travail pour se retrouver au chômage, par gaieté de cœur”, </em>souligne d’ailleurs un représentant. <br />  &nbsp; <br />  Les agents de la DAG étaient surpris d’apprendre par <em>Tahiti Infos</em> que dans le cadre de la régénération de 40 000 hectares de cocoteraie à Niau, Fakarava, Rangiroa et Tatakoto <em>“des tests” </em>vont être réalisées, indique Roland Bopp<em> “pour savoir si les engrais bio sont efficaces pour les six prochains mois”</em>. <br />  &nbsp; <br />  Du côté de la DAG, on assure qu’il n’y a aucune parcelle d’essai dans ces îles. Selon nos informations, même le divisionnaire des Tuamotu n’était pas au courant de l’arrivée de ces engrais<em>.&nbsp;“Il a été mis devant le fait accompli (…). Le directeur lui a dit d’envoyer tant de sacs là, tant de sacs là-bas, disant qu’il s’était arrangé avec les maires</em>.” <br />  &nbsp; <br />  Une méthode d’autant plus curieuse que la procédure veut que l’établissement achète des engrais puis les revende aux agriculteurs à des prix subventionnés&nbsp;: <em>“E</em><em>n aucun cas, on achète des engrais pour les donner de façon aléatoire (…), c'est de l'argent public</em>.”
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>“Agriculture bio, il y a des professionnels qui sont meilleurs que nous »  </b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/95242744-66661908.jpg?v=1773207647" alt="[MàJ] Le ministre de l'Agriculture va convoquer Roland Bopp" title="[MàJ] Le ministre de l'Agriculture va convoquer Roland Bopp" />
     </div>
     <div>
      Les agents de la DAG ont été très déçus des propos tenus à leur égard par leur direction lorsque Roland Bopp, interrogé par <em>Tahiti infos,</em> a déclaré que <em>“sur l'agriculture bio, il y a des professionnels qui sont meilleurs que nous (…). On doit aussi se reposer sur eux pour faire en sorte que l'agriculture avance, c'est indispensable”</em>. Les représentants du personnel rappellent sur ce point que la DAG a en son sein un ingénieur agronome <em>“qui a de la bouteille. Il a 30 ans d'expérience en tant qu'ingénieur et en plus il est spécialiste en bio”</em>. Et à ce titre, ils ne comprennent pas pourquoi leur directeur a fait appel à un prestataire, Gilles Parzy, qui n’est pas <em>“ingénieur et qui n'a aucun diplôme particulier”</em>. <br />  &nbsp; <br />  Ce dernier se défend, assurant avoir <em>“30 ans” </em>d’expérience en<em> “agriculture tropicale”&nbsp;: “J’ai vécu de l’agriculture bio depuis 1978</em>.” Il l’assure aussi, concernant sa prestation pour la DAG&nbsp;: “<em>Je n’ai fait aucun bénéfice personnel sur la vente d’engrais bio. Cet argent a été dépensé tout à fait dans les règles et à bon escient pour uniquement le bénéfice du pays (…). Aux Tuamotu il y a des lentilles d’eau qu’il faut préserver de toutes ces substances toxiques. (…). Ce n’est pas moi qui ai vendu l’engrais. C’est la coopérative du Marché bio. C’est une entité qui représente un groupe d’agriculteurs et qui fait bénéficier à leurs confrères d’intrants – en l’occurrence d’un fertilisant bénéfique à leurs exploitations et bien entendu sans pollution. L’entête de la facture n’est pas au nom de Gilles Parzy. Je n’ai pas de patente de négociant en engrais bio. J’ai fait cela en tant que bénévole pour la coopérative Le marché bio quand j’en étais le trésorier. J’y ai travaillé bénévolement.”</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>​Développer l’agriculture à Hitia’a</title>
   <pubDate>Fri, 05 Dec 2025 07:20:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Anne-Charlotte Lehartel</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/93019759-65084360.jpg?v=1764919389" alt="​Développer l’agriculture à Hitia’a" title="​Développer l’agriculture à Hitia’a" />
     </div>
     <div>
      <strong>Tahiti, le 4 décembre 2025 – C’est un <em>“projet-pilote”</em> qui se profile avec la signature d’un bail agricole autorisant l’exploitation de 27 hectares de terres domaniales sur le domaine Nadeaud par l’Église protestante mā’ohi, via l’association Pohavai. Des paroissiens de Pirae à Tautira seront mobilisés pour contribuer à la souveraineté alimentaire à travers <em>“l’émergence d’une exploitation structurée, collaborative et respectueuse de nos ressources”</em>.</strong> <br />  &nbsp; <br />   <br />  Ce jeudi après-midi, des représentants du ministère de l’Agriculture, de la Chambre de l’agriculture et de la pêche lagonaire (CAPL), de l’Église protestante mā’ohi et de la commune de Hitia’a o te ra étaient réunis à la mairie de Hitia’a pour acter la signature d’un bail agricole de neuf ans avec l’association Pohavai concernant l’exploitation de deux parcelles du domaine Nadeaud. Les 26,83 hectares concernés se situent derrière le complexe sportif et le collège de Hitia’a. Le loyer annuel est fixé à 30.000 francs par hectare. <br />  &nbsp; <br />  Amorcé il y a deux ans, ce projet avait préalablement nécessité un transfert de gestion de ces terres domaniales de la Direction des affaires foncières (DAF) vers la Direction de l’agriculture (DAG). <em>“Cet acte n’est pas seulement administratif, il marque une étape importante dans la mise en œuvre de la politique agricole du Pays. Le gouvernement a fixé un objectif clair : renforcer notre souveraineté alimentaire. Pour y parvenir, nous devons soutenir des projets ancrés dans le territoire”</em>, a déclaré le ministre de l’Agriculture, Taivini Teai, qui attend de ce projet <em>“l’émergence d’une exploitation structurée, collaborative et respectueuse de nos ressources”</em>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>​Un projet-pilote de 27 hectares</b></div>
     <div>
       <br />  <em>“C’est la première fois qu’on fait l’attribution d’un terrain d’une superficie aussi grande, en sachant qu’habituellement on est plutôt entre 1,5 et 3 hectares. C’est l’occasion de mettre en valeur la côte est sur le plan du développement agricole”</em>, nous a précisé le ministre au sujet de ce <em>“projet-pilote”</em> qui sera suivi et accompagné par le Pays et la CAPL. <br />  &nbsp; <br />  Le terrain alloué sera exclusivement dédié à des productions végétales et animales avec une dimension sociale, culturelle et éducative portée par l’association Pohavai, sous l’égide de l’Église protestante mā’ohi. <em>“Nous allons planter des arbres fruitiers et des légumes, et faire de l’élevage. Aujourd’hui, on mange mal avec trop de produits importés, alors qu’on est capable de produire localement ! Avec l’association, on va établir un plan de travail et former des groupes pour aller sur le terrain. Les plants sont déjà prêts. Ce projet a aussi une vocation pédagogique pour préparer la relève : on va pouvoir fournir des produits à transformer pour le lycée agricole de Taravao”</em>, explique Rahiti Autai-Teriiti, président du premier arrondissement qui s’étend de Pirae jusqu’à Tautira. Si une partie de la production se destine à la vente, elle devrait également permettre de venir en aide à certaines familles ou encore de couvrir les besoins lors des manifestations paroissiales <em>“pour éviter d’aller se fournir dans les îles”</em>.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  À noter que d’autres parcelles de moindre taille ont été récemment affectées à la DAG à Papeno’o, Afaahiti, Faaone, Mataiea et Papeari.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/93019759-65084379.jpg?v=1764919562" alt="​Développer l’agriculture à Hitia’a" title="​Développer l’agriculture à Hitia’a" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/93019759-65084391.jpg?v=1764919655" alt="​Développer l’agriculture à Hitia’a" title="​Développer l’agriculture à Hitia’a" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
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     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   <title>Tavivat s’enracine dans dix communes-pilotes</title>
   <pubDate>Thu, 09 Oct 2025 05:24:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Anne-Charlotte Lehartel</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/91632540-64367233.jpg?v=1759983830" alt="Tavivat s’enracine dans dix communes-pilotes" title="Tavivat s’enracine dans dix communes-pilotes" />
     </div>
     <div>
      <strong>Tahiti, le 8 octobre 2025 – Accompagner les producteurs sur le chemin de la transition alimentaire en commençant par fournir les cantines scolaires, c’est l’objectif du programme Tavivat qui rassemble plusieurs services et organismes du Pays. Après Teva i Uta ce mercredi, les rencontres pour lancer la phase opérationnelle à travers la sélection de groupements d’agriculteurs et d’agrotransformateurs se poursuivent jusqu’au 5 novembre dans dix communes de Tahiti et des îles, le but étant d’étendre l’initiative d’ici cinq ans.</strong> <br />   <br />  &nbsp; <br />  Cofinancé par l’État, le programme Transition agroécologique vivrière et agrotransformation (Tavivat) est porté par la Direction de l’agriculture (DAG), la Chambre de l’agriculture et de la pêche lagonaire (CAPL), le Syndicat pour la promotion des communes de Polynésie française (SPCPF) et le SPG Bio Fetia avec le soutien de plusieurs partenaires, dont le Centre de formation professionnelle et de promotion agricoles (CFPPA) et des acteurs privés. Dix communes-pilotes sont impliquées : Teva i Uta, Mahina, Huahine, Taputapuatea, Taha’a, Bora Bora, Nuku Hiva, Ua Huka, Rimatara et Rurutu. Dans la lignée de la loi de Pays du 11 janvier 2022, ce projet vise à intégrer plus de 25 % de produits vivriers dans les cantines des écoles primaires.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>​Travailler ensemble  </b></div>
     <div>
       <br />  Dans ce cadre, les objectifs sont multiples : valoriser les produits locaux, soutenir l’activité économique des producteurs, réduire la part de produits importés, améliorer la qualité des repas, promouvoir l’agroécologie et l’agriculture biologique, et augmenter les compétences des acteurs de la restauration scolaire. <em>“Ça passe par une approche transversale de la production, de la transformation et de la commercialisation. C’est l’originalité de ce projet, où différentes institutions travaillent ensemble pour se coordonner”</em>, explique Eunice Chatelain, cheffe de projet à la DAG, en marge d’une rencontre avec des agriculteurs et des agrotransformateurs organisée ce mercredi après-midi à la mairie de Mataiea. <em>“Aujourd’hui, c’est le démarrage opérationnel après la phase de diagnostic et de construction du plan d’actions menée en 2023-2024. Ces rencontres visent à lancer la dynamique en présentant le projet sur le terrain pour voir si les professionnels du secteur y adhèrent. On leur distribue les premiers questionnaires pour sélectionner le groupement de production qui pourra être accompagné”</em>, poursuit l’ingénieure coordinatrice. <br />  &nbsp; <br />  Le projet va se dérouler jusqu’en 2030. Il passera par plusieurs actions concrètes assurées par chaque partenaire selon son domaine de compétences : dotation en équipements, accompagnement technique et comptable, mise à disposition de lignes de production de vivriers transformés, formations adaptées, aide à la conversion à l’agriculture biologique, etc.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>​“Ça passe par une structuration”</b></div>
     <div>
       <br />  Si cette tournée de lancement a débuté à Teva i Uta, ce n’est pas tout à fait par hasard, le maire et ancien ministre de l’Agriculture, Tearii Alpha, étant un fervent défenseur des produits locaux : <em>“Tavivat s’inscrit dans la continuité de ce que nous avons initié il y a quelques années avec une restauration scolaire organisée pour mettre des produits locaux dans les assiettes de nos enfants. Ça passe par une structuration du lien entre les producteurs, les transformateurs et notre cuisine centrale. On veut aller vers une meilleure mise en valeur des produits vivriers emblématiques que sont le taro, le manioc, la patate douce ou le ‘uru. Ce sont des superaliments d’un point de vue nutritionnel, qu’il faut revaloriser. À Teva i Uta, nous sommes au cœur de cette ambition et nous sommes solidaires des autres communes.”</em> <br />  &nbsp; <br />  Pour Jean-Baptiste Tavanae, agriculteur bio à Papeari, c’était une évidence de rejoindre ce projet dès la phase d’études pour aider à surmonter certaines difficultés. <em>“On a besoin de connaître les quotas prévisionnels pour satisfaire les consommateurs et les écoles. Le foncier, c’est un autre problème à prendre en compte pour planter davantage de produits vivriers”</em>, souligne le représentant associatif. L’initiative pourrait encourager des professionnels à se lancer ou à se réorienter, comme Michel Joussin, maraîcher à Mataiea : <em>“Le projet est là, maintenant il faut le rendre viable. Il faut avoir conscience que la culture vivrière, c’est long, mais je crois qu’on peut produire plus si on a des garanties. C’est une bonne chose pour nos enfants, pour les habituer à manger des produits vivriers.”</em> <br />  &nbsp; <br />  Les premières actions devraient se matérialiser à partir de mai 2026 avec des journées de démonstration, la mise à disposition d’équipements et le coup d’envoi des formations. À terme, les différents retours d’expérience devraient permettre d’étendre ces mesures à davantage de communes, de consommateurs et de produits locaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>​Les prochaines rencontres</b></div>
     <div>
      <ul>  	<li class="list">Jeudi 9 octobre, à Mahina</li>  	<li class="list">Lundi 13 octobre, à Bora Bora</li>  	<li class="list">Mardi 14 octobre, à Raiatea</li>  	<li class="list">Jeudi 16 octobre, à Taha’a</li>  	<li class="list">Mardi 21 octobre, à Nuku Hiva</li>  	<li class="list">Mercredi 22 octobre, à Ua Huka</li>  	<li class="list">Jeudi 30 octobre, à Rimatara</li>  	<li class="list">Samedi 1er novembre, à Rurutu</li>  	<li class="list">Mercredi 5 novembre, à Huahine</li>  </ul>  Plus d’infos sur la page Facebook : <a class="link" href="https://www.facebook.com/dag.pf" target="_blank">Direction de l’agriculture de Polynésie française.</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   <link>https://www.tahiti-infos.com/Tavivat-s-enracine-dans-dix-communes-pilotes_a233340.html</link>
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   <title>​Des serres pour protéger les cultures</title>
   <pubDate>Tue, 21 Jan 2025 04:30:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Anne-Charlotte Lehartel</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/85737598-61078705.jpg?v=1737425257" alt="​Des serres pour protéger les cultures" title="​Des serres pour protéger les cultures" />
     </div>
     <div>
      <strong>Tahiti, le 20 janvier 2025 – À chaque saison des pluies, les maraîchers voient une partie de leur travail emportée par les eaux. Certains d’entre eux ont décidé de ne plus subir les aléas météorologiques en misant sur la construction de serres pour protéger les cultures les plus fragiles et assurer une continuité de production.</strong> <br />   <br />  &nbsp; <br />  Si le soleil est de retour, les intempéries de ces dernières semaines n’ont pas été sans conséquences sur les exploitations agricoles, entre les rafales de vent et les fortes pluies. Plus fragiles, les légumes maraîchers sont systématiquement les plus touchés. <em>“Vu qu’on plante en plein champ, dès qu’il pleut trop, on a des dégâts sur les concombres, les courgettes, les tomates, les salades, les potas, etc. Les racines pourrissent, donc on est obligé de tout replanter”</em>, explique Vateti Tevaearai, responsable d’exploitation affairée à la mise en place de son stand de vente en direct à Taravao. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>​Autour de 60 % de pertes</b></div>
     <div>
       <br />  Au-delà des constats, certains agriculteurs ont décidé d’agir. Sur le plateau de Afaahiti, Nelson Van Kam a pris le parti d’installer des serres pour protéger ses cultures. Une première structure est en cours de construction sur l’une de ses nombreuses parcelles, qui s’étendent à perte de vue. <em>“On subit des intempéries tous les ans, donc on veut essayer de changer notre système de production. C’est une solution : si on veut atteindre l’autonomie alimentaire, on doit progresser”</em>, souligne l’exploitant, qui chiffre ses pertes autour de 65% à chaque épisode pluvieux trop intense. <br />  &nbsp; <br />  Pour aller de l’avant, Nelson Van Kam expérimente sur fonds propres. <em>“Ce test de 500 m<sup>2</sup> nous revient à 2 millions de francs. Si on trouve la serre adaptée, on devrait pouvoir gagner du temps et avoir de meilleurs rendements. Je le fais parce que c’est une obligation : je dois résoudre ce problème”</em>, confie-t-il, estimant qu’il faudra plusieurs cycles de culture avant de valider son prototype. L’agriculteur chevronné interpelle également les pouvoirs publics en faveur d’un accompagnement technique ou financier spécifique pour dépasser ces difficultés récurrentes liées aux aléas climatiques. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/85737598-61078721.jpg?v=1737425321" alt="​Des serres pour protéger les cultures" title="​Des serres pour protéger les cultures" />
     </div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des essais sur-mesure</b></div>
     <div>
       <br />  Un peu plus haut, sur la route traversière, la Ferme HP s’est dotée de ses premières serres en début d’année dernière, pour les mêmes raisons. <em>“Tous les ans, on rencontre le même problème : trop de pluie, des pertes de production et l’impossibilité de fournir des légumes. À chaque fois, on perd autour de 60 %. Et si certains plants survivent, ils ont du mal à repartir : la terre a été lessivée de ses nutriments et les légumes ne sont pas vendables”</em>, déplore Ittaï Yan. <br />  &nbsp; <br />  Le jeune agriculteur bio dispose aujourd’hui de trois serres. <em>“J’ai commencé par une serre pour un essai de maraîchage. Les tomates, salades et potas poussent beaucoup mieux sous serre, donc j’ai recommandé deux serres plus grandes pour faire de nouveaux essais avant de me lancer vraiment”</em>, poursuit-il avec prudence, d’autant qu’il investit lui aussi sur fonds propres, à raison de 600.000 francs par serre importée. Des aides existent, mais la procédure serait <em>“trop longue”</em>. Ses tests lui ont déjà permis de déterminer qu’il fallait abaisser la hauteur des serres, son terrain étant exposé au vent. Par ailleurs, seul le sommet de la serre est bâché, les côtés accueillant des productions verticales, comme les haricots longs ; une façon d’optimiser l’espace tout en ajoutant une barrière naturelle à la pluie. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>​“Sans les serres, on aurait fermé”</b></div>
     <div>
       <br />  Les serres, Verdeen et Agrifarm en ont fait leur spécialité sur le plateau de Taravao. C’est aussi le choix qu’a fait Thierry Lison depuis 2017, à Raiatea. Financés sur fonds propres et avec des aides territoriales, ses 7.000 m<sup>2</sup> de serres couvrent la moitié de son exploitation maraîchère de Tevaitoa <em>“pour minimiser les risques”</em>. <br />  &nbsp; <br />  Il y cultive aujourd’hui une dizaine de variétés de légumes, plus sereinement. <em>“Économiquement, sans les serres, on aurait fermé depuis longtemps. Ça n’aurait pas été viable. Il peut quand même y avoir des problèmes d’humidité, mais étant donné que tous les plants ne sont pas atteints, on peut y remédier. On a calculé : c’est un investissement qu’on a rentabilisé en trois ans”</em>, remarque l’agriculteur bio, sans répercussion sur ses prix de vente. Si cette stratégie s’est avérée payante, Thierry Lison déplore toutefois l’absence d’indemnisation face aux aléas de la filière agricole. <br />  &nbsp;
     </div>
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/85737598-61078741.jpg?v=1737425381" alt="​Des serres pour protéger les cultures" title="​Des serres pour protéger les cultures" />
     </div>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les conseils de la CAPL</b></div>
     <div>
      Chaque mois, la Chambre de l’agriculture et de la pêche lagonaire (CAPL) a la lourde tâche d’établir les prévisions de récoltes pour équilibrer les quotas d’importation, avec la possibilité de mettre à jour ces chiffres en cas d’intempéries. En ce mois de janvier marqué par des vigilances météorologiques en série, <em>“il y a eu des dégâts sur le maraîchage, et aussi une baisse de production au niveau des pastèques aux îles Sous-le-Vent”</em>, confirme Yann Buchon, responsable du service accompagnement et développement. <br />  &nbsp; <br />  Si les risques liés à la saison des pluies sont connus des agriculteurs, certains prennent le parti de planter plus, mais ce n’est pas toujours suffisant pour pallier les pertes. <em>“Durant cette période, on recommande d’augmenter la part de produits vivriers, qui supportent beaucoup mieux les conditions climatiques défavorables. Il existe aussi des traitements préventifs contre les maladies fongiques. Et il y a la possibilité de s’équiper de tunnels, de serres ou d’abris pour cultiver les légumes et aromates les plus fragiles, mais ce sont des équipements très onéreux qui ne sont pas accessibles à tous les agriculteurs”</em>, précise le référent. L’aide de type 2 de la Direction de l’Agriculture (DAG) peut être sollicitée pour des <em>“travaux et matériaux pour construction d’abris et structures servant à la production”</em>, selon le guide du dispositif des aides à la filière agricole.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   </description>
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   <link>https://www.tahiti-infos.com/​Des-serres-pour-proteger-les-cultures_a228387.html</link>
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   <title>Relancer la filière du café local</title>
   <pubDate>Sat, 15 Jun 2024 06:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Anne-Charlotte Lehartel</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/80983621-58377879.jpg?v=1718425657" alt="Relancer la filière du café local" title="Relancer la filière du café local" />
     </div>
     <div>
      <strong>Tahiti, le 14 juin 2024 – Nous sommes nombreux à ne pas pouvoir nous passer d’une tasse de café au réveil, mais ne serait-il pas encore meilleur s’il avait été cultivé au Fenua&nbsp;? C’est le défi qui anime le Syndicat polynésien du café (SPC), fondé le mois dernier par des producteurs et des torréfacteurs. Sur la base d’une charte éthique et durable, ils ont déjà convaincu des agriculteurs de se lancer dans l’aventure. Le potentiel est énorme&nbsp;: les 900 tonnes consommées annuellement sont principalement importées, alors que la Polynésie était autrefois exportatrice. </strong> <br />   <br />  <em>“Construire une industrie du café qui respecte les principes de justice sociale, d’équité, de durabilité environnementale et de solidarité, tout en favorisant l’innovation responsable et l’éducation continue.”</em> Ce sont les grandes lignes de la charte du Syndicat polynésien du café (SPC), fondé il y a un mois par des producteurs et des torréfacteurs, et présidé par Laurent Jacquemin, gérant de Kerekere. <br />  &nbsp; <br />  Florissante au milieu du siècle dernier, la production a progressivement décliné au profit de l’importation. Pour inverser la tendance, ou tout du moins rétablir un certain équilibre, les initiatives germent. À Toahotu, Romain Borie vient tout juste de livrer plusieurs centaines de plants de caféiers, après une année de croissance sous serre. <em>“On a travaillé avec la Caturra, une variété traditionnellement cultivée en Polynésie. C’est une plante facile à faire pousser, qui est parfaite pour le climat”</em>, explique l’ingénieur agronome. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/80983621-58377900.jpg?v=1718425792" alt="Relancer la filière du café local" title="Relancer la filière du café local" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Tests et mises en terre</b></div>
     <div>
       <br />  La Direction de l’agriculture (DAG) travaille également au développement de la filière, tests à l’appui. <em>“On a introduit deux nouvelles variétés, Marsellesa et Starmaya, qui sont normalement plus productives et résistantes aux maladies que les deux variétés déjà cultivées localement, Caturra et Catimor. L’objectif, c’est de relancer la production, qui ne représente plus que 30 hectares, principalement aux Australes. La création du syndicat va permettre de redynamiser la filière pour faire le lien entre les producteurs et les transformateurs”</em>, remarque Tetia Peu, ingénieure agronome à la DAG. L’accent est d’ores et déjà mis sur l’agriculture biologique, comme nous l’a indiqué Heiva Faatauira, animatrice du SPG Bio Fetia. <em>“On suit les prochains agriculteurs qui vont planter du café, en vue de leur labellisation. Actuellement, dans ce domaine, on a un seul producteur bio qui va jusqu’au produit fini, à Tubuai.”</em> <br />  &nbsp; <br />  Sur le plateau de Afaahiti, Pascal Mati fait partie des premiers agriculteurs volontaires. En visite sur place, ce vendredi, Jean-Baptiste Tavanae, maraîcher bio bien connu à Papeari, pourrait bien être le prochain à Raiatea. <em>“Ça fait plusieurs années que je suis tenté par la production de café, mais je n’avais pas forcément d’acheteurs. Je suis prêt à planter, du moment qu’on part sur un contrat. J’ai proposé sur 10 hectares à Raiatea, avec une pépinière sur place. C’est en cours de discussion pour que tout soit en terre début 2025.”</em> À raison d’une production moyenne de 2 tonnes de café vert à l’hectare, pour le syndicat, toutes les terres disponibles sont les bienvenues. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Christophe Trebouta, secrétaire du syndicat et gérant du Fare du café : “Pouvoir faire travailler les gens sur leurs îles” </b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/80983621-58377906.jpg?v=1718425906" alt="Relancer la filière du café local" title="Relancer la filière du café local" />
     </div>
     <div>
      <em>“On veut démocratiser le grain et que ça devienne une économie à part entière, locale, bio et de bonne qualité, pourquoi pas pour l’export, par la suite. La consommation de café en Polynésie, aujourd’hui, c’est 900 tonnes par an, tous produits confondus. Il y a de quoi faire&nbsp;! Le syndicat va nous permettre d’essayer de structurer la démarche, de manière à ce que tout le monde travaille dans les bonnes conditions, avec les bonnes méthodes et des critères identiques. (…) Ce que j’espère, c’est pouvoir faire travailler les gens sur leurs îles. (…) L’objectif, ce sera aussi d’être compétitif avec un prix attractif, sensiblement similaire au café importé.” </em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pascal Mati, agriculteur partenaire à Afaahiti : “J’ai la garantie de l’acheteur” </b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/80983621-58377916.jpg?v=1718425997" alt="Relancer la filière du café local" title="Relancer la filière du café local" />
     </div>
     <div>
      “Avant de me lancer dans le café, j’étais dans le maraîchage. Le problème, c’est que le marché est quasiment saturé. C’est une aventure, tout est à faire&nbsp;! Ce qui m’a convaincu, c’est qu’en échange de la production, j’ai la garantie de l’acheteur. C’est le rêve de tout agriculteur. Pour l’instant, on m’a fourni 600 plants, mais il m’en faudrait 5 000&nbsp;! Je suis sur des terres domaniales où je plante du gingembre, mais j’aimerais me spécialiser dans le café.”
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Quelques chiffres</b></div>
     <div>
      <ul>  	<li class="list">En <strong>1960</strong>, la Polynésie est exportatrice de café, avec une production de <strong>114 tonnes</strong> et plus de <strong>3 000 hectares</strong> cultivés.</li>  	<li class="list">En <strong>1965</strong>, la Polynésie devient importatrice de café, à hauteur de <strong>68 tonnes</strong>.</li>  	<li class="list">En <strong>1975</strong>, la consommation se partage entre <strong>51%</strong> de café soluble, <strong>24%</strong> de café torréfié importé et <strong>25%</strong> de production locale.</li>  	<li class="list">En <strong>1981</strong>, la production locale ne représente plus que <strong>6%</strong>.</li>  	<li class="list">En <strong>2022</strong>, elle s’efface au bénéfice des importations de café soluble <strong>(207 tonnes)</strong>, de café torréfié <strong>(202 tonnes)</strong> et de café vert <strong>(135 tonnes)</strong>.</li>  	<li class="list">À titre indicatif, <strong>2 000 kg</strong> de café vert équivaut à <strong>1 600 kg</strong> de café torréfié ou <strong>720 kg</strong> de café soluble.</li>  </ul>    <div style="text-align: right;"> <br />  <em>Sources&nbsp;: Cirad/IT Stat/Fare du café</em></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   <link>https://www.tahiti-infos.com/Relancer-la-filiere-du-cafe-local_a224415.html</link>
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   <title>Raihono Haumani : “L’agriculture est un indispensable secteur”</title>
   <pubDate>Thu, 05 Oct 2023 06:40:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Delphine Barrais</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/75642928-53115629.jpg?v=1696482143" alt="Raihono Haumani : “L’agriculture est un indispensable secteur”" title="Raihono Haumani : “L’agriculture est un indispensable secteur”" />
     </div>
     <div>
      <b>TAHITI, le 4 octobre 2023 - Formé au lycée agricole de Moorea, Raihono Haumani est aujourd’hui un agent de la Chambre de l’agriculture et de la pêche lagonaire (CAPL). Sur la foire agricole, il est animateur. Au quotidien, il porte le projet de kit potager solidaire. Une aventure agricole, technique et sociale qui lui permet de partager ses propres valeurs. </b>       <br />
              <br />
       Depuis le 28 septembre et jusqu’au 8 octobre, Raihono Haumani est affecté au secteur poulailler de la foire agricole, qui se tient à Outumaoro. Il reçoit les scolaires et les particuliers, répond à leurs questions et prend soin des poules pondeuses et poulets de chair. Il revient à ses premières missions, celles qui lui ont été affectées quand il a intégré la Chambre de l’agriculture et de la pêche lagonaire (CAPL) en août 2022. “<span style="font-style:italic">J’étais animateur vulgarisateur</span>”, précise-t-il. Autrement dit, il se rendait dans les exploitations pour faire des visites, estimer la production mensuelle, mais aussi accompagner techniquement et parfois administrativement les producteurs. “<span style="font-style:italic">J’étais sur la partie maraîchage</span>”, indique-t-il.        <br />
              <br />
       Chaque mois, les volumes de production agricole sont évalués en amont avec les professionnels. Une conférence agricole est organisée à la Direction générale des affaires économiques, à laquelle participe un représentant de la CAPL. Cela permet d’estimer les volumes de produits à importer pour répondre à la demande. “<span style="font-style:italic">J’ai fait cela pendant trois mois avant de prendre part au projet de kit potager solidaire</span>.” Le kit potager solidaire a été officiellement présenté lors de la dernière foire agricole en octobre 2022.       <br />
              <br />
       <b>“C’est en phase avec mes propres valeurs”</b>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/75642928-53115633.jpg?v=1696482445" alt="Raihono Haumani : “L’agriculture est un indispensable secteur”" title="Raihono Haumani : “L’agriculture est un indispensable secteur”" />
     </div>
     <div>
      Lancé le mois suivant, le projet, en partenariat avec la Direction des solidarités, de la famille et de l’égalité (DSFE) et les communes, consiste à fournir à des familles identifiées un kit pour pouvoir installer un potager à la maison. Pour démarrer, 200 familles ont été identifiées selon leur situation, leur motivation et leur espace. Une surface libre de 25 mètres carrés est indispensable. “Nous avons contacté toutes les communes et décidé de travailler avec celles qui nous ont répondu.” Elles sont moins d’une dizaine : Arue, Mahina, la plupart de la Presqu’île, Faa’a, Moorea et Raiatea.       <br />
              <br />
       Le kit contient une structure de 5x5 mètres avec clôture, grillage, fer tort et bois pour jardinière. Il y a également un petit équipement (brouette, râteau, arrosoir…), du substrat, du fertilisant (de l’engrais de poisson) et un stock de graines. “<span style="font-style:italic">Notre logique s’inscrit dans une conduite en agriculture biologique</span>”, prévient Raihono Haumani. Les familles reçoivent le kit gratuitement, elles bénéficient en plus d’une journée de formation.        <br />
              <br />
       À partir de novembre et pendant les quatre mois qui ont suivi, Raihono Haumani a été assigné à des tâches administratives. Il a travaillé avec les fournisseurs (ils sont une dizaine) et fait faire les devis. “<span style="font-style:italic">On a voulu bien caler les choses.</span>” La première implantation a eu lieu en février dernier. Enfin, le terrain et les rencontres avec les familles ont pu commencer. “<span style="font-style:italic">Ce qui me plaît, au-delà de l’aspect agricole, c’est l’aspect social. C’est en phase avec mes propres valeurs</span>.”       <br />
       <b>       <br />
       Un enfant de Moorea</b>       <br />
              <br />
       Raihono Haumani est né en 1992. “Je suis un enfant de Moorea” qui a eu “un parcours tout à fait normal”, décrit-il. Il démarre sa scolarité sur l’île Sœur, puis la poursuit à Tahiti. Il obtient en 2010 un baccalauréat scientifique au lycée de Taaone. “À l’époque, je ne savais pas trop ce que je voulais faire, franchement. Je n’étais pas trop sûr de la suite.” Il n’est issu pas d’une famille d’agriculteurs. Son grand-père avait bien un fa’a’apu qu’il entretenait, mais il n’a pas grandi avec lui. Il a choisi pourtant de suivre un cursus agricole au lycée de Opunohu “parce que c’était près de chez moi”, avoue-t-il. Pendant deux ans, son intérêt pour l’agriculture ne cesse de grandir. “Ce que j’aime, c’est la phytotechnie.”        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/75642928-53115635.jpg?v=1696482445" alt="Raihono Haumani : “L’agriculture est un indispensable secteur”" title="Raihono Haumani : “L’agriculture est un indispensable secteur”" />
     </div>
     <div>
      La phytotechnie est la partie botanique qui a pour objet la classification et la nomenclature des plantes, ainsi que les différentes utilités de celles-ci. “<span style="font-style:italic">Savoir planter et faire pousser un végétal quel que soit l’environnement, obtenir des fruits et des légumes est incroyable</span>.” Au cours de son cursus, il réalise un stage d’une semaine au sein même du lycée et un autre stage de trois mois à Toulouse en France. Il est pris dans une exploitation de grandes cultures maraîchères et céréalières. Là, il y a en plus de l’apiculture. Le tout s’étend sur 200 hectares. “<span style="font-style:italic">J’ai beaucoup appris et confirmé que j’avais fait le bon choix d’orientation. Il me semble que l’agriculture est un métier d’avenir. Sans cela, sans les producteurs, tout s’arrête !</span>” Raihono Haumani obtient son brevet de technicien supérieur en 2012. Une fois diplômé, “<span style="font-style:italic">je n’ai pas voulu me lancer. Je ne suis pas d’une famille aux moyens fonciers considérables</span>.” Il travaille alors pour des agriculteurs biologiques de Moorea. “<span style="font-style:italic">Je vivais chez mes parents, j’ai fait des petits jobs par ci par là pour avoir un peu d’argent</span>.” Puis ses convictions religieuses l’emportent.       <br />
              <br />
       <b>“J’ai aussi appris à me discipliner”</b>       <br />
              <br />
       Raihono Haumani est adventiste du 7e jour. En 2014, il part aux îles Fidji pour faire des études en théologie. Elles dureront quatre ans. “<span style="font-style:italic">Je voulais découvrir autre chose, une autre langue, une autre culture.</span>” Il y trouve des réponses aux questions existentielles qui lui trottent alors dans la tête. “<span style="font-style:italic">J’ai aussi appris à me discipliner, à gagner en sérieux</span>”, reconnaît-il. En 2019, il rentre avec une licence en théologie et le projet de se marier. Ce diplôme est une porte ouverte au métier de pasteur. “<span style="font-style:italic">Mais pour moi, ce métier n’est pas une carrière, mais une vocation que je n’ai pas pour l’instant.</span>” Il cherche du travail pour concrétiser son projet de mariage.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/75642928-53115638.jpg?v=1696482445" alt="Raihono Haumani : “L’agriculture est un indispensable secteur”" title="Raihono Haumani : “L’agriculture est un indispensable secteur”" />
     </div>
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      Il bénéficie d’abord du dispositif du Corps volontaire au développement (CVD) à la Direction de l’agriculture de son île. Il est employé dans le cadre du programme européen Protège pour chercher une alternative aux herbicides chimiques utilisés dans la culture de l’ananas. “<span style="font-style:italic">Aucun des produits testés n’a été validé</span>”, regrette-t-il. “<span style="font-style:italic">Mission à suivre</span>.” Il enchaîne ensuite dans le secteur du bâtiment pendant un an. Enfin, un poste se libère à la CAPL. Depuis, marié et père d’une petite fille, il s’épanouit. “<span style="font-style:italic">Je continue à développer et consolider mes connaissances en agriculture, je peux partager mes convictions.</span>” 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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