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  <title>TAHITI INFOS, les informations de Tahiti</title>
  <description><![CDATA[Le journal d'informations et d'actualités de la Polynésie française. Les nouvelles de Tahiti et ses îles, un agenda, des petites annonces, des commentaires, des vidéos, un forum et un regard sur l'actualité du Pacifique, de la métropole du monde. Egalement une partie magazine: environnement, santé, people, nouvelles-technologies, et insolites. ]]></description>
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  <dc:date>2026-09-20T18:27:55+02:00</dc:date>
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   <title>TAHITI INFOS, les informations de Tahiti</title>
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   <title>Pour une agriculture raisonnée et responsable</title>
   <pubDate>Thu, 13 Aug 2026 05:05:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Anne-Charlotte Lehartel</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
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        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/97674726-68005529.jpg?v=1786593762" alt="Pour une agriculture raisonnée et responsable" title="Pour une agriculture raisonnée et responsable" />
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      <strong>Tahiti, le 12 août 2026 - Entre conseils techniques et expérience de labellisation, l’association Repair de Nouvelle-Calédonie a visité trois exploitations du sud de Tahiti à l’invitation du Syndicat des agriculteurs de Polynésie. Pour <em>“réarmer”</em> l’agriculture locale, ce dernier reste opposé à la loi sur les pesticides tout en souhaitant remettre en avant l’idée d’un cahier des charges pour <em>“rassurer”</em> les consommateurs. </strong> <br />  &nbsp; <br />   <br />  Quoi de mieux que des visites sur le terrain pour appréhender les enjeux agricoles ? Ce mercredi, trois exploitations de la Presqu’île ont été passées à la loupe par deux représentants de l’association Repair (Réseau professionnel pour une agriculture innovante et responsable) de Nouvelle-Calédonie, à l’invitation du Syndicat des agriculteurs de Polynésie (SAP). Venus participer au salon Tech &amp; Bio Pacifique à Moorea, ils ont assisté aux échanges et partagé leur expérience au sujet de l’aménagement des pentes et des atouts de la lutte biologique face aux ravageurs. <br />  &nbsp; <br />  Des échanges qui ne manquent pas d’inspirer le jeune syndicat. <em>“L’objectif général de notre réseau, c’est le progrès technique et environnemental en agriculture à travers l’accompagnement personnalisé de proximité sur les exploitations agricoles, mais aussi collectif, et l’accompagnement vers le label ‘agriculture responsable’, qui est un label officiel en Nouvelle-Calédonie qui permet de mettre en valeur les pratiques respectueuses de l’environnement en agriculture. C’est un label qui ne remplace pas l’agriculture biologique, mais qui permet de valoriser des modes de production qui sont dans une démarche d’amélioration continue en faveur de l’environnement”</em>, explique Julie Deffieux, directrice de l’association Repair NC, accompagnée de François Coupry, conseiller technique en agroécologie. <br />  &nbsp;
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     <div><b>​Des équilibres écologiques</b></div>
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       <br />  L’accompagnement était au cœur des échanges pour <em>“évaluer et rétablir les équilibres écologiques”</em> dans le système de production des exploitations. Une démarche qui a convaincu Ken Lin, agriculteur de Taravao de 31 ans, qui fait face à des rendements en baisse sur l’exploitation familiale de 13 hectares<em>. “Je suis agréablement surpris par leur professionnalisme : ils m’ont apporté beaucoup de soutien technique en une seule fois. C’est très intéressant ! On a surtout parlé des traitements et des cycles de reproduction des insectes nuisibles. Ce sont des problèmes que je rencontre principalement sur les légumes-fruits et certains arbres fruitiers. Pour les aubergines, par exemple, on est aux alentours de 250 kg par cueillette, soit 500 kg la semaine, et là on se retrouve à produire à peine 40 ou 50 kg”</em>, constate le jeune maraîcher, qui impute ce fléchissement à un manque de soutien technique et au changement climatique. <em>“À l’époque, mon grand-père produisait à peu près cinq fois plus qu’aujourd’hui. On voit une nette différence. On a beaucoup plus de difficultés.”</em> <br />  &nbsp; <br />  Face aux menaces qui pèsent sur l’agriculture locale, le SAP évoque la nécessité d’un <em>“réarmement”</em>. <a class="link" href="https://www.tahiti-infos.com/Pesticides-la-charrue-avant-les-boeufs-pour-le-SAP_a236688.html" target="_blank">La récente interdiction de certains pesticides</a>  reste au cœur du débat. <em>“On n’a plus les mêmes armes comparé aux exportateurs de Nouvelle-Zélande, d’Australie et des États-Unis. On a un effondrement de la production notamment sur les choux, la vanille, les agrumes, les pastèques ou les melons. Il n’y a pas d’alternative actuellement, c’est pour ça qu’on a demandé le moratoire. Le projet de loi pesticides va passer le 18 août à l’assemblée de la Polynésie, mais il ne résout pas du tout les problématiques soulevées lors du séminaire, puisqu’il y a un grand besoin de support technique et de formation”</em>, précise Gilles Yau, membre du syndicat au nom d’Agritech.&nbsp;&nbsp; <br />  &nbsp;
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     <div><b>​Vers un label ?</b></div>
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       <br />  En parallèle, la perspective d’une labellisation propre à l’agriculture raisonnée en Polynésie française refait surface, inspirée par l’expérience calédonienne. <em>“Il faut ressortir ce dossier qui a déjà été initié il y a dix ans avec la DAG sur un cahier des charges, c’est-à-dire la définition de ce qu’est un label ou une marque, et comment la développer pour rassurer les consommateurs vis-à-vis des produits locaux qui sont beaucoup plus naturels que les produits importés”</em>, poursuit Gilles Yau. Le SAP souhaite aller de l’avant sur le sujet avec les services concernés du Pays <em>“pour voir l’avenir de façon plus sereine”</em>, en sachant que le vieillissement des agriculteurs et la pression foncière s’ajoutent à la liste des défis à relever. L’appel à des fonds nationaux, comme France 2030, voire européens, serait également envisagé. <br />  &nbsp; <br />  Malgré certaines divergences d’approche, la directrice de Repair NC perçoit un élan positif : <em>“Les agriculteurs s’organisent et se réunissent pour échanger. On a aussi rencontré un groupement de producteurs en agriculture biologique. (...) Le partage d’expérience, c’est déjà un premier levier de progrès technique. Ce qu’on promeut en Nouvelle-Calédonie, c’est justement que les organisations professionnelles soient soutenues par les pouvoirs publics, parce que c’est la structuration de la profession qui va permettre le développement du secteur agricole.”</em> <br />  &nbsp;
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      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/97674726-68005543.jpg?v=1786593962" alt="Pour une agriculture raisonnée et responsable" title="Pour une agriculture raisonnée et responsable" />
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   <title>Technival met son “or vert” à l’épreuve des agriculteurs</title>
   <pubDate>Wed, 03 Dec 2025 04:23:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Anne-Charlotte Lehartel</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité de Tahiti et ses îles]]></dc:subject>
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        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/92974716-65061085.jpg?v=1764732555" alt="Technival met son “or vert” à l’épreuve des agriculteurs" title="Technival met son “or vert” à l’épreuve des agriculteurs" />
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      <strong>Tahiti, le 2 décembre 2025 - La société Technival a lancé des essais agronomiques auprès de plusieurs agriculteurs pour expérimenter les bienfaits du compost sur différents types de cultures. Les objectifs sont multiples et complémentaires : mettre l’accent sur la valorisation des déchets verts face à la saturation de la plateforme de compostage de Taravao en apportant une alternative locale et durable à la fertilisation des sols.</strong> <br />  &nbsp; <br />   <br />  Ce projet, évoqué lors des ateliers organisés à l’occasion des 40 ans de la Tahitienne des services publics (TSP), mérite qu’on s’y attarde. Chaque année, la société Technival réceptionne 100 000 m<sup>3</sup> de déchets verts sur ses deux plateformes de broyage de Tipaerui et Punaruu. À l’issue de cette première étape de traitement, 30 000 m<sup>3</sup> sont pris en charge sur le site de compostage de Taravao, qui produit jusqu’à 8 000 m<sup>3</sup> de compost par an au terme de quatre à six mois de dégradation naturelle par fermentation. Malgré une montée en température pour <em>“hygiéniser”</em> le compost, assortie de plusieurs garanties environnementales, cet <em>“or vert”</em> n’est pas pris d’assaut par les consommateurs.
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      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/92974716-65061086.jpg?v=1764731446" alt="Technival met son “or vert” à l’épreuve des agriculteurs" title="Technival met son “or vert” à l’épreuve des agriculteurs" />
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     <div><b>Un cercle vertueux  </b></div>
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       <br />  Une équation qu’une jeune équipe de Technival tente de résoudre en misant sur des essais agricoles à l’intention des professionnels. <em>“La genèse du projet, c’est la saturation de nos sites avec beaucoup de gisements entrants, une demande croissante des communes et un besoin de sécuriser l’écoulement des produits finis. Et le constat, d’autre part, que l’agriculture locale est très dépendante des intrants chimiques importés, mais utilise finalement peu nos produits”</em>, explique Jade Tetohu, chargée de projet. <em>“Si on écoulait davantage notre production, on pourrait absorber le gisement d’autres communes qui sont aujourd’hui dans l’attente qu’on puisse accepter leurs déchets verts pour proposer une alternative au brûlage”</em>, précise Ariinui Prout, responsable de développement. Actuellement, les déchets verts traités par Technival ne vont pas au-delà de la zone urbaine (Arue, Pirae, Papeete et Punaauia). <br />  &nbsp; <br />  Les premiers essais ont été lancés cette année auprès de cinq agriculteurs, avec différents dosages au mètre carré sur plusieurs types de cultures (maraîchage, vivrier, arbres fruitiers, etc.) sous forme de parcelles de démonstration incluant une parcelle témoin. Cette mission de terrain a été confiée à Florent Permentier, stagiaire ingénieur agronome à Montpellier SupAgro : <em>“On s’intéresse aux différentes problématiques des agriculteurs. Certains ont du mal à faire pousser leurs plantes, d’autres veulent limiter les problèmes de désherbage ou font face au lessivage des sols à cause des fortes pluies. Je passe les voir à chaque étape-clé, de la livraison du compost à la récolte, et une fois par semaine pour faire un suivi au niveau de la croissance et des ravageurs ou des maladies.”</em> Des tests et des analyses régulières complètent ces mesures. <em>“L’objectif, c’est de sensibiliser à l’importance de la vie du sol et de démontrer qu’en Polynésie, il existe des produits qui peuvent l’alimenter”</em>, souligne Ariinui Prout.
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      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/92974716-65061147.jpg?v=1764731502" alt="Technival met son “or vert” à l’épreuve des agriculteurs" title="Technival met son “or vert” à l’épreuve des agriculteurs" />
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     <div><b>​Compenser les coûts</b></div>
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       <br />  Mais économiquement, les agriculteurs sont-ils prêts à investir ? <em>“C’est un coût supplémentaire pour une exploitation agricole, mais ce qu’on espère, c’est que les rendements, et donc les rentrées d’argent, soient meilleurs et que ça permette aussi de diminuer certaines charges, comme le désherbage”</em>, remarque le responsable de développement. Si les essais sont concluants, la société Technival, adhérente du cluster associatif Valorga, envisage de s’inspirer du modèle calédonien en sollicitant un effort supplémentaire du Pays pour subventionner l’achat d’amendements organiques locaux à usage professionnel dans le cadre de la transition agroécologique. À titre indicatif, le <em>“bigbag”</em> d’un mètre cube est facturé 17 910 francs aux détenteurs de la carte de la Chambre de l’agriculture et de la pêche lagonaire (CAPL), envoi dans les îles compris, contre 19 900 francs en tarif public. Un prix qui tombe à 5 990 francs le mètre cube en vrac à récupérer sur place pour les agriculteurs, contre 11 491 francs en tarif public. <br />  &nbsp; <br />  Dans l’immédiat, sous réserve de l’obtention d’une subvention européenne via le programme BestLife 2030, l’équipe de Technival envisage de doubler le nombre d’agriculteurs impliqués dans les essais en passant à une dizaine dès 2026. L’accent devrait notamment être mis sur la filière ananas à Moorea, mais aussi sur le café ou encore la canne à sucre. D’autres projets, dont la réalisation de fiches techniques et l’organisation de journées portes ouvertes, sont également au programme pour promouvoir les usages du compost à plus grande échelle.
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     <div><b>Tuhani Pugibet, éleveur et agriculteur certifié bio à Mataiea : “On a tout à y gagner”</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;"><em>“C’est bénéfique de pouvoir expérimenter avec le compost qui nous est fourni. Au niveau du processus de livraison, l’épandage a représenté le plus gros travail, parce qu’on n’avait pas forcément le matériel adapté. Mais une fois cette étape passée, l’ajout de compost apporte beaucoup d’avantages. Je vois déjà la différence : il y a moins de mauvaises herbes, car la couche de compost limite l’enherbement, et la croissance des plants de taro est meilleure. Ce qui nous intéresse, c’est de voir les résultats au niveau du rendement : à vue d’œil, d’ici deux ou trois mois pour la récolte, il va être plus important que d’habitude. Faire soi-même son compost, ça suppose d’être équipé et d’y consacrer du temps, en plus de la durée de dégradation. (...) Le compost, ça devrait être la matière première de tout agriculteur : exploiter, c’est puiser, donc il faut rendre à la terre. Les déchets sont valorisés, donc la boucle est bouclée ! On a tout à y gagner.”</em></div>  
     </div>
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