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 <title>TAHITI INFOS, les informations de Tahiti</title>
 <subtitle><![CDATA[Le journal d'informations et d'actualités de la Polynésie française. Les nouvelles de Tahiti et ses îles, un agenda, des petites annonces, des commentaires, des vidéos, un forum et un regard sur l'actualité du Pacifique, de la métropole du monde. Egalement une partie magazine: environnement, santé, people, nouvelles-technologies, et insolites. ]]></subtitle>
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 <updated>2026-11-05T11:42:11+01:00</updated>
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   <title>​Les algues, de la mer à la terre</title>
   <updated>2026-09-24T04:33:00+02:00</updated>
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   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
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   <published>2026-09-24T03:23:00+02:00</published>
   <author><name>Anne-Charlotte Lehartel</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/98134613-68338946.jpg?v=1790216671" alt="​Les algues, de la mer à la terre" title="​Les algues, de la mer à la terre" />
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      <strong>Tahiti, le 23 septembre 2026 – Que faire des Turbinaria, ces algues qui prolifèrent ? C’est l’enjeu du projet Moana Fenua porté par l’association Tamari’i no te Moana avec le soutien de plusieurs partenaires associatifs, scientifiques et institutionnels. Samedi dernier, une première campagne d’arrachage a permis d’ôter plus d’une tonne d’algues dans le lagon de Mataiea. D’autres doivent suivre à Punaauia et Moorea dans une démarche de valorisation agricole.&nbsp; </strong> <br />  &nbsp; <br />   <br />  Samedi dernier, une quarantaine de personnes se sont jetées à l’eau à Mataiea pour une campagne d’arrachage de 1.300 kg de Turbinaria. Cette opération s’inscrit dans le cadre du projet Moana Fenua, porté par l’association Tamarai’i no te Moana. Investie dans la restauration coralienne à Punaauia et Faa’a, ainsi que dans le suivi de la zone de pêche réglementée (ZPR) de la Pointe des pêcheurs, elle prolonge son engagement pour l’environnement en se penchant sur les enjeux liés à ces algues. <br />  &nbsp; <br />  Si elles ont un impact sur les baigneurs et le tourisme lorsqu’elles s’échouent massivement sur les plages ou se retrouvent bloquées dans les marinas, les Turbinaria ont aussi une incidence sur l’environnement. <em>“Ce sont des algues proliférantes. Elles ont tendance à étouffer le corail, qui ne profite pas de la lumière du soleil, réduisant l’habitat des poissons. Le but, ce n’est pas de l’éradiquer, mais de donner un coup de pouce à la nature en régulant sa prolifération”</em>, explique Raimana Magnes, coordinateur du projet soutenu par plusieurs partenaires locaux, dont la Fédération des associations de protection de l’environnement (Fape) et le Fonds Natura Porinetia, le Criobe et l’Université de la Polynésie française (UPF), mais aussi la Direction des ressources marines (DRM) et la Direction de l’agriculture (DAG). Il bénéficie également d’un financement de l’Union européenne, via le programme Bestlife. <em>“Il faut que l’arrachage des algues soit suivi par des scientifiques pour voir l’impact sur la biodiversité. L’idée, c’est que ça puisse ramener davantage de poissons et d’invertébrés, toute la biodiversité”</em>, poursuit le référent. <br />  &nbsp;
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      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/98134613-68338947.jpg?v=1790216708" alt="​Les algues, de la mer à la terre" title="​Les algues, de la mer à la terre" />
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     <div><b>“Retrouver cet équilibre”</b></div>
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       <br />  Mobilisé aux côtés de l’association, le maire délégué de Mataiea, Clément Vergnhes, également président de la fédération des rāhui de Tahiti, soutient ce projet mené dans la ZPR de Atimaono pour plusieurs raisons : <em>“Depuis un moment, on remarque qu’il y a de plus en plus d’algues dans notre lagon. On pense que c’est en partie dû au fait qu’il y a de moins en moins d’espèces herbivores. Ce type de projet, ça permet de rassembler la population et de sensibiliser aux enjeux du rāhui. Derrière cette campagne d’arrachage, il s’agit de valoriser cette algue pour l’agriculture. Des études vont être menées par l’UPF. Ce volet nous intéresse pour nos agriculteurs. Pour retrouver cet équilibre, on travaille aussi avec l’Ifremer, qui envisage de faire des relâchés de vana et de mārava l’an prochain, deux espèces herbivores.”</em> <br />  &nbsp; <br />  Trois sites-pilotes sont concernés : Atimaono entre Mataiea et Papara, la Pointe des pêcheurs à Punaauia et près de Afareaitu à Moorea, <em>“où il y a beaucoup de Turbinaria et déjà d’autres thématiques étudiées par les scientifiques, ce qui permet de mutualiser les efforts”</em>. L’objectif est de réaliser un ramassage par mois sur chacune de ces zones pour en mesurer l’impact, à raison de 300 à 400 kg par mois. <em>“Le ramassage volumineux de samedi était un peu particulier, car participatif”</em>, précise Raimana Magnes. <em>“Les algues ont été mises sur des séchoirs : elles vont perdre environ 90 % de leur eau, donc on va se retrouver avec 130 kg d’algues sèches.”</em> <br />  &nbsp;
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/98134613-68338952.jpg?v=1790216783" alt="​Les algues, de la mer à la terre" title="​Les algues, de la mer à la terre" />
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     <div><b>​Des tests comme biostimulant</b></div>
     <div>
       <br />  Comme l’indique le nom du projet, il s’agit de faire le lien entre la mer et la terre. <em>“L’idée, c’est de transformer quelque chose qui est problématique dans la mer en quelque chose de bénéfique pour la terre”</em>, développe l’ex-directeur de l’association Bio Fetia, ingénieur agronome de formation. <em>“Le projet Moana Fenua s’inspire de pratiques qui existent déjà, puisque les algues sont utilisées depuis longtemps dans les fa’a’apu en tant qu’insecticide ou engrais mélangé au compost. L’idée, c’est de voir comment on peut changer d’échelle et caractériser quelle molécule est utile dans cette algue, pour quelles plantes et à quel moment de leur croissance.”</em> <br />  &nbsp; <br />  Des tests vont être réalisés sur le terrain, mais aussi en laboratoire dans une démarche de valorisation en biostimulant naturel et local : <em>“C’est un sujet qui est ancré en Polynésie depuis un certain temps. Des scientifiques travaillent déjà sur le potentiel de ces algues dans l’agriculture. En tant qu’association, on est là pour passer à l’action, aller plus loin pour mieux connaître les bienfaits de ces algues. Notre volonté, c’est d’impulser une démarche vertueuse d’économie circulaire. Parmi les acteurs les plus importants de ce projet, les pêcheurs sont rémunérés à hauteur de 25.000 francs par ramassage”</em>. Programmé jusqu’en 2028, le projet, s’il s’avère concluant, pourrait être étendu à d’autres sites à Tahiti et dans les îles. <br />  &nbsp;
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     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   <title>Invasion d’algues à Toahotu</title>
   <updated>2024-08-23T23:33:00+02:00</updated>
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   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
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   <published>2024-08-23T06:52:00+02:00</published>
   <author><name>Anne-Charlotte Lehartel</name></author>
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    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/82353706-59102080.jpg?v=1724391037" alt="Invasion d’algues à Toahotu" title="Invasion d’algues à Toahotu" />
     </div>
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      <strong>Tahiti, le 22 août 2024 – Dans le secteur de Mitirapa, à Toahotu, les plages sont régulièrement recouvertes d’un épais tapis de Turbinaria ornata et de Sargasse. Si les agriculteurs collectent une partie de ces algues brunes, l’accès à la mer demeure parfois compromis pour les familles. Agir sur leur prolifération ou les exploiter, plusieurs pistes sont envisagées.&nbsp; </strong> <br />  &nbsp; <br />   <br />  C’est un phénomène qui semble prendre de l’ampleur, bien qu’il ne soit, pour l’heure, pas comparable avec les nuisances occasionnées aux Antilles. Ces derniers mois, dans le secteur de Mitirapa, les plages sont régulièrement recouvertes d’un épais tapis d’algues. Si la zone est connue des agriculteurs, qui en collectent une partie, la présence massive de ces algues n’est pas des plus agréables pour les familles, parfois contraintes de se tourner vers d’autres sites épargnés. <br />  &nbsp;
     </div>
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     <div><b>Boudées par les baigneurs</b></div>
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       <br />  <em>“C’est comme ça tous les ans, mais j’ai l’impression qu’il y en a de plus en plus. Même quand je vais à la pêche en bateau, j’en vois beaucoup, jusqu’à l’intérieur de Puunui”</em>, confie un habitué, stationné sur place. Une riveraine nous a aussi fait part de son étonnement. <em>“À ma connaissance, c’est la première fois à ce point. Les enfants ont l’habitude de se baigner par-là, mais en ce moment, personne ne va à la mer&nbsp;: on ne sait pas ce qu’il y a dedans et ça ne donne pas envie. On laisse faire la nature pour que ça reparte avec la houle”</em>, explique Teumere. <em>“On fréquente cette plage depuis l’adolescence. Quand il y a trop d’algues, on ne vient pas se baigner&nbsp;avec nos enfants”</em>, ajoutent deux autres usagères. <br />  &nbsp; <br />  Lorsqu’elles arrivent en abondance, les algues brunes font toutefois le bonheur de certains professionnels, qui contribuent au nettoyage des sites concernés. <em>“Je viens ramasser des algues quand j’ai le temps, pour apporter du potassium à mes pastèques. Je les fais bien sécher chez moi pendant deux ou trois semaines, puis je les mets dans le broyeur pour obtenir une poudre qui améliore le mûrissement des fruits”</em>, explique un agriculteur de Taravao, qui a l’habitude de se fournir à Mitirapa, mais aussi du côté de Faratea. <br />  &nbsp;
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/82353706-59102128.jpg?v=1724391300" alt="Invasion d’algues à Toahotu" title="Invasion d’algues à Toahotu" />
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     <div><b>Quelles solutions ?</b></div>
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       <br />  Interrogé au sujet de ces marées de Turbinaria ornata et de Sargasse, le directeur adjoint des ressources marines (DRM) rappelle que c’est un phénomène naturel en lien avec les épisodes de forte houle, le site de Mitirapa étant fortement exposé, face à une passe. Pour autant, plusieurs facteurs contribuent à amplifier ce phénomène. <em>“On a de moins en moins d’herbivores dans le lagon, comme des ume, des maito, des mārava, des oursins, etc. Ce qui fait qu’on a une prolifération algale plus importante tout autour de l’île”</em>, constate Moana Maamaatuaiahutapu. À la surpêche s’ajoutent certains rejets anthropiques, qui favoriseraient le développement des algues envahissantes. <em>“Le Pays travaille sur le repeuplement d’herbivores. Plusieurs études sont menées en aquaculture de restauration pour être capable de les produire et de vérifier s’ils vont effectivement consommer ces algues, au stade de bourgeon pour la plus dure des deux. Il y a d’autres voies, comme des campagnes d’arrachage par des associations, à Punaauia, par exemple, et des leviers pour l’exploitation de ces algues.”</em> <br />  &nbsp; <br />  Un programme de valorisation serait notamment à l’étude du côté de la Direction de l’agriculture (DAG). Xavier Moppert, responsable en recherche et développement chez Pacific Biotech, fait aussi partie de ceux qui planchent sur la Turbinaria ornata depuis plusieurs années, dans la continuité de la thèse de la spécialiste Mayalen Zubia, maître de conférences en écologie marine à l’Université de la Polynésie française (UPF). L’accent est mis sur cette algue, qui a tendance à étouffer les récifs, mais dont les propriétés peuvent avoir plusieurs applications. <em>“La Turbinaria a une teneur importante en potassium et en calcium, correcte en azote, mais faible en phosphore, et l’alginate qu’elle produit est intéressant. Plus l’algue est rigide, plus elle est gélifiante. Il y a plusieurs pistes : des biostimulants pour l’agriculture et l’horticulture, l’alimentation animale, la cosmétique et les biomatériaux, comme des bioplastiques ou dans des dispositifs médicaux. Des études sont menées avec l’UPF et le Criobe pour quantifier le gisement prélevable pour améliorer l’écosystème marin, sans l’impacter”</em>, précise Xavier Moppert. Prochaine étape&nbsp;: convaincre des industriels d’investir dans la filière. <br />  &nbsp;
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     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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