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 <title>TAHITI INFOS, les informations de Tahiti</title>
 <subtitle><![CDATA[Le journal d'informations et d'actualités de la Polynésie française. Les nouvelles de Tahiti et ses îles, un agenda, des petites annonces, des commentaires, des vidéos, un forum et un regard sur l'actualité du Pacifique, de la métropole du monde. Egalement une partie magazine: environnement, santé, people, nouvelles-technologies, et insolites. ]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-10T01:32:46+02:00</updated>
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   <title>"On ne peut pas protéger le Grand requin-marteau sans le connaître"</title>
   <updated>2021-02-24T06:26:00+01:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/On-ne-peut-pas-proteger-le-Grand-requin-marteau-sans-le-connaitre_a198578.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
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   <published>2021-02-24T05:58:00+01:00</published>
   <author><name>Esther Cunéo</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/54166280-40830555.jpg?v=1614145457" alt=""On ne peut pas protéger le Grand requin-marteau sans le connaître"" title=""On ne peut pas protéger le Grand requin-marteau sans le connaître"" />
     </div>
     <div>
      <strong>Tahiti, le 23 février 2021 - En partenariat avec Mokarran Protection Society, association consacrée à l’étude des Grands requins-marteaux, les équipes de Gombessa sont en repérage à Rangiroa pour valider la faisabilité d’une expédition scientifique baptisée "Taumata Roa". Sous réserve du feu vert de la Direction de l'environnement, un projet de déploiement d’émetteurs acoustiques sur les animaux pourrait faire l’objet d’un film afin de vulgariser ce travail pour le grand public.&nbsp;Explications avec Laurent Ballesta, chef d’expédition.</strong> <br />  &nbsp; <br />  <strong>Ce n’est pas la première fois que vous venez en Polynésie, vous avez un attachement particulier pour les Tuamotu&nbsp;?</strong> <br />  La première fois que je suis venu, c’était en 1998 à la fin de mes études, et j’ai fait mon service national à Rangiroa, sur un programme d’étude de la colonisation larvaire. C’était la première fois que je sortais de chez moi et c’était la chance de ma vie. Rangiroa, ça a été un grand tournant dans mon choix de carrière entre la recherche et la photographie. Je me retrouvais à faire de la recherche sur un site de plongée qui attirait les équipes de tournage et les reporters du monde entier. Ça a été presque mon passeport quand je suis rentré en métropole. Et j’ai eu la chance de rencontrer Nicolas Hulot et de lui en parler. Ça paraît fou, c’est le bout du monde, mais je n’ai jamais croisé autant de gens importants, qui ont été des modèles. <br />  &nbsp; <br />  <strong>L’expédition Gombessa fait la part belle aux Tuamotu avec un projet de troisième film là-bas ? &nbsp;</strong> <br />  Au départ, je ne voyais pas ce que je pouvais faire en Polynésie, je trouvais qu’il y avait tellement de gens ici qui sont non seulement de très bons guides mais qui font aussi de bonnes images. Finalement, j’ai entendu cette rumeur des mérous à Fakarava et c’est devenu un truc de dingue, on y est retourné sur cinq années consécutives. Ce qui a donné <em>"Le mystère mérou",</em> racheté par la BBC pour la série <em>Blue planet</em>. Au cours de ce séjour, j’avais aussi ce vieux rêve d’une plongée de 24 heures. Or, plonger 24 heures à 20 mètres, en termes de protocole de décompression, c’est beaucoup plus compliqué que de plonger à 120 mètres pendant 20 minutes. 24 heures, ça veut dire aussi 12 heures de nuit. <br />   <br />  C’est comme ça qu’on a découvert des scènes de chasses nocturnes. C’est une chance incroyable. Personne n’avait pensé à plonger de nuit dans la passe sud de Fakarava. Il y a aussi un côté de tabou&nbsp;: On ne plonge pas la nuit dans les passes. Une sorte de prudence non vérifiée. Ce qui a donné <em>700 requins dans la nuit</em>. Quand on a fait la reproduction des mérous, puis la chasse des requins qui mangent les mérous, on n’a pas pu s’empêcher de se demander si on ne pouvait pas faire l’échelle du dessus, c’est-à-dire filmer la reproduction des requins gris, chassés par le requin-marteau.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le défi de plongée va de soi parce que ça se passe entre 60 et 70 mètres de fond, dans le courant"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/54166280-40830556.jpg?v=1614144469" alt=""On ne peut pas protéger le Grand requin-marteau sans le connaître"" title=""On ne peut pas protéger le Grand requin-marteau sans le connaître"" />
     </div>
     <div>
      <strong>Ce qui s’avère bien plus compliqué&nbsp;?</strong> <br />  Oui, parce qu’à Fakarava, il y a des milliers de mérous et 700 requins pour les dévorer, donc on ne peut pas les louper. Filmer l’échelle du dessus, c’était un fantasme. Mais plusieurs membres de mon équipe se sont pris de passion pour la Polynésie et ils ont continué à venir à Rangiroa sur leur temps libre. C’est comme ça qu’ils ont rencontré l’association Mokarran Protection Society. Le défi de plongée va de soi parce qu’à Rangiroa, tout ça se passe entre 60 et 70 mètres dans le courant, ce sont des animaux extrêmement difficiles à approcher, il faut faire des affûts en grande profondeur. Alors, la promesse d’image inédite, est-ce qu’on est capable de la tenir&nbsp;? Je ne sais pas encore, mais le potentiel est là. <br />  &nbsp; <br />  <strong>On n’a encore jamais filmé de comportement de requin-marteau&nbsp;?</strong> <br />  Non et d’ailleurs, une des choses qui me motive, c’est qu’un amateur nous a offert l’exclusivité d’une séquence qu’il a filmée par hasard. Un touriste qui nous énerve un peu d’ailleurs, puisqu’en une seule plongée à Fakarava, il a réussi à filmer un Grand requin-marteau qui mange un requin bordé, quand nous, on avait passé 3&nbsp;500 heures dans la passe sud. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Les images de requins-marteaux aux Bahamas ne comptent pas&nbsp;?</strong> <br />  D’un point de vue scientifique, pas du tout. Ils en ont fait des animaux de cirque. On leur donne 200 kilos de poisson congelé par jour. On n’a jamais observé de chasse naturelle là-bas. Par contre, on a vu des apnéistes accrochés sur la dorsale, ou des photos de l’intérieur de leur gueule. On a vu de tout mais rien de naturel.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>​"Si tu écartes les Bahamas, où ils font du feeding, il n’y a qu'à Rangiroa qu'on observe le requin-marteau"</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/54166280-40830558.jpg?v=1614144233" alt=""On ne peut pas protéger le Grand requin-marteau sans le connaître"" title=""On ne peut pas protéger le Grand requin-marteau sans le connaître"" />
     </div>
     <div>
      <strong>Le projet de documentaire représente donc un challenge&nbsp;?&nbsp;</strong> <br />  Nous n’en sommes pas encore là, aujourd’hui nous sommes dans une phase de repérage. Ce dont je suis certain pour l’instant, c’est la pertinence d’une étude scientifique. Il y a un vrai mystère qui mérite d’être creusé. N’oublions pas que c’est un animal en voie critique d’extinction, victime d’un déclin de 80% (de sa population mondiale, Ndlr). Si tu oublie les Bahamas où ils font du feeding, il n’y a pas d’autre endroit pour observer le requin-marteau. À Rangiroa, tu viens cinq jours et tu le vois. Et on voit des juvéniles, il se passe quelque chose là-bas, mais on ne sait pas quoi. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Vous avez beaucoup de questions et pas de réponse&nbsp;?</strong> <br />  Oui et surtout, on s’intéresse à une espèce protégée. Donc, il faut que tout ça se fasse avec la bénédiction de la Diren (Direction de l'environnement, ndlr). L’idée, ça va être de marquer les requins-marteaux d’émetteurs acoustiques et là, on ne sera pas dans les mêmes conditions qu’avec les 700 requins de Fakarava. On aura affaire à des animaux de 4 mètres, hyperpuissants et hyper farouches. Il faudra les marquer avec une arbalète d’assez près, à un endroit –au-dessus de la dorsale– où il faut espérer que l’émetteur reste accroché suffisamment longtemps. Après il faudra installer des détecteurs de passage dans les passes. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Parce qu’on est sûr que les animaux passent par là&nbsp;?</strong> <br />  C’est l’avantage de la Polynésie&nbsp;: Il y a des passes partout et les animaux les empruntent tout le temps comme si c’étaient des sortes de péages obligatoires. Ils ne peuvent pas rentrer dans le lagon par un autre endroit. Avec le déploiement d’une cinquantaine de récepteurs, on peut couvrir tous les Tuamotu. La Polynésie a ces entonnoirs que les autres pays n’ont pas. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Ce réseau acoustique serait au centre du protocole présenté à la Diren&nbsp;?</strong> <br />  Oui mais on pense aussi à la génétique avec de la biopsie (prélèvement de tissu, Ndlr), pour étudier la diversité de la population. Si les quelques individus étudiés nous offrent une grande diversité, ça nous permettra de faire des extrapolations&nbsp;sur la taille de la population.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Des bateaux de pêche du monde entier sont agglutinés à la limite des eaux territoriales de la Polynésie"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/54166280-40830564.jpg?v=1614144684" alt=""On ne peut pas protéger le Grand requin-marteau sans le connaître"" title=""On ne peut pas protéger le Grand requin-marteau sans le connaître"" />
     </div>
     <div>
      <strong>À ce stade, qu’est-ce que la phase de repérage a donné&nbsp;?</strong> <br />  Elle donne plus de questions… Ce qu’on peut dire, c’est que l’intuition de pouvoir les marquer est en train d’être validée. On voit qu’on arrive à être près d’eux sans feeding et sans appâter. À grande profondeur, ils sont beaucoup plus curieux et moins farouches, ils viennent beaucoup plus près, à trois ou quatre mètres. Donc j’imagine un film qui vient à la fin de tout ça. On en est encore loin. L’expédition va se faire sur deux à trois ans, le temps de baguer les animaux, parce que si on réussit à en marquer en grand nombre, et si on veut raconter une belle histoire ou faire une belle publication scientifique, il faudra attendre un peu. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Ce film permettrait d’illustrer la démarche scientifique&nbsp;?</strong> <br />  Scientifique oui, mais citoyenne aussi. C’est le but de l’enquête menée par Mokarran sur Rangiroa. Ces enquêtes citoyennes sont nécessaires parce qu’on a beau arriver avec des moyens extraordinaires pendant un ou deux mois, ça ne remplacera jamais 30 à 40 ans d’observation de centaines de personnes de différentes catégories socio-professionnelles qui vivent là-bas. Et ça, c’est le travail de l’association, qui peut amener à des hypothèses que nous irions vérifier. <br />  &nbsp; <br />  <strong>L’objectif c’est de s’inscrire dans une démarche de conservation&nbsp;?</strong> <br />  Quand on monte ces expéditions, ce serait démagogue de dire que c’est pour sauver les requins-marteaux Mais il faut quand même donner du sens à ce qu’on fait. Je ne peux pas me contenter de mon plaisir. Mon premier moteur, et je l’assume, c’est l’exploration de la vie sauvage. En deuxième vient cette nécessité, de plus en plus urgente, de donner du sens à tout ça en vu de la conservation de l’animal. Le requin&nbsp;<em>Sphyrna mokarran</em>&nbsp;(de son nom scientifique, Ndlr) est protégé en Polynésie comme tous les requins, mais si on ne sait rien de son écologie, où il se reproduit, où les nurseries se trouvent, comment et de quoi il se nourrit, ce n’est pas possible d’améliorer sa conservation. Il faut cette connaissance. <br />   <br />  Le requin est peut-être dans un sanctuaire en Polynésie, mais quand on regarde les positions des émetteurs AIS, ces mouchards que sont obligés de porter tous les bateaux de pêche du monde entier, ils sont tous agglutinés à la limite des eaux territoriales. Et c’est là qu’ils tendent leur filet. On est peut-être capable de fournir à la Diren des arguments forts pour faire de Rangiroa un sanctuaire inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Rencontre avec le cœlacanthe, à l’origine de Gombessa</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/54166280-40830570.jpg?v=1614144021" alt=""On ne peut pas protéger le Grand requin-marteau sans le connaître"" title=""On ne peut pas protéger le Grand requin-marteau sans le connaître"" />
     </div>
     <div>
      Appelé&nbsp;<em>"Gombessa"</em>&nbsp;aux Comores, le cœlacanthe est une véritable légende, un poisson relique.&nbsp;<em>"Plonger avec lui, c’est remonter dans le temps"</em>&nbsp;note l’expédition qui tire d'ailleurs son nom de ce&nbsp;<em>"fossile vivant".&nbsp;</em>C’est aussi l’objet de Gombessa 1, la toute première expédition de l’équipe menée par Laurent Ballesta. Prélèvement d’ADN, étude de sa nage par modélisation 3D, pose d’une balise : L’expédition permet la mise en place des premiers protocoles scientifique&nbsp;<em>in situ</em>&nbsp;sur le cœlacanthe en partenariat avec le Musée national d’histoire naturelle de Paris et des scientifiques de l’Université de Liège, Belgique. L’expédition implique des plongées engagées à 120 mètres de fond en Afrique du Sud pour réaliser un travail de recherche et d’illustration.&nbsp;<em>"J’étais un peu obsédé par cet animal qui réunit les trois valeurs de l’expédition&nbsp;: Promesse d’image inédite, défit de plongée et mystère scientifique. L’esprit du Gombessa,&nbsp;c’est ça. Des valeurs qui se nourrissent les unes des autres"&nbsp;</em>résume Laurent Ballesta.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   </content>
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   <title>Les requins ont aussi leurs réseaux sociaux</title>
   <updated>2017-03-22T20:17:00+01:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Les-requins-ont-aussi-leurs-reseaux-sociaux_a159188.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
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   <published>2017-03-22T19:57:00+01:00</published>
   <author><name>Mélanie Thomas</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/11441742-19102066.jpg?v=1490209108" alt="Les requins ont aussi leurs réseaux sociaux" title="Les requins ont aussi leurs réseaux sociaux" />
     </div>
     <div>
      <b>PAPEETE, le 22 mars 2017. Des chercheurs du Centre de Recherche Insulaire et Observatoire de l'Environnement (Criobe) ont étudié le comportement des requins à pointe noire de Moorea. Dans un article publié dans la revue Biology Letters, ils décrivent l'organisation sociale complexe des requins. Chacun de ses individus s'inscrit dans un &quot;réseau social&quot; où il se fait des &quot;amis&quot;. </b>       <br />
              <br />
       Dans une étude publiée dans la revue Animal Behaviour en 2012, des chercheurs avaient découvert qu’en milieu naturel les requins à pointe noire aimaient former des clans et n'étaient pas des animaux solitaires. Un peu comme l'homme, le requin tisse un <span style="font-style:italic">&quot;réseau social&quot;</span>. Les scientifiques sont allés plus loin dans l'analyse.        <br />
              <br />
       Des chercheurs du Centre de Recherche Insulaire et Observatoire de l'Environnement (Criobe), Johann Mourier, Culum Brown et Serge Planes, ont étudié le comportement des requins à pointe noire de Moorea. Ils ont montré qu<span style="font-style:italic">e &quot;les requins ont des relations sociales plus complexes que ce qu'on pensait auparavant&quot;,</span> explique Johann Mourier, l'un des auteurs de l'article. &quot;<span style="font-style:italic">Ces réseaux sont bien sûr beaucoup moins complexes que chez l'Homme mais les requins forment bien des associations préférentielles entre individus, qu'on pourrait appeler un réseau 'd'amis'&quot;.         <br />
       </span>       <br />
       Dans ce clan, tous les individus n'ont pas la même importance : &quot;<span style="font-style:italic">au sein de la population les requins choisissent des 'amis' et évitent d'autres individus&quot;. &quot;Ils forment ainsi des groupes 'd'amis'. On a aussi montré que les individus avaient des différences de comportement social. Certains sont très sociaux et ont tendance à rechercher la compagnie des plus sociaux. Les requins cherchent la compagnie de ceux qui leur ressemblent&quot;,</span> décrit Johann Mourier.        <br />
              <br />
       <b>ILS APPRENNENT DE LEURS MAUVAISES EXPERIENCES</b>       <br />
       Lors de cette étude, Johann Mourier a pratiqué des pêches pour réaliser des mesures et prélever des échantillons sur ces animaux, avant de les relâcher. En répétant cette procédure, le chercheur a été <span style="font-style:italic">&quot;surpris&quot;</span> de ne pas retomber plus régulièrement sur les mêmes spécimens. Le chercheur s'est ainsi rendu compte qu'après avoir été attrapés une première fois, les requins avaient moins de chance de l'être à nouveau, ce qui suggère qu'ils ont retenu la leçon de leur mauvaise expérience<span style="font-style:italic">. &quot;En quelques captures, ils ont compris que ce n'était pas bon pour eux et donc évitent de se faire capturer à nouveau. Cette capacité d'apprentissage peut certainement s'appliquer à d'autres contextes aussi&quot;,</span> note Johann Mourier. &quot;<span style="font-style:italic">En tout cas, c'est encore une évidence que les requins sont beaucoup plus intelligents qu'on le pensait.&quot;</span>       <br />
              <br />
       <b>UN RESEAU &quot;ROBUSTE&quot;</b>       <br />
       Les chercheurs ont ensuite cherché à savoir quel pouvait être l'impact du retrait de requins sur leur réseau social. Ils ont constaté que plus de 50% de la population pouvait être prélevée avant que le réseau ne se désagrège. Un fait qui prouve la force de ce réseau social selon les chercheurs.<span style="font-style:italic"> «Cela montre que de nombreuses connections existent au sein de la population et ainsi que lors que l'on prélève un individu on a peu de chances de déconnecter la structure du réseau. Le réseau est donc robuste dans sa structure&quot;</span>, analyse Johann Mourier. <span style="font-style:italic">&quot;Mais attention ce résultat ne veut pas dire que de prélever les requins n'aurait aucune répercussion, simplement que ça n'aurait que peu de répercussions sur leur réseau social.&quot;</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/11441742-19102257.jpg?v=1490210272" alt="Les requins ont aussi leurs réseaux sociaux" title="Les requins ont aussi leurs réseaux sociaux" />
     </div>
     <div>
      Les chercheurs ont effectué leurs recherches au cours de deux années, pendant lesquelles ils ont effectué plus  de 200 plongées sur la côte nord de Moorea. Les requins étaient  identifiés grâce à leur aileron dorsal qui est propre à chaque individu et fonctionne un peu comme une empreinte digitale. Johann Mourier a identifié ainsi plus de 300 requins sur la côte Nord de Moorea. Le scientifique va poursuivre en regardant maintenant la structure génétique de ce réseau et leur structure familiale. <span style="font-style:italic">&quot;J'ai récupéré des échantillons génétiques lorsque j'ai capturé les requins et donc je vais pouvoir regarder s'ils s'associent en famille ou non&quot;,</span> explique le chercheur.       <br />
       D'autres scientifiques ont montré que d'autres espèces aussi sont capables d'avoir des relations préférentielles comme les bébés requins-citrons.       <br />
              <br />
              <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   </content>
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  <entry>
   <title>L'impact du shark-feeding sur les requins étudié</title>
   <updated>2016-11-02T20:48:00+01:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/L-impact-du-shark-feeding-sur-les-requins-etudie_a154458.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/10510868-17259377.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-11-03T03:00:00+01:00</published>
   <author><name>Mélanie Thomas</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/10510868-17259377.jpg?v=1478116099" alt="L'impact du shark-feeding sur les requins étudié" title="L'impact du shark-feeding sur les requins étudié" />
     </div>
     <div>
      <b>PAPEETE, le 2 novembre 2016. Lors de son doctorat mené au sein du Centre de recherches insulaires et observatoire de l’environnement (Criobe), Pierpaolo Brena a étudié le comportement de requins-citrons et de requins-tigres sur des zones de nourrissage artificiel de requins. Objectif : une meilleure connaissance de l'écologie de ces animaux, des impacts potentiels de cette pratique et de ses risques associés. </b>       <br />
              <br />
       Pierpaolo Brena fait partie de la <span style="font-style:italic">&quot;génération Cousteau&quot;</span>. Bercé par les reportages réalisés par le célèbre commandant au bonnet rouge, il devient rapidement captivé par la beauté des requins, avant de réaliser les <span style="font-style:italic">&quot;enjeux économiques et sociétaux importants&quot; </span>que représentent ces animaux.        <br />
       Ce vendredi 4 novembre, ce doctorant EPHE-CRIOBE présentera les résultats de ses travaux de thèse, intitulée &quot;<span style="font-style:italic">Dimensions écologique et humaine de la relation Homme-Requin :  approches fondamentale et appliquée du nourrissage de requins en Polynésie française</span>&quot;. Ce rendez-vous s'adresse aux personnes intéressées par les questions du shark-feeding, et plus généralement par l'interaction entre l'Homme et son environnement. Pendant plus de deux ans, Pierpaolo Brena s'est intéressé à l'impact du shark-feeding sur les requins-citrons et les requins-tigres. L'objectif de son étude est en partie de répondre aux questions suivantes : le shark-feeding augmente-t-il l'agressivité des squales ? Cette pratique les rend-elle plus sédentaires ?       <br />
              <br />
       <b>PLUS DE DEUX ANS DE RECHERCHE</b>       <br />
       Les requins ont été étudiés principalement au large de Moorea et Tahiti, où le nourrissage artificiel est pratiqué, ainsi qu'autour de Tetiaroa, Maiao et Mehetia. Le comportement des requins a été suivi dans le temps grâce aux marques distinctives (taches, cicatrices, formes des nageoires) qui permettent de reconnaître chaque individu d'un jour sur l'autre.       <br />
              <br />
       Pour suivre leurs déplacements, les requins ont été équipés de balises. Les allées et venues des requins autour des îles du Vent ont ainsi été étudiées. Le scientifique a d'abord pu confirmer ce qui était déjà vérifié ailleurs dans le monde : les requins se regroupent plus souvent sur les sites de shark-feeding. &quot;<span style="font-style:italic">Sur des sites comme Teahupoo ou Maatea, au sud de Moorea par exemple, les requins passent occasionnellement et sont généralement seuls&quot;,</span> explique Pierpaolo Brena. <span style="font-style:italic">&quot;En réponse au nourrissage artificiel, on observe des comportements répétés d'agrégation aux sites de shark-feeding, c'est à dire que plusieurs requins se regroupent et de façon régulière. Ce n'est pas un comportement que l'on observe ailleurs.&quot;  </span>       <br />
              <br />
       Aujourd'hui, il n'existe pas de règlementation sur la manière de pratiquer le shark feeding, que ce soit en nombre de plongeurs ou en techniques de nourrissage. Quels peuvent alors être les risques en terme de sécurité ? <span style="font-style:italic">&quot;Quand vous augmentez la densité de requins en les attirant avec une quantité limitée de nourriture, vous augmentez en théorie la compétition entre les individus&quot;, </span>explique Pierpaolo Brena. &quot;<span style="font-style:italic">Plus les requins-citrons sont nombreux sur le site de nourrissage, plus ils manifestent des comportements de dominance. Ce sont des comportements d'agression ou de soumission qui sont à la fois coûteux en énergie pour les requins et peuvent contribuer à augmenter le risque de morsure accidentelle.&quot;</span>       <br />
              <br />
       Ce genre de situation peut arriver dans la nature, par exemple lorsque certaines espèces de requins se regroupent pour se disputer une carcasse de baleine à la dérive, mais ces évènements restent ponctuels. Dans une situation de nourrissage artificiel, la fréquence de regroupement est beaucoup plus élevée.       <br />
       Au-delà de la réponse collective des requins au shark-feeding, l'étude du comportement individuel des requins-citrons révèle des résultats surprenants. <span style="font-style:italic">&quot;Chaque requin occupe une position bien précise au sein du groupe&quot;</span>, explique Pierpaolo Brena. <span style="font-style:italic">&quot;On mesure cette position grâce aux comportements de dominance entre les individus, qui donnent une idée de la hiérarchie. Ensuite, la position des requins les uns par rapport aux autres permet d'étudier ce que l'on appelle le réseau social des requins. Au niveau individuel, plus un requin est habitué au nourrissage artificiel, plus il développe des comportements de tolérance envers les autres requins. Plutôt que de maintenir des comportements d'agression envers ses compétiteurs, il va établir des relations claires de dominance qui vont lui éviter de devoir dépenser trop d'énergie à agresser ses voisins et à se faire agresser par eux.&quot; </span>       <br />
              <br />
       A la Vallée Blanche, au large de l'aéroport de Faa'a, les plongeurs peuvent rencontrer des requins tigres lors de séances de shark-feeding. &quot;<span style="font-style:italic">On voit que les requins tigres se déplacent de manière plus fréquente au large de la côte Nord de Tahiti&quot;,</span> constate le scientifique. Mais il n'y a pas assez de recul sur le suivi des déplacements de ces requins pour savoir si le shark-feeding favorise leur sédentarisation ou si ces activités se sont installées sur des zones déjà fortement fréquentées par les squales. Une étude plus longue sur le temps devrait permettre de répondre à ces dernières questions.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le nourrissage du requin est aussi un business" </b></div>
     <div>
      Peu de touristes repartent de Polynésie sans avoir vu de requins lors de leurs vacances. Certains auront croisé le squale par hasard, d'autres devront leurs rencontres au nourrissage. A Palau (Micronésie), la valeur d'un requin de récif fréquentant les principaux sites de plongée de l'archipel a été chiffrée il y a quelques années à environ 14.4 millions de Fcfp par une étude australienne. A Moorea, une étude similaire estime à 34.2 millions de Fcfp la contribution annuelle moyenne de certains requins-citrons à l'économie locale.       <br />
              <br />
       Pierpaolo Brena a étudié la perception du shark-feeding par un public composé de plongeurs, baigneurs, rameurs, apnéistes et autres usagers de la mer. Son travail révèle certains éléments intéressants &quot;<span style="font-style:italic">sur notre façon de voir le shark-feeding&quot;. &quot;On parle beaucoup de l'impact environnemental quand on parle du nourrissage artificiel de requins, mais chez les 495 personnes qui ont répondu à l'étude, les enjeux environnementaux et sociétaux de l'activité ne semblent pas avoir de poids dans la prise de décision de chacun de participer ou non à des activités de nourrissage artificiel&quot;. </span>       <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Si on veut gérer le shark-feeding de façon durable, il ne faut pas uniquement s'intéresser à l'impact environnemental. C'est un aspect de la question, un autre aspect étant le fait que le nourrissage de requins est aussi un business qui répond aux lois de l'offre et de la demande&quot;</span>, complète-t-il. <span style="font-style:italic">&quot;Certains clients veulent être sûrs d'observer certains requins et on appâte ces espèces en conséquence, ce qui est différent de rencontres que l'on peut faire en situation naturelle. Il appartient aux opérateurs touristiques et aux usagers de la mer de déterminer collectivement la meilleure façon de répondre à ce type de demande, de définir le cadre dans lequel effectuer le nourrissage et de faire appliquer ce cadre. C'est une bonne occasion de faire travailler ensemble scientifiques, acteurs économiques et citoyens.&quot;</span>       <br />
       Un groupe de travail est actuellement mené par le ministère du Tourisme sur le sujet du shark-feeding. Depuis plusieurs années, une nouvelle règlementation de l'activité est annoncée au niveau du Pays sans qu'elle n'ait encore vu le jour. Son élaboration devra répondre à la question : quel tourisme voulons-nous ?       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pratique</b></div>
     <div>
      Restitution de thèse &quot;Dimensions écologique et humaine de la relation Homme-Requin :  approches fondamentales et appliquée du nourrissage de requins  en Polynésie française&quot;       <br />
       Vendredi 4 novembre, à 17h, salle du conseil du Gouvernement, Avenue Pouvana’a a Oopa. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.tahiti-infos.com/L-impact-du-shark-feeding-sur-les-requins-etudie_a154458.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Des petits requins retrouvés morts en bord de mer à Punaauia</title>
   <updated>2016-01-28T01:45:00+01:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Des-petits-requins-retrouves-morts-en-bord-de-mer-a-Punaauia_a143688.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/8859760-14030790.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-01-28T01:27:00+01:00</published>
   <author><name>Mélanie Thomas</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/8859760-14030790.jpg?v=1453941474" alt="Des petits requins retrouvés morts en bord de mer à Punaauia" title="Des petits requins retrouvés morts en bord de mer à Punaauia" />
     </div>
     <div>
      <b>PUNAAUIA, le 27 juillet 2016. Six petits requins ont été retrouvés morts à Punaauia après que des pêcheurs les ont attrapés à la ligne. Les personnes responsables de cette pêche risquent jusqu'à un million d'amende et trois mois de prison.</b>       <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       &quot;Cela fait plusieurs nuits que des gens viennent pêcher à la ligne dans le lagon de Punaauia. Ils attrapent des petits requins qu'ils laissent pourrir sur la plage...&quot;,</span> écrit Alban Gabillon, un habitant de Punaauia, sur  sa page Facebook. Ce texte accompagne trois photos où on peut voir de jeunes requins pointe noire morts en bord de mer, vers le PK 12, à Punaauia. Ces photos avaient été partagées en début d'après-midi ce mercredi près de 600 fois. Joint par téléphone, Alban explique que quatre petits requins ont ainsi été découverts le week-end du 16 et 17 janvier et que deux autres individus ont été retrouvés lundi.         <br />
              <br />
       Averti par Tahiti Infos ce mercredi matin, la Direction de l'environnement est allée sur place et a trouvé un petit requin flottant. Les autres ont été dispersés au large par le courant.        <br />
              <br />
       Les personnes responsables de la pêche de ces requins risquent des poursuites judiciaires. En effet, les requins pointe noire font partie des espèces protégées en Polynésie française de catégorie B. La liste des espèces protégées de catégorie B comprend les espèces considérées comme rares ou d’intérêt particulier. Dans cette liste, en plus des requins, on retrouve deux variétés de santal des Marquises, les baleines et la tortue verte (honu).        <br />
              <br />
       La Direction de l'environnement a posté ce mercredi matin sur page Facebook un appel à témoignages. En effet, deux témoignages différents qui permettraient de mettre en cause un ou des individus peut servir de preuve auprès de la justice. &quot;<span style="font-style:italic">Même si le mieux serait d'avoir une photo de ces personnes avec les animaux&quot;, </span>précise-t-on à la Direction de l'environnement. Les agents de la Direction de l'environnement vont écrire un rapport sur cet incident qu'ils transmettront au procureur de la République qui pourra alors décider d'ouvrir une enquête.        <br />
       Ces &quot;pêcheurs&quot; risquent de se souvenir longtemps de leurs méfaits si la justice identifie. En effet, le code de l'environnement prévoit jusqu'à un million d'amende et trois mois de prison. Ces peines peuvent doubler en cas de récidive. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La réglementation</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/8859760-14030792.jpg?v=1453941474" alt="Des petits requins retrouvés morts en bord de mer à Punaauia" title="Des petits requins retrouvés morts en bord de mer à Punaauia" />
     </div>
     <div>
      Voici le détail de la réglementation en vigueur concernant les requins en Polynésie française       <br />
       - la pêche de requins et la détention de tout ou partie de l’animal, quels que soient leurs objets, sont interdites. Les captures accidentelles, interdites à la pêche et à la détention, sont immédiatement rejetées à la mer ;       <br />
       - dans les lagons, les passes et dans un rayon de 1 kilomètre centré sur l’axe de la passe, toute activité, à titre gratuit ou onéreux, basée sur l’observation des requins préalablement attirés par l’homme, par le biais notamment de nourriture communément appelée “shark feeding”, est interdite ;       <br />
       - le commerce, la mise en vente, la vente et l’achat, l’importation sous tous régimes douaniers et l’exportation de tout ou partie de requin y compris monté en article de bijouterie sont interdits.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/8859760-14030803.jpg?v=1453941474" alt="Des petits requins retrouvés morts en bord de mer à Punaauia" title="Des petits requins retrouvés morts en bord de mer à Punaauia" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.tahiti-infos.com/Des-petits-requins-retrouves-morts-en-bord-de-mer-a-Punaauia_a143688.html" />
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  <entry>
   <title>Un grand requin blanc meurt après quelques jours dans un aquarium au Japon</title>
   <updated>2016-01-09T15:33:00+01:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Un-grand-requin-blanc-meurt-apres-quelques-jours-dans-un-aquarium-au-Japon_a142877.html</id>
   <category term="Actualité du Pacifique" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/8768929-13863623.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-01-09T15:31:00+01:00</published>
   <author><name>AFP</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/8768929-13863623.jpg?v=1452349993" alt="Un grand requin blanc meurt après quelques jours dans un aquarium au Japon" title="Un grand requin blanc meurt après quelques jours dans un aquarium au Japon" />
     </div>
     <div>
      <b>Tokyo, Japon | AFP | samedi 09/01/2016 - Un grand requin blanc capturé et transféré dans un aquarium japonais, un des seuls de cette espèce à avoir été montré en bassin, est mort après trois jours de captivité, a annoncé samedi l'établissement qui l'accueillait.</b>       <br />
              <br />
       Le requin, qui mesurait 3,5 mètres de long, avait été piégé dans le filet d'un pêcheur puis transféré mardi dans l'aquarium Churaumi de l'île d'Okinawa, dans le sud du Japon. Mais l'animal est mort vendredi, selon la direction de l'établissement.       <br />
              <br />
       Le complexe, connu pour ses immenses aquariums où vivent des requins baleines, a indiqué enquêter sur les causes de la mort de l'animal qui appartenait à la même espèce que celui du film &quot;Les dents de la mer&quot;.       <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       &quot;Il est très difficile de conserver des grands requins blancs&quot;,</span> a indiqué Keiichi Sato, un expert en poissons cartilagineux de la Fondation Churashima d'Okinawa.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Il est déjà rare que cette espèce de requin soit repérée dans les eaux côtières d'Okinawa, et même lorsqu'ils se font prendre dans les filets des pêcheurs, ils meurent en général immédiatement car ils doivent toujours être en mouvement rapide&quot;, </span>a expliqué M. Sato à l'AFP.       <br />
              <br />
       Deux aquariums aux Etats-Unis, dont celui de la baie de Monterey en Californie, ont déjà eu cette espèce en captivité pour de courtes périodes, a-t-il ajouté.       <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       &quot;Nous n'avons quasiment aucune connaissance sur la nature des grands requins blancs. Même s'il est mort, nous voudrions partager ce que nous avons appris de cette expérience avec les autres chercheurs du monde,&quot;</span> a-t-il affirmé.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.tahiti-infos.com/Un-grand-requin-blanc-meurt-apres-quelques-jours-dans-un-aquarium-au-Japon_a142877.html" />
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  <entry>
   <title>Les requins de Polynésie sont des stars sur YouTube</title>
   <updated>2014-09-11T22:06:00+02:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Les-requins-de-Polynesie-sont-des-stars-sur-YouTube_a109303.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/6978210-10671670.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-09-11T22:01:00+02:00</published>
   <author><name>Jacques Franc de Ferrière</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/6978210-10671670.jpg?v=1410469567" alt="Les requins de Polynésie sont des stars sur YouTube" title="Les requins de Polynésie sont des stars sur YouTube" />
     </div>
     <div>
      PAPEETE, le 11 septembre 2014 - <b>Avec des dizaines de milliers de vidéos sur YouTube, nos requins sont certainement nos animaux les plus emblématiques.</b>       <br />
              <br />
       Quelle star locale peut se vanter d’avoir plus de 50 000 vidéos amateurs et professionnelles qui lui sont consacrées sur YouTube, qui cumulent des centaines de milliers, voire des millions, de vues ? Il n’y a pas à dire, nos requins savent se faire remarquer.       <br />
              <br />
       Une des plus vues avec 160 000 lectures est une vidéo de tout juste 40 secondes. Elle montre un chien qui court après de petits pointes noires pour essayer, en vain, d’en capturer un. Ce succès est – comme souvent – dû à un titre racoleur : « <a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=93_5jdiasa4">Dog Attacking Sharks</a> ».       <br />
              <br />
       D’autres vidéos, cette fois professionnelles, ne comptent pas sur le buzz mais sur la qualité pour accumuler les spectateurs. Les documentaires mis en ligne plus ou moins légalement, extraits de la télévision polynésienne ou des chaines anglophones spécialisées (Discovery Channel en tête) cumulent de bons scores.       <br />
              <br />
       Enfin, dans les « vraies » vidéos amateurs de requin, deux catégories émergent à parts égales :       <br />
       - Les touristes en palme-masque-tuba qui se font de petites frayeurs en s’approchant de pointes noires ou de jeunes individus d’espèces moins communes       <br />
       - Les plongeurs en bouteilles qui filment des animaux gros et rares – requins-tigres, requins-citrons, et même quelques exceptionnels requins-baleines – ou de grosses réunions de ces prédateurs dans des « spots » connus mondialement : le Mur de Requins de Rangiroa et la Passe Sud de Fakarava en particulier       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.tahiti-infos.com/Les-requins-de-Polynesie-sont-des-stars-sur-YouTube_a109303.html" />
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