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 <title>TAHITI INFOS, les informations de Tahiti</title>
 <subtitle><![CDATA[Le journal d'informations et d'actualités de la Polynésie française. Les nouvelles de Tahiti et ses îles, un agenda, des petites annonces, des commentaires, des vidéos, un forum et un regard sur l'actualité du Pacifique, de la métropole du monde. Egalement une partie magazine: environnement, santé, people, nouvelles-technologies, et insolites. ]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-20T10:41:59+02:00</updated>
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   <title>Apprenez le reo Tahiti pendant votre vol ATN</title>
   <updated>2020-11-06T04:19:00+01:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Apprenez-le-reo-Tahiti-pendant-votre-vol-ATN_a195823.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
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   <published>2020-11-06T04:07:00+01:00</published>
   <author><name>Jacques Franc de Ferrière</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/51228501-39364443.jpg?v=1604633130" alt="Apprenez le reo Tahiti pendant votre vol ATN" title="Apprenez le reo Tahiti pendant votre vol ATN" />
     </div>
     <div>
      <b>Tahiti, le 5 novembre 2020 - Apprendre le tahitien dans l'avion, c'est possible depuis le mois dernier grâce à un partenariat entre ATN et la start-up Speak Tahiti.</b>       <br />
              <br />
       Apprendre le reo Tahiti dans l'avion qui vous amène en Polynésie, voilà une excellente idée ! Elle est devenue réalité depuis le 1er octobre grâce à un partenariat entre la compagnie Air Tahiti Nui et la start-up Speak Tahiti Paraparau Tahiti. Ils proposent des vidéos d’apprentissage du tahitien sur tous les vols ATN.       <br />
              <br />
       La fondatrice de Speak Tahiti, Heiura Itea-Tetaa, explique que ces vidéos <span style="font-style:italic">&quot;sont des contenus exclusifs pour ATN qui ont été pensés pour les touristes. La scénarisation est conçue comme un parcours touristique. Nous les avons filmés dans le cadre paradisiaque du Fare Ylang Ylang à Punaauia. Des acteurs jouent des saynètes représentant des scènes que peuvent vivre les touristes. Il y a cinq modules qui présentent des notions de base, par exemple l'une des vidéos traite de l'alphabet et de la prononciation. Notre super présentatrice Eva invite le voyageur à la suivre et à apprendre des notions de notre langue. Notre but c'est que quand on arrive à Tahiti on ait vu le plus basique. Chaque module dure entre 7 et 9 minutes. Ils sont tous sous-titrés en anglais.&quot;</span>       <br />
              <br />
       Ces vidéos ont été produites par l'équipe de la start-up. <span style="font-style:italic">&quot;Il y a un an, j'ai voyagé à Seoul et à Bali, et sur les compagnies locales, j'avais vu des vidéos pour apprendre le coréen et le balinais. Dès mon retour j'ai proposé l'idée à ATN et ils ont immédiatement accepté ! Et voilà, exactement un an après c'est sur les avions ! Entre l'écriture, le tournage, la post-prod, ça a pris presque deux mois de travail à notre petite boîte de prod EM Production. Je suis vraiment fière du résultat et on a eu des retours très positifs. Surtout que c'est quelque chose qui n'a jamais été fait en Polynésie.&quot;</span>       <br />
              <br />
       L'entrepreneure a conçu ces modules <span style="font-style:italic">&quot;à destination des touristes mais aussi des locaux qui veulent un rappel des notions. Et ça vaut la peine de les regarder, on a essayé de faire de jolies vidéos, pour vendre la destination.&quot;</span>       <br />
              <br />
       Heiura crée des contenus multimédia depuis 15 ans et elle a donc une vraie expertise vidéo qu'elle utilise pour Speak Tahiti : <span style="font-style:italic">&quot;Depuis le début on a créé des contenus pour le site et les formations. Là on a créé notre premier livre numérique, un imagier avec des dessins et des sons, qui sera disponible en version brochée et numérique pour Noël. En ce moment on développe des MooC (Formations en ligne ouvertes à tous), donc du e-learning pour compléter nos formations à distance ou en présentiel, on commence le tournage la semaine prochaine ! Avec ces vidéos, les gens seront désormais autonomes sur l'apprentissage, c'est un de nos gros projet pour 2021.&quot;</span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   <title>Les langues polynésiennes toujours en danger</title>
   <updated>2019-02-17T19:22:00+01:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Les-langues-polynesiennes-toujours-en-danger_a179213.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
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   <published>2019-02-17T00:17:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/30793500-29255480.jpg?v=1550360242" alt="Les langues polynésiennes toujours en danger" title="Les langues polynésiennes toujours en danger" />
     </div>
     <div>
      <b>PUNAAUIA, le 16 février 2019 - C'est le malheureux constat des enseignants de l'université de la Polynésie française. Les étudiants en reo mā'ohi ont décidé d'y remédier, en mettant en avant les langues polynésiennes, lors de la 10è édition de la journée polynésienne de l'UPF qui s'est tenue vendredi.</b>       <br />
              <br />
       Des danses, des 'orero, des sketches, tous les moyens étaient bons pour que les langues polynésiennes soient mises en valeur, vendredi dernier.       <br />
              <br />
       Les étudiants en licence de reo mā'ohi craignent pour le devenir des langues polynésiennes, &quot;<span style="font-style:italic">si on ne fait rien, elles disparaîtront</span>&quot;, commente une étudiante en 2è année.        <br />
              <br />
       Ces étudiants gardent  tout de même, espoir. Les archipels peuvent être un exemple. &quot;<span style="font-style:italic">Chez nous, aux Tuamotu, on parle le pa'umotu avec nos familles</span>&quot;, confie Tevivi Amaru, président du comité organisateur. Le son de cloche est le même pour nos amis marquisiens ainsi que pour celles et ceux qui vivent aux Australes. Par contre, les marquisiens regrettent que le reo 'enana ne soit pas autant mis en valeur que le reo tahiti. &quot;<span style="font-style:italic">Les tahitiens ont de la chance parce que leur langue est présente partout. La preuve, on l'enseigne à l'université</span>&quot;, indique Warren Huhina, étudiant en Licence Langues étrangères appliquées (LEA).       <br />
              <br />
       Le souci aujourd'hui est que les jeunes tahitiens ne sont pas très motivés pour apprendre le reo tahiti. &quot;<span style="font-style:italic">Il ne faut pas le cacher, il y en a qui ont honte de parler tahitien. Je ne les comprends pas</span>&quot;, regrette Heiani Temanupaioura, étudiante en reo ma'ohi, avant de rajouter : &quot;<span style="font-style:italic">Je parle le tahitien depuis que je suis toute petite. Je l'ai appris à l'école du dimanche et mes grands-parents nous ont poussé à pratiquer cette langue à la maison</span>&quot;.       <br />
              <br />
       Pour Mirose Paia, responsable pédagogique de la filière reo mā'ohi, dans la vie quotidienne, les langues étrangères peuvent être à l'origine du manque de motivation chez les jeunes polynésiens pour apprendre leur langue maternelle. &quot;<span style="font-style:italic">Il faudrait que les jeunes des îles retournent chez eux pour qu'ils continuent la pratique de leur langue maternelle et de leur coutume.</span>&quot;       <br />
              <br />
       Malgré le fait que les tahitiens ont encore du mal à se lancer, les inscriptions dans la filière reo mā'ohi permettent de garder espoir, puisqu'elles ne cessent d'augmenter.       <br />
              <br />
       Retrouvez ci-dessous nos reportages vidéos en français puis en tahitien.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Reportage vidéo en français</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/MbpGD4XkLi4" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Reportage vidéo en tahitien</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/lMkwlxObf9I" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Concours littéraire : Etetiera Tchong Tai remporte le prix "John Tāroanui Doom"</title>
   <updated>2017-11-29T00:44:00+01:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Concours-litteraire-Etetiera-Tchong-Tai-remporte-le-prix-John-Tāroanui-Doom_a166859.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
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   <published>2017-11-29T00:30:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/18527658-22652590.jpg?v=1511912135" alt="Concours littéraire : Etetiera Tchong Tai remporte le prix "John Tāroanui Doom"" title="Concours littéraire : Etetiera Tchong Tai remporte le prix "John Tāroanui Doom"" />
     </div>
     <div>
      <b>PAPEETE, le 28/11/2017 - L'Académie Tahitienne a organisé un concours littéraire en langue tahitienne, cette année. Onze personnes s'y sont inscrites. Dans la catégorie jeune (18 à 25 ans), trois jeunes femmes étaient en lice, et le premier prix a été attribué à Sabrina Tapotofarerani. Chez les adultes, c'est Etetiera Tchong Tai qui a remporté le prix &quot;John Tāroanui Doom&quot;.</b>       <br />
              <br />
       Après 13 années d'absence, le concours littéraire en langue tahitienne revient. De 1976 à 1989, ce concours a été mis en place tous les ans. De 2000 jusqu'à 2003, le Fare Vāna'a et le pays ont lancé le concours littéraire du &quot;<span style="font-style:italic">Prix du président</span>&quot;. Puis, plus rien, jusqu'à aujourd'hui. Et pour la nouvelle formule, les académiciens ont décidé d'intituler le grand prix &quot;<span style="font-style:italic">John Tāroanui Doom</span>&quot;, en hommage à l'investissement de leur ancien directeur.       <br />
              <br />
       Pour cette nouvelle édition, onze participants étaient en lice, dont trois, dans la catégorie Jeune. Chacun devait écrire une œuvre, une nouvelle, un récit de vie ou biographie, un roman ou encore un poème. Une œuvre qui devait être composée de 15 pages minimum pour les jeunes et 80 pages pour les adultes. &quot;<span style="font-style:italic">Il y a les critères de l'orthographe, la grammaire. On juge aussi l'originalité de l'œuvre, l'authenticité, le rapport avec la culture, le volet socio-économique…</span>&quot;, précise Denise Raapoto, membre du Fare Vāna'a.        <br />
              <br />
       &quot;<span style="font-style:italic">C'est un héritage que nous voulons laisser à nos enfants, parce qu'il n'y a pas assez de livres qui sont écrits. On veut donner l'occasion à ceux qui savent écrire de poser notre écriture sur des feuilles blanches, parce que l'écrit c'est quelque chose qui reste. Notre langue a toujours été une langue orale, maintenant, on veut aussi que ce soit pareil pour l'écriture</span>&quot;, rajoute l'académicienne.       <br />
              <br />
       Dans la catégorie Jeune, le premier prix (200 000 francs) a été décerné à Sabrina Tapotofarerani, avec son livre &quot;<span style="font-style:italic">Hia'ai</span>&quot;. Chez les adultes, c'est Etetiera Tchong Tai qui a raflé le prix &quot;<span style="font-style:italic">John Tāroanui Doom</span>&quot;, d'une valeur de 600 000 francs, avec son recueil &quot;<span style="font-style:italic">Te 'a'ai nō te mau rimarima o Tia'itau</span>&quot;. Des prix d'encouragement ont été également été remis à cinq participants.       <br />
              <br />
       &quot;<span style="font-style:italic">Ce sera aux auteurs à décider du futur de leurs écrits. En tous les cas, le 1er prix sera sûrement édité, le ministre l'a d'ailleurs confirmé</span>&quot;, indique Denise Raapoto.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/18527658-22652591.jpg?v=1511912353" alt="Concours littéraire : Etetiera Tchong Tai remporte le prix "John Tāroanui Doom"" title="Concours littéraire : Etetiera Tchong Tai remporte le prix "John Tāroanui Doom"" />
     </div>
     <div>
      <b>Etetiera Tchong Tai       <br />
       1er prix John Tāroanui Doom       <br />
              <br />
       &quot;Je veux laisser une trace de mon passage dans ce monde&quot;</b>       <br />
              <br />
       &quot;<span style="font-style:italic">J'espère que ce recueil deviendra un support indispensable pour nos jeunes. Je l'ai fait traduire en français et en anglais, parce que je veux que l'histoire sur la tiare Apetahi soit connue de tous. Parce que je sais que les Polynésiens n'aiment pas lire.       <br />
              <br />
       Je n'écris pas pour obtenir un prix, je le fais parce que j'aime écrire, et je veux laisser une trace de mon passage dans ce monde.       <br />
              <br />
       Aujourd'hui, je vois que notre langue est mise en valeur, et c'est gratifiant. Durant notre jeunesse, lorsqu'on parlait en tahitien à l'école, on nous donnait un coquillage et on nous grondait. Mais aujourd'hui, notre langue est mise en avant. Le souci est que beaucoup la mélange au français, &quot;va un peu na au magasin&quot; ou &quot;prends du faraoa aussi pour moi&quot;… Donc, pour moi aujourd'hui, il y a deux façons de voir la langue, celle d'hier et celle d'aujourd'hui. Concernant la langue d'hier, eh bien, les jeunes d'aujourd'hui ne la parlent pas et ne la comprennent pas. Donc, il faut se poser les bonnes questions. Que faire face à cela ? Certaines associations travaillent sur la manière qui peut être appliquée afin que tout le monde comprenne notre langue, en l'améliorant. Mais est-il possible de le faire ?</span>&quot;       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/18527658-22652593.jpg?v=1511912353" alt="Concours littéraire : Etetiera Tchong Tai remporte le prix "John Tāroanui Doom"" title="Concours littéraire : Etetiera Tchong Tai remporte le prix "John Tāroanui Doom"" />
     </div>
     <div>
      <b>Denise Raapoto       <br />
       Membre de l'Académie Tahitienne       <br />
              <br />
       &quot;Nous ferons tout pour sauvegarder notre langue&quot;</b>       <br />
              <br />
       &quot;<span style="font-style:italic">Dans les onze recueils, la majorité écrit bien. Il y a deux ou trois, où ça pêche un petit peu dans la cohérence du texte parce qu'on juge ça également. En règle générale, nous étions contents des textes qui ont été présentés, cette année. Les quatre qui sont sortis du lot avaient juste quelques centièmes de points d'écart. Et ce qui a fait la différence, c'est l'originalité, la manière d'écrire, le thème utilisé… Nous avons fait des voyages intéressants, nous avons découverts des choses intéressantes à travers des livres, que l'on ne savait pas, et c'est ça qui est extraordinaire aussi. Donc, c'est encourageant et rassurant pour nous. Parce qu'il y a certains moments, on est découragés. Il y a beaucoup de personnes qui utilisent les diffusions et qui ne prennent même pas la peine d'aller consulter le dictionnaire ou de demander à ceux qui savent, et ça, ça nous démoralise souvent. Parce qu'on estime que nous faisons tout pour aider les gens à bien utiliser la langue. Si on continue à faire comme ça, eh bien Jacques Vernaudon l'a annoncé que dans dix ans, notre langue disparaitra. Voilà, notre crainte. Et aujourd'hui, nous sommes rassurés de voir que tout n'est pas perdu, nous sommes sur la bonne voie, même s'il reste encore beaucoup de choses à faire. Il faudrait, par exemple, contrôler les spots publicitaires, les chants… parce que c'est comme ça qu'on diffuse des erreurs, parce que les gens qui écoutent, reproduiront ces erreurs. Les enfants apprendront les chants et si les paroles sont mal-écrites, ce sera difficile d'y remédier. Donc, nous faisons de notre mieux pour réparer tout cela. Heureusement que les médias nous aident aussi dans ce sens.       <br />
              <br />
       Tant qu'on aura de la force, nous ferons tout pour sauvegarder notre langue. L'erreur est humaine, nous ne sommes pas parfaits. Mais quand on a des outils à notre disposition, c'est bien de les utiliser. Il y a même des applications mobiles à la disposition du public. Donc, on n'a plus d'excuses.</span>&quot;       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/18527658-22652605.jpg?v=1511912415" alt="Concours littéraire : Etetiera Tchong Tai remporte le prix "John Tāroanui Doom"" title="Concours littéraire : Etetiera Tchong Tai remporte le prix "John Tāroanui Doom"" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   <title>Préserver notre langue maternelle, le défi que se lancent les étudiants de l'université</title>
   <updated>2016-01-23T03:55:00+01:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Preserver-notre-langue-maternelle-le-defi-que-se-lancent-les-etudiants-de-l-universite_a143481.html</id>
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   <published>2016-01-23T03:44:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
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    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/8834773-13985824.jpg?v=1453517296" alt="Préserver notre langue maternelle, le défi que se lancent les étudiants de l'université" title="Préserver notre langue maternelle, le défi que se lancent les étudiants de l'université" />
     </div>
     <div>
      <b>PUNAAUIA, le 22/01/2016 - Beaucoup d'étudiants de l'université de la Polynésie française ont troqué leurs cahiers et leurs stylos pour des couronnes de fleurs et des tenues locales, vendredi dernier, pour la septième édition de la journée polynésienne. Cette année, le thème retenu était la mise en valeur de l'écriture, un challenge pour ces étudiants qui n'ont pas l'habitude de retranscrire une langue que certains parlent peu.</b>       <br />
              <br />
       C'était l'effervescence vendredi matin, sur le parking de l'université de la Polynésie française (UPF). Un grand chapiteau et une scène de danse ont été installés pour fêter dignement la septième édition de la journée polynésienne, organisée par l'association des étudiants en reo mā'ohi.        <br />
              <br />
       Pour cette journée spéciale, les étudiants se sont habillés en tenues locales avec des couronnes de fleurs. Le thème retenu était l’écriture, écrire son histoire, son ressenti ou encore sa vision de l'utilisation de la langue. Les étudiants ont exprimé leurs sentiments au travers de chants, de danses, de sketches ou de poèmes.       <br />
              <br />
       Si, sur la scène, les groupes se succèdent comme des professionnels devant un public conquis, dans les stands, le stress se fait sentir. Pas facile pour les étudiants d'expliquer leur travail. Nous avons rencontré plusieurs d'entre eux et leur avons demandé ce que le thème de cette année leur a inspiré. Les réponses varient mais les idées se rejoignent : &quot;<span style="font-style:italic">Je viens de l'île de Nuku Hiva, de la vallée de Taiohae. Il y a une grande différence avec Tahiti parce que là-bas, on parle couramment notre langue, la plupart des jeunes communiquent en marquisien. Et j'ai remarqué que quand tu parles marquisien, tu as de la facilité à pratiquer d'autres langues polynésiennes. Tu peux aussi comprendre le maori et le pascuan</span>&quot;, souligne Omaka, 18 ans, étudiante en licence de langues étrangères appliquées (LEA). &quot;<span style="font-style:italic">À Rurutu, la langue est préservée. On la parle tout le temps, on préserve aussi notre culture à travers l'artisanat. Aujourd'hui, nous avons mis en place un stand d'artisanat pour montrer que, même si nous avons des faiblesses à l'écrit, et bien nous avons eu une transmission orale. Je considère le tressage comme une autre façon d'écrire</span>&quot;, explique Purea, 28 ans, étudiante en reo mā'ohi. &quot;<span style="font-style:italic">La culture à Raivavae est toujours présente aujourd'hui et beaucoup de personnes parlent notre langue et c'est important</span>&quot;, précise Tevai, 21 ans.       <br />
              <br />
       À Tahiti, la langue ne fait pas vraiment partie des priorités de plusieurs jeunes. Dans les îles, en revanche, elle est couramment pratiquée. &quot;<span style="font-style:italic">Justement, il ne faut pas lâcher prise. Ce n'est pas parce que certains ne parlent pas qu'on ne doit rien faire. Je suis née à Tahiti, et je veux croire que les Tahitiens feront tout pour préserver leur langue. Un peuple sans sa langue perd toute sa dignité. Avoir un regard sur ce qui se passe à l'extérieur ne nous permet pas de dire que les jeunes ne s'intéressent pas à la langue. Je pense qu'il faut relativiser</span>&quot;, assure Cathy, 19 ans.       <br />
              <br />
       Durant leurs mois de préparation, les étudiants se sont mis en groupes pour leurs différentes prestations de vendredi. Beaucoup nous ont exprimé leurs difficultés à mettre à l'écrit ce qu'ils disaient oralement. &quot;<span style="font-style:italic">Ce n'est pas évident d'écrire en tahitien, à cause de l'accentuation. Je suis protestante et depuis mon plus jeune âge, je suis allée à l'école du dimanche. J'ai été habituée à utiliser l'écriture de la bible et non celle de l'académie, qui, je trouve est trop compliquée à lire. Heureusement qu'on ne nous impose pas tel ou tel écrit</span>&quot;, témoigne Anihia, 22 ans.       <br />
              <br />
       Des étudiants néo-zélandais et américains ont fait le déplacement pour apprécier les prestations de leurs homologues polynésiens. Ils sont restés admiratifs du travail effectué et de l'engouement que portent les Polynésiens à leur culture.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/8834773-13985826.jpg?v=1453517650" alt="Préserver notre langue maternelle, le défi que se lancent les étudiants de l'université" title="Préserver notre langue maternelle, le défi que se lancent les étudiants de l'université" />
     </div>
     <div>
      <b>Purea Manuel, 28 ans, de Rurutu       <br />
              <br />
       &quot;Ce n'est pas évident pour nous, qui venons des îles&quot;</b>       <br />
              <br />
       &quot;<span style="font-style:italic">Pour cette journée, j'ai écrit un tuki (chant rythmé) par rapport au thème de cette année, qui parle des solutions pour perpétuer notre histoire. Globalement, par rapport à la langue, on met en avant la langue tahitienne et non les langues polynésiennes. Pour nous, qui venons des îles, ce n'est pas évident lorsqu'on vient à l'université, parce qu'on a du mal à s'adapter au tahitien, c'est comme si on nous obligeait à parler le tahitien. On est polynésien avant tout.</span>&quot;       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/8834773-13985829.jpg?v=1453517650" alt="Préserver notre langue maternelle, le défi que se lancent les étudiants de l'université" title="Préserver notre langue maternelle, le défi que se lancent les étudiants de l'université" />
     </div>
     <div>
      <b>Omaka, 18 ans, des Marquises, étudiante en licence des langues étrangères appliquées       <br />
              <br />
       &quot;J'ai choisi la facilité&quot;</b>       <br />
              <br />
       &quot;<span style="font-style:italic">Je n'ai pas pris le reo mā'ohi parce que je ne parle pas très bien les langues polynésiennes, je suis plus forte dans tout ce qui est langues étrangères. J'ai choisi la facilité pour la continuité de mes études. Comme j'ai choisi une filière économique au lycée, je me suis dit autant continuer l'aventure en économie  et voir ce que je peux faire.</span>&quot;       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/8834773-13985832.jpg?v=1453517650" alt="Préserver notre langue maternelle, le défi que se lancent les étudiants de l'université" title="Préserver notre langue maternelle, le défi que se lancent les étudiants de l'université" />
     </div>
     <div>
      <b>Tevai, 21 ans, de Raivavae       <br />
              <br />
       &quot;Je ne connais pas l'écriture de Raivavae&quot;</b>       <br />
              <br />
       &quot;<span style="font-style:italic">Beaucoup de jeunes parlent couramment le raivavae. Concernant l'écriture, personnellement, je ne connais pas l'écriture de Raivavae parce qu'il n'y en a pas, je pense. Ce que je sais, c'est que le raivavae c'est comme le tahitien, mais à la place du &quot;r&quot;, on met le &quot;g&quot;. Par exemple, quand on dit &quot;Ia Ora Na&quot; et bien nous, on dit, &quot;Ia Oga Na&quot;. Une autre particularité, c'est la façon de parler : on parle en chantant, si on peut dire ça comme ça.</span>&quot;       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/8834773-13985838.jpg?v=1453517651" alt="Préserver notre langue maternelle, le défi que se lancent les étudiants de l'université" title="Préserver notre langue maternelle, le défi que se lancent les étudiants de l'université" />
     </div>
     <div>
      <b>Adam, 41 ans, de Nouvelle-Zélande       <br />
              <br />
       &quot;En Nouvelle-Zélande, il y a beaucoup de jeunes qui parlent maori&quot;</b>       <br />
              <br />
       &quot;<span style="font-style:italic">J'ai remarqué beaucoup de similitudes, spécialement dans certains mots qu'on utilise aussi bien en tahitien qu'en maori, comme le mot &quot;aroha&quot;. En Nouvelle-Zélande, il y a beaucoup de jeunes qui parlent maori et nous avons aussi des écoles spécialisées pour cela. Dans les familles, on parle plus la langue anglaise que notre langue maternelle. Chez nous, le maori prend de plus en plus d'ampleur et d'autant plus que maintenant nous avons le support des médias, la télévision. Même les occidentaux nous encouragent justement à préserver notre langue maternelle.</span>&quot;       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/8834773-13985840.jpg?v=1453517651" alt="Préserver notre langue maternelle, le défi que se lancent les étudiants de l'université" title="Préserver notre langue maternelle, le défi que se lancent les étudiants de l'université" />
     </div>
     <div>
      <b>Teraireva, 25 ans, 1re année de licence de reo mā'ohi       <br />
              <br />
       &quot;Ce thème nous a beaucoup permis de nous remettre en question&quot;</b>       <br />
              <br />
       &quot;<span style="font-style:italic">L'écriture, selon moi, n'est pas assez mise en valeur. Les jeunes comme moi sont plus basés sur l'action que l'écriture et, ce thème, justement, nous a beaucoup permis de nous remettre en question sur l'importance de mettre sur papier tout ce que l'on peut ressentir, vivre, pour les générations futures.</span>&quot;       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.tahiti-infos.com/Preserver-notre-langue-maternelle-le-defi-que-se-lancent-les-etudiants-de-l-universite_a143481.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Un site grand public pour s'initier au tahitien en ligne</title>
   <updated>2016-01-28T04:01:00+01:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Un-site-grand-public-pour-s-initier-au-tahitien-en-ligne_a143462.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/8834300-13985066.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-01-23T01:07:00+01:00</published>
   <author><name>JPV</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/8834300-13985066.jpg?v=1453508999" alt="Un site grand public pour s'initier au tahitien en ligne" title="Un site grand public pour s'initier au tahitien en ligne" />
     </div>
     <div>
      PAPEETE, 22 janvier 2016 - Espadon, la plate-forme pédagogique de l’université de Polynésie française, consacre une rubrique à l’initiation au reo tahiti. En accès libre jusqu'à présent pour les étudiants, cet espace compte pour l’heure six épisodes et vient d'être ouvert au grand public.       <br />
              <br />
       Depuis quelques mois, les enseignants-chercheurs en langues polynésiennes Mirose Paia, Goenda Reea et Jacques Vernaudon échafaudent un espace consacré à l’initiation au reo tahiti sur Espadon, la plate-forme pédagogique de l’université de Polynésie française (UPF). Pour l’instant l'offre s’articule autour de six épisodes pour un enseignement qui s'adresse principalement aux étudiants grands débutants désireux de s'initier à la langue tahitienne.        <br />
              <br />
       En 2016, cet espace d’initiation en ligne au tahitien est désormais complètement accessible au grand public. La plate-forme, spécialement ouverte via le site internet <a class="link" href="http://www.reotahiti.com">www.reotahiti.com</a>, et accessible moyennant la création d’un compte d’utilisateur, est opérationnelle depuis deux semaines. Elle offre notamment la possibilité aux internautes non-inscrits à l’UPF de faire les exercices d’application que comprend chaque leçon. L’accès total à Espadon est en effet réservé à l’usage exclusif des étudiants inscrits à l’université.        <br />
              <br />
       Voir aussi, sur Espadon : <a class="link" href="http://www.espadon.upf.pf/course/opened-courses.php">ICI</a>       <br />
              <br />
       <b>Les aventures de Paraita</b>       <br />
              <br />
       L’enseignement vise le niveau A1, le premier niveau du cadre européen commun de référence pour les langues (CECR), c'est-à-dire qu'il donne la possibilité d'acquérir la compétence de locution d'un utilisateur élémentaire qui peut communiquer de façon simple si l'interlocuteur parle lentement et distinctement et se montre coopératif. Ce cours privilégie l'approche communicationnelle et entraîne à la compréhension et à la production orale en tahitien.       <br />
              <br />
       L’initiative, imaginée par ce groupe d’enseignants fin 2014, a pris forme  dans le courant de l’année 2015 avec la mise en ligne progressive de leçons. Celles-ci s’appuient sur des situations de dialogue organisées en fonction d’un objectif grammatical et communicationnel. Elles relatent les péripéties administratives du quotidien d’un personnage imaginaire, Paraita. Les scénarios ont été imaginés avec le concours de John Mairai, auteur, metteur en scène, enseignant de ‘ōrero au Conservatoire.        <br />
              <br />
       Le contenu est mis en ligne progressivement par les trois enseignants en fonction de leur temps disponible. Ces leçons n’en demeurent pas moins d’un grand secours pour toute personne animée par l’intention de découvrir le reo tahiti.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.tahiti-infos.com/Un-site-grand-public-pour-s-initier-au-tahitien-en-ligne_a143462.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Papa'i na roto i te reo ma'ohi, rave'a maura'a i te ho'e toro'a</title>
   <updated>2016-01-22T05:19:00+01:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Papa-i-na-roto-i-te-reo-ma-ohi-rave-a-maura-a-i-te-ho-e-toro-a_a143427.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/8829766-13977033.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-01-22T05:15:00+01:00</published>
   <author><name>Nohaura Rurua</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/8829766-13977033.jpg?v=1453436354" alt="Papa'i na roto i te reo ma'ohi, rave'a maura'a i te ho'e toro'a" title="Papa'i na roto i te reo ma'ohi, rave'a maura'a i te ho'e toro'a" />
     </div>
     <div>
      <b>PAPEETE, le 21/01/2016 - Ua rahi o tatou e ma'imi ra i te ho'e 'ohipa, ia roa'a te tahi moni, no te fa'atama'a i te 'utuafare, no te ori haere, e rau noa atu a. Ia haere ana'e e farerei i te mau taiete, e tapiri mai ratou i te mau 'uputa ma te parau e « 'aita e 'ohipa ! ». I teie nei, na hea pa'i ia ?</b>       <br />
              <br />
       Te tahi rave'a : e mau mai i te mau toro'a e fa'a'ohipa te papa'i na roto i to tatou reo:       <br />
              <br />
       Teie ra, ia mau mai i teie mau toro'a, e titauhia e 'ite i te papa'i. Na mua roa ra, ia 'ite i te parau na roto i te reo. Te fifi ia e 'itehia ra ia fa'ao ana'e te mau taure'are'a i te fare ha'api'ira'a tuatoru no Outumaoro. Rahi o ratou, 'aita roa atu e papu noa a'e. Rahi ato'a ia te fa'aru'e i te ha'api'ira'a. Hau i te 20 matahiti i teie nei, te ha'amaura'ahia te ha'api'ira'a reo ma'ohi i te fare ha'api'ira'a tuatoru, te vai noa ra a teie fifi.       <br />
       Te ha'apapu nei o Sylvia Richaud, vahine papa'i puta e 'orometua ha'api'i reo ma'ohi, « Tei raro roa te faito o te mau piahi ia tae ana'e mai i te fare ha'api'ira'a tuatoru no Outumaoro, no te mea 'aita i tau'a noa a'e i te ha'api'ira'a i te fare ha'api'ira'a tuarua, 'aore ra ua ha'apuaihia te ha'api'ira'a reo farani e te tahi atu mau ha'api'ira'a, eiaha ra te ha'api'ira'a reo ma'ohi. Ia tae ana'e mai i o nei, i reira ratou e ha'apapu ai i ni'a i to ratou iho reo tumu. Tera ra te fifi, 'e'ere i 'o nei e ha'api'i ai ! I 'o nei e fa'ahotu ai ! »       <br />
              <br />
       'Aua'e maoti, rave rahi ato'a tei papu i te reo, ua mau mai ia ia ratou i te parau tu'ite DEUG, LICENCE e tae roa atu MASTER.       <br />
       Ua riro mai te rahira'a o te mau piahi matamua roa ei 'orometua ha'api'i reo ma'ohi i roto i te mau fare ha'api'ira'a tuarua no te fenua nei. I teie mahana, no teie toro'a, ua api e ua iti te mau parahira'a horo'ahia e te fa'aterera'a hau farani. Na hea ia ?       <br />
              <br />
       Te tahi toro'a e roa'a na roto i te papa'i ma te ha'afaufa'a i to tatou reo, te toro'a papa'i ve'a, papa'i puta, papa'i himene, papa'i pehepehe, papa'i 'a'amu...Mana'o-'ore-hia paha teie e tatou, no te mea e tano e parau, e mau toro'a 'api teie no tatou.       <br />
       Sylvia Richaud &quot;<span style="font-style:italic">E roa'a te 'ohipa ! Fa'aitoito i te papa'i ta na iho puta, ta na iho 'a'amu, ta na iho pehepehe ! A pia mai ! A fafa atu te mau taiete tera ta ratou tuha'a 'ohipa ! E papa'i ato'a to tatou parau ia 'itehia mai e to rapae, mai te ravehia ra e te mau maori, to Rapa Nui ! E 'itehia na te ao nei, e reo to tatou !</span>&quot;       <br />
              <br />
       No teie 'oro'a no te reo ma'ohi fa'anahohia i te fare ha'api'ira'a tuatoru no Outumaoro, e vauvau mai te mau piahi no te piha Toru, ta ratou mau papa'i. E papa'i i te tahi 'orero anei, i te tahi  pata'uta'u, i te tahi himene...e mau papa'i ana'e na roto i to ratou reo tumu.       <br />
              <br />
       Patuariki PAOFAI, licence Reo ma'ohi : &quot;Ua papa'i au i te ho'e pa'o'a-hivinau. 'E'ere roa atu i te mea 'ohie ! 'Aua'e no roto mai au i te ho'e pupu 'ori tahiti, ua 'ohie ia 'u i te papa'i, te tu'ura'a i te nota, i te pehepehe. Ua 'apo mai au te mau mana'o o te mau hoa piahi, te mau rauti o ta 'u pupu 'ori, e 'ohipa 'amui teie.&quot;       <br />
              <br />
       Tetaha MATAPO, licence Reo ma'ohi : &quot;Ua papa'i au i te ho'e 'orero ! 'E'ere i te mea 'ohie, ua potohia pa'i te taime tei horo'ahia mai! No Maupiti au, e metua pa'ari tei roto i to'u 'opu feti'i te mau nei i te mau parau pa'ari o to'u feti'i. Te papa'i nei 'o na. Hina'aro ato'a vau e papa'i mai ia na. Hina'aro vau e riro mai mai ia na, e papa'i no te ha'afaufaa i te 'a'au o to 'u fenua. Peneia'e e riro mai au ei vahine papa'i puta no Maupiti. 'Eiaha no te haru i te 'ite o te feia pa'ari, e tu'u atu ai ia ratou i te hiti ! No te fa'a'ite ra i te faufa'a e vai ra io 'u&quot;.       <br />
              <br />
       No te turu i teie mau taure'are'a, na tatou ia e tapapa atu i teie 'oro'a i te fare ha'api'ira'a tuatoru no 'Outumaoro. E ha'amata te reira i te hora hitu e te 'afa i te po'ipo'i e tae atu i te hora 11h30. E nehenehe paha ia e ti'aturi, na te papa'i e horo'a i te hia'ai i te u'i 'api, e parau na roto i to na reo tumu.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.tahiti-infos.com/Papa-i-na-roto-i-te-reo-ma-ohi-rave-a-maura-a-i-te-ho-e-toro-a_a143427.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Reo ma'ohi : "si on ne fait rien, dans une génération nous aurons affaire à une langue morte"</title>
   <updated>2015-09-10T03:56:00+02:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Reo-ma-ohi-si-on-ne-fait-rien-dans-une-generation-nous-aurons-affaire-a-une-langue-morte_a135875.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/8226710-12856224.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-09-08T00:18:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Pierre Viatge</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/8226710-12856224.jpg?v=1441482333" alt="Reo ma'ohi : "si on ne fait rien, dans une génération nous aurons affaire à une langue morte"" title="Reo ma'ohi : "si on ne fait rien, dans une génération nous aurons affaire à une langue morte"" />
     </div>
     <div>
      Si comme Goethe le pense &quot;<span style="font-style:italic">L’âme d’un peuple vit dans sa langue</span>&quot;, il est utile de s'interroger sur la vivacité de la transmission du reo ma’ohi dans la société tahitienne moderne, sur la place de cette langue et sur son avenir.        <br />
       Au cœur de cette réflexion : le rôle capital que doit jouer la relation intergénérationnelle, en famille. Entretien avec l'enseignant-chercheur en linguistique océanienne Jacques Vernaudon en guise d’introduction à l’exposé qu’il donne avec Mirose Paia, sur le thème &quot;<span style="font-style:italic">Langues polynésiennes et plurilinguisme : qu'avons-nous appris de dix ans d'enseignement expérimental en Polynésie française ?</span>&quot;, dans le cadre des Conférences pour tous de l’Université, à Outumaoro, jeudi 15 octobre à 18 h 15.       <br />
              <br />
       <b>Où en est la pratique du tahitien, aujourd’hui dans notre collectivité ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Jacques Vernaudon</b> : <span style="font-style:italic">Les données dont on dispose sont éparses. Lors du dernier recensement général de la population, en 2012 (ISPF, ndlr), dans la classe d’âge des 15 ans et plus, la proportion des personnes qui déclarent comprendre, parler, lire et écrire une langue polynésienne est de 69%.       <br />
       Evidement, c’est du déclaratif : à la question, les gens répondent oui ou non. Ils ne sont pas évalués. En habitant en Polynésie, on se rend bien compte que les langues polynésiennes sont en perte de vitesse. Et on peut supposer que cette donnée statistique correspond à une surestimation : les gens déclarent une compétence qu’ils n’ont pas forcément ; ou à un niveau qui n’est pas celui d’un locuteur qui parlerait parfaitement.</span>       <br />
       <span style="font-style:italic">Selon ce recensement de 2012, seule 23% de la population de Polynésie française âgée de 15 ans et plus déclare parler le tahitien en famille. Réciproquement, ils sont 70% à déclarer parler français dans ce même cadre familial. Sur les îles du Vent, 42% des personnes âgées de 70 à 79 ans, 23% des 40-49 ans et 11% des 15-19 ans déclarent une langue polynésienne comme étant &quot;la plus couramment parlée en famille&quot;, ce qui témoigne d’un étiolement de la pratique de la langue d’origine au cours des générations</span>.         <br />
              <br />
       <b>Quelle est, selon vous, la part de ceux qui parlent correctement ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Jacques Vernaudon</b> : <span style="font-style:italic">La question est de savoir à partir de quand quelqu’un parle-t-il correctement ou pas une langue. Une personne qui sait tenir une conversation minimale sur des sujets très familiers doit-elle être comptabilisée comme locuteur ? Ou bien faut-il être en mesure d’aborder des sujets complexes ? Les linguistes et psycholinguistes qui travaillent sur ces questions-là estiment qu’à partir du moment où l'on utilise quotidiennement une autre langue, même si le niveau n’est pas très élevé, on est déjà en situation de bilinguisme. Et je pense qu’à Tahiti cela représente une proportion relativement importante de la population. Même les plus jeunes – que l’on n’entend pas forcément parler – ont souvent une compétence en compréhension : si on ne leur a pas parlé et transmis la langue, ils ont souvent entendu leurs parents ou grands-parents parler dans des situations diverses de vie.        <br />
       Globalement, nous sommes en présence, aujourd’hui, de gens qui parlent et qui comprennent le tahitien – la génération la plus ancienne – ; de gens qui parlent peu parce qu’ils sont dans une forme d’insécurité linguistique ; et de gens – les plus jeunes – qui souvent comprennent mais ne se sentent pas armés pour parler</span>.       <br />
              <br />
       <b>Qu’est-ce qu’une telle situation nous laisse espérer quant à l’avenir du reo ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Jacques Vernaudon</b> : <span style="font-style:italic">Compte tenu du fait que la génération des plus jeunes ne sera pas en mesure de parler à ses propres enfants, cela nous conduit assez inexorablement à une rupture.        <br />
       Si on prend les échelles de l’Unesco au sujet de la vitalité des langues : au niveau de la transmission intergénérationnelle, on voit bien que la situation est critique ; concernant le critère de l’utilisation de la langue dans l’espace public, les espaces de la vie quotidienne où l'on parle tahitien se réduisent. Déjà, à l’aune de ces deux critères, selon la grille de l’Unesco, les langues polynésiennes sont en danger.</span>       <br />
              <br />
       <b>En danger, ça veut dire quoi pour une langue ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Jacques Vernaudon</b> : <span style="font-style:italic">Que dans une génération, nous aurons des jeunes gens qui ne seront plus ni en situation de parler, ni de comprendre : si on ne fait rien, dans une génération nous aurons affaire à une langue morte.       <br />
       De rares personnes continueront à parler, mais il s’agira d’une élite éduquée. Et la situation sera profondément injuste parce que les classes populaires, qui normalement sont les porteurs historiques de la langue, auront perdu ce capital. Au profit de quoi ? D’un français qui n’est même pas le français standard. Je ne jette pas l’opprobre sur le français local. Mais il se trouve que ce français-là n’est malheureusement pas celui qui permet d’obtenir des diplômes et accéder à un emploi</span>.        <br />
              <br />
       <b>N’est-ce pas paradoxal d’observer ce phénomène alors que tout le monde s’entend sur l’importance culturelle, patrimoniale, sociétale de la langue tahitienne ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Jacques Vernaudon</b> : <span style="font-style:italic">On est face à deux mouvements contradictoires – nous avons d’ailleurs écrit, avec ma collègue Mirose Paia, un article sur le sujet, sous le titre</span> &quot;Le tahitien, plus de prestige moins de locuteurs&quot;. <span style="font-style:italic">La reconnaissance sociale de la langue s’est accrue sans cesse depuis une quarantaine d’années. Quand on demande aux parents s’il est important d’enseigner le tahitien, 97% répondent que cela est</span> &quot;important&quot; <span style="font-style:italic">voire</span> &quot;très important&quot;.        <br />
       <span style="font-style:italic">Paradoxalement, en même temps de moins en moins d’adultes pratiquent cette langue avec leurs enfants.        <br />
       Je pense que deux idées viennent perturber la transmission du tahitien. Une première est que, depuis les années 60, la langue de la réussite, c’est le français. (…) La deuxième – que j’appellerais l’idéologie monolingue – est la croyance selon laquelle un enfant ne pourrait apprendre qu’une seule langue à la fois. Et face au choix, on opte naturellement pour le français.       <br />
       Ce que nous dit la littérature scientifique à propos du plurilinguisme, c’est qu’un enfant peut très précocement être exposé à plusieurs langues et les apprendre parfaitement. Il n’y a pas à choisir en somme. Les enfants sont parfaitement équipés pour recevoir plusieurs langues. Et c’est même souhaitable, pour leur développement cognitif.</span>       <br />
              <br />
       <b>Comment inverse-t-on une tendance lourde comme celle qui porte le tahitien vers sa disparition ? </b>       <br />
              <br />
       <b>Jacques Vernaudon</b> : <span style="font-style:italic">Il faut informer. Les parents doivent savoir quels sont les bons usages linguistiques en famille. C’est un enjeu sociétal d’ensemble. On a souvent fait peser ces questions-là sur les épaules de l’école. C’est vrai qu’elle a un rôle important à jouer, ne serait-ce que parce que c’est elle qui historiquement a véhiculé le principe du monolinguisme. Mais l’école ne peut pas tout. La transmission des langues passe aussi et surtout par l’engagement des familles. J’entends bien évidemment l’engagement de celles qui disposent encore du capital linguistique (…). Et il y en a. Mais encore faut-il que la société soit convaincue de ce choix-là. C’est vrai que le tableau que l’on dresse pourrait paraître sombre ; mais j’insiste sur le fait qu’aujourd’hui en Polynésie française, de nombreux adultes sont en mesure de parler aux enfants une langue polynésienne, parce qu’ils ont le capital linguistique.</span>       <br />
              <br />
       <b>Comment se situe-t-on, sur cette question de la langue, par rapport aux autres collectivités polynésiennes du Pacifique ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Jacques Vernaudon</b> : <span style="font-style:italic">Aujourd’hui, en Nouvelle Zélande, le nombre de locuteurs du maori est de l’ordre de 4% sur la population globale, et c’est à peu près la même chose à Hawaii. La situation des langues en Polynésie française (il y en a sept différentes) est globalement moins dégradée. Ce n’est pas une raison de se satisfaire : on est aussi sur une pente descendante.       <br />
       C’est aujourd’hui que nous devons décider si nous voulons que demain la population soit monolingue et ne parle que péniblement une autre langue comme l’anglais, apprise tardivement, ou si l’on fait le choix stratégique de transmettre nos langues à nos enfants. (…) </span>       <br />
              <br />
       <b>Quel intérêt en tire la collectivité ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Jacques Vernaudon</b> : <span style="font-style:italic">Le plus immédiat est l’intérêt patrimonial. Il s’agit d’un capital culturel. Les principaux éléments de la culture sont véhiculés par le biais de la langue. Et j’insiste sur cet aspect patrimonial : il dépasse le simple ensemble polynésien. Les langues polynésiennes sont rattachées à l’ensemble linguistique austronésien qui prend lui-même ses racines en Asie du Sud-Est et qui s’étend jusqu’aux confins du Pacifique. Au plan des ramifications culturelles, c’est tout un univers.        <br />
       Ensuite, il y une dimension identitaire dans la mesure où, appendre et parler une langue, c’est marquer son appartenance à une communauté. Lorsqu’on interroge les enfants qui ne savent pas parler le tahitien, ils reconnaissent volontiers pourtant que c’est leur langue. Et cette valeur identitaire ne doit pas être négligée : les gens déracinés sont des gens malheureux.       <br />
       Le troisième critère, dont peu de gens parlent aujourd’hui, c’est le critère cognitif : parler deux ou trois langues précocement rend les enfants bilingues ou trilingues plus performants pour certaines tâches que s’ils étaient juste monolingues : ils sont plus aptes à apprendre de nouvelles langues ; leur surentrainement à gérer de l’information, du fait de leur plurilinguisme, leur donne des compétences accrues en matière d’attention sélective, notamment... Donc oui, les enfants bilingues en tirent un vrai bénéfice affectif, social, culturel et intellectuel.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.tahiti-infos.com/Reo-ma-ohi-si-on-ne-fait-rien-dans-une-generation-nous-aurons-affaire-a-une-langue-morte_a135875.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Pourquoi le Triangle polynésien est... une pieuvre</title>
   <updated>2018-10-03T19:49:00+02:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Pourquoi-le-Triangle-polynesien-est-une-pieuvre_a135121.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/8183731-12778840.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-08-26T03:20:00+02:00</published>
   <author><name>Jacques Franc de Ferrière</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/8183731-12778840.jpg?v=1440555721" alt="Pourquoi le Triangle polynésien est... une pieuvre" title="Pourquoi le Triangle polynésien est... une pieuvre" />
     </div>
     <div>
      PAPEETE, le 25 aout 2015 - <b>La pieuvre, fe'e, feke, heke ou 'eke dans les langues du Triangle polynésien, est bien plus qu'un simple fruit de mer dans la culture de nos archipels. C'est le symbole du lien qui unit toutes les îles entre elles, et ce lien apparait dans nos langues aux endroits les plus surprenants.</b>       <br />
              <br />
       Edgar Tetahiotupa est instituteur de formation, docteur en anthropologie, expert en langues polynésiennes à la DGEE et auteur de livres et d'articles de référence sur le sens des mots polynésiens et les symboles qu'ils renferment. Cet article est inspiré de son travail publié dans le livre <span style="font-style:italic">&quot;au gré des vents et des courants, l’histoire surprenante d’une anguille&quot;.</span> Mais au lieu de parler de l'anguille, nous nous attardons sur la pieuvre, te <span style="font-style:italic">fe'e.</span> Cet animal gluant, et donc glissant, qui s'échappe facilement quand on essaye de le capturer mais qui peut s'attacher très fortement, était l'un des emblèmes de la navigation aux temps anciens. La pieuvre est aussi le plus important animal cité <a class="link" href="https://www.tahiti-infos.com/Legende-de-la-creation-du-monde-par-Ta-aroa_a148919.html">dans le mythe polynésien de la création du monde.</a>       <br />
              <br />
       <b>LA PIEUVRE EST UNE PIROGUE</b>       <br />
              <br />
       Chez les Polynésiens la mer n’a jamais été un obstacle. Terre et mer sont un continuum, grâce à la pirogue qui servait à relier les îles. Et c'est la pieuvre qui fut utilisée pour symboliser ce lien. Une pieuvre se dit <span style="font-style:italic">fe’e</span> en tahitien, <span style="font-style:italic">feke</span> ou <span style="font-style:italic">heke</span> en marquisien, et enfin <span style="font-style:italic">’eke</span> en langue des îles Cook et en pa’umotu. Mais les mots polynésiens ont souvent un sens symbolique bien plus profond que leur simple usage courant, et la pieuvre va se retrouver dans la pirogue et dans le voyage qui unit les îles.       <br />
              <br />
       D'abord le lien le plus évident : la pieuvre est un vaisseau, un navire. C'est ainsi que <span style="font-style:italic">’eke</span> se retrouve dans <span style="font-style:italic">eke</span> (sans la glottale), utilisé comme synonyme de <span style="font-style:italic">haveke.</span> Et <span style="font-style:italic">eke / haveke</span> est une pirogue, comme en témoignait déjà le linguiste américain F. Stimson dans les années 1930. <span style="font-style:italic">&quot;Haveke : petite pirogue transportant une ou quelques personnes, utilisée pour la pêche, pour des activités quotidiennes.&quot;</span> Les travaux de ce linguiste sont largement utilisés dans le reste de cet article.       <br />
              <br />
       <b>LA PIEUVRE EST UN VOYAGE EN MER</b>       <br />
              <br />
       En marquisien <span style="font-style:italic">heke</span> est donc le poulpe, mais est aussi le verbe &quot;glisser&quot;, dans le sens d'un déplacement facile : aller du haut d'une vallée en direction du rivage, naviguer en mer vent arrière ou en suivant les courants, étant entendu que la plupart du temps c’est un courant et un vent d’Est.       <br />
              <br />
       En pa’umotu, on trouve des définitions identiques : se rendre dans un village qui se trouve à l’ouest, c’est <span style="font-style:italic">heke,</span> c’est-à-dire descendre <span style="font-style:italic">(haere ki raro).</span> Les îles Tenararo, Maruteararo, Amanuraro sont d'ailleurs des îles qui se trouvent <span style="font-style:italic">i raro</span>, donc en bas (à l'Ouest). Elles s'opposent à Tenarunga, Marutearunga et Amanurunga qui se trouvent <span style="font-style:italic">i runga,</span> en haut (donc à l’Est).Dans cette même langue, <span style="font-style:italic">hakaheke,</span> c’est aller en bateau, émigrer, mettre la voile, ou être porté par le vent. <span style="font-style:italic">Hekeheke</span> ou <span style="font-style:italic">paheke,</span> c’est naviguer vent arrière.       <br />
              <br />
       <b>LA PIEUVRE EST LE LIEN ENTRE LES POLYNÉSIENS</b>       <br />
              <br />
       La pieuvre est donc la pirogue et le voyage, dans le sens où ils servent de lien entre les îles. Elle représente ces expéditions commerciales ou diplomatiques qui profitent d'un vent favorable, ou ces grandes migrations à la recherche d'une nouvelle terre. Une relation à longue distance là encore révélée dans le sens des mots.       <br />
               <br />
       Les tentacules du poulpe se disent <span style="font-style:italic">aveave,</span> ils sont au nombre de huit. Ils symbolisent le lien, rendu par <span style="font-style:italic">ave</span> (filament). Les huit tentacules de la pieuvre sont les huit itinéraires qui permettent de relier toutes les îles de la Polynésie à Taputapuatea, à Raiatea. Cette idée se retrouve aussi dans le terme <span style="font-style:italic">ava</span> qui désigne une passe ou un passage, et <span style="font-style:italic">ara</span> qui signifie chemin, voie. <span style="font-style:italic">Ava</span> ou <span style="font-style:italic">ara</span> sont les voies navigables symbolisées par les tentacules du poulpe.       <br />
               <br />
       Mais ça va encore plus loin, puisque la pieuvre/pirogue se dit aussi <span style="font-style:italic">kanoe</span> en pa’umotu. Il semble donc y avoir une proximité linguistique avec canoë en français ou <span style="font-style:italic">canoe</span> en anglais, alors que les mots européens ont été empruntés à une langue amérindienne des Antilles. L'origine de cette connexion entre les océans Pacifique et Atlantique se perd dans les limbes des origines sémantiques des mots, mais dans ce cas comme dans tant d'autres, la langue nous donne un indice sur les liens qui existaient sans doute entre ces grands navigateurs qu'étaient nos ancêtres et tous les autres peuples du Pacifique. Jusqu'aux Indiens d'Amérique, pourtant situés tout en haut (donc à l'Est, si vous avez bien suivi) de la Pieuvre polynésienne.       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/8183731-12778845.jpg?v=1440555938" alt="Pourquoi le Triangle polynésien est... une pieuvre" title="Pourquoi le Triangle polynésien est... une pieuvre" />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;au gré des vents et des courants, l’histoire surprenante d’une anguille&quot;</b>       <br />
       Le livre d'Edgar Tetahiotupa aborde ces concepts plus en profondeurs et avec bien plus de rigueur académique que les interprétations que nous en faisons. Il est disponible dans toutes les librairies de Polynésie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.tahiti-infos.com/Pourquoi-le-Triangle-polynesien-est-une-pieuvre_a135121.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>2000 mots traduits en 20 langues de Polynésie française</title>
   <updated>2015-02-26T04:21:00+01:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/2000-mots-traduits-en-20-langues-de-Polynesie-francaise_a121863.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/7507442-11576975.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-02-26T03:08:00+01:00</published>
   <author><name>Jacques Franc de Ferrière</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/7507442-11576973.jpg?v=1424917431" alt="2000 mots traduits en 20 langues de Polynésie française" title="2000 mots traduits en 20 langues de Polynésie française" />
     </div>
     <div>
      PAPEETE, le 25 février 2015 - <b>C'est la plus grande étude jamais réalisée sur les langues et dialectes de Polynésie française, et elle est publiée gratuitement pour tous en un &quot;Atlas linguistique de la Polynésie française&quot;. L'un des deux scientifiques qui l'a réalisé, Alexandre François, en présentera les principaux résultats et répondra aux questions du public ce jeudi soir à l'Université, à l'occasion d'une conférence publique.</b>       <br />
              <br />
       C'est un travail monumental de 10 ans qui a été résumé en un atlas de 2560 pages, dont 2253 cartes. Les linguistes, étudiants en langues, enseignants, ou simples curieux des langues de nos cinq archipels <a class="link" href="https://www.dropbox.com/s/kt45dchh3scu52a/Charpentier-Francois_2015_Atlas-Linguistique-de-Polynesie-Francaise.pdf?dl=1">peuvent le télécharger gratuitement</a> (260 Mo) sur le site de l'Université de la Polynésie française, <a class="link" href="http://www.upf.pf/">upf.pf</a>. L'un des deux auteurs le présentera également demain (jeudi) soir à l'Université lors d'une conférence Savoir pour tous, à 18h15 en amphi A1.       <br />
              <br />
       Un travail académique qui a demandé une exploration sur le terrain de plusieurs années. 20 &quot;points de référence&quot; ont été choisis dans toute la Polynésie, chacun représentant une variation différente d'une des sept langues de notre territoire (sans inclure le français). Jean-Michel Charpentier s'est ensuite rendu plusieurs semaines sur chaque île pour y trouver les locuteurs de ces langues, parfois uniquement connues des anciens du village, et a créé 20 dictionnaires de 2253 mots.       <br />
              <br />
       Après la mort de Jean-Michel Charpentier, son collègue et ami le docteur Alexandre François, chercheur au laboratoire LACITO du CNRS (le seul organisme français spécialisé dans l'étude des langues océaniennes) a effectué le traitement des données brutes et l'élaboration de toutes les cartes de l'Atlas.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/7507442-11577022.jpg?v=1424918832" alt="2000 mots traduits en 20 langues de Polynésie française" title="2000 mots traduits en 20 langues de Polynésie française" />
     </div>
     <div>
      Il y a ainsi une carte représentant tous les mots désignant la &quot;pirogue&quot; à travers la Polynésie (&quot;va'a&quot; à Tahiti, &quot;kamia&quot; à Rapa, &quot;vaka&quot; ou &quot;haveke&quot; en pa'umotu, &quot;kurukuru&quot; à Tematangi, &quot;poti&quot; à Rurutu…), une autre pour le chien, le dos de la tortue, zigzaguer…       <br />
              <br />
       <b>Donner leurs lettres de noblesse aux langues polynésiennes</b>       <br />
              <br />
       Le docteur François explique que les différences entre les langues polynésiennes ne sont pas fondamentales au niveau de la grammaire, et reposent surtout sur le vocabulaire. Ce qui explique d'ailleurs pourquoi il est relativement simple d'apprendre d'autres langues polynésiennes lorsqu'on en connait déjà une, et montre l'intérêt de constituer ces dictionnaires géographiques.       <br />
              <br />
       Il nous explique aussi à quoi sert cet énorme travail :       <br />
       - Socialement, il s'agit de donner conscience à tous de la très grande diversité de ces langues, aujourd'hui en danger. Ainsi, les professeurs des écoles <span style="font-style:italic">&quot;pourraient utiliser des cartes pour montrer aux enfants la diversité des langues du territoire, par exemple en utilisant la carte montrant comment dire poisson dans toutes les langues.&quot; Ce travail va donner des arguments à ceux qui essaient de défendre ces langues, et permet &quot;de leur donner leurs lettres de noblesse.&quot;</span>       <br />
       - Les données collectées concernent certaines langues jamais documentées, comme celles des Australes. Elles pourront servir à compléter des dictionnaires existants, et même à créer des dictionnaires pour ceux de ces 20 dialectes qui n'en ont pas.       <br />
       - Enfin pour les linguistes, <span style="font-style:italic">&quot;ça nous permet d'ancrer les langues dans leur géographie et de voir quels sont les ensembles qui émergent. Par exemple dans les cartes, pour le &quot;squelette&quot; c'est &quot;ivi&quot; un peu partout, mais aux Tuamotu ils ont la forme ancienne, &quot;kēiŋa&quot;. On voit très bien se dessiner un paysage des langues et donc des peuples et des communautés historiques. On voit par exemple que les innombrables atolls des Tuamotu ont toujours formé une sorte de réseau social qui au fil des siècles a continué à communiquer les uns avec les autres.&quot;</span>       <br />
              <br />
       Parmi les nombreux enseignements à retirer de ces 2253 cartes, Alexandre François nous offre plusieurs illustrations :       <br />
       - On sent l'expansion du tahitien depuis les Pomare (voir encadré), qui continue aujourd'hui <span style="font-style:italic">&quot;mais est elle-même menacée par l'extension du français, mais c'est un autre sujet&quot;.</span>       <br />
       - <span style="font-style:italic">&quot;On parle souvent des liens entre les Marquises et Mangareva, qui sont très éloignées. Il n'y a pas forcément de lien linguistique, mais il y a des liens d'autres natures apportés par les missionnaires catholiques et français qui font qu'il y a cette communauté qui existe, et qui apparait dans les cartes.&quot;</span>       <br />
       - Les Marquises ont une langue bien distincte, avec tout de même deux variations bien identifiables : le marquisien du nord et celui du sud. Parfois la différence est sur la prononciation (la maison : &quot;ha'e&quot; au nord et &quot;fa'e&quot; au sud), ou parfois ce sont deux mots différents, par exemple une personne débauchée sera &quot;mako&quot; au nord et &quot;he'e&quot; ou &quot;vovo&quot; au sud.       <br />
       - Les Tuamotu ont beaucoup gardé la forme ancienne des mots, et leur langue est plus proche de la langue proto-polynésienne <span style="font-style:italic">&quot;du point de vue de la prononciation, même si elle est souvent innovante sur le vocabulaire. Mais c'est la langue qui ressemblera le plus aux autres langues du Triangle polynésien.&quot;</span>       <br />
       - L'Atlas donne aussi des indices sur les anciens liens entre les communautés, et même les différentes phases de peuplement de la Polynésie.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/7507442-11576974.jpg?v=1424917775" alt="2000 mots traduits en 20 langues de Polynésie française" title="2000 mots traduits en 20 langues de Polynésie française" />
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     <div>
      <b>La domination du tahitien</b>       <br />
              <br />
       Si c'est le français qui représente le plus grand danger pour toutes les langues polynésiennes, le tahitien est tout de même en forte progression géographique à travers la Polynésie française. La langue des Pomare ne se contente plus de sa domination sur toutes les îles de la Société (à part Maupiti qui conserve ses différences), mais envahit maintenant les Australes et les Tuamotu-Ouest à la faveur des échanges de travailleurs et des écoliers en pension.       <br />
              <br />
       Les cartes de l'Atlas montrent bien que deux langues ont déjà été éliminées par l'avancée du &quot;reo tahiti&quot; : celle de Rangiroa et Tikehau (le &quot;mihiroa&quot;) et celle de Tubuai (le &quot;Tupua'i&quot;). Les langues de Takaroa, Makemo, Maupiti, etc., se font progressivement grignoter.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Unité et variété</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/7507442-11576975.jpg?v=1424917947" alt="2000 mots traduits en 20 langues de Polynésie française" title="2000 mots traduits en 20 langues de Polynésie française" />
     </div>
     <div>
      <b>Les mots partagés par tous les polynésiens sont souvent empruntés</b>       <br />
              <br />
       Les cartes montrent quels mots sont partagés dans tous les archipels. Ainsi, &quot;himene&quot; veut dire &quot;chant&quot; partout sur le Territoire, ce qui laisse penser qu'il pourrait (peut-être) s'agir d'un emprunt au latin &quot;hymnus&quot; (chant) ou à l'anglais &quot;hymn&quot;. Car les mots partout identiques sont généralement empruntés aux premiers explorateurs, marchands et évangélistes occidentaux. Un autre exemple : &quot;etene&quot; (du grec &quot;ethne&quot;, les peuples) qui veut dire &quot;païen&quot;.       <br />
              <br />
       On y voit aussi les influences concurrentes du français et de l'anglais, avec par exemple le mot pour &quot;cuillère&quot; qui se dit &quot;kuiera&quot; ou directement &quot;kuier&quot; aux Marquises et &quot;kuiere&quot; à Mangareva, les îles où le premier contact a été catholique et français. Les autres archipels, eux, favorisent &quot;punu tāipu&quot;, de l'anglais &quot;spoon&quot;. De même, &quot;paretenia&quot; est le mot signifiant &quot;nonne&quot; presque partout en Polynésie (du grec &quot;parthenia&quot; pour virginité), sauf aux Marquises et aux Gambier où elles sont appelées &quot;virikine&quot; (de &quot;virginem&quot; en latin).       <br />
              <br />
       <b>7 façons de dire &quot;chien&quot;</b>       <br />
              <br />
       D'autres mots sont au contraire très divers, ce qui illustre bien comment ils naissent et se répandent dans une langue. Ainsi, un &quot;chien&quot; se dit &quot;'ūri&quot; à Tahiti ; &quot;pore&quot;, &quot;'ūgi&quot; ou &quot;kuri&quot; aux Australes ; &quot;ŋaike&quot; et &quot;ŋāeke&quot;, avec des variations d'intonation, aux Tuamotu ; &quot;kuri&quot; ou &quot;kani&quot; aux Gambier ; &quot;peto&quot; ou &quot;nuhe&quot; aux Marquises…       <br />
              <br />
       D'autres exemples montrent que certaines langues ont un grand nombre de variations entre les îles. Par exemple pour dire &quot;homme charmant&quot;, les Pa'umotu ont une dizaine de mots différents, avec des sens plus ou moins péjoratifs et qui changent à chaque île, de &quot;hāviti&quot; à &quot;viru viru&quot; en passant par &quot;akiaki&quot; et &quot;ikeike&quot; jusqu'aux plus simples &quot;viru tamatika&quot; ou &quot;tamariki viru&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.tahiti-infos.com/2000-mots-traduits-en-20-langues-de-Polynesie-francaise_a121863.html" />
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   <title>Ces mots qui viennent de loin : du tahitien dans le français, ah bon ?</title>
   <updated>2014-09-16T21:30:00+02:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Ces-mots-qui-viennent-de-loin-du-tahitien-dans-le-francais-ah-bon_a109633.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/6989522-10689413.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-09-16T01:35:00+02:00</published>
   <author><name>TP</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/6989522-10689413.jpg?v=1410828007" alt="Ces mots qui viennent de loin : du tahitien dans le français, ah bon ?" title="Ces mots qui viennent de loin : du tahitien dans le français, ah bon ?" />
     </div>
     <div>
      PAPEETE, le 15 septembre 20014 - Depuis plusieurs décennies, la langue tahitienne ou du moins certains mots largement utilisés par les habitants mais aussi les étrangers de passage, ont réussi à figurer dans l’encyclopédie « Larousse » et dans un grand nombre de revues mondiales.       <br />
               <br />
       Il y a quelques jours à peine, une internaute partageait sur sa page personnelle Facebook une photo d’une page du dictionnaire en question, avec une mention spéciale pour le mot « <span style="font-style:italic">fiu</span> ». Celui-ci est certainement, après  l’expression «<span style="font-style:italic"> ê pe’i !</span> » (écriture non conforme mais plus facile à comprendre),  traduit par  « <span style="font-style:italic">eh oui alors !</span>»,  le mot le plus utilisé.       <br />
              <br />
       Le dictionnaire populaire qui a placé notre « <span style="font-style:italic">fiu</span> » local (maintenant devenu  « national ») entre les mots « Fitness » et l’acronyme « F.I.V », définit fort bien de la manière suivante : « <span style="font-style:italic">FIU (fju) adj.inv. (mot polynésien). Être fiu (Polynésie), être en proie à une grande lassitude ; en avoir assez. </span>» Si cela a eu pour effet d’en impressionner certains, ou d’en étonner d’autres, l’utilisation des mots d’origine tahitienne ne date pas d’aujourd’hui.       <br />
              <br />
       A la page 119 du livre « Tahiti, regards intérieurs » écrit par les auteurs Elise Huffer et Bruno Saura, édité en 2006, il est expliqué que : « <span style="font-style:italic">…A cet effet, les mots comme tiaré (plante de Tahiti…), monoï (huile parfumée d’origine tahitienne), vahiné (femme de Tahiti…), paréo (vêtement traditionnel tahitien…), faré (maison traditionnelle)…sont entrés dans le dictionnaire  Larousse …</span> » Pour les retrouver, il suffit de chercher.       <br />
              <br />
       Des mots plus anciens tels que tabou ou encore tatou sont parmi les premiers mots à avoir été utilisés dans certaines conversations ou écrits publics, selon certains spécialistes des langues vernaculaires,  vers le 18ème siècle, en Europe comme en Angleterre. Une pensée soutenue par le site Wikipédia. Avant de donner le sens du mot en question, le site donne une indication de l’époque où a il a été employé :« <span style="font-style:italic">Tabou est un mot que l'on retrouve dans toutes les langues polynésiennes sous la forme tapu1, kapu2... Il fut popularisé en Europe par James Cook au retour de sa première circumnavigation durant laquelle il séjourna à Tahiti. Il désigne, dans la littérature ethnologique, une prohibition à caractère sacré dont la transgression est susceptible d'entraîner un châtiment surnaturel3. En tahitien entre autres, le contraire de tabou se dit noa, ce qui est ordinaire, accessible à tous. </span>»       <br />
              <br />
       Les mots «<span style="font-style:italic"> paréo </span>» et « <span style="font-style:italic">vahiné</span> » font désormais partie du langage quotidien. « <span style="font-style:italic">Fiu </span>» suit le même chemin et peut-être que dans quelques années, un auvergnat s’écriera à l’issue d’une bonne journée de dur labeur : « <span style="font-style:italic">Eh bé… j’suis fiu, j’vais boire un p’tit coup !</span> ».       <br />
              <br />
       TP       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/6989522-10689424.jpg?v=1410828391" alt="Ces mots qui viennent de loin : du tahitien dans le français, ah bon ?" title="Ces mots qui viennent de loin : du tahitien dans le français, ah bon ?" />
     </div>
     <div>
      <b>Te ta’o Tahiti i roto i te reo farāni, nō te āha ‘aita ?</b>       <br />
              <br />
       Te ō marū noa ra tā tātou mau ta’o i roto i te reo farāni. E ‘ere i te mea maoro, ‘ua fa’a’ite hia mai hō’ē ‘api no te fa’atoro parau ra o Larousse. ‘Inaha, ‘ua nēne’i hia te ta’o ra « Fiu » e mātaro maita’i hia e tātou. ‘Ua tātara hia i tō na aura’a ia au i tā tātou hi’ora’a. O te reira mau ihoa, ‘aita i huri hia i tō na aura’a mau.       <br />
              <br />
       Teie ra, ‘e ‘ere a tahi ra te mau ta’o Tahiti e fa’ahiti hia e na vētahi ma. ‘Ua tupu a’e na teie ‘ohipa i te tenetere 18 i ma’iri. I te tau i ta’ahi mai te ‘āvae o Cook iō tātou nei. I te ha’apāpūra’a a te tahua natirara Wikipédia, te hiti mai ra te parau nō te ta’o « Tapu », te nā’ō hia ra «<span style="font-style:italic">‘ua ha’amata te ta’ata i te ‘āparau i teie ta’o i te ho’i ra’a atu o te tāpena ra Cook tāne mai i Tahiti  nei. </span>»       <br />
              <br />
       Te ha’amana’o paha ra tetahi o tātou i teie hoho’a i pata hia e Murnau tāne, o « <span style="font-style:italic">Tabu</span> ». ‘Ua tāviri hia teie hoho’a i te mau matahiti 1920. I taua taime ra, ‘ua fa’aro’o a’e na hia teie ta’o pūai mau. Na reira ato’a nō te ta’o « Tatau » o te mau pāpa’a e pāpa’i « <span style="font-style:italic">tatou</span> », ‘ua hiti a’e na tō na parau a te mau tāpena maritē, peretāne ‘e farāni o tei fano atu i te mau pae Henua Enana ma.        <br />
              <br />
       Ta’a noatu te reira, rau ta’o teienei o tē fa’a’ohipa hia nei e te mau ta’ata nō rāpae mai. Teie tetahi mau hi’ora’a : vahine, fare, mono’i a ore ra Pāreo. Pēnei a’e, i te hō’ē ā mahana, e riro paha i te ta’o ra « <span style="font-style:italic">Fiu</span> » i te parau haere noa hia i te fenua Farāni, na te tau te reira e ha’apāpū mai.       <br />
               <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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