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 <title>TAHITI INFOS, les informations de Tahiti</title>
 <subtitle><![CDATA[Le journal d'informations et d'actualités de la Polynésie française. Les nouvelles de Tahiti et ses îles, un agenda, des petites annonces, des commentaires, des vidéos, un forum et un regard sur l'actualité du Pacifique, de la métropole du monde. Egalement une partie magazine: environnement, santé, people, nouvelles-technologies, et insolites. ]]></subtitle>
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 <updated>2026-09-09T15:39:58+02:00</updated>
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   <title>Pression sur les baleines, espoir pour les dauphins</title>
   <updated>2021-11-02T06:39:00+01:00</updated>
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   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
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   <published>2021-11-02T06:30:00+01:00</published>
   <author><name>Delphine Barrais</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/59968764-43962636.jpg?v=1635832442" alt="Pression sur les baleines, espoir pour les dauphins" title="Pression sur les baleines, espoir pour les dauphins" />
     </div>
     <div>
      <b>TAHITI, le 1er novembre 2021 - Pour les baleines, la saison ne se termine pas comme elle avait commencé. Avec le confinement, elles ont connu un calme rare. Les excursionnistes, dès la reprise de leur activité ont mis les bouchées double. En parallèle, une bonne nouvelle est arrivée pour les dauphins. Leur captivité en delphinarium devrait prendre fin d’ici 5 ans en métropole.</b>       <br />
              <br />
       Pendant le confinement des observations &quot;surprenantes&quot; ont pu être faites. Les baleines, au calme, ont changé leur comportement. La docteure en biologie Agnès Benet, fondatrice de Mata Tohora, rapporte : &quot;<span style="font-style:italic">Des personnes nous ont contacté car elles entendaient les baleines ‘gémir’ très près du récif ou dans les baies à Tahiti et à Moorea. Lorsque nous nous rendions sur place, nous constations qu’elles étaient en train de mettre bas !</span>&quot;        <br />
              <br />
       Sans dérangement, les baleines ont retrouvé un comportement naturel, elles se sont rapprochées des récifs, se sont mises à l’abri des prédateurs dans les baies et les lagons pour les mises bas. C’est ce qui est observé régulièrement chaque année dans les zones peu habitées comme aux Tuamotu par exemple. Par conséquent, ce n’est pas extraordinaire en soit, c’est même ce qui devrait arriver chaque année y compris à Tahiti et Moorea. Les baleines ont également eu un comportement de repos près des côtes à Tahiti et à Moorea, &quot;<span style="font-style:italic">ce que l’on ne voyait plus depuis plusieurs années malheureusement</span>&quot;.        <br />
              <br />
       Le réseau d’observateurs de l’association Mata Tohora postés sur leur terrasse faute de pouvoir sortir ont fait des descriptions précises et précieuses de ces comportements. Ils ont constaté des différences avec les années précédentes. Cette année, quand elles étaient tranquilles, les baleines sont restées le plus souvent au repos, statiques à la surface plusieurs jours de suite ; ce qui devrait être toujours le cas puisqu’elles ne se nourrissent pas en Polynésie et évitent d’être confrontées aux prédateurs du large.        <br />
              <br />
       &quot;<span style="font-style:italic">Les règles d’approche et notamment les distances d’observations (100 m minimum) et la vitesse des déplacements (3 nœuds) dans un rayon de 300 mètres ont été mises en place pour favoriser ce comportement de repos et limiter le dérangement au maximum</span>&quot;, rappelle Agnès Benet. Malgré la mise en place de ces règles, en dehors de la période de confinement, &quot;<span style="font-style:italic">force est de constater que sur la côte Ouest de Tahiti et tout autour de Moorea, rares sont les moments où les baleines peuvent se reposer</span>&quot;. Selon une étude publiée en 2020, réalisée par Agnes Benet pour la Diren, elles sont 30 min, en moyenne, au repos entre 6 heures et 18 heures.        <br />
              <br />
       Pour ces mammifères, la fin de saison est éprouvante. Des observations de regroupement de bateaux ont été faites. &quot;<span style="font-style:italic">Mais nous ne pouvons plus être derrière chaque bateau</span>&quot;, regrette Agnès Benet. D’autres projets la préoccupent. Elle en appelle au Pays pour faire respecter le code de l’environnement et limiter le nombre de bateaux de whale watching et le nombre d’autorisations pour les activités professionnelles.        <br />
              <br />
       <b>Les dauphins captifs bientôt libres</b>       <br />
              <br />
       Un texte de loi métropolitain devrait interdire la captivité des grands dauphins (Tursiops truncatus) d'ici 5 ans et &quot;<span style="font-style:italic">nous sommes très heureux d'avoir été entendus</span>&quot;, dit Agnès Benet. Bénévole, elle est la référente scientifique de l’association C’est Assez ! qui s’est battue pour libérer les dauphins. Le combat est notamment porté par la présidente de C’est Assez !, Christine Grandjean, depuis au moins 6 ans. <span style="font-style:italic">&quot;J’y travaille moi-même depuis plus d’un an. Nous avons uni nos forces et nos compétences pour que ce projet de loi voit le jour. Nous avons eu des réunions avec le ministère de l’écologie à Paris, j’ai eu des échanges avec des députés et journalistes. Mon rôle ? démontrer les arguments scientifiques solides du problème de la captivité des dauphins et définir les paramètres biologiques pour favoriser la création d’un sanctuaire en mer.</span>&quot; Ce projet est lourd, les pressions sont grandes. Rien n’était gagné d’avance, au contraire.        <br />
              <br />
       Le Sénat, le 30 septembre dernier, a rejeté la Loi et ne souhaitait toujours pas interdire la reproduction des cétacés en captivité. C’est Assez ! a alors réagit aussitôt et a écrit une tribune publiée par le journal Le Monde du 19 octobre 2021 et signée par une trentaine de scientifiques, éthologues, vétérinaires, naturalistes et spécialistes du monde marin regrettant que la France continue de “<span style="font-style:italic">ne pas interdire la reproduction des cétacés dans les delphinariums</span>”. La tribune détaille la question du bien-être animal, avançant divers arguments pour que les animaux retrouvent leur place là où elle doit être, dans l’océan.       <br />
              <br />
       <b>Un fait historique</b>       <br />
              <br />
       Finalement, cette nouvelle plein d’espoir a surgi. Un texte de loi est né. C’est un fait historique. La dernière génération de dauphins captifs en métropole devrait être libérée. &quot;<span style="font-style:italic">Il reste néanmoins des failles à ce texte que nous surveillons.</span>&quot; Il faut à présent mettre en place, et rapidement, un sanctuaire en mer pour les accueillir. &quot;<span style="font-style:italic">C’est Assez ! a signé un partenariat avec le sanctuaire de Grèce, travaille avec l’Italie où un sanctuaire est en cours de finition et avec Ric O Barry à Bali. Nous avons désormais le mode d’emploi.</span>&quot; Reste à passer à l’action. L’environnement étant une compétence locale, ce texte de Loi métropolitaine n’applique pas aux dauphins de Moorea. Agnès Benet, qui a déjà évoqué ce sujet à plusieurs reprises, reste ouverte à de nouvelles discussions avec les principaux concernées localement.        <br />
              <br />
       En métropole et ailleurs dans le monde, Le travail continue pour libérer les orques. Une campagne d’affichage dans le métro parisien a démarré le 26 octobre, lancée par C’est assez ! pour maintenir la pression et poursuivre la sensibilisation qui est aussi à l’origine de ce changement d’opinion.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   <title>Mata Tohora, la bonne fée des cétacés</title>
   <updated>2016-09-02T17:21:00+02:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Mata-Tohora-la-bonne-fee-des-cetaces_a152406.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
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   <published>2016-09-02T00:34:00+02:00</published>
   <author><name>Delphine Barrais</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/10137119-16513849.jpg?v=1472773568" alt="Mata Tohora, la bonne fée des cétacés" title="Mata Tohora, la bonne fée des cétacés" />
     </div>
     <div>
      PAPEETE, le 1er septembre 2016 - <b>L’association pour la protection des mammifères marins de Polynésie, Mata Tohora, est sur l’eau les week-ends, jours fériés et une fois par semaine de façon aléatoire. Elle est autorisée à faire des signalements à destination du procureur, mais ses membres préfèrent jouer la carte de la sensibilisation. Ce que les observateurs comprennent, la plupart du temps. </b>       <br />
              <br />
       Dimanche, 9 heures à la marina Taina de Punaauia, Agnès Benet vérifie une dernière fois le contenu de son sac. Appareil photo, téléphone, hydrophone et crème solaire. &quot;<span style="font-style:italic">On ne nous a pas encore appelé</span>s&quot;, annonce-t-elle. &quot;<span style="font-style:italic">Cela signifie qu’aucune baleine n’a encore été repérée ce matin. Allons d’abord vers la passe de Taapuna, elles y étaient hier.</span>&quot;        <br />
       <b>       <br />
       Une activité bénévole</b>       <br />
              <br />
       Tous les week-ends à la saison des baleines, les jours fériés ainsi qu’un jour en semaine pris au hasard, Agnès Benet, directrice et fondatrice de Mata Tohora et Clément Bais Pierre, sensibilisateur et chargé de communication de l’association sont sur l’eau. Ils vont à la rencontre des professionnels et plaisanciers qui eux-mêmes vont à la rencontre des baleines. Leur activité est bénévole. Elle est rendue possible grâce à la mise à disposition du bateau personnel de la directrice, un petit zodiaque, maniable et réactif.        <br />
              <br />
       Cette activité prend du temps qu’Agnès Benet et Clément Bais Pierre donnent sans compter. &quot;<span style="font-style:italic">Les baleines viennent pour mettre bas au fenua. Elles restent en Polynésie le temps que leur petit grandisse assez pour rentrer en Antarctique, leur lieu de résidence. Pendant leur séjour polynésien, les femelles ne se nourrissent pas, elles doivent protéger leur petit. En plus elles ont à subir la pression des mâles qui veulent s’accoupler et, depuis peu, elles doivent faire avec la présence de l’homme</span>.&quot;        <br />
              <br />
       Selon une étude* réalisée par Agnès Benet, biologiste marin, le nombre de bateaux de professionnels de whale/dolphin-watching, répartis entre Tahiti, Moorea, Bora Bora et Rurutu a été multiplié par qautre entre 2008 et 2015, principalement à Moorea et Tahiti. Le nombre de passagers à bord a doublé, ce qui augmente considérablement le nombre de nageurs autour des cétacés. <span style="font-style:italic">&quot;À cela, il faut ajouter les bateaux et les jets-skis des plaisanciers de loisir qui naviguent parfois uniquement pour observer les baleines et les dauphins, lesquels sont très près des côtes, dans les baies ou dans les passes pour se protéger des prédateurs, se reposer ou se sociabiliser</span>.&quot;       <br />
       <b>       <br />
       Les femelles s'affaiblissent, les baleineaux ne grossissent pas comme ils devraient</b>       <br />
              <br />
       Si l’homme est trop présent, les baleines s’affaiblissent plus que prévu. Leur petit ne grossit pas comme il devrait. <span style="font-style:italic">&quot;Les baleineaux sont curieux, ils vont au contact de l’homme. Pendant qu’ils jouent ils ne mangent pas. Alors qu’ils devraient téter souvent, peu à chaque fois, mais régulièrement</span>.&quot;        <br />
              <br />
       Des règles d’approches sont inscrites dans le Code de l’environnement depuis 2002. Jusqu’à ce que Mata Tohora se mette à surveiller les côtes, en 2012, personne n’était chargé de les faire respecter.       <br />
              <br />
       Arrivés près de la passe de Taapuna le téléphone n’a toujours pas sonné. &quot;<span style="font-style:italic">Nous sommes en étroite relation avec des relais, les professionnels, des pêcheurs, des membres de l’association pour localiser les mammifères et les observateurs</span>&quot;, explique Agnès Benet. Ce matin l’activité est calme. Le temps passe, sans caudale, ni souffle à l’horizon. La mer est calme, le soleil donne à peine voilé. La luminosité gagne en intensité tandis que le moteur emplit la zone de bruit. <span style="font-style:italic">&quot;Il est pratique ce bateau mais tellement bruyant</span>&quot;, note Agnès Benet.       <br />
              <br />
       Après deux heures de navigation, le vini se manifeste pour une &quot;bonne&quot; nouvelle. Cette fois c’est bon, des souffles ont été repérés près du phare de Papeete. Des bateaux sont déjà sur place. &quot;<span style="font-style:italic">Accroche-toi, on va accélérer</span>&quot;, lance la pilote. Sur place, en ralentissant, Agnès Benet explique : &quot;<span style="font-style:italic">On reste au loin pour observer la scène, regarder le comportement des bateaux mais aussi des baleines. Ensuite on va au contact des gens, d’abord vers ceux qui ne respectent pas les règles, puis les autres. Ce qu’on veut c’est sensibiliser, ce n’est pas sanctionner.</span>&quot;        <br />
              <br />
       <b>Jusqu'à 1 million de Fcfp d'amende</b>       <br />
              <br />
       En cas d’erreurs répétées, et après plusieurs rappels à loi, souvent en fin de saison, les membres de l’association font des signalements qui sont envoyés au procureur. À lui ensuite de décider. La sanction prévue est une amende entre 100 000 et 1 million de Fcfp. Une somme qui peut doubler en cas de récidive, le matériel peut être confisqué. &quot;<span style="font-style:italic">Cela n’est encore jamais arrivé, même si l’an passé nous ne sommes pas passés loin.</span>&quot;       <br />
              <br />
       Depuis 2012, les membres de l’association Mata Tohora notent une évolution. &quot;<span style="font-style:italic">Nous partons toujours du principe que les observateurs ne connaissent pas les règles. Ce qui est vrai la plupart du temps. Tout cela change, les règles sont de mieux en mieux connues. Nous sommes bien accueillis.</span>&quot; Quelques réfractaires font de la résistance, ce sont des cas isolés. Les efforts payent.  Et heureusement, sans quoi l’association aurait certainement baissé les bras. Après leurs journées en mer qui ne sont parfois même pas coupées par une pause déjeuner, la fatigue est grande. Sachant que les autres jours de la semaine le temps passe en observations et études.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <b>Un label pour les professionnels</b>       <br />
              <br />
       Pour ceux qui font appel à des professionnels, sachez qu’un label est désormais attribué. &quot;L’objectif est de valoriser cette activité écotouristique&quot;, précise Agnès Benet qui affirme être souvent sollicitée par les curieux. &quot;<span style="font-style:italic">Ils nous appellent pour connaître les sociétés de whale watching qui respectent le plus les cétacés.</span>&quot; Pour obtenir le label, qui n’est pas obligatoire, le whale watcher doit impérativement être en règle avec les formalités du Pays et respecter les obligations dictées par le Code de l’environnement. Il s’engage dans une démarche écoresponsable qui va au-delà des règles obligatoires, il suit une charte qu’il signe. &quot;<span style="font-style:italic">Son engagement est moral et répond à une éthique.</span>&quot; En cas de non-respect de la charte, le label est retiré. &quot;<span style="font-style:italic">Attention</span>&quot;, souligne Mata Tohora, &quot;<span style="font-style:italic">ce label ne peut en aucun cas se substituer au Code de l’environnement, ni aux autorisations obligatoires pour exercer cette activité à but commercial</span>&quot;.       <br />
       Au même titre que cette démarche ne peut faire l’objet d’une priorité autour des mammifères marins&quot;. Une dizaine de whale watchers ont obtenu le label sur Tahiti et Moorea. La liste est disponible sur le site de l’association.        <br />
              <br />
       http://<a class="link" href="http://www.matatohora.com">www.matatohora.com</a>       <br />
       
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     </div>
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