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 <title>TAHITI INFOS, les informations de Tahiti</title>
 <subtitle><![CDATA[Le journal d'informations et d'actualités de la Polynésie française. Les nouvelles de Tahiti et ses îles, un agenda, des petites annonces, des commentaires, des vidéos, un forum et un regard sur l'actualité du Pacifique, de la métropole du monde. Egalement une partie magazine: environnement, santé, people, nouvelles-technologies, et insolites. ]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-14T13:45:50+01:00</updated>
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   <title>La dette nucléaire augmentée à 10,8 milliards Fcfp dès 2017</title>
   <updated>2016-09-01T23:52:00+02:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/La-dette-nucleaire-augmentee-a-108-milliards-Fcfp-des-2017_a152390.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
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   <published>2016-09-01T07:30:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Pierre Viatge</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/10132146-16504112.jpg?v=1472710909" alt="La dette nucléaire augmentée à 10,8 milliards Fcfp dès 2017" title="La dette nucléaire augmentée à 10,8 milliards Fcfp dès 2017" />
     </div>
     <div>
      PAPEETE, 31 août 2016 - Dans un communiqué intitulé &quot;Dotation globale d’autonomie augmentée et sanctuarisée&quot; que signe René Bidal, mercredi soir, le haut-commissaire annonce avoir été informé par Paris d'une possible augmentation à 10,8 milliards Fcfp de la DGA &quot;<span style="font-style:italic">à compter de 2017</span>&quot;.       <br />
              <br />
       Dans une lettre diffusée mercredi soir, le haut-commissaire annonce avoir reçu &quot;<span style="font-style:italic">aujourd’hui, des services du Premier Ministre, le projet d’article qui sera transcrit dans la loi de finances pour 2017 et qui concerne la contribution financière de l’Etat au titre de la Dotation globale d’autonomie</span>&quot;.        <br />
              <br />
       Le représentant de l'Etat en Polynésie française indique que les termes choisis dans ce projet de loi &quot;<span style="font-style:italic">évoluent</span>&quot; par rapport à la rédaction de l'année dernière : &quot;<span style="font-style:italic">pour l’année 2016, les mots employés étaient « 80 547 668 € (plus de 9,6 milliards de FCFP) » désormais le projet de loi indique : « 90 552 000 € (plus de 10,8 milliards de FCFP) à compter de 2017 »</span>&quot;, souligne-t-il en relevant que ce projet d'augmentation de la Dotation globale d'autonomie de 1,2 milliard Fcfp est annoncé &quot;<span style="font-style:italic">à compter</span>&quot; de 2017.        <br />
              <br />
       René Bidal voit dans cette formulation &quot;<span style="font-style:italic">le prolongement de l’engagement qu’avait pris le Président de la République lors de sa venue, le 22 février dernier</span>&quot; et n'hésite pas à évoquer, sur cette base, une DGA &quot;<span style="font-style:italic">sanctuarisée</span>&quot;.        <br />
              <br />
       <b>Sanctuarisée ? Pas encore</b>       <br />
              <br />
       Le président de la République avait promis en ces termes, lors de son <a class="link" href="http://www.tahiti-infos.com/Le-discours-de-Francois-Hollande-face-aux-elus-polynesiens-dans-son-integralite_a145132.html">discours devant les élus polynésiens</a> : &quot;<span style="font-style:italic">La dotation globale d’autonomie, celle qui est souvent présentée comme la dette nucléaire, cette dotation globale d’autonomie sera sanctuarisée dans le statut de la Polynésie française et son niveau sera, dès 2017, rétabli à plus de quatre-vingt-dix millions d’euros</span>&quot;.        <br />
              <br />
       L'annonce de l'inscription dans le marbre de la DGA avait satisfait le gouvernement puisque depuis 2013, cette dotation a fait chaque année l’objet de coupes systématiques, passant de 90,7 millions d’euros à 87,7 millions d’euros en 2014, puis à 84,5 millions d’euros en 2015 pour être annoncée fin 2015 avec un nouveau coup de rabot de 4 millions d’euros. Après des échanges musclés entre les parlementaires polynésiens et la ministre des Outre-mer, <a class="link" href="http://www.tahiti-infos.com/DGA-les-senateurs-polynesiens-obtiennent-la-garantie-de-Valls_a143297.html">le Premier ministre avait finalement assuré</a> en janvier que la Dotation globale d’autonomie serait portée à 10 milliards Fcfp en 2016 en dépit de la baisse de près de 500 millions Fcfp inscrite au budget de l’Etat. Promesse visiblement en passe d'être tenue puisqu’un <a class="link" href="http://www.tahiti-infos.com/notes/Compte-rendu-du-Conseil-des-ministres-du-31-aout_b10131678.html">projet de convention</a> vient d’être transmis à l’Assemblée pour approbation, comme le prévoit le statut d’autonomie. Ce projet de convention entre la Polynésie française et l’Etat doit servir au financement d’un programme en faveur du développement touristique.       <br />
              <br />
       Mais il demeure que le caractère &quot;sanctuarisé&quot; de cette &quot;dette nucléaire&quot; a surtout été présenté, par François Hollande lors de sa visite à Tahiti en février 2016, comme la résultante de son inscription dans le statut d'autonomie. Et pour l'instant il n'en est encore rien. Cette inscription pourrait être faite à la faveur du &quot;<span style="font-style:italic">toilettage</span>&quot; sur la loi organique,promis en juin dernier pour fin 2016. Selon toutes vraisemblances, l’Assemblée devrait être saisie d’un projet début octobre.       <br />
              <br />
       En attendant, et il s’agira d’une première concernant le projet de loi de finance métropolitain, pour ce qui concerne la collectivité, le haut-commissaire annonce mercredi soir avoir saisi &quot;<span style="font-style:italic">le Président de l’Assemblée de la Polynésie française lequel, selon la procédure d’urgence</span>&quot;, afin de recueillir &quot;<span style="font-style:italic">l’avis de l’Assemblée dans un délai de quinze jours</span>&quot;, sur ce projet d'article concernant la DGA. Un projet qui devra encore être examiné par le Parlement lors des débats sur la loi de finances 2017, à l'automne.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Dette nucléaire : du FREPF à la DGA en 20 ans</b>       <br />
              <br />
       Sans cesse depuis 2002, le montant global annuel des transferts financiers liés à l'après-nucléaire été revu à la baisse, au gré d’évolutions renouvelées des dotations. Tout part, en 1996, de la décision par l’Etat de mettre un terme définitif à 30 ans d’expérimentations nucléaires en Polynésie française. La conséquence prévisible pour l’économie locale est une réduction inévitable et progressive, d’une partie importante des transferts financiers et de la présence de personnels liés directement à cette activité. L’économie de la collectivité avait été bouleversée en profondeur depuis 1966. Pour amortir le choc, une dotation spéciale fut négociée par le président de l’époque, Gaston Flosse, pour compenser cette perte. C’est dans ce contexte qu’est créé en 1996, le Fonds de reconversion de l'économie de la Polynésie française (FREPF). A sa création, le fonds de dotation de l’après-CEP avait été présenté par le président de la République de l’époque, Jacques Chirac, comme &quot;pérenne&quot; et &quot;symbolique&quot;. Au départ il était de l’ordre de 18 milliards Fcfp par an.        <br />
       Mais cette aide financière de l'État au titre de la &quot;dette nucléaire&quot; a d'abord été requalifiée en 2002 pour devenir la Dotation globale de développement économique (DGDE) avant d'être refondue en 2010 au profit de trois instruments financiers nouveaux : la fameuse DGA ; la Dotation territoriale pour l'investissement des communes en Polynésie (DTIC) ; et le 3e instrument financier (3IF).        <br />
              <br />
       Pour ce qui concerne la DGA, depuis 2013 cette dotation a fait chaque année l’objet de coupes systématiques, passant de 90,7 millions d’euros à 87,7 millions d’euros en 2014, puis à 84,5 millions d’euros en 2015 pour être annoncée en 2016 avec un nouveau coup de rabot de 4 millions d’euros. Suite aux vives protestations des parlementaires polynésiens, mi-janvier dernier, Emmanuel Valls avait promis, dans un courrier adressé aux sénateurs, de compenser cette baisse de dotation par une allocation complémentaire de 4 millions d’euros (477 millions Fcfp) abondée par le ministère des Outre-mer sur ses frais de gestion. Il s’était également engagé sur le principe : &quot;l’Etat restera aux côtés de la Polynésie française afin de lui permettre de poursuivre le redressement économique et social impulsé par son Président&quot;.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   </content>
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   <title>Nucléaire, Accords de Papeete… : les dossiers de Fritch à Paris</title>
   <updated>2016-05-20T05:56:00+02:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Nucleaire-Accords-de-Papeete-les-dossiers-de-Fritch-a-Paris_a148793.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
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   <published>2016-05-20T05:51:00+02:00</published>
   <author><name>Mélanie Thomas</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/9516390-15275915.jpg?v=1463716686" alt="Nucléaire, Accords de Papeete… : les dossiers de Fritch à Paris" title="Nucléaire, Accords de Papeete… : les dossiers de Fritch à Paris" />
     </div>
     <div>
      PAPEETE, le 19 mai 2016. Loi Morin, prise en charge de l'oncologie, toilettage du statut… Edouard Fritch doit partir ce jeudi soir avec de nombreux dossiers pour Paris. Il rencontrera notamment Jean-Marc Ayrault et Jean-Jacques Urvoas.        <br />
              <br />
       Edouard Fritch doit s'envoler ce jeudi soir vers Paris. Le président du Pays compte concrétiser les engagements pris par le président de la République François Hollande lors de son discours à la présidence le 22 février. Il sera ainsi &quot;<span style="font-style:italic">beaucoup</span>&quot; question du nucléaire, explique Edouard Fritch. &quot;<span style="font-style:italic">Le président de la République a pris des engagements à trois niveaux. Il y a d'abord la loi Morin&quot;</span>, commence le président du Pays. <span style="font-style:italic">&quot;Je crois qu'il était convaincu qu'il faut faire quelque chose pour faciliter l'accès aux indemnités des vétérans de Moruroa et de Fangataufa.&quot; </span>       <br />
       Le président de la République avait, en effet, annoncé que &quot;<span style="font-style:italic">le traitement des demandes des victimes des essais nucléaires sera revu&quot; à travers une modification du &quot;décret d'application pour préciser la notion de risque négligeable pour certaines catégories de victimes lorsqu'il est démontré que les mesures de surveillance indispensables n'avaient pas été mises en place&quot;.</span>       <br />
       Edouard Fritch en profitera également pour parler du &quot;<span style="font-style:italic">problème </span>&quot;de la prise en charge de l'oncologie et des maladies cancéreuses. Lors de son discours, François Hollande avait parlé de l'accompagnement du <span style="font-style:italic">&quot;développement du service d'oncologie du centre hospitalier de Polynésie française avec un apport de 700 millions de Fcfp et la mise à disposition de trois médecins internes&quot;. </span>Mais la déclaration de François Hollande manquait de précision en ne spécifiant notamment pas la durée de cet accompagnement alors que le coût des cancers radio-induits pourrait atteindre jusqu'à 8 milliards de Fcfp annuels selon des chiffres exposés en février à l'assemblée de la Polynésie française.       <br />
       François Hollande avait aussi annoncé la création d'un institut d'archives, d'information et de documentation au fenua<span style="font-style:italic"> &quot;afin que la jeunesse polynésienne n'oublie pas cette période de notre histoire commune&quot;.</span> Edouard Fritch dit avoir &quot;quelques propositions&quot; pour ce projet qui pourrait s'inscrire dans la réflexion sur le centre culturel sur l'espace de To'ata et de Vaiami.       <br />
              <br />
       <b>LE TOILETTAGE DU STATUT</b>       <br />
       Edouard Fritch rencontrera aussi Jean-Jacques Urvoas, garde des Sceaux, pour parler avec lui du tribunal foncier. Un comité de réflexion sur le droit foncier polynésien devrait être réuni dans quelques semaines et sera présidé par Jean-Paul Pastorel, professeur à l'Université de la Polynésie française. &quot;<span style="font-style:italic">La procédure a été retardée car Jean-Jacques Urvoas souhaitait que nous consultions plus largement ici&quot;</span>, précise Edouard Fritch. &quot;<span style="font-style:italic">Ce comité éclairera le garde des Sceaux sur les accords et les divergences que l'on peut trouver en Polynésie française. Le garde des Sceaux a déjà préparé certains aménagements du code civil avec les députés pour faciliter le règlement des problèmes d'indivision.&quot;</span>       <br />
       Le président du Pays parlera aussi du toilettage du statut. Le ministre de la Justice connait bien ce sujet puisqu'il est venu l'an dernier en Polynésie pour faire un état des lieux du statut d’autonomie. Il était alors président de la Commission des lois.       <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Nous avons une première liste d'améliorations du statut. Ce sont plutôt des améliorations techniques sur le fonctionnement, sur lesquelles nous nous sommes mis d'accord avec le haut-commissariat. Et puis il y a  un second document sur lequel nous avons travaillé lors du séminaire qui est un peu plus politique, je vous en parlerai en temps voulu.&quot; </span>       <br />
              <br />
       Parmi les mesures souhaitées, figurera la demande d'annuler le caractère suspensif des recours contre les lois du Pays. Dans son rapport Jean-Jacques Urvoas avait souligné que ceci ajouté <span style="font-style:italic">&quot;à la longueur des délais de jugement par le Conseil d'Etat entrainent un 'manque à gagner' pour les comptes sociaux ou un frein aux réformes administratives&quot;.</span>       <br />
       Edouard Fritch a aussi rendez-vous avec Jean-Marc Ayrault, ministre des Affaires étrangères. Ils parleront ensemble du déplacement du président du Pays à la quatrième commission de l’ONU chargée des politiques spéciales et de la décolonisation liée aux territoires non autonomes en octobre et des relations du Pays dans le Pacifique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les accords de Papeete : "raccrocher le principe d'égalité"</b></div>
     <div>
      En février, le chef de l'Etat avait évoqué de manière rapide <span style="font-style:italic">&quot;l’accord de Papeete pour le développement de la Polynésie française dans la République</span>&quot; sans en dire plus. Selon Edouard Fritch, le président de la République voudrait signer le document en novembre, bien avant le lancement de la campagne présidentielle.<span style="font-style:italic"> &quot;On a beaucoup d'idées. La première est d'aller demander à François Hollande pourquoi il a parlé des accords de Papeete : quelle était sa vision ? On connait quelques petites choses (nucléaire, sanctuarisation de la dette nucléaire…).  Nous avons bien envie de raccrocher le principe d'égalité de notre ami Lurel (le député de Guadeloupe et ancien ministre des Outre-mer a rédigé un rapport sur l'égalité en outre-mer, ndlr) aux accords de Papeete et qu'on commence à parler des difficultés structurelles que nous avons en Polynésie française du fait de l'éclatement de ce pays (transport, santé, éducation…)&quot;       <br />
       </span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
    ]]>
   </content>
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   <title>Dotation globale d'autonomie : "Revenir à quelque chose de plus simple"</title>
   <updated>2016-02-27T19:36:00+01:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Dotation-globale-d-autonomie-Revenir-a-quelque-chose-de-plus-simple_a145163.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
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   <published>2016-02-29T06:35:00+01:00</published>
   <author><name>Mélanie Thomas</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/9023841-14331063.jpg?v=1456594596" alt="Dotation globale d'autonomie : "Revenir à quelque chose de plus simple"" title="Dotation globale d'autonomie : "Revenir à quelque chose de plus simple"" />
     </div>
     <div>
      <b>PAPEETE, le 27 février 2016. François Hollande a annoncé la &quot;sanctuarisation&quot; de la Dotation globale d'autonomie. Le gouvernement souhaiterait en profiter pour &quot;revenir à quelque chose de plus simple&quot;. Il souhaite reprendre la main sur la dotation et éviter le &quot;fléchage préalable de cette dotation par l'Etat&quot;.        <br />
       </b>       <br />
       La Dotation globale d'autonomie &quot;<span style="font-style:italic">sera sanctuarisée dans le statut de la Polynésie française et son niveau sera, dès 2017, rétabli à plus de 90 millions d’euros (10.7 milliards de Fcfp)&quot;,</span>  a annoncé lundi dernier le président de la République. <span style="font-style:italic">&quot;C'est un engagement fort&quot;</span>, a souligné Edouard Fritch vendredi lors du bilan de la visite de François Hollande. Cette inscription dans le marbre satisfait le gouvernement puisque depuis 2013, cette dotation a fait chaque année l’objet de coupes systématiques, passant de 90,7 millions d’euros à 87,7 millions d’euros en 2014, puis à 84,5 millions d’euros en 2015 pour être annoncée fin 2015 avec un nouveau coup de rabot de 4 millions d’euros. Après des échanges musclés entre nos sénateurs et la ministre des Outre-mer, le Premier ministre a finalement assuré en janvier que la Dotation globale d’autonomie sera portée à 10 milliards Fcfp en 2016 en dépit de la baisse de près de 500 millions Fcfp inscrite au budget de l’Etat.       <br />
       Avec cette inscription de la DGA dans le statut de la Polynésie française, le gouvernement espère bien toiletter le dispositif. <span style="font-style:italic">&quot;Nous souhaitons revenir à quelque chose de plus simple&quot;</span>, précise Nuihau Laurey, le ministre des Finances.        <br />
              <br />
       <b>&quot;Qu'on revienne à l'esprit de l'autonomie&quot;</b>       <br />
       Quand la DGDE a été créée, elle consistait en un versement de 18 milliards mais le dispositif a été divisé en 2010 en trois instruments : la Dotation globale d'autonomie (DGA), la Dotation territoriale pour l'investissement des communes en Polynésie (DTIC) et le 3IF (3e instrument financier).<span style="font-style:italic"> &quot;Nous souhaitons revenir à l'esprit initial  à un versement que le Pays utiliserait aussi dans ses investissements mais sans la lourdeur qu'impliquent ces instruments. L'idée c'est qu'on revienne à l'esprit de l'autonomie aussi&quot;</span>, précise Nuihau Laurey. <span style="font-style:italic">&quot;Cette indemnisation est versée à la Polynésie française au titre des essais nucléaires. (..) Si la Polynésie souhaite utiliser une partie de ces fonds pour des programmes d'action en faveur des personnes en difficulté, pour le logement social si le besoin s'en faisait ressentir, ou pour des investissements comme c'est le cas aujourd'hui, qu'elle puisse le faire de façon autonome. Dans le schéma actuel, on a un fléchage préalable de cette dotation par l'Etat ce qui semble un peu contraire à l'esprit de l'autonomie et au principe même de  d'indemnisation. On ne peut pas dire à une collectivité on vous indemnise compte tenu de ce qui s'est passé mais on vous demande d'utiliser ces fonds de telle, telle et telle manière.&quot; </span>       <br />
       Mais pas sûr que l'Etat aille dans le sens de ces demandes. En effet, l'Etat avait réformé la DGDE afin de &quot;<span style="font-style:italic">stabiliser les relations financières entre l’Etat et la Polynésie française dans un souci de transparence dans la gestion et le contrôle des fonds publics&quot;, </span>expliquait alors le haussariat.       <br />
       L'autre souhait du gouvernement est de s'assurer que cette dotation ne perde pas de valeur face à l'inflation. L'objectif pour le Pays est donc de s'assurer que la dotation soit indexée et revalorisée chaque fois que nécessaire, explique le vice-président. Cela promet encore des négociations serrées dans les prochains mois.        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   </content>
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   <title>Le gouvernement a proposé des "accords de Polynésie"</title>
   <updated>2016-02-27T19:39:00+01:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Le-gouvernement-a-propose-des-accords-de-Polynesie_a145164.html</id>
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   <published>2016-02-27T19:36:00+01:00</published>
   <author><name>Mélanie Thomas</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/9023856-14331089.jpg?v=1456594740" alt="Le gouvernement a proposé des "accords de Polynésie"" title="Le gouvernement a proposé des "accords de Polynésie"" />
     </div>
     <div>
      <b>PAPEETE, le 27 février 2016. Alors que François Hollande a parlé &quot;d'accord de Papeete&quot;, Edouard Fritch indique qu'il avait proposé au chef de l'Etat de travailler sur des &quot;accords de Polynésie&quot;. </b>       <br />
              <br />
       Parmi les dossiers qu'il souhaitait aborder avec le président de la République, le gouvernement avait mis dans la liste des dossiers &quot;les plus urgents et pertinents&quot;, les &quot;accords de Polynésie&quot;. De manière rapide, le chef de l'Etat a évoqué lundi dernier<span style="font-style:italic">  &quot;l’accord de Papeete pour le développement de la Polynésie française dans la République&quot;. &quot;Le terme est flou mais correspond à la volonté du gouvernement de nous projeter dans l'avenir&quot;,</span> assure Edouard Fritch. Pour savoir vraiment ce qu'il y aura dans cet accord, il est encore trop tôt mais le président du Pays a dévoilé ce que son gouvernement souhaitait dans <span style="font-style:italic">&quot;les accords de Polynésie&quot;</span>.        <br />
              <br />
       Edouard Fritch se voit bien les signer à Paris, à l'automne prochain.  Les accords de Polynésie consistent selon ce qu'a proposé le Pays en &quot;<span style="font-style:italic">un pacte républicain de développement fort et durable à la hauteur des enjeux que posent les conséquences des essais nucléaires et l'éclatement de la bulle économique et sociale  artificiellement induite par la manne économique. (… ) Nous avons proposé au président de la République que nous fassions évoluer ensemble ce système économique.&quot; </span>       <br />
              <br />
       Sur ce point économique, l'idée esquivée par le président de la République semble rejoindre celle du Pays. En revanche, le gouvernement est allé plus loin lorsqu'il a présenté son projet. Les accords de Polynésie viendraient <span style="font-style:italic">&quot;conforter l'autonomie de la Polynésie française mais aussi son ancrage au sein de l'ensemble républicain sur les 30 années à venir et répondre aussi aux velléités de certains leaders politiques d'agiter à nouveau le spectre de l'indépendance  ou encore le projet de pays libre associé&quot;</span>. Edouard Fritch insiste : <span style="font-style:italic">&quot;Nous voulons à travers ces accords de Papeete confirmer notre attachement à la République française&quot;</span>. Le président du Pays voit se concrétiser cet accord par le vote au Parlement national <span style="font-style:italic">&quot;d'une ou plusieurs lois d'orientations économiques et sociales, la conclusion de contrats de développement quinquennaux de mise en œuvre de ces orientations et qui feront l'objet d'un suivi par une conférence annuelle rassemblant les signataires et les autorités constituées sous l'égide du Premier ministre (…) et le haut patronage du chef de l'Etat.&quot; </span>L'objectif résume Edouard Fritch est que &quot;<span style="font-style:italic">le monde politique et économique&quot; puisse  &quot;avoir une visibilité pour les prochaines années&quot;. </span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.tahiti-infos.com/Le-gouvernement-a-propose-des-accords-de-Polynesie_a145164.html" />
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  <entry>
   <title>Edouard Fritch : "Il faut savoir se satisfaire de ce qu'on nous donne"</title>
   <updated>2016-02-28T10:12:00+01:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Edouard-Fritch-Il-faut-savoir-se-satisfaire-de-ce-qu-on-nous-donne_a145147.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/9021576-14326581.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-02-27T03:45:00+01:00</published>
   <author><name>Mélanie Thomas</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/9021576-14326581.jpg?v=1456539458" alt="Edouard Fritch : "Il faut savoir se satisfaire de ce qu'on nous donne"" title="Edouard Fritch : "Il faut savoir se satisfaire de ce qu'on nous donne"" />
     </div>
     <div>
      <b>PAPEETE, le 26 février 2016. Nucléaire, Dotation globale d'autonomie, accord de Papeete… Le président du Pays est revenu, avec son gouvernement, sur les annonces faites par le président de la République. "Il faut savoir se satisfaire de ce qu'on nous donne", résume Edouard Fritch. </b> <br />   <br />  Entouré de presque tous ses ministres, Edouard Fritch a fait le bilan des annonces du président de la République ce vendredi matin. Son<em> "séjour était trop court mais intense"</em> a démarré le président du Pays. "<em>Il a été intense en annonces. Elles ne sont pas tombées du ciel. Il y a eu un important travail préparatoire par notre gouvernement et nos parlementaires."</em> Edouard Fritch explique qu'il avait demandé au gouvernement de préparer des dossiers à soumettre au président de la République. Celui-ci "<em>n'a pas retenu toutes nos propositions", </em>reconnaît-il avant d'insister : <em>"Il faut savoir se satisfaire de ce qu'on nous donne".</em> <br />  Le gouvernement local n'a pas plus d'informations que ce que nous avons pu entendre lors du discours de François Hollande lundi dernier.<em> "Il n'est pas entré dans le détail. Ce n'était pas le lieu, ni le moment",</em> rappelle-t-il. <em>"Il nous appartient de préciser et mettre en œuvre ces annonces." </em>Edouard Fritch prévoit ainsi que dès le mois de mars, le gouvernement et les parlementaires se réunissent pour engager les discussions et établir "<em>un calendrier pour les mesures". </em> <br />  Le président et ses ministres sont ensuite revenus point par point sur les annonces faites par le président de la République.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Nucléaire : "une vraie avancée"</b></div>
     <div>
      Lundi dernier, François Hollande, lors de son discours a reconnu <em>"que les essais nucléaires menés entre 1966 et 1996 en Polynésie française ont eu un impact environnemental, provoqué des conséquences sanitaires et aussi, c'est un paradoxe, entraîné des bouleversements sociaux lorsque les essais eux-mêmes ont cessé"</em>. Edouard Fritch ne cache pas que le nucléaire<em> "était le sujet le plus attendu. (…) Il n'est pas allé aussi loin que nous l'espérions mais il faut positiver. C'est une vraie avancée. (…) François Hollande est allé bien au-delà de ce qui avait été fait auparavant".</em> <br />  Le président de la République a précisé qu'il allait modifier le décret d'application de la loi Morin <em>"pour préciser la notion de risque négligeable pour certaines catégories de victimes lorsqu'il est démontré que les mesures de surveillance indispensables n'avaient pas été mises en place".</em> Le président du Pays reste prudent sur cette annonce :<em> "Nous allons attendre la modification du décret de la loi Morin pour mesurer les conséquences de cette évolution. Il faudra sans doute attendre de voir comment le Civen (Comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires, NDLR) traitera les dossiers. Le gouvernement et les parlementaires resteront vigilants sur ce sujet. Il ne faut pas modifier le décret et que cela aboutisse aux mêmes blocages." </em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>DGA : "Revenir à quelque chose de plus simple"</b></div>
     <div>
      La dotation globale d'autonomie "sera sanctuarisée dans le statut de la Polynésie française et son niveau sera, dès 2017, rétabli à plus de 90 millions d’euros (10.7 milliards de Fcfp). "La sanctuarisation de la DGA est un engagement fort", souligne Edouard Fritch. Nuihau Laurey, le ministre des Finances, souligne néanmoins : "Nous souhaitons revenir à quelque chose de plus simple." <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Accord de Papeete : "le terme est flou mais correspond à la volonté du gouvernement de nous projeter dans l'avenir"</b></div>
     <div>
      Parmi les dossiers que le gouvernement souhaitait aborder avec le président de la République, le gouvernement avait mis dans la liste des dossiers <em>"les plus urgents et pertinents", les "accords de Polynésie"</em>. De manière rapide, le chef de l'Etat a évoqué "l’accord de Papeete pour le développement de la Polynésie française dans la République". "Le terme est flou mais correspond à la volonté du gouvernement de nous projeter dans l'avenir", assure Edouard Fritch. Pour savoir vraiment ce qu'il y aura dans cet accord, il est encore trop tôt mais le président du Pays a dévoilé ce que son gouvernement souhaitait dans "les accords de Polynésie". Edouard Fritch se voit bien les signer à Paris, à l'automne prochain. Les accords de Polynésie consistent selon ce qu'a proposé le Pays en<em> "un pacte républicain de développement fort et durable à la hauteur des enjeux que posent les conséquences des essais nucléaires et l'éclatement de la bulle économique et sociale artificiellement induite par la manne économique. (… )Nous avons proposé au président de la République que nous fassions évoluer ensemble ce système économique.</em>" Sur ce point économique, l'idée esquivée par le président de la République semble rejoindre celle du Pays. En revanche, le gouvernement est allé plus loin lorsqu'il a présenté son projet. Les accords de Polynésie viendraient "<em>conforter l'autonomie de la Polynésie française mais aussi son ancrage au sein de l'ensemble républicain sur les 30 années à venir et répondre aussi aux velléités de certains leaders politiques d'agiter à nouveau le spectre de l'indépendance ou encore le projet de pays libre associé"</em>. Edouard Fritch insiste : "<em>Nous voulons à travers ces accords de Papeete confirmer notre attachement à la République française".</em> Le président du Pays voit se concrétiser cet accord par le vote au Parlement national <em>"d'une ou plusieurs lois d'orientations économiques et sociales, la conclusion de contrats de développement quinquennaux de mise en œuvre de ces orientations et qui feront l'objet d'un suivi par une conférence annuelle rassemblant les signataires et les autorités constituées sous l'égide du Premier ministre (…) et le haut patronage du chef de l'Etat.</em>" L'objectif résume Edouard est que <em>"le monde politique et économique</em>" puisse <em>"avoir une visibilité pour les prochaines années". </em> <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Fonds vert : reste "à savoir comment" en bénéficier</b></div>
     <div>
      Lors de son discours au marae de Taputapuataea. François Hollande a annoncé que suite à la conférence sur le climat, la Polynésie française pourrait prétendre au financement du fonds vert. Celui-ci est un organisme financier de l’Organisation des Nations unies. Il a pour objectif de réaliser le transfert de fonds des pays les plus avancés à destination des pays les plus vulnérables. Reste<em> "à savoir comment</em>" en bénéficier note Edouard Fritch. François Hollande a bien mis en garde : <em>"il ne sert à rien d’avoir des financements s’il n’y a pas de projets et c’est donc à vous maintenant de porter ces projets".</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Institut des archives "comme à Las Vegas"</b></div>
     <div>
      Le président de la République a annoncé qu'il <em>"sera créé avec le Pays un Institut d’archives, d’informations et de documentation en Polynésie française afin que la jeunesse polynésienne n’oublie pas cette période de notre Histoire commune".</em> Le gouvernement ne perd pas lui l'idée de faire un "<em>mémorial</em>" par la suite. En attendant, Heremoana Maamaatuaiahutapu imagine cet institut "à l'image de ce qui se fait à Las Vegas avec le National Atomic Testing Museum. Un musée qui sert à la fois à rappeler l'histoire et aussi qui montre les archives audiovisuelles photographiques et les archives militaires déclassifiés". Pour Edouard Fritch, il ne faut <em>"pas occulter l'objectif initial qui est de nourrir les livres d'histoire de nos enfants pour que la vérité leur soit dite sur ce dossier". </em> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Le discours de François Hollande face aux élus polynésiens dans son intégralité</title>
   <updated>2016-02-27T02:42:00+01:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Le-discours-de-Francois-Hollande-face-aux-elus-polynesiens-dans-son-integralite_a145132.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/9021381-14326213.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-02-27T02:37:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/9021381-14326213.jpg?v=1456533773" alt="Le discours de François Hollande face aux élus polynésiens dans son intégralité" title="Le discours de François Hollande face aux élus polynésiens dans son intégralité" />
     </div>
     <div>
      PAPEETE, le 26 février 2016. Dans son discours officiel, d'une trentaine de minutes à la présidence de la Polynésie lundi, François Hollande a reconnu que &quot;les essais nucléaires menés entre 1966 et 1996 en Polynésie française ont eu un impact environnemental, provoqué des conséquences sanitaires et aussi, c'est un paradoxe, entraîné des bouleversements sociaux lorsque les essais eux-mêmes ont cessé&quot; et annoncé la &quot;sanctuarisation&quot; de la Dotation globale d'autonomie.        <br />
       L'Elysée a publié ce vendredi sur son <a class="link" href="http://www.elysee.fr/declarations/article/discours-du-president-de-la-republique-devant-les-elus-de-polynesie-francaise/l'intégralit">site internet </a>é du discours. Le voici ci-dessous       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Monsieur le président de la Polynésie française, Monsieur Edouard FRITCH,       <br />
              <br />
       Monsieur le président de l’assemblée de la Polynésie française,       <br />
              <br />
       Mesdames et Messieurs les ministres de la Polynésie française,       <br />
              <br />
       Mesdames, Messieurs les parlementaires,       <br />
              <br />
       Monsieur le conseiller économique, social et environnemental,       <br />
              <br />
       Plus largement, Mesdames et Messieurs les élus et les représentants de la Polynésie.       <br />
              <br />
       Je suis sensible à l’accueil que vous me réservez ici, dans ce lieu, siège de la présidence de la Polynésie française. Je suis touché par la présence de nombreux élus de l’archipel – des archipels – éloignés souvent de centaines de kilomètres et qui ont répondu à votre invitation, c'est-à-dire aussi à la mienne.       <br />
              <br />
       J’ai été particulièrement ému aussi par les manifestations de sympathie tout au long de ces dernières heures que j’ai reçues ainsi que ma délégation, et la ministre des Outre-mer au premier chef, mais qui n’étaient pas dirigées vers ma personne, mais vers le Chef de l’Etat. Car c’était une marque de sympathie qui valait marque d’attachement, comme pour mieux rappeler l’adhésion à la communauté nationale.       <br />
              <br />
       J’ai également suivi toutes les manifestations culturelles qui m’ont été présentées et elles sont impressionnantes. J’ai dit même tout à l'heure à la mairie de Papeete que j’avais pu, en quelques heures, faire le voyage dans toute la Polynésie. En même temps, je comprends pourquoi il y a eu autant d’attente, parce que c’était long. Cela faisait treize ans qu’il n’y avait pas eu de Président de la République française ici en Polynésie, depuis 2003, alors par ma présence, je tiens à réaffirmer la force du lien qui unit la Polynésie française à la République.       <br />
              <br />
       Ce lien est ancien. C’est au XVIIIème siècle que le destin de votre peuple s’est uni à celui de la France. Cette histoire, comme toute histoire, fut tumultueuse, faite de volonté commune, d’adhésion partagée mais aussi d’arbitraire colonial et de résistance. Je sais aussi ce que la France doit à la Polynésie car ce sont des Polynésiens qui ont, à chaque fois que la France a été agressée, été les premiers à répondre à l’appel. Défendre la patrie pendant la Première Guerre mondiale avec le bataillon mixte du Pacifique, puis lors de la Seconde Guerre mondiale avec des Tamari’i volontaires.       <br />
              <br />
       Ce souvenir, si fort ici, est également ancré dans la mémoire nationale. Le général de GAULLE, plusieurs fois, y a fait référence. Lorsque j’ai été moi-même amené à célébrer l’anniversaire du débarquement de Provence, j’ai à mon tour souligné combien cette France d’outre-mer avait été décisive pour l’issue de la bataille. Aujourd'hui encore, ce sont des jeunes Polynésiens qui sont présents dans nos armées, dans les opérations extérieures les plus périlleuses et même dans la surveillance de notre territoire hexagonal pour assurer la sécurité de nos concitoyens. Je vous exprime ici ma gratitude. Chaque fois que je visite un lieu où nos forces sont rassemblées, il ne m’est pas difficile de repérer les Polynésiens. Je les vois non pas simplement à leur stature, je les vois à leur détermination pour servir le pays. Soyez-en fiers, ils le méritent.       <br />
              <br />
       Et puis il y a ce lien du cœur qui nous unit et vous l’avez vous-même montré lorsque Paris a été, hélas, victime d’épreuves terroristes. Vous avez été nombreux à vous rassembler ici à Papeete mais également dans beaucoup de territoires de nos archipels, pour dire votre solidarité parce que c’était aussi vous qui étiez attaqués comme Français.       <br />
              <br />
       Alors dans un voyage polynésien, souvent ce qui est retenu ce sont les images : les images du Président de la République au milieu de foules impressionnantes, de marchés particulièrement abondants et qui marquent la diversité de votre agriculture.       <br />
              <br />
       Oui, on voit souvent la Polynésie à travers ces paysages merveilleux, parfois rêvés, cette douceur de vivre, ces cultures si chaleureuses. Mais c’est une partie du visage, une partie du décor et il y a l’autre partie. Avec les difficultés, avec le chômage, avec les inégalités, avec aussi ce sentiment – que vous n’êtes pas d’ailleurs les seuls à ressentir – d’abandon, de délaissement. C’est aussi la raison de ma visite ici : montrer qu’il n’y a pas de territoire lointain de la République. Il n’y a que la République avec ce qu’elle exige de droits et de devoirs. Au premier de ces droits et de ces devoirs, l’égalité.       <br />
              <br />
       Monsieur le président, vous avez rappelé, et je vous en remercie, ce qu’a été mon attitude dès que je suis rentré en fonction de Président de la République en mai 2012. J’ai voulu en effet renouer avec la Polynésie française par-delà les sensibilités politiques, par-delà les personnalités.       <br />
              <br />
       En 2012 j’ai reçu Oscar TEMARU, alors président de la Polynésie française et nous avons jeté les bases d’un partenariat que nous voulions rénover. Puis lorsque Gaston FLOSSE lui a succédé, nous nous sommes mis au travail avec son gouvernement. Aujourd'hui, nous avons établi entre la République et votre gouvernement, Monsieur Edouard FRITCH, une relation de confiance, d’amitié, pour que nous puissions travailler dans la seule perspective de l’intérêt commun. Et en cherchant à chaque fois les solutions qui permettent d’assurer les équilibres financiers indispensables mais aussi d’ouvrir les perspectives d’avenir pour votre territoire, pour lever l’espérance et pour chasser les doutes.       <br />
              <br />
       Je salue le sens des responsabilités de tous les conseillers et aussi du président de l’assemblée de la Polynésie française, Marcel TUIHANI, qui veille à faire fonctionner vos institutions. Parce que, parlons-nous franchement, il y a eu trop d’instabilité, trop de blocages ces dernières années. Je souhaite donc que nous puissions travailler. Vous, vous avez jusqu’en 2018 ; moi, mon mandat s’arrête en 2017. Je ne peux pas m’engager au-delà mais, tant que je serai là, nous travaillerons ensemble dans le meilleur des esprits pour mettre en œuvre les réformes nécessaires.       <br />
              <br />
       J’ai voulu d’abord montrer par des signes forts ce que signifiait la solidarité de l’Etat à l’égard de la Polynésie.       <br />
              <br />
       Dès 2012, j’ai décidé de verser la dotation d’ajustement de six milliards de francs Pacifique qui, je ne sais pourquoi, était bloquée. En 2014, nous avons accordé une avance de trésorerie de cinq milliards de francs Pacifique pour que votre gouvernement puisse rétablir ses équilibres financiers et budgétaires pour qu’il y ait une commande publique, parce que c’est la condition du développement.       <br />
              <br />
       J’ai également voulu que l’Etat contribue à nouveau, parce que cela avait été suspendu, au financement du régime de solidarité de la Polynésie française. Là aussi, il y a eu un effort significatif – je ne vais pas multiplier les chiffres – d’un milliard quatre cents millions de francs Pacifique par an pendant trois ans. Enfin, quand des communes ont été frappées par de graves intempéries, nous avons immédiatement – et la ministre y a veillé – mobilisé le fonds de secours des outre-mer.       <br />
              <br />
       Nous aurions pu nous arrêter là, en considérant que c’était notre devoir minimal. J’ai voulu aller plus loin et faire en sorte que des droits fondamentaux comme celui d’accéder à la santé, au logement, puisse être justement satisfaits. D’abord le centre hospitalier qui va bénéficier d’un prêt de l’AFD – un milliard sept cents millions de francs Pacifique – pour le développement de ses matériels. J’ai vu l’hôpital, j’ai vu cette installation. Elle vous fait honneur. Mais que ferait un hôpital s’il n’y avait pas les matériels pour soigner ?       <br />
              <br />
       De la même manière pour le logement. Cette question du logement, et notamment du logement social, elle vaut partout, dans tous les territoires de France et d’outre-mer. J’ai voulu qu’il y ait une politique innovante, céder les terrains publics rapidement, c'est-à-dire que l’Etat permette des opérations – on vient d’en visiter une – qui n’auraient pas pu se faire sans cette vente, qui n’est plus une vente puisque c'est un don, et qui permet justement de réaliser des opérations.       <br />
              <br />
       De la même façon, vous aurez l’ANRU. L’ANRU, c'est l’Agence de rénovation urbaine ; on pourrait croire que c’est pour les grandes villes, les quartiers difficiles. Non ! L’ANRU, c'est pour toutes les villes qui ont un certain nombre de caractéristiques. En Polynésie, vous aurez cette agence qui vous permettra d’agir.       <br />
              <br />
       Et puis, il y a ce que l’on doit bâtir dans la durée. Vous l’avez rappelé, Monsieur le président, deux contrats ont été signés et Manuel VALLS, le Premier ministre, y a contribué. Deux contrats : le contrat de projet Etat-pays, donc avec le gouvernement, et puis le contrat Etat-pays-communes, parce que nous voulons que toutes les collectivités puissent avoir un soutien et puissent également participer à la commande publique et investir pour qu’il y ait de l’emploi. Enfin, nous accompagnons les communes pour la maîtrise de leur foncier et pour la situation des agents.       <br />
              <br />
       Mais l’essentiel, c’est l’avenir : c'est le développement économique. Je pourrais l’évoquer pour l’hexagone, l’évoquer pour les outre-mer, je le dis ici pour la Polynésie. Nous avons besoin qu’il y ait davantage de croissance, de soulever un certain nombre de contraintes qui pèsent sur nous pour que nous puissions investir, embaucher, et que nous puissions surtout innover. Alors, j’ai pris une première décision qui vaut pour l’ensemble des collectivités du Pacifique : c’est le dispositif de défiscalisation jusqu’en 2025. Si cette défiscalisation n’est pas remise en cause, - mais je ne peux pas l’imaginer.       <br />
              <br />
       Jusqu’en 2025, les investisseurs peuvent savoir qu’il y aura donc cette défiscalisation et donc peuvent venir. Les investisseurs français et les investisseurs étrangers ont besoin de cette visibilité. Notamment, je vais citer deux projets : le complexe touristique de Mahana Beach à Tahiti ou la ferme aquacole d’Hao que vous m’avez présentés. Voilà deux projets qui vont être accompagnés par la défiscalisation.       <br />
              <br />
       Vous m’avez souvent évoqué les investisseurs chinois dont nous souhaitons la venue, aussi bien d’ailleurs en Polynésie que dans l’hexagone. J’ai plusieurs fois évoqué avec les autorités chinoises cette nécessité d’avoir des échanges plus équilibrés. Beaucoup de nos entreprises investissent en Chine, et partagent parfois leurs technologies. Maintenant, il faut aussi que nous puissions attirer des investisseurs chinois, notamment dans le domaine touristique.       <br />
              <br />
       Laurent FABIUS, qui s’est longtemps occupé de ce secteur, avait surtout considéré le potentiel que représentait la Chine, et d’ailleurs d’autres pays émergents, pour notre tourisme. A condition, d’une part, qu’on leur propose des équipements de qualité et deuxièmement, qu’on lève les contraintes notamment sur les visas qui peuvent décourager un certain nombre de visiteurs. Alors oui, nous ferons tout pour que les investisseurs chinois puissent venir ici, avec des conditions, avec des règles. Nous n’offrons pas notre territoire, comme ça, au premier investisseur venu au prétexte que c'est un paysage merveilleux.       <br />
              <br />
       Nous avons des règles, et notamment des règles environnementales, mais nous souhaitons qu’il y ait un développement considérable du tourisme. Vous recevez deux cent mille touristes par an. J’allais dire : « Seulement deux cent mille touristes ». Je sais bien que ce n’est pas toujours facile de venir jusqu’ici. Justement, puisque ce n’est pas toujours facile de venir jusqu’ici, il faut qu’on améliore très sérieusement les dessertes aériennes, à commencer par l’aéroport de Faa’a. Et je suis prêt au nom de l’Etat – et le haut-commissaire est là et y veillera – à ce que nous puissions soutenir cet investissement qui est indispensable.       <br />
              <br />
       Nous devons également assurer la continuité territoriale entre les îles et le désenclavement. Ce n’est pas simplement le désenclavement aérien, c'est aussi le désenclavement numérique parce qu’aujourd'hui, c’est la condition même pour qu’il puisse y avoir des investisseurs. Mais le tourisme est la grande priorité d’ailleurs du pays – le vôtre, le nôtre – du pays tout entier, alors nous avons voulu aussi vous accompagner financièrement. Nous venons de signer des accords, des conventions, pour que le contrat de projet puisse disposer de ressources stables, pour que les acteurs économiques puissent investir et c’est ce que nous avons fait avec la Caisse des dépôts et l’Agence française de développement. Je remercie ici ses représentants.       <br />
              <br />
       La Polynésie, c’est un archipel qui couvre une surface grande comme l’Europe. Pour la France, c’est un atout considérable. Pour vous, c’est une zone économique de 5,5 millions de kilomètres carrés. Cette zone économique exclusive, cela peut être la meilleure ou la pire des choses. La meilleure, si nous savons la valoriser, si nous savons l’exploiter sans la dénaturer. La pire, si nous la laissons finalement se dévaluer elle-même ou, au contraire, être captée par d’autres. Donc nous devons la protéger et la valoriser. D’ailleurs, la marine nationale sera renforcée avec l’arrivée dès cet automne d’un nouveau bâtiment multi-missions parce que je ne veux pas que l’on puisse pénétrer sur cette zone économique exclusive et prélever ses richesses.       <br />
              <br />
       La Polynésie dispose aussi d’un potentiel de ressources minérales marines profondes et, là aussi, c’est source de développement économique considérable. Ces richesses doivent prioritairement bénéficier aux Polynésiens. Je dis bien aux Polynésiens. Le pays est compétent pour leur exploitation. S’agissant des terres rares, la ministre des Outre-mer a précisé qu’elle relevait de votre compétence. Néanmoins l’Etat est prêt à établir un partenariat avec vous pour construire une politique d’exploitation équilibrée et respectueuse de l’environnement en mobilisant le réseau de tous les acteurs français, notamment la filière minière marine.       <br />
              <br />
       La Polynésie française a montré l’exemple. Elle est à l’avant-garde de l’innovation technologique. Nous avons pu, à l’occasion de la COP 21, faire la démonstration d’un procédé les SWAC, cette climatisation par l’eau de mer des profondeurs, et vous avez un projet de développement de l’énergie thermique des mers que l’Etat soutiendra.       <br />
              <br />
       J’évoque la COP 21. Si nous avons eu ce succès en décembre dernier : réussir un consensus sur l’enjeu le plus important pour l’humanité, c'est-à-dire son avenir, être capables de lutter contre le réchauffement climatique - nous avons pu mobiliser les gouvernements et même les opinions publiques ; c’est parce que nous avons fait la démonstration que ce réchauffement climatique avait déjà des conséquences dramatiques.       <br />
              <br />
       Vous avez pu, Monsieur le président, mobiliser tous les partenaires du Pacifique chez vous. Nous avons pu à mon initiative rassembler les pays du Pacifique à la veille de la COP 21 et leur dire : « Pesez dans la décision. Ne vous laissez pas faire ».       <br />
              <br />
       Ne pensez pas, Monsieur le président, que parce que vous êtes des petites îles et donc parfois des gouvernements qui n’ont pas toujours l’ampleur nécessaire, ne pensez pas que vous ne comptez pas. Car dans le système de l’ONU, c'est ainsi. Un micro-Etat et une puissance d’un milliard d’habitants, c’est le même vote. Donc, cette démocratie un peu curieuse au plan mondial, elle nous sert aujourd'hui parce qu’elle nous permet de mobiliser tous ces pays, tous ces Etats, tous ces territoires qui veulent que, maintenant que la COP 21 a été un succès, on puisse traduire concrètement les engagements qui ont été pris. Donc la Polynésie sera un territoire d’exemple pour la mise en œuvre de la COP 21.       <br />
              <br />
       Nous mettrons avec les ministres du Gouvernement, les vôtres, les nôtres, tout en place pour que nous puissions, faire la démonstration sur les énergies marines, sur les énergies nouvelles à la fois de ce qu’elles peuvent avoir d’effets positifs sur la planète et de création d’activité et d’emploi.       <br />
              <br />
       Mesdames et Messieurs, je veux, pour terminer, aborder le sujet sensible, grave, des conséquences des essais nucléaires en Polynésie française.       <br />
              <br />
       Sans la Polynésie française, la France ne se serait pas dotée de l’arme nucléaire et donc de la force de dissuasion. La France serait toujours une nation respectée dans le monde, serait toujours membre du Conseil permanent de sécurité mais n’aurait pas, par cette force de la dissuasion, la capacité d’être une nation pleinement indépendante. Capable de se faire entendre partout, de pouvoir sanctuariser son territoire, et de pouvoir aussi, grâce à la force de dissuasion, contribuer à la paix.       <br />
              <br />
       Cette contribution, celle que vous avez vous-même apportée à travers les essais nucléaires, je veux la reconnaître solennellement aujourd'hui devant vous.       <br />
              <br />
       Je reconnais que les essais nucléaires menés entre 1966 et 1996 en Polynésie française ont eu un impact environnemental, provoqué des conséquences sanitaires et aussi, et c'est un paradoxe, entraîné des bouleversements sociaux lorsque les essais eux-mêmes ont cessé.       <br />
              <br />
       J’ai voulu aussi, lors de ma visite, m’incliner sur la tombe de Pouvanaa a OOPA, parce que je voulais signifier ce que représentait la lutte pour l’aspiration des Polynésiens à plus de responsabilité. Le Gouvernement a saisi la commission de révision de son dossier, et la justice agira donc en toute indépendance.       <br />
              <br />
       Mais je voulais aussi que nous puissions, à l’occasion de cette visite, tourner la page du nucléaire. Je connais les revendications des associations des victimes qui sont d’ailleurs portées par les élus polynésiens alors je veux y répondre.       <br />
              <br />
       D’abord, il sera créé avec le Pays un Institut d’archives, d’informations et de documentation en Polynésie française afin que la jeunesse polynésienne n’oublie pas cette période de notre Histoire commune.       <br />
              <br />
       Ensuite, le traitement des demandes d’indemnisation des victimes des essais nucléaires sera revu. Il y a eu des avancées : la loi du 5 janvier, la création d’un comité d’indemnisation des victimes des essais nucléaires. Mais quand on fait le constat, seule une vingtaine de dossiers ont donné lieu à des indemnisations. J’ai donc décidé de modifier le décret d’application pour préciser la notion de risque négligeable pour certaines catégories de victimes lorsqu’il est démontré que les mesures de surveillance indispensables n’avaient pas été mises en place. Ainsi, cette commission indépendante pourra-t-elle accéder ou faire accéder à l’indemnisation de nouvelles victimes.       <br />
              <br />
       Enfin, l’Etat accompagnera le développement du service d’oncologie du centre hospitalier de Tahiti avec un apport de sept cents millions de francs Pacifique et la mise à disposition de trois médecins internes.       <br />
              <br />
       Enfin, si je veux aborder le sujet financier, il y a la question de la réparation. La dotation globale d’autonomie, celle qui est souvent présentée comme la dette nucléaire, cette dotation globale d’autonomie sera sanctuarisée dans le statut de la Polynésie française et son niveau sera, dès 2017, rétabli à plus de quatre-vingt-dix millions d’euros.       <br />
              <br />
       Je veux aussi aller plus loin, au-delà de ces sommes, car tout ne se résume pas à des financements.       <br />
              <br />
       Les conséquences environnementales des essais devront également être traitées. L’Etat achèvera le démantèlement des installations et la dépollution de l’atoll d’Hao en recourant aux techniques les plus modernes.       <br />
              <br />
       Quant aux atolls de Mururoa et de Fangataufa, ils feront l’objet d’une vigilance méticuleuse. Un service de surveillance vingt-quatre heures sur vingt-quatre sera mis en place et des missions destinées à mesurer les conséquences radiologiques et physico-chimiques sur les atolls et sur les lagons seront poursuivies et amplifiées pour que nul ne puisse avoir le moindre doute sur cette volonté de transparence.       <br />
              <br />
       Monsieur le président, Mesdames et Messieurs les ministres, Mesdames, Messieurs les élus, vous avez droit à réparation mais vous avez surtout droit à l’égalité. Dans la République, c’est l’égalité. L’égalité jusqu’au bout, l’égalité partout, l’égalité pour tous. Si nous sommes fiers d’appartenir au même ensemble, même si vous ici, vous voulez l’autonomie, vous avez l’autonomie, et vous voulez une autonomie qui puisse vous donner de plus en plus de responsabilités. Mais vous êtes attachés à l’idéal de la République et notamment à l’égalité.       <br />
              <br />
       L’objectif, c'est de garantir aux Ultramarins, quels que soient leur statut ou leurs conditions de vie, le même niveau que dans l’hexagone. Ce sera long pour y parvenir mais je veux qu’on puisse ouvrir cette perspective. J’ai confié à George PAU-LANGEVIN mais aussi à Victorin LUREL cette mission, de rechercher l’égalité réelle entre les territoires. Une loi en fixera les principes et ils se déclineront territoire par territoire par des conventions.       <br />
              <br />
       Alors je vous propose, Monsieur le président, Mesdames et Messieurs les élus, de travailler ensemble à ce qu’on pourrait appeler l’accord de Papeete pour le développement de la Polynésie française dans la République. Monsieur le président, vous avez utilisé cette formule en disant que vous étiez loin de l’hexagone. C’est vrai. Mais vous n’êtes pas loin de la France puisque vous êtes la France, puisque je suis en France.       <br />
              <br />
       Grâce à vous, et je l’ai dit aussi à Wallis et Futuna, la France est partout dans le monde. Et quand on dit qu’on va au bout du monde, je réponds : « Non. On va au bout de la France ». Vive la Polynésie française ! Vive la République et vive la France !       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.tahiti-infos.com/Le-discours-de-Francois-Hollande-face-aux-elus-polynesiens-dans-son-integralite_a145132.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Après les annonces, les associations attendent l'application</title>
   <updated>2016-02-23T04:38:00+01:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Apres-les-annonces-les-associations-attendent-l-application_a144924.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/8996775-14279892.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-02-23T04:24:00+01:00</published>
   <author><name>Jacques Franc de Ferrière</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/8996775-14279892.jpg?v=1456194660" alt="Après les annonces, les associations attendent l'application" title="Après les annonces, les associations attendent l'application" />
     </div>
     <div>
      PAPEETE, le 22 février 2016 - <b>Plusieurs associations, dont les principales étaient l'association 193 et Moruroa e Tatou, attendaient le Président de la République de pied ferme sur la question du nucléaire. Un sujet que le chef de l'État n'a pas éludé, avec plusieurs annonces dans le sens des revendications. Restera, pour les associations, à voir leur mise en application.</b>       <br />
              <br />
       Ils étaient prévus sur tout l'itinéraire de la visite présidentielle à Papeete. Avec moins d'une centaine de manifestants mobilisés, il a fallu être mobile et chanter fort pour se faire remarquer, mais l'objectif a été atteint. Quelques dizaines de bénévoles autour du marché ou à l'Hippodrome de Pirae, une soixantaine pour faire la rotation entre le Monument aux morts de l'Avenue Pouvana'a a Oopa et Tarahoi, et des banderoles aux messages forts : les passants et la délégation présidentielle n'ont pas pu les rater.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/8996775-14279894.jpg?v=1456195018" alt="Après les annonces, les associations attendent l'application" title="Après les annonces, les associations attendent l'application" />
     </div>
     <div>
      Rongonui Tchoung, de la section de Mahina de l'association 193 portant cette banderole représentant un essai nucléaire aérien, expliquait en début de matinée être là pour <span style="font-style:italic">&quot;manifester, montrer au président que nous tenons ferme sur les revendications de notre association, à savoir la demande de pardon et de réparation sur le fait nucléaire. On y croit, aujourd'hui nos revendications pourraient être entendues, pourquoi pas. Sinon on continuera le combat. Rome ne s'est pas faite en un jour !&quot;</span>       <br />
              <br />
       Mais après avoir été reçus dans la matinée par la conseillère pour les dossiers Climat et environnement de François Hollande, Marie-Hélène Aubert, les associations étaient restées sur leur faim. Les annonces étaient réservées au président. Moins d'une heure plus tard, <a class="link" href="http://www.tahiti-infos.com/Nucleaire-le-decret-de-la-loi-Morin-sera-modifie_a144905.html">des annonces ont effectivement été faites lors du grand discours de François Hollande</a> à la Présidence : reconnaissance de la légitimité des revendications des victimes et des conséquences environnementales des essais nucléaires, création d'un institut d'archives <span style="font-style:italic">&quot;afin que la jeunesse polynésienne n'oublie pas cette période de notre histoire commune&quot;,</span> dotation du service oncologie du CHPF de 700 millions de francs et de trois médecins internes, et surtout une révision du décret de la loi Morin pour permettre d'indemniser de plus de victimes.       <br />
              <br />
       <b>&quot;NOUS SOMMES MITIGÉS, MAIS IL Y A DES AVANCÉES&quot;</b>       <br />
              <br />
       Le père Auguste Uebe-Carlson, président de l'association 193, nous a expliqué par téléphone, juste après le discours de Hollande, être <span style="font-style:italic">&quot;mitigé, la France ne s'est pas excusée, même si en apparence il y a des avancées, comme la reconnaissance de nos revendications. Maintenant, nous attendons de voir dans la pratique. Mais il y a tout de même de bonnes nouvelles, comme ces trois médecins en oncologie, ils vont permettre d'accompagner les malades. Il y a aussi la source d'archives, pour éduquer la jeunesse à ce qu'il c'est passé.&quot;</span>       <br />
              <br />
       C'est plus le manque de détails des autres annonces qui met l'activiste en porte-à-faux. <span style="font-style:italic">&quot;Sur les décrets de la loi Morin, il affirme qu'ils vont retirer la mention &quot;non-négligeable&quot;, mais qu'est-ce que ça va changer sur les dossiers, est-ce qu'ils vont faciliter les indemnisations ? On verra avec les nouveaux décrets d'application. Ça manque de logique sur la reconnaissance. Par exemple les études sur les maladies transgénérationnelles, il n'en a pas parlé.&quot;</span>       <br />
              <br />
       Le mot de la fin pour le président de l'association 193 : <span style="font-style:italic">&quot;c'est un pas dans la bonne direction, ce sont des avancées, mais on ne lâchera rien. On verra comment ce discours sera appliqué.&quot;</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/8996775-14279899.jpg?v=1456194790" alt="Après les annonces, les associations attendent l'application" title="Après les annonces, les associations attendent l'application" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les "petites" associations</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/8996775-14279901.jpg?v=1456194895" alt="Après les annonces, les associations attendent l'application" title="Après les annonces, les associations attendent l'application" />
     </div>
     <div>
      <b>Chef coutumier Miko</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/8996775-14279910.jpg?v=1456195019" alt="Après les annonces, les associations attendent l'application" title="Après les annonces, les associations attendent l'application" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Je suis le Grand chef du Triangle du Pacifique. Nous sommes venus à la rencontre de notre président Hollande, dans l'honneur et le respect. Nous demandons surtout l'application des traités, les restitutions de terres et les réparations. Il y a là plusieurs chefs coutumiers de la Atooi Nation. Là-bas ce sont les gens de Moruroa e Tatou, nous c'est différent, chacun son rôle. Nous sommes les chefs coutumiers, venus à la rencontre du Président, pour avoir un accord de reconnaissance avec la République, et le pardon pour notre peuple. Mais toujours dans l'alliance. Le contrat c'est le traité de 1880, le plus important.&quot;</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/8996775-14279911.jpg?v=1456195020" alt="Après les annonces, les associations attendent l'application" title="Après les annonces, les associations attendent l'application" />
     </div>
     <div>
      <b>Avivi Manua, président de l'association Haoroagai</b>       <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Notre association s'occupe du problème de la pollution à Hao. A la conseillère du président, nous lui avons demandé simplement de retirer toutes ces terres polluées, et de les sortir de l'atoll. On ne veut pas qu'on les enterre à Hao, ça suffit avec les 30 ans d'essais nucléaires, on ne veut plus de la deuxième image. En ce moment à Hao, avec le projet aquacole, l'Etat français est obligé de décontaminer, et l'année dernière en avril ils avaient déjà creusé des trous pour enterrer ces terres polluées. Les propriétaires sont montés au créneau et ils ont refermé ces trous… Mais le président du Pays a déjà signé l'autorisation pour enfouir ces terres polluées, mais nous ne sommes pas d'accord !&quot;</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.tahiti-infos.com/Apres-les-annonces-les-associations-attendent-l-application_a144924.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Nucléaire : le décret de la loi Morin sera modifié </title>
   <updated>2016-02-23T02:15:00+01:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Nucleaire-le-decret-de-la-loi-Morin-sera-modifie_a144905.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/8996012-14278556.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-02-23T00:41:00+01:00</published>
   <author><name>Mélanie Thomas</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/8996012-14278556.jpg?v=1456186520" alt="Nucléaire : le décret de la loi Morin sera modifié " title="Nucléaire : le décret de la loi Morin sera modifié " />
     </div>
     <div>
      <b>PAPEETE, le 22 février 2016. Le président de la République François Hollande a annoncé que le décret de la loi Morin permettant l'indemnisation des victimes des essais nucléaires allait être modifié. Son discours était très attendu sur le dossier des essais nucléaires.        <br />
       </b>       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Je reconnais que les essais nucléaires menés entre 1966 et 1996 en Polynésie française ont eu un impact environnemental, provoqué des conséquences sanitaires et aussi, c'est un paradoxe, entrainé des bouleversements sociaux lorsque les essais eux-mêmes ont cessé&quot;, </span>a annoncé François Hollande devant près de 800 personnes à la présidence ce lundi.        <br />
              <br />
       Les propos du chef de l'Etat étaient très attendus sur le dossier des essais nucléaires. Alors que très peu de victimes des essais nucléaires ont obtenu une indemnisation, François Hollande a annoncé que le décret de la loi Morin allait être modifié. &quot;<span style="font-style:italic">J'ai donc décidé de modifier le décret d'application pour préciser la notion de risques négligeables pour certaines catégories de victimes lorsqu'il est démontré que les mesures de surveillance indispensables n'avaient pas été mises en place. Ainsi, cette commission indépendante pourra faire accéder à l'indemnisation de nouvelles victimes&quot;, </span>a-t-il expliqué.        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Extrait du discours de François Hollande</b></div>
     <div>
      &quot;Sans la Polynésie française, la France ne se serait pas dotée de l'arme nucléaire et donc de la force de dissuasion. La France serait toujours une nation respectée dans le monde, serait toujours membre permanent du Conseil de sécurité mais n'aurait pas par cette force de la dissuasion la capacité d'être une nation pleinement indépendante et capable de se faire entendre partout, de pouvoir sanctuariser son territoire et de pouvoir, aussi grâce à la force de dissuasion, contribuer à la paix.       <br />
       Alors cette contribution que vous avez vous-même à travers les essais nucléaires, je veux la reconnaitre solennellement aujourd'hui devant vous.       <br />
       (applaudissements)       <br />
       Je reconnais que les essais nucléaires menés entre 1966 et 1996 en Polynésie française ont eu un impact environnemental, provoqué des conséquences sanitaires et aussi, c'est un paradoxe, entrainé des bouleversements sociaux lorsque les essais eux-mêmes ont cessé.       <br />
       J'ai voulu aussi lors de ma visite m'incliner sur la tombe de Pouvana'a a Oopa parce que je voulais signifier ce que représente la lutte pour l'aspiration des Polynésiens à plus de responsabilité. Le gouvernement a saisi la commission de révision de son dossier. La justice agira en toute indépendance.       <br />
              <br />
       Mais je voulais que nous puissions tourner la page du nucléaire. Je connais les revendications des associations des victimes, qui sont d'ailleurs portées par les élus polynésiens. Je veux y répondre. Il sera créé avec le Pays un institut d'archives, d'information et de documentation en Polynésie française afin que la jeunesse polynésienne n'oublie pas cette période de notre histoire commune (applaudissements. Le traitement des demandes des victimes des essais nucléaires sera revu. Il y a eu des avancées, la loi du 5 janvier 2010, la création d'un comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires mais quand on fait le constat : seule une vingtaine de dossiers ont donné lieu à des indemnisations. J'ai donc décidé de modifier le décret d'application pour préciser la notion de risques négligeables pour certaines catégories de victimes lorsqu'il est démontré que les mesures de surveillance indispensables n'avaient pas été mises en place. Ainsi, cette commission indépendante pourra faire accéder à l'indemnisation de nouvelles victimes.       <br />
       Enfin, l'Etat accompagnera le développement du service oncologie au centre hospitalier de Polynésie française avec un apport de 700 millions de Fcfp et la mise à disposition de trois médecins internes.       <br />
       Il y a la question de la réparation, la dotation globale d'autonomie, celle qui est souvent représentée comme la dette nucléaire. Cette dotation globale d'autonomie sera sanctuarisée dans le statut de la Polynésie française et son niveau sera, dès 2017, rétabli à plus de 90 millions d'euros.        <br />
       Je veux aller plus loin car tout ne résume pas à des financements. Les conséquences environnementales des essais devront aussi être traitées. L'Etat achèvera le démantèlement des installations et de la dépollution de Hao en recourant aux techniques les plus modernes. Quant aux atolls de Moruroa et de Fangataufa, ils feront l'objet d'une vigilance méticuleuse. Un service de surveillance 24/ 24 sera mis en place et des missions destinées à mesurer les conséquences radiologiques et psychochimiques sur les atolls et les lagons seront poursuivies et amplifiées pour que nul ne puisse avoir le moindre doute sur cette volonté de transparence.&quot;        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.tahiti-infos.com/Nucleaire-le-decret-de-la-loi-Morin-sera-modifie_a144905.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>François Hollande s'est entretenu avec la famille de Pouvana'a a Oopa</title>
   <updated>2016-02-23T00:20:00+01:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Francois-Hollande-s-est-entretenu-avec-la-famille-de-Pouvana-a-a-Oopa_a144902.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/8995683-14277915.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-02-22T23:11:00+01:00</published>
   <author><name>Mélanie Thomas</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/8995683-14277915.jpg?v=1456177190" alt="François Hollande s'est entretenu avec la famille de Pouvana'a a Oopa" title="François Hollande s'est entretenu avec la famille de Pouvana'a a Oopa" />
     </div>
     <div>
      <b>PAPEETE, le 22 février 2016. Le président de la République a déposé une gerbe sur la tombe de Pouvana'a a Oopa au cimetière de l'Uranie ce lundi matin. Il s'est ensuite entretenu en tête avec les descendants de l'ancien homme politique.</b>       <br />
              <br />
       Le président de la République a commencé sa journée marathon ce matin en se rendant au cimetière de l'Uranie sur la tombe de Pouvana'a a Oopa. Il a déposé une gerbe de fleurs sur la tombe de l'ancien sénateur. Puis, il s'est entretenu en tête en tête avec les descendants de Pouvana'a a Oopa.        <br />
              <br />
       Sandro Stephenson, petit-fils de Pouvana'a a Oopa, n'a pas souhaité commenter la teneur de leur entrevue préférant laisser au chef de l'Etat la primeur pour faire une annonce lors de son discours en fin de matinée à la présidence. Mais il a confié que c'était &quot;beaucoup d'émotion&quot;. &quot;C'est un geste fort de la part du représentant de l'Etat. Je pense que c'est François Hollande qui a  compris le combat de mon grand-père.&quot;       <br />
       La famille rappelle que &quot;Mon grand-père a déjà pardonné&quot;. En novembre 1968, il avait dit  : « Je n’ai ni haine, ni rancune envers la France, car c’est une grande nation. Et je sais qu’un jour, elle me rendra justice. »       <br />
              <br />
       La famille a remis à François Hollande un courrier de remerciement ainsi que le DVD du film documentaire réalisé par Marie-Hélène Villierme « L’élu du peuple, Pouvanaa Te Metua ».        <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/8995683-14278055.jpg?v=1456177193" alt="François Hollande s'est entretenu avec la famille de Pouvana'a a Oopa" title="François Hollande s'est entretenu avec la famille de Pouvana'a a Oopa" />
     </div>
     <div>
      Pour rappel, en juin 2014, le ministère de la Justice a annoncé le lancement du processus de révision du procès de   Pouvana'a a Oopa.       <br />
              <br />
       L’homme politique polynésien avait été condamné à 8 ans de prison et 15 ans d’exil, accusé d’avoir voulu provoqué l’incendie de Papeete qui ravagea la capitale polynésienne dans la nuit du 10 au 11 octobre 1958, sur fond de révolte et de volonté d’aller vers une indépendance du territoire.       <br />
              <br />
        Il a été déchu de son mandat de député en mai 1960. Il est rentré à Tahiti en novembre 1968, après avoir bénéficié de mesures de grâce, avant d'être amnistié un an plus tard et d'être élu sénateur en 1971. Il est décédé en 1977.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/8995683-14278066.jpg?v=1456177195" alt="François Hollande s'est entretenu avec la famille de Pouvana'a a Oopa" title="François Hollande s'est entretenu avec la famille de Pouvana'a a Oopa" />
     </div>
     <div>
      La commission de révision des condamnations pénales est composée de magistrats de la Cour de cassation et décide de l'éventuelle saisine de la Cour de révision.       <br />
              <br />
       Le processus de révision a pu être enclenché grâce à de nouveaux éléments issus notamment des recherches menées, en 2012, par l’historien Jean-Marc Régnault dans les archives du fonds Foccart. Ils viennent étayer la thèse d’un complot fomenté pour faire tomber le premier député polynésien car, en 1958, Pouvana'a a Oopa s’opposait à ce que les essais nucléaires militaires français aient lieu en Polynésie et avait milité pour le vote du «non» au référendum de Gaulle du 28 septembre 1958. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/8995683-14278075.jpg?v=1456177197" alt="François Hollande s'est entretenu avec la famille de Pouvana'a a Oopa" title="François Hollande s'est entretenu avec la famille de Pouvana'a a Oopa" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/8995683-14278084.jpg?v=1456177199" alt="François Hollande s'est entretenu avec la famille de Pouvana'a a Oopa" title="François Hollande s'est entretenu avec la famille de Pouvana'a a Oopa" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Suivez la visite de François Hollande en direct</title>
   <updated>2016-02-22T17:15:00+01:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Suivez-la-visite-de-Francois-Hollande-en-direct_a144811.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/8980639-14250628.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-02-22T17:07:00+01:00</published>
   <author><name>Mélanie Thomas</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/8980639-14250628.jpg?v=1456191384" alt="Suivez la visite de François Hollande en direct" title="Suivez la visite de François Hollande en direct" />
     </div>
     <div>
      <b>PAPEETE, le 22 février 2016. Après une journée à Wallis et Futuna, le président de la  République François Hollande est arrivé  au fenua. Il repart ce lundi soir. Suivez en direct sur tahiti-infos.com cette journée marathon. Participez aussi en laissant vos commentaires. </b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div id="24lb_thread" class="lb_1318739"></div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Programme de la visite de François Hollande</b></div>
     <div>
      François Hollande est arrivé hier à l'aéroport de Tahiti-Faa'a.        <br />
              <br />
       <b>Lundi 22 février</b>       <br />
              <br />
       <b>6h35 : </b>Dépôt de gerbe sur la tombe de Pouvanaa a Oopa, Cimetière de l’Uranie, Papeete       <br />
       <b>7h00 :</b> Dépôt de gerbe au monument aux morts, Papeete       <br />
       <b>7h45 : </b>Visite du marché de Papeete       <br />
       <b>8h45 : </b>Rencontre avec l’équipe municipale, suivie d’une présentation culturelle des différents archipels,  Hôtel de ville, Papeete       <br />
       <b>10h00 </b>: Visite d’une opération de logement social, Domaine de Labbé, Pirae       <br />
       <b>10h35  :</b> Rencontre avec les élus de Polynésie française, Présidence de la Polynésie française, Papeete       <br />
       Allocution du Président de la République       <br />
       <b>12h25 : </b>Déjeuner républicain avec les élus de Polynésie française, résidence du haut-commissaire, Papeete       <br />
              <br />
       <b>RAIATEA </b>       <br />
              <br />
       <b>14h45 : </b>Atterrissage aéroport Raiatea, Uturoa       <br />
       <b>15h45 : </b>Visite du marae, de Taputapuatea       <br />
       Allocution du président de la République       <br />
       <b>17h00 : </b>Visite de l’exploitation de vanille Hotu-Vanilla, Taputapuatea       <br />
              <br />
       <b>TAHITI</b>       <br />
       <b>18h45 : </b>Entretien avec Oscar Temaru, Maire de Faa’a, Mairie de Faa’a        <br />
       <b>19h30 :</b> Interview en direct par Polynésie 1ère et TNTV, Aéroport Tahiti-Faa’a, salon aérogare Air Tetiaroa        <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      A l’occasion de la visite officielle en Polynésie française du président de la République, une cérémonie de dépôt de gerbe se tiendra au monument aux Morts, le lundi 22 février à 7 heures.        <br />
              <br />
       Le stationnement est interdit par arrêté municipal du dimanche 21 février 14h00 au lundi 22 février jusqu’à 8h00 :       <br />
       -	dans toute l’avenue Pouvana’a a Oopa ;       <br />
       -	dans la portion de rue des poilus tahitiens ;       <br />
       -	dans la portion de rue du Bataillon du Pacifique ;       <br />
       -	dans toute la rue Maadi Gobrait.       <br />
              <br />
       La circulation sera interdite dans ces rues le lundi 22 février de 5h30 à 8h00.       <br />
       Les habitants du quartier de St Amélie seront invités à emprunter la route du Mont Faiere de 5h30 à 8h00.       <br />
              <br />
       <b>Le Président de la République ira ensuite à la rencontre de la population au marché de Papeete le lundi 22 février à 7h45.</b> Le stationnement sera interdit par arrêté municipal du dimanche 21 février 14h00 au lundi 22 février jusqu’à 9h00:       <br />
       -	dans toute la rue du 22 septembre 1914 ;       <br />
       -	dans la rue François Cardella ;       <br />
       -	dans une portion de rue Colette ;       <br />
       -	dans la rue Albert Leboucher ;       <br />
       -	dans la rue des Halles ;       <br />
       -	dans une portion de rue Paul Gauguin.       <br />
              <br />
       La circulation sera interdite dans ces rues le lundi 22 février de 7h00 à 10h00.       <br />
              <br />
       Tout véhicule en stationnement irrégulier sera retiré des voiries par les services de police.       <br />
              <br />
       Il est demandé aux usagers de privilégier le covoiturage ou l’utilisation de deux roues.        <br />
       Les véhicules poids lourds sont invités à ne pas circuler avant 9h00.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Rappel de la liste des écoles fermées à Papeete ce lundi</b></div>
     <div>
      Voici la lisgte des établissements scolaires .       <br />
              <br />
       Les personnels seront bien en poste, et accueilleront, le cas échéant, les élèves qui se présenteront si les parents n'ont aucune solution.       <br />
              <br />
       Les écoles, collèges et lycées concernés sont :       <br />
              <br />
       - les écoles Toata, Tama Nui, Pinai, Ui Tama, Paofai, Viénot et Maheanuu ;       <br />
              <br />
       -  les collèges et lycées Pomare IV, La Mennais (le collège uniquement), Anne-Marie Javouhey, le collège de Tipaerui et le lycée Paul Gauguin.       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   </content>
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  <entry>
   <title>La visite de François Hollande sous le crayon de Plantu</title>
   <updated>2016-02-18T04:03:00+01:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/La-visite-de-Francois-Hollande-sous-le-crayon-de-Plantu_a144679.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/8967846-14227648.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-02-17T23:19:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/8967846-14227648.jpg?v=1455761008" alt="La visite de François Hollande sous le crayon de Plantu" title="La visite de François Hollande sous le crayon de Plantu" />
     </div>
     <div>
      PARIS, le 17 février 2016. Le dessinateur du journal Le Monde Plantu a consacré son dessin mardi à la venue du président de la République François Hollande à Wallis et Futuna et à Tahiti.        <br />
              <br />
       Sur ce dessin, publié mardi, on voit François Hollande, pourvu d'un ventre qui abrite un futur candidat aux présidentielles de 2017. &quot;Evitez-moi les moustiques j'attends un bébé !&quot;, dit-il. A droite de Hollande, un moustique portant les traits de Nicolas Sarkzoy zigzague autour d'une vahine. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Le Service militaire adapté (SMA) sera expérimenté en métropole</title>
   <updated>2015-02-05T23:01:00+01:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Le-Service-militaire-adapte-SMA-sera-experimente-en-metropole_a120278.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/7432545-11452651.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-02-05T22:50:00+01:00</published>
   <author><name>AFP</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/7432545-11452651.jpg?v=1423169889" alt="Le Service militaire adapté (SMA) sera expérimenté en métropole" title="Le Service militaire adapté (SMA) sera expérimenté en métropole" />
     </div>
     <div>
      <b>PARIS, le 5 février 2015. Le président de la République François Hollande a annoncé ce jeudi une &quot;expérimentation en métropole&quot; du service militaire adapté (SMA) avec la création de &quot;trois centres&quot;. Actuellement, ce dispositif militaire d'insertion professionnelle des jeunes n'existe que dans les collectivités ultramarines.</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;J'ai décidé qu'il y aurait également une expérimentation en métropole&quot;,</span> a déclaré le président de la République lors de sa conférence de presse semestrielle.       <br />
              <br />
       Trois centres seront créés, a-t-il dit, <span style="font-style:italic">&quot;nous verrons les lieux où nous pouvons les disposer, pour que nous puissions en tirer tous les enseignements et avoir les mêmes résultats&quot;</span> qu'outre-mer, où le SMA existe depuis des décennies.       <br />
              <br />
       François Hollande a également promis la création de plusieurs Etablissements publics d'insertion de la Défense (Epide), créés en 2005, en métropole.       <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       &quot;Il y en a 18, qui marchent également avec un encadrement différent mais qui peuvent être tout à fait conformes à l'esprit du SMA. Il y a 18 Epide et nous pouvons augmenter d'un quart le nombre de ces établissements&quot;, </span>a-t-il dit.       <br />
              <br />
       Le SMA, créé en 1961, accueille actuellement 5.000 jeunes par an au sein de huit formations différentes, selon le ministère des Outre-mer. L'objectif est d'atteindre 6.000 personnes en 2016, le double de 2009.       <br />
       <b>       <br />
       A l'issue de ces services volontaires, </b>environ 75% sont &quot;<span style="font-style:italic">insérés</span>&quot; dans la vie active, alors qu'au début de leur formation, au moins 30% sont en situation d'illettrisme et 60% n'ont pas leur brevet des collèges.       <br />
              <br />
       Quant aux Epide, ils visent à aider les 18-25 ans sans diplôme ni qualification à retrouver un projet professionnel, avec des formations d'une durée généralement comprise entre 6 et 12 mois.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.tahiti-infos.com/Le-Service-militaire-adapte-SMA-sera-experimente-en-metropole_a120278.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Nouvelle-Calédonie: délicate visite de Hollande parmi une classe politique éclatée</title>
   <updated>2014-11-09T22:10:00+01:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Nouvelle-Caledonie-delicate-visite-de-Hollande-parmi-une-classe-politique-eclatee_a113886.html</id>
   <category term="Actualité du Pacifique" />
   <photo:imgsrc>https://www.tahiti-infos.com/photo/art/imagette/7156906-10974163.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-11-09T21:52:00+01:00</published>
   <author><name>AFP</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/7156906-10974163.jpg?v=1415563867" alt="Nouvelle-Calédonie: délicate visite de Hollande parmi une classe politique éclatée" title="Nouvelle-Calédonie: délicate visite de Hollande parmi une classe politique éclatée" />
     </div>
     <div>
      <b>Noumea| AFP | dimanche 09/11/2014 . François Hollande, en visite éclair mi-novembre en Nouvelle-Calédonie, devra faire jouer son art de la synthèse face au morcèlement du paysage politique de ce territoire, qui complique l'achèvement du processus de décolonisation en cours depuis 1998.</b>       <br />
              <br />
       A l'issue de la réunion du G20 à Brisbane et avant d'entamer le 18 novembre la première visite officielle d'un président de la République française en Australie, François Hollande fera un saut de puce de 36 heures en Nouvelle-Calédonie.       <br />
              <br />
       <b>Sa venue intervient à l'orée d'échéances cruciales</b> pour cet archipel de 265.000 habitants où, pour la première fois de son histoire, la France espère réussir à décoloniser par l'accompagnement et non par la rupture.       <br />
              <br />
       Après les violences des années 1980, les indépendantistes kanaks et les loyalistes &quot;caldoches&quot; ont fondé leur réconciliation sur l'émancipation politique et économique.       <br />
              <br />
       Conformément à l'accord de Nouméa (1998), un référendum d'autodétermination doit être organisé, au plus tard en 2018.       <br />
              <br />
       En vue de ce vote, des discussions sont en cours entre l'Etat et les deux grandes familles politiques sur des thèmes majeurs tels que la stratégie industrielle du nickel, la poursuite des transferts de compétences ou le corps électoral.       <br />
              <br />
       Mais sur tous ces sujets, le consensus est pour le moment introuvable, en raison des divisions qui minent la scène politique locale.        <br />
              <br />
       <b>La droite, 29 élus sur 54 au Congrès, est éclatée</b> en trois pôles: Calédonie ensemble (centre droit), le Front pour l'Unité (FPU) dominé par le Rassemblement-UMP, et l'Union pour la Calédonie dans la France (UCF), également affiliée à l'UMP.       <br />
              <br />
       Au lendemain des élections provinciales de 2014, ces frères ennemis ont signé à reculons un Contrat de gouvernance solidaire (CGS), pour éviter l'instabilité institutionnelle.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Sur le fond, ils ne sont d'accord sur rien et les détestations personnelles sont profondes&quot;,</span> confie un fonctionnaire du gouvernement local.       <br />
              <br />
       Ainsi, le jour de la visite de François Hollande, le FPU, soutenu en ordre dispersé par l'UCF, organise à Nouméa une manifestation intitulée &quot;Restons Français&quot;.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Le but est de montrer au président de la République qu'il y a une majorité de Calédoniens qui veulent rester Français. Ce n'est pas une manifestation contre François Hollande&quot;,</span> a expliqué à l'AFP Grégoire Bernut, secrétaire général du R-UMP.       <br />
              <br />
       <b> 'Agitation politicienne' </b>       <br />
              <br />
       Engagé dans une stratégie d'opposition frontale au gouvernement, le R-UMP ne cesse d'exprimer <span style="font-style:italic">&quot;sa défiance à l'égard de l'Etat socialiste&quot;, </span>lui reprochant sa politique &quot;<span style="font-style:italic">d'équidistance&quot;</span> vis-à-vis des différentes sensibilités.       <br />
              <br />
       En revanche, Calédonie ensemble (CE), plus importante des trois formations de droite, qualifie cette manifestation <span style="font-style:italic">&quot;d'agitation politicienne&quot;</span> et se félicite du positionnement du gouvernement.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;J'attends de François Hollande qu'il réaffirme la neutralité de l'Etat dans le processus de sortie de l'accord de Nouméa. Il a utilisé le terme 'd'équidistance', on ne peut pas faire mieux&quot;</span>, a déclaré à l'AFP le député Philippe Gomes, leader de CE.       <br />
              <br />
       A ses yeux, le fait que le chef de l'Etat aille se recueillir sur les tombes de Jacques Lafleur, ancien député loyaliste, et de Jean-Marie Tjibaou, dirigeant kanak assassiné en 1989,<span style="font-style:italic"> &quot;donne corps à cette équidistance&quot;.       <br />
       </span>       <br />
       <b>Dans les rangs du FLNKS </b>(Front de Libération Nationale Kanak Socialiste), les tensions sont également vives.       <br />
              <br />
       En octobre, l'Union calédonienne (UC), l'une de ses deux principales formations, a boycotté la réunion du comité des signataires de l'accord de Nouméa à Matignon.       <br />
              <br />
       L'UC dénonce les &quot;<span style="font-style:italic">fraudes</span>&quot; de l'Etat dans l'établissement des listes électorales pour entraver <span style="font-style:italic">&quot;la marche tâtonnante mais irréversible de notre peuple vers l'indépendance&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Ce parti réclame une <span style="font-style:italic">&quot;médiation de l'ONU, gendarme de la décolonisation&quot;,</span> ce à quoi le gouvernement s'oppose fermement. Un déplacement des dirigeants de l'UC à Paris mi-octobre a toutefois permis d'arrondir un peu les angles dans la perspective de la visite présidentielle.       <br />
              <br />
       Le Palika, qui avait mis sur pied un comité de soutien à François Hollande pendant la campagne présidentielle, n'est pas sur cette ligne.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;C'est une posture de l'UC, qui est empêtrée dans des problèmes de cohésion interne&quot;, </span>a déclaré Charles Washetine, porte-parole du Palika, souhaitant que François Hollande réaffirme à Nouméa qu'il <span style="font-style:italic">&quot;accompagnera la décolonisation du pays&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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