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 <title>TAHITI INFOS, les informations de Tahiti</title>
 <subtitle><![CDATA[Le journal d'informations et d'actualités de la Polynésie française. Les nouvelles de Tahiti et ses îles, un agenda, des petites annonces, des commentaires, des vidéos, un forum et un regard sur l'actualité du Pacifique, de la métropole du monde. Egalement une partie magazine: environnement, santé, people, nouvelles-technologies, et insolites. ]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-10T23:36:17+01:00</updated>
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   <title>L’égalité femmes-hommes en milieu carcéral</title>
   <updated>2025-03-08T05:23:00+01:00</updated>
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   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
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   <published>2025-03-08T05:17:00+01:00</published>
   <author><name>Anne-Charlotte Lehartel</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/87033384-61815032.jpg?v=1741403456" alt="L’égalité femmes-hommes en milieu carcéral" title="L’égalité femmes-hommes en milieu carcéral" />
     </div>
     <div>
      <strong>Tahiti, le 9 mars 2025 – Une conférence sur l’égalité femmes-hommes s’est tenue vendredi au centre de détention de Tatutu, à l’intention des membres du personnel. La spécialiste Claire Saddy avait été conviée par l’équipe de direction, qui ne compte pas moins de trois femmes. L’occasion d’une <em>“prise de conscience”</em>, mais aussi d’encourager à <em>“la bienveillance”</em> et à <em>“l’audace”</em>.</strong> <br />   <br />  &nbsp; <br />  Vendredi midi, une vingtaine de membres du personnel du centre de détention de Papeari ont participé à une conférence sur l’égalité femmes-hommes, dans une salle attenante à la cafétéria qui affichait complet. <br />  &nbsp; <br />  À la veille de la Journée internationale des droits des femmes, Claire Saddy, formatrice à l’Institut national du service public (INSP), dirigeante d’entreprise et ancienne adjointe dans le 7<sup>e</sup> arrondissement de Lyon en charge de l’Économie et de l’Égalité femmes-hommes, est intervenue pendant un peu plus d’une heure, distillant des informations précieuses de façon ludique et participative, l’occasion de parler stéréotypes, compétences, écarts salariaux ou encore progression de carrière. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/87033384-61815044.jpg?v=1741403662" alt="L’égalité femmes-hommes en milieu carcéral" title="L’égalité femmes-hommes en milieu carcéral" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>​“Bienveillance” et “audace”  </b></div>
     <div>
       <br />  <em>“Ce que je veux transmettre avant tout comme message, c’est qu’une meilleure égalité femmes-hommes, c’est bénéfique pour tous ! En réalité, on a tous envie de vivre dans un milieu bienveillant. Et la bienveillance commence par l’acceptation de nos différences en apprenant à mieux se comprendre. L’autre message, c’est que l’égalité femmes-hommes est loin d’être acquise. Elle existe dans les textes, mais pas dans les faits. Pour que les choses changent, il faut commencer par une prise de conscience et sortir du déni. Et pour y remédier, je donne quelques conseils aux femmes pour les aider à avoir plus d’audace et à oser. Dans toutes les administrations, les femmes progressent un peu plus difficilement que les hommes, donc à elles aussi de se mettre en avant”</em>, souligne la conférencière, récemment intervenue auprès de cheffes d’entreprises, d’étudiants universitaires et de services publics du Fenua, mais dont c’était la première intervention en milieu carcéral. <br />  &nbsp; <br />  C’était également une première à Tatutu, sous l’impulsion de l’équipe de direction qui ne compte pas moins de trois femmes. <em>“Toutes les catégories étaient représentées avec des personnels de surveillance et de commandement, du CHPF, des services de probation et d’insertion, techniques et administratifs, des hommes et des femmes. C’était l’occasion d’échanger sur le sujet dans un cadre moins formel avec une spécialiste”</em>, souligne Virginie Tanquerel, en tant que cheffe du centre de détention de Papeari. <em>“Notre ministère prône l’égalité femmes-hommes et œuvre pour la promotion des femmes dans les métiers de la justice. En tant que référente Égalité depuis l’année dernière, ce sont des sujets qui me tiennent à cœur et que je diffuse au quotidien”</em>, poursuit Émilie Rondelet, responsable des services administratifs et financiers, qui a encouragé les participants à relayer l’information en milieu professionnel comme dans leur entourage familial. <br />  &nbsp; <br />  À Tatutu, des actions de sensibilisation similaires ont été menées dans le cadre de la lutte contre les cancers du sein (Octobre rose) et de la prostate (Movember) avec la participation d’associations. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Ariifano Katupa, officière au centre de détention de Tatutu : “J’ai dû batailler” </b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/87033384-61815051.jpg?v=1741403763" alt="L’égalité femmes-hommes en milieu carcéral" title="L’égalité femmes-hommes en milieu carcéral" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;"><em>“Je fais partie du corps de commandement et je suis responsable des ATF, les Activités de travail et de formation. Ça fait 29 ans que je travaille en milieu pénitentiaire. C’est un métier dit ‘d’hommes’ et j’ai dû batailler sur plusieurs sujets : à l’époque, quand j’ai accédé au grade de première surveillante, j’ai eu du mal à entrer en détention hommes à cause des mentalités, vu que j’ai fait partie des premières femmes à ce poste. On se met des barrières alors qu’on est complémentaires dans le travail. Aujourd’hui, nous avons de plus en plus de femmes à la direction et nous sommes quatre officières à Tatutu. Ça va mieux, mais il y a encore des efforts à faire. Je sais aussi que je peux compter sur le soutien de mon mari, qui est major au centre pénitentiaire de Faa’a”. </em></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Roland, kinésithérapeute au centre de détention de Tatutu : “Un sujet très important”</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/87033384-61815054.jpg?v=1741403817" alt="L’égalité femmes-hommes en milieu carcéral" title="L’égalité femmes-hommes en milieu carcéral" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;"><em>“Le sujet de l’égalité entre les femmes et les hommes est très important à l’heure actuelle, même si on pourrait penser que c’est acquis. Dans notre secteur médical, je trouve qu’on travaille dans un bon esprit de coopération. De façon plus globale, étant papa de deux filles, je suis sensible à cette question pour leur avenir. Les chiffres qui nous ont été présentés ne m’ont pas surpris, car je suis assez bien informé sur tout ça. Je retiens quand même que notre créativité diminue considérablement à mesure qu’on grandit, sans distinction de genre, d’où l’intérêt de la laisser s’épanouir librement dès l’enfance”. &nbsp;</em></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   <title>La parité en politique, c'est pas encore gagné au fenua</title>
   <updated>2021-03-09T23:41:00+01:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/La-parite-en-politique-c-est-pas-encore-gagne-au-fenua_a198905.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
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   <published>2021-03-09T08:18:00+01:00</published>
   <author><name>Esther Cunéo et Antoine Samoyeau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/54527950-41025572.jpg?v=1615272524" alt="La parité en politique, c'est pas encore gagné au fenua" title="La parité en politique, c'est pas encore gagné au fenua" />
     </div>
     <div>
      <strong>Tahiti, le 8 mars 2021 – Alors que la journée du 8 mars a largement permis de célébrer les droits des femmes dans les différentes institutions polynésiennes, <em>Tahiti Infos</em> s'est penché sur l'état des lieux de la parité réelle dans les instances politiques du fenua. Et si l'on excepte le cas de la parité obligatoire à Tarahoi, l'égalité des genres est encore loin d’être acquise en Polynésie.</strong> <br />  &nbsp; <br />  Exposition artistique et artisanale, chaîne humaine, débats ou formation sur le thème du leadership <em>"au féminin"</em>… Comme chaque année au fenua, la journée des droits des femmes a été largement célébrée lundi 8 mars à la présidence, à l'assemblée ou encore au Conseil économique, social, environnemental et culturel (voir page 8). L'occasion de se pencher sur l'état de la parité réelle dans les institutions polynésiennes qui –si l'on excepte l'assemblée et ses 30 représentantes femmes pour 27 hommes– a encore un peu de chemin à faire. <br />  &nbsp; <br />  Le gouvernement, tout d'abord, ne compte aujourd’hui que trois femmes sur neuf ministres. Et s'il n'en dénombrait que quatre avant le dernier remaniement, ce déséquilibre reste un progrès en comparaison de l'unique femme présente sous le premier gouvernement Flosse de 2013, Béatrice Chansin –rejointe quelques mois plus tard par Manolita Ly– et en comparaison également de l'unique femme ministre sous le précédent gouvernement Temaru de 2011, Chantal Tahiata. Notons par ailleurs que l'exécutif polynésien n'a jamais compté de femme présidente ou vice-présidente du Pays. Des gouvernements <em>"composés pour l’essentiel d’hommes"</em> qui <em>"ne sont pas toujours moteurs"</em> en faveur de l’égalité, avait fait remarquer l'ex-élue et ministre, Armelle Merceron, dans son dernier <em>"bilan de la parité légale obligatoire en Polynésie"</em> réalisé en 2018. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Parité forcée à l'assemblée</strong> <br />  &nbsp; <br />  S'il est une institution où la parité est néanmoins particulièrement respectée, c'est l'assemblée de la Polynésie française. Avec une représentation actuelle à 30 élues femmes pour 27 hommes, Tarahoi figure à <em>"l’avant-garde"</em> de la féminisation en politique dans la région, commente le politologue Sémir Al Wardi. <em>"Nous sommes cités en exemple, parce que la femme a véritablement une place dans le jeu politique"</em>, souligne le politologue. <em>"Mais en Polynésie et en Calédonie </em>(44% de femmes au Congrès, Ndlr<em>), la loi est appliquée à la lettre parce que c’est une obligation."</em> <br />  &nbsp; <br />  Depuis la loi du 6 juin 2000 tendant à favoriser l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux, complétée plus récemment par la loi organique de 2011 précisant les conditions de l'alternance homme/femme sur les listes pour les élections des représentants à l’assemblée de la Polynésie française, la parité est une réalité dans l'hémicycle. <em>"Parfois, il y a la nécessité d’imposer certaines règles si on veut s’inscrire dans le progrès"</em>, analyse Sémir Al Wardi. <br />  &nbsp; <br />  Dans une société encore marquée par le patriarcat, l’obligation de la parité applicable à la circonscription aux élections territoriales a pourtant fait l’objet de nombreuses critiques lors de son instauration. Principalement en raison du manque de femmes politiques d'expérience. <em>"Quand la loi sur la parité est sortie, c’était compliqué à mettre en œuvre, parce que non seulement il fallait convaincre les hommes de laisser leur place, mais en plus il fallait convaincre des femmes de se présenter",</em> poursuit Sémir Al Wardi. Illustration des difficultés toujours persistantes, lors des territoriales de 2018, le Tapura avait opté pour une répartition des sections lui permettant de faire figurer 5 hommes contre 3 femmes en position de têtes de liste. Le leader du parti, Edouard Fritch, s'en était notamment expliqué à l'époque par la forte représentation du nombre d'hommes tavana en Polynésie par rapport aux femmes. <br />  &nbsp; <br />  Un peu plus tard, en novembre 2018, la majorité Tapura avait même proposé d’assouplir les règles de la parité aux territoriales, pour rendre l’obligation de parité applicable à chaque section et non plus à la circonscription. Ce qui aurait permis aux listes en lice de placer huit hommes –ou huit femmes, sait-on jamais…– en tête des huit sections. <em>"Compte tenu des émotions qu’a réveillées cette proposition de modification statutaire, elle a été retirée des propositions du gouvernement"</em>, avait finalement concédé la ministre de la Famille, Isabelle Sachet. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Cesec et communes à la traîne</strong> <br />  &nbsp; <br />  Critiqué en 2018 pour ce projet de toilettage de la parité à l'assemblée par le Conseil économique, social et culturel, la ministre Isabelle Sachet avait renvoyé la Quatrième institution du Pays dans ses 22 mètres, émettant <em>"le souhait que le CESC, qui considère que cette proposition était une régression de la place des femmes en politique, laisse également une meilleure place aux femmes en son sein en appliquant également le principe de parité pour sa composition".</em> Et le moins que l'on puisse dire c’est que l'actuel Cesec est loin d'afficher un bilan très reluisant en matière de parité : 11 femmes sur 48 membres actuellement, et une seule présidente –Raymonde Raoulx– en 43 ans et 28 mandatures… <br />  &nbsp; <br />  Enfin, le constat le plus compliqué se situe du côté des communes où les électeurs n'ont élu que 6 femmes tavana sur les 48 communes de plein exercice que compte la Polynésie française. Une faible représentativité de la gente féminine que le politologue Semir Al Wardi relativise. <em>"En 2014, il y avait peut-être 10 femmes maires sur 48, mais en maire adjointes, elles représentaient presque la moitié"</em>. La parité étant également obligatoire sur les scrutins de listes des communes de plus de 1 000 habitants, pas de doute pour cet observateur de la vie politique, les femmes sont présentes dans les mairies et elles font leur bout de chemin pour convaincre les électeurs. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Gaston Tong Sang, président de l’assemblée de Polynésie : “Ce n’est pas un combat homme contre femme”</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/54527950-41025578.jpg?v=1615272329" alt="La parité en politique, c'est pas encore gagné au fenua" title="La parité en politique, c'est pas encore gagné au fenua" />
     </div>
     <div>
      <strong>La politique en Polynésie fait-elle suffisamment de place aux femmes&nbsp;?</strong> <br />  “A l’assemblée, il y a plus de femmes que d’hommes donc on va au-delà de la parité. Je pense que cette institution n’a pas à rougir de la place qu’elle fait aux femmes. C’est la loi aussi. Je m’accommode parfaitement de cette représentativité. Mais il faut aussi que la femme ait envie de s’engager en politique, il ne faut pas non plus les forcer.” <br />   <br />  <strong>C’est une question de manque de volonté&nbsp;? </strong> <br />  “Il y a un départ en politique. On commence à fréquenter les institutions, à sentir si on a la fibre politique, ce n’est pas donné à tout le monde, y compris du côté des hommes. La femme a tout intérêt effectivement à s’impliquer dans l’institution de proximité, dès la commune. Il n’y a pas mieux que la commune pour être au plus proche de la population, et la femme aime bien être au contact et les relations publiques. Il y en a qui ont une petite expérience communale de base, du terrain, ça peut toujours servir à l’assemblée. Cela étant, j’encourage les partis politiques à miser sur les femmes. La Polynésie veut être classée parmi les bons élèves et il y a encore beaucoup de travail à faire, mais j’ai confiance. Rappelons que ce n’est pas un combat homme contre femme.” <br />   <br />  <strong>Il a fallu quand même imposer la place des femmes en politique face à leurs pairs ?</strong> <br />  “En politique on ne s’impose pas, on est élu ou non. Les électeurs choisissent les élus capables de les représenter. Il faut que ce soit naturel aussi. La loi ne peut pas tout faire pour organiser une société. La femme ne doit pas perdre son côté naturel, sa gentillesse, sa féminité, il ne faut pas qu’elle perde toute ses qualités.” <br />   <br />  <strong>Qualités qui ne sont pas incompatibles avec la politique&nbsp;? </strong> <br />  “Ce n’est pas incompatible avec la politique, c’est même un atout. La sensibilité des femmes est importante pour construire une société.” <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>
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   </content>
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   <title>Les femmes polynésiennes plus libres que leurs voisines du Pacifique</title>
   <updated>2017-10-18T05:10:00+02:00</updated>
   <id>https://www.tahiti-infos.com/Les-femmes-polynesiennes-plus-libres-que-leurs-voisines-du-Pacifique_a165646.html</id>
   <category term="Actualité de Tahiti et ses îles" />
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   <published>2017-10-18T04:18:00+02:00</published>
   <author><name>Jacques Franc de Ferrière</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/17705925-22121479.jpg?v=1508293527" alt="Les femmes polynésiennes plus libres que leurs voisines du Pacifique" title="Les femmes polynésiennes plus libres que leurs voisines du Pacifique" />
     </div>
     <div>
      PAPEETE, le 17 octobre 2017 - <b>Une délégation de huit Polynésiennes a représenté le fenua à la 13ème Conférence régionale des femmes du Pacifique. Le thème de cette année était &quot;l'émancipation économique des femmes&quot;, un sujet où la Polynésie a beaucoup d'avance sur ses voisins du Pacifique. Elles ont invité la presse ce matin pour faire le point sur leur expérience.</b>       <br />
              <br />
       Début octobre, plus de 200 femmes venues de 22 pays de la région se sont réunies à Suja, aux Fidji, à l'occasion de la 13ème conférence régionale des femmes du Pacifique. Cet évènement est organisé tous les trois ans par la Communauté du Pacifique (CPS).       <br />
              <br />
       Parmi ces femmes issues de la vie politique, institutionnelle et associative de la région, huit Polynésiennes étaient là pour échanger avec leurs consœurs. Parmi elles, la représentante à l'Assemblée de la Polynésie Armelle Merceron, qui a noté l'intérêt <span style="font-style:italic">&quot;d'être plongées quelques jours dans un environnement océanien, avec des femmes qui nous ressemblent mais qui sont dans des situations différentes. Ça nous permet d'apprécier les progrès que nous avons accomplis, mais aussi les retards à combler. Et aussi de voir à quel point nous sommes isolés du monde anglophone. Là-bas on nous considère comme un pays riche, et on est à peine cités dans les documents régionaux...&quot;</span>       <br />
              <br />
       <b>&quot;EN POLYNÉSIE, LES FEMMES ONT DE LA CHANCE DE NE PAS AVOIR LE POIDS DE TELLES COUTUMES&quot;</b>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/17705925-22121480.jpg?v=1508293578" alt="Les femmes polynésiennes plus libres que leurs voisines du Pacifique" title="Les femmes polynésiennes plus libres que leurs voisines du Pacifique" />
     </div>
     <div>
      Mais ce qui a vraiment frappé les Polynésiennes, comme notre déléguée à la famille et à la condition féminine Heimata Tang, c'est que <span style="font-style:italic">&quot;dans beaucoup de pays de la région, ils ne veulent pas modifier la tradition, ils continuent de respecter exactement la coutume. On l'a vu au village artisanal, nos mamas avaient des produits plus originaux, plus modernes, tandis que les Fidjiennes faisaient toutes les mêmes modèles. Mais c'est aussi le cas pour l'émancipation des femmes. Tant que le chef de la tribu ne veut pas de changement, il ne se passera rien, les femmes n'auront pas le droit de même avoir leurs propres revenus. On voit que pour apporter du changement, il faut savoir s'adapter à la tradition.&quot;</span>       <br />
              <br />
       Mickaella Folituu, vice-présidente, du conseil des Femmes, confirme que <span style="font-style:italic">&quot;les femmes du Pacifique sont souvent dans une tradition, dans leur tribu, et elles ne peuvent pas s'exprimer librement. Seules celles qui vivent dans un environnement libéral osent parler, dénoncer les violences, prendre leur indépendance économique. Donc on voit qu'en Polynésie les femmes ont de la chance de ne pas avoir le poids de telles coutumes. Concernant l'émancipation économique, le thème de la conférence, j'ai été choquée d'apprendre qu'une étude de l'ONU montrait qu'une femme qui commence à gagner de l'argent et à ramener des revenus dans sa famille peut devenir encore plus susceptible d'être victime de violences, de la part de leurs conjoins ou même de leur famille proche, pour qu'elles ramènent plus d'argent. Elles cumulent deux journées de travail et sont encore plus fragilisées… Donc l'émancipation économique n'est pas suffisante.&quot;</span>       <br />
              <br />
       Mata Simpson, secrétaire générale du conseil des femmes, explique que <span style="font-style:italic">&quot;certaines associations de défense des droits des femmes étaient étonnées d'entendre qu'en Polynésie il y a des structures d'accueil pour les femmes en difficulté, que les femmes victimes de violence osent porter plainte et sont accompagnées… On est très en avance sur ce point. Dans beaucoup de pays du Pacifique, même les associations essaient de réconcilier les femmes avec leur mari violent au lieu de les inciter à porter plainte.&quot;</span>       <br />
              <br />
       Heimata Tang affirme que le fait que nous soyons un territoire français joue beaucoup : <span style="font-style:italic">&quot;Pour nous, Polynésiennes, il y a des choses évidentes que l'on prend pour acquis. Dans certains pays, les représentantes expliquaient 'nous avons enfin un cadre législatif pour favoriser l'égalité homme-femme, lutter contre les violences'. Et c'est vrai qu'avant de prendre des mesures pour aider les femmes à avoir un revenu, ou même leur permettre de porter plainte, il faut que des lois soient en place !&quot;</span>       <br />
              <br />
       Tumata Helme, représentante du ministère de la Santé, confirme que <span style="font-style:italic">&quot;si la Polynésie est en avance, c'est aussi grâce à ces femmes qui se sont levées avant nous et qui nous ont ouvert la voie. Il a fallu faire la parité pour que les femmes représentent au moins la moitié de l'Assemblée. Il a fallu que nos ainées se battent.&quot;</span>       <br />
              <br />
       <b>LEÇONS DE SUVA</b>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/17705925-22121484.jpg?v=1508293678" alt="Les femmes polynésiennes plus libres que leurs voisines du Pacifique" title="Les femmes polynésiennes plus libres que leurs voisines du Pacifique" />
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      On a vu que l'exemple des Polynésiennes a beaucoup intéressé ces femmes engagées. Mais l'échange était loin d'être à sens unique. Plusieurs enseignements importants ont été ramenés de Suva, comme l'explique Armelle Merceron : <span style="font-style:italic">&quot;D'abord nous manquons de chiffres. En préparant mon intervention, je me suis rendue compte que toute analyse des progrès qu'il reste à faire en Polynésie se heurte à l'absence de données chiffrées, ni locale ni régionale puisque nous ne sommes presque pas dans les rapports de la CPS sur la région. Même dans un domaine évident, comme l'égalité salariale dans la fonction publique, on ne sait pas quelle est la situation, donc c'est impossible de mettre en place des politiques publiques efficaces. Nous allons demander au gouvernement la création d'un observatoire pour voir où en sont les inégalités. Un autre problème, lié à notre statut de territoire francophone dans un océan anglophone, c'est que nous n'utilisons pas assez l'expertise de la CPS dans le domaine de l'égalité homme-femme, alors que nous travaillons beaucoup avec elle sur la pêche par exemple.&quot;</span>       <br />
              <br />
       Le dernier point important concerne la préparation de nos voisins aux changements climatiques : <span style="font-style:italic">&quot;j'ai découvert  une autre façon de voir le changement climatique. Nous dépensons des milliards dans la construction d'abris cycloniques, mais pas grand-chose d'autre. Dans beaucoup de pays, ils ont une approche plus constructive, basée sur la résilience des communautés. C'est leur capacité à s'adapter aux événements climatiques. Par exemple concernant les ressources des femmes, il faut leur donner les outils pour passer la pénurie après un cyclone. Si elles ont une activité de subsistance en faisant pousser des légumes dans leur jardin, ce sera très insuffisant. Mais si elles ont des plantes qui résistent au cyclone comme le taro, des réserves de nourriture, des économies qu'elle a pu réaliser avec de l'artisanat, sa famille traversera mieux ces phénomènes qui vont devenir récurrents.&quot;</span>       <br />
       
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