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Violences entre sœurs : « famille, je vous hais »



PAPEETE, le 6 décembre 2018 - Deux sœurs comparaissaient ce jeudi devant le juge unique pour des violences réciproques commises le 27 juin dernier à Faa’a. Lors de l’audience, les deux jeunes femmes ont eu de grandes difficultés à contenir leur rancœur. Elles ont toutes deux écopé de deux mois de prison ferme.

« Ma sœur et moi, on ne s’aime pas ». Dès le début de l’audience en juge unique ce jeudi, le ton est donné par l’une des deux prévenues qui comparaît auprès de sa sœur pour des violences réciproques avec arme. Le 27 juin dernier à Faa’a, les gendarmes ont dû intervenir au domicile familial car les deux sœurs se battaient pour une histoire futile. L’une, qui avait recueilli deux petits chiots dans sa chambre, reprochait à l’autre de les avoir nourris et de s’être donc introduite dans son espace personnel. L’altercation avait vite dégénéré en bagarre. Les deux sœurs s’étaient emparées de tout ce qu’elles trouvaient sur leur passage dont un manche à balai, un saladier, un couteau, des ustensiles de cuisine et ce, pour « faire peur à l’autre ».

« Famille dangereuse »

Face au juge unique ce jeudi, le débat s’arrête un temps sur la cause animale. "Quand j’ai entendu les chiots pleurer, je suis allée les voir. Ça ne se fait pas de laisser des animaux comme ça !", avance l’une des deux sœurs. "Ça ne se fait pas d’entrer dans la chambre des autres"; s’emporte l’autre qui affirme qu’elle s’occupe bien de ces deux chiots.

Puis la discussion s’oriente vers la relation entre les deux femmes, l’une ayant déjà été condamnée pour des violences sur son conjoint, l’autre pour avoir frappé leur mère. "On ne s’entend pas à la maison. Comme c’est une famille dangereuse, on est connus là-bas, à la Gendarmerie de Faa’a." déclare la plus jeune des deux sœurs dont le casier judiciaire comporte de nombreuses condamnations. La jeune femme est nerveuse : "j’ai payé toutes mes dettes, fait mes heures de travail d’intérêt général, je suis réglo !". " Je ne voulais plus entendre parler de moi" conclut-elle devant un tribunal circonspect.

"Cette situation familiale est inquiétante. Nous savons ce que sont devenus Cain et Abel et nous pourrions retrouver ces deux sœurs devant une juridiction différente. De toute évidence, comme le disait un auteur célèbre, dans cette histoire, c’est « famille, je vous hais »" (NDLR : André Gide, Les nourritures terrestres, 1897) constate le procureur de la République qui requiert 6 mois ferme et 4 mois avec sursis à l’encontre des deux sœurs dont les casiers ne comportent pas le même nombre de condamnations.

Le juge unique décide finalement de condamner les deux prévenues à des peines similaires de deux mois de prison ferme. Il tente peut-être de ne pas en rajouter. Autant que faire se peut…

Rédigé par Garance Colbert le Jeudi 6 Décembre 2018 à 12:36 | Lu 4419 fois





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