Vincent Maono, tête de liste Tavini ia Hitia’a o te Ra (Crédit : Anne-Charlotte Lehartel).
Tahiti, le 26 février 2026 - Douanier à la retraite et représentant à l’assemblée, Vincent Maono, 73 ans, est candidat pour la première fois aux élections municipales avec Tavini ia Hitia’a o te Ra, liste soutenue par le parti indépendantiste. Il souhaite apporter “un nouveau souffle pour un avenir serein” en misant sur une amélioration des infrastructures scolaires et plusieurs projets en faveur de la jeunesse et de l’emploi tournés vers le sport et le secteur primaire.
Retraité de 73 ans et résident de Papeno’o, Vincent Maono est tête de liste pour les élections municipales à Hitia’a o te Ra. Administrateur-comptable à la Maison de la culture après un bref passage chez EDT, il a ensuite exercé le métier de douanier pendant trente ans à l’aéroport de Tahiti-Faa’a. Membre actif de plusieurs associations sportives et environnementales, il est notamment membre fondateur de la Fédération polynésienne de pétanque et de la Fédération tahitienne de football, une passion pour le ballon rond qu’il a partagée en tant qu’entraîneur.
Marié, père de quatre enfants et grand-père de huit petits-enfants, il est entré sur le tard en politique : il siège depuis 2023 à l’assemblée de la Polynésie française, où il est notamment membre de plusieurs commissions budgétaires. “Ce n’était pas mon ambition, mais j’étais inquiet pour nos jeunes et j’ai eu envie de défendre leurs intérêts”, confie-t-il. C’est sa première campagne municipale, après une tentative qui n’avait pas abouti en 2020.
Retraité de 73 ans et résident de Papeno’o, Vincent Maono est tête de liste pour les élections municipales à Hitia’a o te Ra. Administrateur-comptable à la Maison de la culture après un bref passage chez EDT, il a ensuite exercé le métier de douanier pendant trente ans à l’aéroport de Tahiti-Faa’a. Membre actif de plusieurs associations sportives et environnementales, il est notamment membre fondateur de la Fédération polynésienne de pétanque et de la Fédération tahitienne de football, une passion pour le ballon rond qu’il a partagée en tant qu’entraîneur.
Marié, père de quatre enfants et grand-père de huit petits-enfants, il est entré sur le tard en politique : il siège depuis 2023 à l’assemblée de la Polynésie française, où il est notamment membre de plusieurs commissions budgétaires. “Ce n’était pas mon ambition, mais j’étais inquiet pour nos jeunes et j’ai eu envie de défendre leurs intérêts”, confie-t-il. C’est sa première campagne municipale, après une tentative qui n’avait pas abouti en 2020.
“Faibles résultats”
Fidèle au Tavini Huira’atira, il se lance avec le soutien du parti bleu ciel à la tête de la liste Tavini ia Hitia’a o te Ra. Parmi les 33 colistiers, Tiarei est mené par Heifara Temanupaioura, ancienne collaboratrice à l’assemblée territoriale, Hitia’a par Dominique Tarati, agent de sécurité au centre hospitalier à la retraite, et Mahaena par Terai Tavi, exploitant agricole. Parmi les personnalités qui figurent sur la liste, on retrouve Émile Vernier, président de l’association Fa’ahotu ia Hitia’a, qui ne mâche pas ses mots sur les réseaux sociaux à l’égard du maire sortant, Henri Flohr.
La liste prône le changement, “un nouveau souffle pour un avenir serein”. “Le souci de tous les jours pour la population, c’est l’emploi, le logement et une pérennisation dans le développement”, remarque Vincent Maono. “On a beaucoup de jeunes qui quittent l’école dès le collège, donc c’est aussi pour ça qu’on met l’éducation comme priorité. À Hitia’a o te Ra, nous avons les résultats les plus faibles de Tahiti. Nous voulons améliorer les infrastructures pour intéresser les enfants à venir à l’école. Pareil pour les mairies, qui sont vieillottes”, poursuit le candidat, favorable à la création d’un guichet unique pour faciliter les démarches des administrés dans chaque section.
Éclairage solaire et filtres à eau
Toujours au chapitre de la jeunesse, Tavini ia Hitia’a o te Ra souhaite “œuvrer en partenariat avec les associations pour proposer plus d’activités pour occuper nos jeunes, former des champions et éviter qu’ils tombent dans la drogue”. Concernant les car-bass, deux sites sont envisagés dans l’espoir de parvenir à “organiser la pratique”. Pour promouvoir le secteur primaire, un projet de marché communal et d’expositions artisanales régulières est avancé, ainsi qu’un “projet bananes” avec pour objectif de “produire toute l’année pour générer des emplois et servir tout le monde, dont les cantines”. Le développement touristique n’est pas oublié avec la valorisation du patrimoine archéologique et historique des vallées des quatre sections, mais aussi des plages avec des accès à revoir. “Je préfère voir des jeunes qui prennent plaisir à surfer plutôt qu’à traîner sur la route”, confie Vincent Maono face aux vagues du Trou du souffleur.
Le candidat propose la mise en place d’un éclairage public solaire. Il a également son propre point de vue sur la potabilisation de l’eau, considérant que la chloration est un “copié-collé” de l’Hexagone. “Aujourd’hui, avec les nouvelles technologies, il existe des filtres et, avec un système d’exonération, on peut faire en sorte que les administrés puissent s’équiper pour cuisiner. On n’a pas besoin d’eau potable pour la douche”, remarque-t-il.
Tavini ia Hitia’a o te Ra multiplie les rencontres sur le terrain ces derniers jours. Quatre réunions publiques sont programmées dans les écoles de Mahaena, Tiarei, Hitia’a et Papeno’o, du 3 au 12 mars.