Tahiti le 15 octobre 2025. La mairie de Punaauia avait pris un arrêté pour faire stopper les nuisances sonores de la société Tradibois. Le tribunal administratif a annulé cet arrêté, expliquant que le devoir de police administrative en la matière relevait du Pays.
Une société de travail du bois, ça fait du bruit. La commune de Punaauia l’a découvert après avoir autorisé la société Tradibois à s’installer en 2016 afin de travailler à la construction de charpente bois, maison à ossature bois, bungalows, etc. L’atelier permettant cette activité, qu’elle a construit en 2020 après obtention d’un permis de construire et qui a reçu un certificat de conformité, se situe dans la vallée de la Matatia, dans une zone destinée à l'habitat individuel, dans la volonté d’y maintenir un habitat résidentiel de qualité, peu dense, tout en admettant les installations classées compatibles avec le caractère de la zone et la proximité de l’habitat.
Problème, les riverains ont commencé à se plaindre du bruit, et malgré les autorisations délivrées par elle-même, la mairie de Punaauia a délivré un arrêté pour "interdire" à la société Tradibois, avec effet immédiat, "l’utilisation de tous matériels et engins bruyants, troublant ou susceptibles de troubler la tranquillité du voisinage et de porter atteinte à la santé des riverains dans la vallée de la Matatia".
La société Tradibois a alors porté cette décision devant le tribunal administratif et a remporté la manche comme le confirme la décision rendue publique ce mercredi.
Une manche remportée surtout parce que le Pays est intervenu dans le dossier. Alors que la situation était remontée jusqu’au gouvernement, qui avait diligenté une visite en août 2023 par des agents de la direction de l’environnement et la vice-présidente de la Polynésie française, la société Tradibois s’était vu intimé l’ordre de mettre en place des moyens d’insonorisation de l’atelier, au regard notamment du bruit constant des machines utilisées pour le travail du bois, spécialement de la raboteuse. Une injonction appuyée par un second courrier en janvier 2024.
Par ces deux procédures lancées par le Pays, seule autorité compétente à pouvoir interdire Tradibois à utiliser ses machines, sauf en cas de "péril imminent", ce qui n’est pas le cas de ce dossier, la commune de Punaauia a vu son arrêté municipal d’interdiction d’exercer cassé par le tribunal. "La société Tradibois est, par suite, fondée à demander l’annulation de l'arrêté qu'elle attaque, sans qu’il soit besoin de statuer sur les moyens qu’elle a soulevés", conclut la décision du Tribunal administratif.
Une société de travail du bois, ça fait du bruit. La commune de Punaauia l’a découvert après avoir autorisé la société Tradibois à s’installer en 2016 afin de travailler à la construction de charpente bois, maison à ossature bois, bungalows, etc. L’atelier permettant cette activité, qu’elle a construit en 2020 après obtention d’un permis de construire et qui a reçu un certificat de conformité, se situe dans la vallée de la Matatia, dans une zone destinée à l'habitat individuel, dans la volonté d’y maintenir un habitat résidentiel de qualité, peu dense, tout en admettant les installations classées compatibles avec le caractère de la zone et la proximité de l’habitat.
Problème, les riverains ont commencé à se plaindre du bruit, et malgré les autorisations délivrées par elle-même, la mairie de Punaauia a délivré un arrêté pour "interdire" à la société Tradibois, avec effet immédiat, "l’utilisation de tous matériels et engins bruyants, troublant ou susceptibles de troubler la tranquillité du voisinage et de porter atteinte à la santé des riverains dans la vallée de la Matatia".
La société Tradibois a alors porté cette décision devant le tribunal administratif et a remporté la manche comme le confirme la décision rendue publique ce mercredi.
Une manche remportée surtout parce que le Pays est intervenu dans le dossier. Alors que la situation était remontée jusqu’au gouvernement, qui avait diligenté une visite en août 2023 par des agents de la direction de l’environnement et la vice-présidente de la Polynésie française, la société Tradibois s’était vu intimé l’ordre de mettre en place des moyens d’insonorisation de l’atelier, au regard notamment du bruit constant des machines utilisées pour le travail du bois, spécialement de la raboteuse. Une injonction appuyée par un second courrier en janvier 2024.
Par ces deux procédures lancées par le Pays, seule autorité compétente à pouvoir interdire Tradibois à utiliser ses machines, sauf en cas de "péril imminent", ce qui n’est pas le cas de ce dossier, la commune de Punaauia a vu son arrêté municipal d’interdiction d’exercer cassé par le tribunal. "La société Tradibois est, par suite, fondée à demander l’annulation de l'arrêté qu'elle attaque, sans qu’il soit besoin de statuer sur les moyens qu’elle a soulevés", conclut la décision du Tribunal administratif.