Tahiti, le 29 janvier 2026 - Élu à l’assemblée en 2023 sur la liste du Tavini, Vetea Araipu avait finalement renoncé à son mandat moins d’un mois plus tard pour rester à la tête du lycée Saint-Joseph. Aujourd’hui candidat aux municipales de Punaauia, le chef d’établissement affirme que les conditions ont changé : s’il est élu, il quittera ses fonctions pour se consacrer pleinement à la commune. Entouré de figures du Tavini mais aussi de profils plus inattendus comme Marcel Tuihani, il place l’environnement au cœur de sa campagne.
En 2023, l’entrée de Vetea Araipu à l’assemblée de la Polynésie s’inscrivait dans la dynamique de renouvellement portée par le Tavini. Directeur du lycée polyvalent Saint-Joseph à Outumaoro, il n’avait pourtant occupé son siège que vingt jours. “J’ai été rappelé par la direction de l’enseignement catholique. Il n’y avait personne pour reprendre l’établissement, on était à l’approche de la rentrée”, rappelle-t-il. En accord avec les leaders du parti, il avait alors choisi de donner la priorité à l’Éducation.
Deux ans plus tard, le contexte n’est plus le même. Tête de liste Hoe mā’a anani pour les municipales de Punaauia, Vetea Araipu assure qu’aujourd’hui, “la relève est là” au sein de l’enseignement catholique. “Je peux partir serein. Si je suis élu, je laisserai l’établissement pour me consacrer uniquement à la commune”, affirme-t-il, levant ainsi toute ambiguïté sur sa disponibilité.
Autour de lui, des militants Tavini “purs et durs” comme Ruben Teremate, qui lui a succédé à l’assemblée, ou Jeanne Vaianui, élue elle aussi à Tarahoi et encartée “depuis toujours” au parti d’Oscar Temaru. “Le communal, c’est une élection de proximité. On a fait une équipe d’ouverture”, souligne Ruben Teremate, évoquant “le rassemblement” cher à Oscar Temaru qui a donné son aval à cette liste qui n’est pas encore totalement finalisée.
Un retour politique inattendu
Mais la principale surprise de cette liste reste le ralliement de Marcel Tuihani. Ancien président de l’assemblée entre 2014 et 2018 sous les couleurs du Tahoera’a, il avait quitté le parti de Gaston Flosse dès 2017, se disant en rupture “avec l’homme”. Il fonde alors son propre mouvement et se présente aux territoriales de 2018, sans parvenir à retrouver les bancs de Tarahoi.
Après plusieurs années en retrait, Marcel Tuihani tente un retour en 2023 en rejoignant le Ia Ora te Nuna’a mené par Teva Rohfritsch. Une expérience de courte durée puisqu’il quittera le parti quelques semaines seulement après les élections. Trois ans plus tard, c’est donc sur le terrain communal qu’il entend revenir. “Je n’avais pas prévu de m’intéresser à cette campagne, mais Vetea a souhaité me rencontrer. On a discuté. La liste est ouverte”, explique-t-il, avant d’admettre : “Une fois qu’on est tombé dedans, on a du mal à se déconnecter totalement”. “Je suis très heureux de me lancer à nouveau en campagne politique, dans ma commune”, conclut-il.
Un ralliement que Vetea Araipu assume pleinement. “Les municipales, ce sont des listes d’union”, insiste-t-il, plaidant pour le “rassemblement de toutes les populations de la commune”.
L’environnement comme fil conducteur
Si la liste n’est pas encore totalement finalisée, les hostilités ont déjà commencé. Vetea Araipu a choisi de placer l’environnement au cœur de sa campagne municipale, n’hésitant pas à pointer du doigt certaines décisions prises sous la mandature du tāvana actuel, Simplicio Lissant. Décharges sauvages à Punaru’u, modification du plan général d’aménagement pour les projets immobiliers contestés des jardins et terrasses de Tetavake, pollution des eaux usées ... la liste des griefs est longue. “On se rend compte qu’il y a l’équivalent de quarante piscines olympiques de déchets dans la Punaru’u, l’une des plus belles vallées de Tahiti”, alerte-t-il. “La pollution est manifeste.”
Sans se poser en procureur mais déjà en candidat, il appelle à “des études plus poussées” et à une meilleure anticipation communale, tout en concédant qu’il est difficile d’avoir du foncier sur Punaauia. Valorisation des déchets, renforcement de la sécurité ou encore lutte contre l’oisiveté par le périscolaire en mettant en place un partenariat entre la commune et les associations, Vetea Araipu veut “miser sur la jeunesse”, car “l’avenir de notre pays, ce sont nos enfants”. Une ligne de campagne qui mêle proximité sociale et vigilance environnementale, et qui marque la volonté de Vetea Araipu de s’inscrire durablement dans le paysage politique communal. Après le rendez-vous manqué de 2023, il entend cette fois aller au bout de son engagement, avec Punaauia comme unique horizon.
En 2023, l’entrée de Vetea Araipu à l’assemblée de la Polynésie s’inscrivait dans la dynamique de renouvellement portée par le Tavini. Directeur du lycée polyvalent Saint-Joseph à Outumaoro, il n’avait pourtant occupé son siège que vingt jours. “J’ai été rappelé par la direction de l’enseignement catholique. Il n’y avait personne pour reprendre l’établissement, on était à l’approche de la rentrée”, rappelle-t-il. En accord avec les leaders du parti, il avait alors choisi de donner la priorité à l’Éducation.
Deux ans plus tard, le contexte n’est plus le même. Tête de liste Hoe mā’a anani pour les municipales de Punaauia, Vetea Araipu assure qu’aujourd’hui, “la relève est là” au sein de l’enseignement catholique. “Je peux partir serein. Si je suis élu, je laisserai l’établissement pour me consacrer uniquement à la commune”, affirme-t-il, levant ainsi toute ambiguïté sur sa disponibilité.
Autour de lui, des militants Tavini “purs et durs” comme Ruben Teremate, qui lui a succédé à l’assemblée, ou Jeanne Vaianui, élue elle aussi à Tarahoi et encartée “depuis toujours” au parti d’Oscar Temaru. “Le communal, c’est une élection de proximité. On a fait une équipe d’ouverture”, souligne Ruben Teremate, évoquant “le rassemblement” cher à Oscar Temaru qui a donné son aval à cette liste qui n’est pas encore totalement finalisée.
Un retour politique inattendu
Mais la principale surprise de cette liste reste le ralliement de Marcel Tuihani. Ancien président de l’assemblée entre 2014 et 2018 sous les couleurs du Tahoera’a, il avait quitté le parti de Gaston Flosse dès 2017, se disant en rupture “avec l’homme”. Il fonde alors son propre mouvement et se présente aux territoriales de 2018, sans parvenir à retrouver les bancs de Tarahoi.
Après plusieurs années en retrait, Marcel Tuihani tente un retour en 2023 en rejoignant le Ia Ora te Nuna’a mené par Teva Rohfritsch. Une expérience de courte durée puisqu’il quittera le parti quelques semaines seulement après les élections. Trois ans plus tard, c’est donc sur le terrain communal qu’il entend revenir. “Je n’avais pas prévu de m’intéresser à cette campagne, mais Vetea a souhaité me rencontrer. On a discuté. La liste est ouverte”, explique-t-il, avant d’admettre : “Une fois qu’on est tombé dedans, on a du mal à se déconnecter totalement”. “Je suis très heureux de me lancer à nouveau en campagne politique, dans ma commune”, conclut-il.
Un ralliement que Vetea Araipu assume pleinement. “Les municipales, ce sont des listes d’union”, insiste-t-il, plaidant pour le “rassemblement de toutes les populations de la commune”.
L’environnement comme fil conducteur
Si la liste n’est pas encore totalement finalisée, les hostilités ont déjà commencé. Vetea Araipu a choisi de placer l’environnement au cœur de sa campagne municipale, n’hésitant pas à pointer du doigt certaines décisions prises sous la mandature du tāvana actuel, Simplicio Lissant. Décharges sauvages à Punaru’u, modification du plan général d’aménagement pour les projets immobiliers contestés des jardins et terrasses de Tetavake, pollution des eaux usées ... la liste des griefs est longue. “On se rend compte qu’il y a l’équivalent de quarante piscines olympiques de déchets dans la Punaru’u, l’une des plus belles vallées de Tahiti”, alerte-t-il. “La pollution est manifeste.”
Sans se poser en procureur mais déjà en candidat, il appelle à “des études plus poussées” et à une meilleure anticipation communale, tout en concédant qu’il est difficile d’avoir du foncier sur Punaauia. Valorisation des déchets, renforcement de la sécurité ou encore lutte contre l’oisiveté par le périscolaire en mettant en place un partenariat entre la commune et les associations, Vetea Araipu veut “miser sur la jeunesse”, car “l’avenir de notre pays, ce sont nos enfants”. Une ligne de campagne qui mêle proximité sociale et vigilance environnementale, et qui marque la volonté de Vetea Araipu de s’inscrire durablement dans le paysage politique communal. Après le rendez-vous manqué de 2023, il entend cette fois aller au bout de son engagement, avec Punaauia comme unique horizon.